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  • Appel à candidatures pour le système de transport de la 3e ligne du métro de Toulouse

    Appel à candidatures pour le système de transport de la 3e ligne du métro de Toulouse

    Francis Grass, président de Tisséo Ingénierie, a présenté aux côtés de Jean-Michel Lattes, président de Tisséo Collectivités, l’avis d’appel à candidatures lancé le 12 octobre pour le marché de conception et de réalisation du système de transports de la troisième ligne de métro automatique de Toulouse. « C’est le début du processus qui va conduire au choix du système d’ici un an, fin 2019 », a expliqué Francis Grass, également adjoint au maire de Toulouse.

    Ce marché de maîtrise d’œuvre et d’ensemblier du système de transports, comprenant le matériel roulant, les automatismes de conduite, la voie, l’alimentation en énergie, les façades des quais, les équipements spéciaux du garage atelier et les véhicules spécifiques de maintenance des infrastructures, inclut également la maintenance (du matériel roulant, des équipements et des infrastructures), comme c’est le cas pour le téléphérique. « Le but est d’avoir une garantie sur la durée car ce qui importe, c’est le coût total de possession et non le coût d’achat », a expliqué l’élu, rappelant la mauvaise expérience des escaliers mécaniques de la ligne B qui n’étaient bon marché qu’à l’achat…

    Alors que pour la ligne A, inaugurée il y a 25 ans, il n’existait qu’un constructeur, Tisséo Ingénierie compte sur la multiplication des entreprises (ou regroupements d’entreprises) capables de construire un métro automatique pour obtenir le meilleur rapport qualité-fiabilité-prix. Francis Grass cite Siemens et Alstom (dont la fusion n’a pas encore été autorisée), AnsaldoBreda (rachetée par Hitachi, qui a construit le métro de Copenhague), Bombardier, l’espagnol CAF (« qui a fait une belle percée récente »), mais aussi les constructeurs asiatiques (« les Japonais qui sont les plus anciens et les Chinois qui ont une croissance énorme »).

    La date limite de réception des candidatures est fixée au 12 novembre et l’envoi du cahier des charges aux candidats agréés un mois plus tard. Après la remise et l’analyse des offres commencera une période de dialogue compétitif.

    Les rames auront une largeur de 2,5 à 2,7 mètres (contre 2,06 mètres pour les lignes de VAL actuelles), 20 % de places assises minimum pour une rame en charge, une vitesse maximale de 80 km/h, un confort climatique garanti, un système de vidéosurveillance embarqué et un système d’information adapté aux personnes en situation de handicap. La ligne, de 27 kilomètres et 21 stations, devra avoir une capacité de 5 000 passagers par heure et par direction (pphpd) en heure de pointe à l’ouverture, mais être dimensionnée pour pouvoir atteindre une capacité de 15 000 pphd sans modification ni évolution de l’infrastructure.

    Catherine Stern

  • Geodis va lancer une place de marché digitale de la logistique

    Geodis va lancer une place de marché digitale de la logistique

    On se souvient du coup de maître réalisé par la SNCF avec la plateforme digitale voyages-sncf.com, lancée en 2000 et rebaptisée en décembre dernier oui.sncf. En vendant bien autre chose que ses propres services, la compagnie ferroviaire s’était rapidement imposée comme le n° 1 des agences de voyages en ligne. La SNCF va-t-elle réitérer l’exploit dans la logistique ? Elle s’apprête en tout cas à conduire une démarche quelque peu similaire, avec le lancement d’une place de marché logistique piloté par sa filiale Geodis. Objectif : ne pas se faire couper l’herbe sous le pied par les plates-formes digitales qui fleurissent déjà dans le secteur du transport de marchandises et menacent les activités d’intermédiation, en particulier la commission de transport.

    « Nous allons pousser encore plus loin, en créant une place de marché digitale pour la logistique, tous modes confondus. La logistique, ce sont des mètres carrés, du transport. On revendique le fait de se positionner sur l’ensemble de la chaîne », a révélé Marie-Christine Lombard, présidente du directoire de Geodis, lors de l’annonce de cette initiative à l’occasion d’un point presse, le 10 octobre. Les détails du projet, qui représente un lourd investissement notamment dans un moteur de recherche très puissant, seront dévoilés le 6 novembre.

    Cette innovation s’inscrit dans le cadre du plan stratégique Ambition 2019-2023 de Geodis, approuvé en juin dernier par le groupe SNCF. Ce plan prévoit une croissance organique du chiffre d’affaires de 20 % au cours des cinq prochaines années et un doublement de l’Ebit qui situerait le groupe au-dessus de la moyenne du marché.

