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Europe : la lente mort des trains de nuit
La nouvelle a fait la Une des journaux suisses et danois, mais en France… la suppression de la plupart des trains de nuit CNL (filiale de la DB) entre l’Allemagne et les pays voisins, prévue pour le changement d’horaire de décembre prochain, ne fait pas parler d’elle. A l’heure où les ministres des Transports français et allemand s’apprêtent à signer à Berlin la poursuite de la coopération « dans les lignes grande vitesse entre la France et l’Allemagne », le train reliant les deux capitales vit ses derniers mois de service dans un silence total. Le même silence que celui qui a accompagné la fin des Talgo France – Espagne lors de l’arrivée du TGV à Barcelone en décembre dernier.
Certes, les trains de nuit sont un marché de niche, disposant d'un parc vieillissant qui devrait être renouvelé, ce qui nécessite une logistique importante pour une fréquentation très irrégulière. D'autant plus qu'ils sont exposés à la rude concurrence des vols low-cost et des cars. Mais leur disparition pèsera sur le budget des voyageurs modestes, obligeant à passer des nuits de plus à l’hôtel… ou à opter pour des modes plus polluants. Exactement le contraire des proclamations européennes. D’où l’idée, qui fait son chemin au Danemark, de demander à l’Union européenne de faire des trains internationaux un service public, subventionné si besoin est.
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