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Vélo. L’indemnité kilométrique accroît la part modale de moitié
Après cinq mois d’expérimentation auprès de plus de 8 000 salariés de 18 entreprises, l’indemnité kilométrique vélo, qui était l’une des 25 mesures du Plan d’action « mobilités actives » de mars 2014, a permis de doubler le nombre de cyclistes pour se rendre au travail. Au final, la part modale du vélo dans les déplacements domicile-travail augmente de 50 % grâce à l’indemnité kilométrique de 25 centimes par kilomètre parcouru. Constat : il y a une forte perméabilité entre les utilisateurs des transports collectifs et ceux du vélo. 54 % des nouveaux cyclistes proviennent en effet des TC. Le second mode concerné est la voiture particulière, mais avec seulement 19 % des nouveaux adeptes de la petite reine.
Saint-Brieuc adopte le Korrigo et lance le premier kilomètre de son BHNS
L’agglomération de Saint-Brieuc a mis en service, le 17 novembre, la billettique Korrigo dans les transports en communs TUB. Le pass Korrigo, déjà en service à Rennes, Brest, Lorient, et Quimper, permet de voyager dans ces différents réseaux d’agglomération ainsi que dans les TER, avec un seul titre de transport. Il suffit de créditer ce titre des différents billets nécessaires.
Le 12 novembre, l’agglomération avait inauguré un premier tronçon de son BHNS TEO pour Transport Est-Ouest : 1,1 km de voies destinées aux bus, sur un total de 8 km prévus, ont déjà été aménagés avec une priorité aux carrefours, et une vitesse limitée à 30 km/h pour les véhicules routiers. Ce premier kilomètre comprend également 750 mètres de pistes cyclables. Et un enrobé renforcé d’un treillis métallique a été posé sur la chaussé, aux arrêts du BHNS, afin de résister aux freinages et démarrages fréquents.
Veolia remporte un contrat dans l’agglomération de Los Angeles
Le conseil d'administration de Foothill Transit, l’autorité organisatrice des transports dans 22 villes de l’est de Los Angeles, a attribué à Veolia Transportation, filiale de Transdev au Etats-Unis, le 25 juillet, un contrat d'exploitation des transports dans la ville d'Arcadia. Ce contrat de quatre ans, avec trois options de deux ans, porte sur l'exploitation et la maintenance d’environ la moitié du service de transport proposé par Foothill Transit, le plus grand opérateur municipal deLos Angeles qui transporte environ 14 millions de passagers par an sur 33 lignes.
Pour honorer ce contrat, Veolia emploiera 382 salariés et 145 véhicules, sur les 300 bus de Foothill Transit, dont 274 au gaz naturel comprimé (GNC).
Dans le cadre de ce contrat, Veolia Transportation mise sur de nouvelles technologies et sur l'innovation, avec l'ajout d'un nouveau Bus Operations Center, qui permettra une gestion plus efficace des chauffeurs et des véhicules de l'Agence déployés au sein du système. Il y aura aussi des innovations dans le domaine de l'expérience client via une gestion améliorée des retours clients, un engagement plus prononcé envers les médias sociaux et des outils de répartition plus efficaces.
Le contrat de Veolia Transportation débutera le 5 octobre 2014.
L’indemnité kilométrique testée pour les vélos
A partir d’aujourd’hui, l’indemnité kilométrique va être testée pendant six mois dans une vingtaine
d’entreprises et organismes volontaires pour leurs employés se rendant au travail à vélo, a indiqué Frédéric Cuvillier. Cette expérimentation avait été annoncée le 5 mars dernier lors de la présentation du Plan d’actions pour le développement des modes actifs par le secrétaire d’Etat en charge des Transports. « Le potentiel des salariés concernés par cette expérimentation est de 10 000 personnes », précise le communiqué du secrétariat d’Etat qui a recueilli, avec le concours de l’Ademe, l’engagement de ces volontaires dans le cadre « d’un cahier des charges précis ». L’indemnité est fixée à 25 centimes par km parcouru. Elle n’est pas cumulable à un remboursement de l’abonnement transports collectifs sauf s’il s’agit de trajets complémentaires (vélo+train par exemple).

