a gauche comme à droite, les élus ne parlent que de ça. dans le grand débat national qui avait suivi le mouvement des « gilets jaunes », dans les meetings politiques, dans les médias, le sujet s'est imposé. il n'est pas nouveau, mais à moins de six mois des municipales de mars 2020, la gratuité des transports publics est devenue un vrai enjeu électoral. réaliste, jouable ? près d'une trentaine de villes ont déjà fait ce choix (voir lesquelles). a nantes, où se déroulaient les 27es rencontres nationales du transport public (rntp), la maire et présidente de la métropole johanna rolland a promis, si elle est réélue, des bus et des tramways gratuits le week-end. a paris, anne hidalgo y a pensé dès l'automne 2018 pour booster l'usage des transports collectifs, valérie pécresse, présidente de région et d'ile-de-france mobilités, a éteint l'étincelle avec une étude affirmant que le coût serait énorme pour les contribuables : 500 euros par an pour chaque ménage francilien (lire ici). début 2019, après avoir reçu le rapport sur « un big bang de la tarification des transports dans le grand paris » rédigé par ses…