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Un contre-projet pour la gare d’Austerlitz

Devant la palissade du chantier de la gare d’Austerlitz, à Paris, un groupe d’une petite dizaine de membres du Collectif Austerlitz distribue des flyers, le 26 avril, à l’heure du déjeuner. Ils proposent un atelier public d’architecture pour imaginer un contre-projet citoyen pour Austerlitz.
Depuis plusieurs mois, le Collectif Austerlitz qui réunit riverains, commerçants et des associations, comme France Nature Environnement, SOS Paris, les inCOPruptibles, Extinction Rébellion ou Attac, entreprend des actions de sensibilisation pour tenter de faire annuler la construction d’un bâtiment de plus de 91 000 m2 le long de la halle actuelle de la gare.
Le projet immobilier comprend notamment 52 146 m2 de bureaux, 11 563 m2 de logements et 6 562 m2 d’hébergements hôteliers. Il est porté par cinq maîtres d’œuvre, dont SNCF Gares & Connexions et la Semapa, la société d’aménagement de la Ville de Paris.
« L’idée nous est venue grâce un habitant qui avait en tête un contre-projet, mais n’avait aucune compétence en architecture pour le dessiner. On s’est dit qu’il fallait trouver des architectes pour donner forme aux idées des habitants du quartier », raconte Christine Nedelec, présidente de France Nature Environnement Paris, présente le 26 avril devant le chantier.
Pour le Collectif, l’actuel projet est « inapproprié aux besoins de la population ». Selon Christine Nedelec, « il y aura 550 m2 d’espaces verts pour un total de près de 100000 m2. À Paris, on est à 3 m2 de d’espaces vers par habitant, alors que l’OMS en préconise 15 m2 ».
Après de multiples opérations, le Collectif veut proposer un projet différent « qui corresponde mieux aux souhaits des habitants du quartier, qui y vivent, y travaillent, y étudient, ou aux passants », souhaite Christine Nedelec. Cet atelier se tiendra le 12 mai dans le grand auditorium de l’ENSA Paris-Val de Seine, une école d’architecture installé dans le quartier. »Il faut que chacun et chacune se manifestent, donnent ses idées pour que les étudiants architectes de l’ENSA Paris-Val de Seine ébauchent un autre projet, sous la supervison de Judith Rotbart, maître de conférence », indique la présidente de FNE Paris. Il est possible de tout imaginer, y compris un jardin à la place du bâtiment!
Yann Goubin