« Nous demandons l’ouverture à la concurrence des liaisons par autocars au-delà de 200 kilomètres »
Les autocaristes affichent leur satisfaction après la présentation, fin février, de l’avis de l’Autorité de la concurrence en faveur d’une ouverture plus large du marché à la concurrence. Pour Michel Seyt, c’est une première étape qui doit maintenant se traduire dans la législation.
Ville, Rail & Transports. Après l’avis présenté le 27 février par l’Autorité de la concurrence qui se prononce pour le développement de l’autocar en France, que vous reste-t-il à faire ?
Michel Seyt. Nous nous félicitons de cet avis car c’est la première fois que l’autocar est considéré comme un moyen de transport nécessaire. Les efforts engagés depuis plusieurs années par la FNTV pour promouvoir l’image de l’autocar portent enfin leurs fruits.
Mais il faut maintenant que les textes reprennent les recommandations de l’Autorité de la concurrence qui ne représentent qu’un avis. On nous dit aujourd’hui qu’il y a une forte probabilité pour que certaines propositions de l’Autorité de la concurrence figurent dans le volet 2 du projet de loi sur la décentralisation. Nous allons continuer à travailler et à faire des propositions au gouvernement. Un de nos principaux messages, c’est de dire qu’il faut qu’une part des lignes nationales soit en open access.
VR&T. Quelles doivent être les critères, selon vous, permettant cet open access ?
M. S. Pour la première fois, l’Autorité de la concurrence s’est ralliée à notre proposition : se baser sur un critère kilométrique (et non plus sur un critère administratif – le niveau de la région – comme elle l’évoquait précédemment), pour mettre en place un régime d’autorisation de plein droit des liaisons au-dessus d’une certaine distance. Compte tenu de la taille de la France, un opérateur qui le souhaite devrait avoir le droit de proposer d’ouvrir une ligne sur une distance d’au moins 200 à 250 km. Se baser sur un critère kilométrique, c’est ce qui se fait un peu partout ailleurs en Europe, c’est la tendance générale. Les textes européens se réfèrent aussi à ce critère.
Cela n’interdirait pas aux régions qui le souhaitent de contractualiser avec des opérateurs sur des parcours dépassant les 250 kilomètres.
Ce dispositif permettrait aussi aux régions de répondre à une question prégnante : quid des lignes ferroviaires interrégionales menacées ? Si le train est moins pertinent, les régions peuvent préférer une liaison par autocar moins onéreuse, pouvant être mise en place très rapidement.
VR&T. Quels garde-fous proposez-vous ?
M. S. L’Etat a peu de moyens de contrôle. Une autorité de régulation pourrait s’assurer du respect des dispositions. Aujourd’hui en France, de nombreuses demandes d’ouvertures de lignes sont refusées dès lors qu’on estime qu’elles risquent de faire légèrement régresser les recettes du chemin de fer. Or, il faudrait regarder si elles plombent vraiment les comptes ou pas. L’idée selon laquelle l’autocar viendrait écrémer le trafic ferroviaire est fausse. Il y aura évidemment un peu de report de clientèle mais il y aura surtout de nouveaux voyageurs : partout où une ligne par autocar s’est mise en place, on a vu les parts de marché du transport public augmenter.
Ce que préconise l’Autorité de la concurrence, c’est un système d’autorisation. Par ce biais, vous apportez des garanties aux voyageurs. Nous voulons simplifier le système avec une Autorité qui arbitre. L’Autorité de régulation doit avoir un droit de regard en amont. L’Araf [Autorité de régulation des activités ferroviaires, ndlr] pourrait tenir ce rôle si on élargit ses compétences. Nous souhaitons que l’Araf soit chargée de vérifier si la ligne proposée par un opérateur porte atteinte – ou pas – au service existant. Cela peut surprendre que la FNTV demande une autorité de la régulation. Pour nous, c’est la clé de la réussite. Seule une Autorité de régulation peut permettre de passer d’un système cadenassé à un système ouvert.
VR&T. Est-ce que cela suffira à rassurer les régions qui se montrent, comme le rappelle l’Autorité de la concurrence, opposées à l'ouverture de lignes routières ?
