Les Pays de la Loire n’excluent pas d’ouvrir totalement leur réseau TER à la concurrence

Plus discrète que la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, la région Pays de la Loire a lancé une vaste réflexion en vue d’ouvrir à la concurrence ses TER, sans exclure une ouverture totale de son réseau.

Dans ce travail, elle va s’appuyer sur les résultats de son appel à manifestation d’intérêt (AMI) publié au JO le 4 avril et qui doit être clôturé le 10 mai. Elle est ainsi la deuxième région après Paca à avoir lancé un AMI.

« Nous mettons à disposition des informations sur l’ensemble de notre réseau et demandons aux acteurs ce qui les intéresse. Nous leur transmettons un questionnaire sur les modalités d’exploitation possibles du réseau », explique à VRT Roch Brancour, vice-président régional chargé de la commission Transports, Mobilité, Infrastructures. « Le but est de repérer les acteurs et de connaître leur avis. Ces acteurs, qui peuvent être des opérateurs, exploitants, loueurs de matériels… doivent nous faire des propositions », ajoute l’élu.

La région en tirera les enseignements cet automne. « Les résultats nous aideront à finaliser l’allotissement de notre réseau. Nous commençons à avoir une idée mais elle n’est pas encore totalement arrêtée. Les réponses des différents acteurs nous permettront aussi d’élaborer le cahier des charges que nous lancerons », souligne Roch Brancour.

La convention actuelle, en vigueur jusqu’en 2023, autorise déjà à ouvrir 13 % du réseau. Plusieurs hypothèses sont sur la table. « Soit nous définirons un lot correspondant à cette part du réseau, ce qui nous permettra d’être dans les clous de la convention et d’activer ce ticket détachable tout de suite. Soit nous déciderons d’ouvrir complètement le réseau à l’échéance de la convention », confie l’élu. Qui ajoute : « De ce fait, nous sommes peut-être moins avancés que d’autres sur le sujet, mais lorsque nous lancerons la procédure, l’ouverture à la concurrence sera sans doute plus significative dans notre région que dans les autres. »

Selon lui, l’objectif pour la région est avant tout d’augmenter significativement l’offre de transport à coûts constants, tout en ayant une meilleure qualité de service. Ce qui devrait passer par des coûts unitaires abaissés de 20 à 30 %. Avec en ligne de mire l’augmentation de la fréquentation des trains et un report modal significatif.

Marie-Hélène Poingt