le fret ferroviaire brille par son absence dans la plupart des discours des candidats - déclarés ou non - à la prochaine élection présidentielle. et pourtant, ce secteur essentiel pour l'industrie et l'approvisionnement du pays est actuellement à la croisée des chemins en france. côté pile, les ambitions proclamées par la loi climat en 2021 sont fortes et une certaine dynamique a été lancée, qu'il s'agisse de la création en 2020 de l’alliance 4f (fret ferroviaire français du futur), qui réunit l’ensemble des acteurs du fret ferroviaire français, ou de la présentation, l'année suivante, d'une stratégie nationale pour le développement du fret ferroviaire, des signatures d’un pacte et de premières conventions de financement entre l’etat et sncf réseau, ainsi que d'une aide aux opérateurs de fret ferroviaire pérennisée jusqu’en 2024. mais côté face, l'alliance 4f considère que la france manque d’ambition en ce qui concerne les investissements dans son réseau ferré. « si le plan de relance a prévu pour le fret ferroviaire 1 milliard d’euros, dont 4f n’a pas encore la garantie, 4f évalue le besoin de financement à 10 milliards d’euros d’ici 2030 ». l'alliance souligne qu'en comparaison,…