M. S. Nous entendons les inquiétudes de l’Etat, de la SNCF et des collectivités locales sur le modèle économique des liaisons ferroviaires. Dans notre pays, la culture ferroviaire est bien réelle et il y a un véritable maillage du réseau ferré. Nous ne voulons pas être à l’origine d’une désorganisation totale. Mais on sent bien qu’il y a un marché pour les liaisons longue distance en autocar.
Il y a de nombreuses liaisons qui ne sont pas desservies par le train. Certaines ne fonctionneront peut-être plus demain. Et est-on certain que les origines – destinations sont les mêmes par train ou par autocar ? Rappelons enfin qu’un opérateur d’autocar exploite des lignes à ses risques et périls. Le parc est a minima Euro 4, voire Euro 5. Ce sont donc des véhicules propres, confortables et sûrs. Nous disposons d’un réseau routier performant. Concédé ou pas, il est offert aux voitures particulières. Mais pas aux transports publics !
De plus, le secteur routier de voyageurs embauche. Nous aurons la possibilité de développer le marché de l’emploi, évalué à 10 000 postes. Ce sont des emplois à plein-temps, avec des métiers qui évoluent. Un exemple : les capitaines de bord mis en place par iDBus ne remplissent pas seulement le rôle de conducteur. Ils ont aussi une fonction d’accueil commercial dans une logique de service.
VR&T. Sur certaines lignes, la concurrence avec le train pourrait être frontale car les prix sont beaucoup plus bas par la route…
M. S. La tentation pourrait être grande d’inonder le territoire avec de multiples liaisons d’autocars low cost. Je me dis qu’il faut être prudent par rapport à cette tentation-là.
Le deuxième volet de notre démarche, c’est la réussite de la mise en œuvre. L’offre doit répondre à un besoin de mobilité. Il faut prendre en compte les comportements de certains voyageurs qui semblent enclins à aller vers le covoiturage. Or, ce ne sont pas seulement des automobilistes qui ont laissé leur voiture au garage. Ce sont aussi des voyageurs qui sortent du système du transport public. Il faut donc faire en sorte que notre offre soit visible. Et proposer toute une série de destinations que vous ne pouvez pas faire en train sur des longues et moyennes distances.
Laissons le dernier mot aux voyageurs ! Comme le souligne l’Autorité de la concurrence, permettons aux clients aux revenus modestes, des étudiants par exemple, ou à ceux qui ont du temps pour voyager, comme les retraités, de choisir s’ils préfèrent un billet d’autocar à 10 euros ou payer un peu plus cher pour prendre le train. Je rappellerai une phrase dite par Guillaume Pepy lors de notre dernier congrès : « Là où le voyageur utilise le car, il le plébiscite. »
VR&T. N’y a-t-il pas un risque pour les opérateurs français de voir débarquer la concurrence européenne ?
M. S. Les opérateurs de tous les pays européens pourront se porter candidats. Forcément, l’ouverture du marché intéressera les Allemands et les Britanniques. En Grande-Bretagne, les opérateurs savent proposer des services d’autocars de haute qualité de service. Les opérateurs français sont aussi capables de le faire. Aujourd’hui, trois opérateurs développent leurs activités : iDBus, Eurolines et Starshipper. Il existe un marché, même s’il est émergent. Plus on retarde l’ouverture en France, moins les Français pourront se préparer à la concurrence.
Nous préférons parler d’ouverture plutôt que de libéralisation car la libéralisation peut donner le sentiment qu’on privatise. L’Araf vérifiera que toutes les conditions de sécurité sont réunies. Et s’il y a atteinte ou pas à une ligne de service public.
VR&T. Les gares routières sont-elles adaptées ?
M. S. Nous avons lancé une étude sur ce thème et constaté que la France a perdu 50 % de ses gares routières depuis la Seconde Guerre mondiale. Si on retient les gares avec présence humaine et vente de titres, on tombe à 20 %. Le seul texte qui parle des gares routières remonte à une ordonnance de 1945. C’est dire si le sujet a été travaillé !
On ne peut dissocier le développement des autocars de la renaissance des gares. L’enjeu est fondamental : regardez où Eurolines embarque ses passagers, parfois c’est au coin d’une rue ! Les autocars sont considérés comme encombrants mais rien n’est fait pour les accueillir.
Nous avons regretté que le sujet sur les gares routières ait été retiré du volet 1 de la loi sur la décentralisation. Tout doit maintenant être traité dans le volet 2.
Les périmètres urbains se sont étendus et on a multiplié les compétences des uns et des autres, qui se chevauchent : le conseil général organise les transports départementaux et scolaires, la région ceux par TER… Demain, il faudra répondre à une question : faut-il que les gares routières soient proches de celles de la SNCF ou éloignées ? Dans certains cas comme à Montpellier, la gare routière ne peut plus être proche comme elle l’était autrefois car le réseau de tramway s’est développé. La gare routière doit donc être en périphérie.
Si personne ne demande à avoir la compétence sur la gare routière, nous proposons que ce soit la région qui l’ait. Ce qui garantit une réflexion à la bonne échelle, jouant sur la complémentarité des transports et offrant une information multimodale.
VR&T. Jean-Marc Ayrault a annoncé fin février des agendas d’accessibilité programmée (Ad’ap) qui repoussent l’obligation de mise en accessibilité des transports au 1er janvier 2015. Comment réagissez-vous ?
M. S. Le gouvernement a eu deux mérites. D’abord, de décider de prendre le sujet à bras-le-corps en expliquant pourquoi il y avait du retard dans les réalisations. Dans notre secteur, l’obligation formelle de rendre accessible date de moins de dix ans car il a fallu attendre les décrets d’application de la loi de 2005. C’était un délai impossible à tenir. On ne peut imaginer que 6 000 ou 7 000 points d’arrêts puissent être rendus accessibles en dix ans. Le Premier ministre n’a pas repoussé la loi mais il a expliqué – c’est le second mérite – qu’il mettait en place un processus pour aboutir.
Les départements vont donc devoir établir un agenda programmant l’accessibilité. Il y aura des engagements financiers et pragmatiques. On ne peut pas par exemple desservir de la même façon un département très urbain et un département de montagne. Ainsi on saura ce qu’il faut faire partout. Les Ad’ap vont donner la direction et permettre d’adapter les parcs sur les lignes nationales régulières. Le transport scolaire va être traité de façon particulière. Les départements vont pouvoir se tourner vers les familles en leur demandant si elles veulent un point d’arrêt accessible ou si elles préfèrent un transport à la demande puisque l’on constate que le TAD (un service porte-à-porte) est largement plébiscité. Le réalisme a prévalu dans le respect du sujet.
Propos recueillis par Marie-Hélène Poingt
L’ouverture à la concurrence du marché des autocars devrait faire partie du deuxième volet de la loi sur la décentralisation
Le ministère des Transports affiche un « a priori favorable au développement du transport par autocar ». Ses services ont affirmé le 28 février à Ville, Rail & Transports que « la question sera traitée dans le volet 2 du projet de loi de décentralisation, dont le texte devrait être examiné lors du Conseil des ministres du 9 avril ». Pour les autocaristes qui attendent de longue date une ouverture plus large du marché à la concurrence, c’est un motif de satisfaction puisque c’était l’une de leurs revendications.
Le 27 février, ils ont reçu l’appui de l’Autorité de la concurrence, qui après s’être autosaisie du sujet et avoir travaillé pendant un an, s’est prononcée en faveur d'une ouverture du marché des autocars sur des trajets longue distance, via une refonte du cadre réglementaire.
Actuellement, le transport interrégional par autocar n'est possible en France que dans le cadre d’une convention entre les collectivités locales et les transporteurs, ou bien, depuis 2011, dans le cadre du cabotage, qui permet de faire monter ou descendre des voyageurs entre deux villes françaises sur une ligne internationale.
Le cabotage « créé d'importantes contraintes commerciales, pratiques et juridiques », estime l'Autorité, qui préconise de l'abandonner et de « prévoir un cadre national qui concilie le développement du transport par autocar longue distance d'initiative privée et la préservation d'offres répondant à des besoins de service public ».
Lumiplan équipera les BHNS de l’agglomération de Marseille
La communauté urbaine de Marseille Provence Métropole a retenu le groupement formé par Lumiplan, Seri (concepteur et fabricant de mobilier urbain) et l’installateur Cofely Ineo Provence-Alpes-Côte-d’Azur pour la fourniture, l’installation et la maintenance de totems d’information voyageurs aux stations des trois futures lignes de BHNS qui vont ouvrir d’ici 2015.
Les totems de 3,5 m de hauteur, comporteront une signalétique statique, une caméra de vidéoprotection et retransmettront l’information voyageur temps réel sur un écran Led permettant l’affichage de quatre lignes en simultané. Leur installation va se poursuivre jusqu’à la mise en service au 1er septembre 2014.
En janvier 2014, Lumiplan a remporté un marché d’une quarantaine de points d’arrêts du tram de Bordeaux. En 2013, c’est Nantes, Grenoble, Saint-Brieuc, Annemasse, Le Mans, Saint-Malo, Strasbourg et Melun qui avaient déjà choisi Lumiplan.
La circulation alternée dans l’agglomération parisienne s’arrête le 18 mars, la gratuité des transports aussi
La circulation alternée des véhicules à Paris et en petite couronne n'a finalement été appliquée qu'une seule journée, le 17 mars … exactement comme cela avait été le cas en 1997, lorsqu’elle avait été appliquée pour la première fois, le 1er octobre, c'était aussi un jour impair et également un lundi.
Cette fois-ci, la décision de non-reconduction, a été prise « au vu des résultats » du 17 mars, qui montrent « une nette tendance à l'amélioration » de la pollution de l'air aux particules, a expliqué le ministre de l'Ecologie, Philippe Martin. Les niveaux de pollution aux particules devaient être le 18 mars « inférieurs au seuil d'information, a-t-il précisé. La circulation alternée pour Paris et les 22 communes de la petite couronne prend donc fin ce soir à minuit, ainsi bien sûr, à la fin du service, que la gratuité des transports publics communs », a ajouté le ministre.
Philippe Martin a par ailleurs salué « le civisme et la coopération des Franciliens », soulignant que « 90 % des véhicules en circulation dans la capitale avaient une plaque impaire ».
Loin des « craintes de pagaille et de blocage de Paris nés du souvenir de 1997 », les bouchons ont diminué « de 62 % par rapport à lundi dernier », a poursuivi le ministre de l’Ecologie qui a annoncé un bilan « plus complet et plus détaillé » dans les jours qui viennent.
La circulation alternée a eu des conséquences sur le covoiturage et la location de voiture. A l’image d’E-loue, qui se présente comme la première centrale de réservation entre particuliers. Son site enregistrait, dès le 16 mars, 30 fois plus de demandes pour des locations de voitures en Ile-de-France, l'important étant pour ces véhicules d'avoir une plaque d'immatriculation impaire, seule autorisée à circuler lundi, jour impair. « On s'est retrouvés rapidement à court de stock », reconnaît Alexandre Woog, le directeur du site. « On essaie de concilier l'offre et la demande, mais il y a beaucoup plus de demandes que d'offres » pour des voitures qui se louent entre 15 à 20 euros par jour, ajoute-t-il.
Blablacar, le site qui revendique 95 % des annonces de covoiturage en France, annonçait pour sa part une augmentation en Ile-de-France de 17 % des offres, tandis que les demandes bondissaient de 42 %.
« Il y a beaucoup de gens qui cherchent une solution (de transport), mais pas beaucoup qui trouvent », soulignait lundi Laure Wagner, porte-parole du site. Pour le covoiturage, « si c'est déjà compliqué de trouver un binôme, à trois ça devient quasi impossible ». Selon elle, la plupart des personnes intéressées par le covoiturage cherchaient lundi à se déplacer d'une banlieue vers une autre, plutôt que depuis ou vers Paris.
Paulin Dementhon, du site de location de voitures entre particuliers Drivy, a constaté « plusieurs dizaines de messages » supplémentaires sur son site dimanche et escomptait « 20 % de clients en plus » pour la journée du 17 mars. Son site, qui compte 200 000 inscrits, dont 40 % en Ile-de-France, a ajouté une mention spéciale sur son moteur de recherches pour que les clients puissent préciser s'ils proposent des voitures à l'immatriculation « paire ou impaire ».
Côté loueurs, certains comme Avis s’engageaient à rembourser les amendes (22 euros) de leurs clients qui auraient loué un véhicule immatriculé pair. Mais Europcar, a averti ses clients de la mesure, et prévenu qu’ils devraient payer leurs amendes.
Si les transports en communs ont probablement été plus empruntés, le 17 mars, il est impossible de comptabiliser cette hausse, comme l’a notamment regretté Pierre Mongin, le président de la RATP. En effet, les chiffres de fréquentation s’appuient essentiellement sur la validation effectuée pour accéder au réseau. Or, du fait de la gratuité appliquée depuis quelques jours, l’accès aux réseaux était libre.
Une taxe kilométrique testée en Belgique
Le gouvernement belge devait tester à partir du 17 février dans la région bruxelloise une nouvelle class= »rtejustify »>
taxe automobile calculée en fonction du nombre de kilomètres parcourus. Ce système, présenté comme une « taxation kilométrique intelligente » par les services du ministère belge des Transports concernera les particuliers : 1 200 automobilistes vont participer à cette expérimentation prévue pour durer deux mois.
La Wallonie, la Flandre, et la région de Bruxelles se sont mises d’accord sur le principe dans le but de favoriser les transports en commun et décongestionner les zones urbaines.
Le projet table sur un coût de 5 centimes par kilomètre parcouru sur autoroute, 9 centimes en zone urbaine, et 6,5 centimes sur les autres routes. Si on considère que les automobilistes belges roulent en moyenne presque 18 000 km par an, cela montera la facture à près de 1 000 euros annuels.
La taxe kilométrique doit aussi prendre en compte l’heure de circulation, avec des tarifs préférentiels en dehors des heures de pointe. Pour contrôler toutes ces données, plusieurs solutions sont prévues, notamment l’équipement des véhicules d’une boîte noire équipée de GPS.
Le ministère, qui attend les résultats de l'expérimentation fin avril, rappelle que ce projet pilote fait partie d'un plan de mobilité plus vaste prévoyant à terme la réalisation de nouvelles lignes de transport public, en particulier une ligne de RER, permettant d'offrir des alternatives aux automobilistes. Des arguments qui ne parviennent pas à convaincre les opposants : une pétition contre le projet réunissait déjà mi-février plus de 110 000 signatures.Alexandre NEKRASSOV
L’agglomération d’Orléans créé un service de nuit pour les fêtards
Délégataire de l’agglomération d’Orléans Keolis mettra en place le 1er décembre deux navettes circulant les jeudi, vendredi et samedi entre minuit et six heures du matin. Ce service sous-traité à un transporteur local, est notamment créé dans un souci de sécurité routière pour ramener à domicile les jeunes fêtards alcoolisés. Les navettes relieront d’ailleurs en priorité les sept discothèques de l’agglomération. Ce projet fait suite à une expérimentation menée par la Jeune chambre économique d’Orléans qui a enregistré 1 047 voyages en trois mois. Le service sera cependant ouvert à tous (5 euros le trajet, mais 2 euros pour les moins de 25 ans). Le coût annuel (79 000,00 euros) sera supporté en partie (12 400 euros) par les patrons de boîtes de nuit.
BHNS : l’agglomération de Chartres veut sa ligne
L’agglomération Chartres métropole (47 communes, 124 000 habitants) veut créer une ligne de BHNS et a pour cela sollicité le soutien de l’Etat via le troisième appel à projets « Transports collectifs et mobilité durable ». L’investissement global est chiffré à 24,7 millions d’euros pour les infrastructures, le matériel roulant et la billettique. La ligne serait déployée sur 4,7 km et relaierait notamment un quartier d’habitat social, des zones d’activités et le centre hospitalier avec une vitesse commerciale de 19,5 km/h et une fréquence de 8 à 12 minutes. Ce projet est inscrit dans le récent PDU de l’agglomération adopté le 14 mai dernier et qui prévoit notamment trois autres branches de BHNS ainsi que la réactivation de l’étoile ferroviaire de Chartres.