    Geodis entend par ailleurs poursuivre sa stratégie d’acquisition et ses investissements dans l’immobilier et la flotte. L’entreprise veut notamment renforcer sa présence en Europe, où elle estime ne pas occuper la place qui devrait lui revenir. « Il faut que l’on en fasse notre deuxième marché domestique, et que l’on consolide notamment nos positions en Allemagne », a indiqué Marie-Christine Lombard. Un objectif qui devrait passer par une opération de croissance externe.

    Geodis réalise aujourd’hui un chiffre d’affaires de 8,1 milliards et compte 40 500 collaborateurs dans 120 pays. Le précédent plan stratégique, « Ambition 2018 » a déjà permis à l’entreprise de doubler sa marge et de redevenir cash-flow positif pour la SNCF. « Nous voyons Geodis à l’intérieur de la SNCF comme un sujet gagnant-gagnant. Gagnant pour Geodis car nous avons un actionnaire de long terme stable et qui nous soutient, mais gagnant aussi pour la SNCF, puisque nous sommes contributeur de cash et facteur d’internationalisation », a souligné Marie-Christine Lombard.

    Anne Kerriou

  • Agnès Ogier attendue à la direction de la communication de la SNCF

    Agnès Ogier attendue à la direction de la communication de la SNCF

    Sauf coup de théâtre, Agnès Ogier remplacera Mathias Vicherat qui doit quitter prochainement son poste de directeur général adjoint chargé du Projet d’entreprise, de la Communication et de l’Image de SNCF. Reste toutefois à définir la date de son arrivée et le périmètre exact de son poste qui ne devrait couvrir que la communication.

    Agnès Ogier, 52 ans, actuelle directrice générale de Thalys, affiche un parcours sans faute à la SNCF qu’elle a rejoint en 2010. Diplômée de l’Ecole Centrale de Paris, elle commence sa carrière comme consultante en stratégie chez Booz Allen Hamilton en 1990. Deux ans plus tard, elle rejoint SFR, où elle occupe différents postes dans le domaine du marketing (en particulier les questions de tarification et de yield management), avant de prendre en 2008 la direction de la Stratégie et du Marketing produit de SFR Business Team.

    Arrivée en 2010 à la SNCF, elle devient directrice marketing TGV, où elle pilote notamment le projet Ouigo. Elle est aussi la présidente d’IDTGV à partir de septembre 2011 et d’Ecolutis (opérateur de covoiturage) à partir de février 2013.

    Sa carrière prend un coup d’accélérateur quand elle est nommée à son premier poste de direction générale en 2014 et arrive aux commandes de Thalys. Elle se fait remarquer en achevant la transformation de Thalys en une société ferroviaire en mars 2015, en lançant Izy, le premier transporteur ferroviaire low cost international entre Paris et Bruxelles et en étendant le réseau des trains rouges et blancs qui relient actuellement Paris à Bruxelles et Amsterdam, et au-delà à l’Allemagne.

    Grosse bosseuse, directe, elle semble très appréciée par ses collaborateurs. L’ascension à grande vitesse se poursuit.

    M.-H. P.

  • Soudure du premier rail du prolongement du tram de Genève à Annemasse

    Soudure du premier rail du prolongement du tram de Genève à Annemasse

    Une nouvelle étape dans le rapprochement entre Genève et ses voisines françaises a été franchie le mardi 9 octobre. C’est à quelques dizaines de mètres seulement de la frontière entre la Suisse et la France qu’a été soudé le premier rail du prolongement du tramway de Genève vers Annemasse.

    Cette cérémonie intervient quelques jours à peine après une pareille soudure de rail sur le Léman Express, la liaison Cornavin – Eaux-Vivres – Annemasse destinée à relier en décembre 2019 les agglomérations françaises et suisses.

    A cette même échéance de fin 2019, la ligne 12 du tram genevois qui s’arrête à Moëllesulaz à la limite du territoire suisse, poussera sur 2 km vers le cœur d’Annemasse jusqu’à Parc-Montessuit avec quatre nouvelles stations. En seconde phase, attendue pour 2022, la ligne poursuivra sur 1,3 km en desservant trois stations supplémentaires jusqu’au lycée des Glières.

    Cette réalisation s’inscrit dans le cadre d’un vaste plan de mobilité multimodal soutenu des deux côtés de la frontière. Outre le Léman Express et le tramway, il comprend une ligne Tango de bus à haut niveau de service et une voie verte de plusieurs kilomètres pour les vélos et les piétons.

    Avec cette première soudure (il y en aura 450 sur le chantier), commence véritablement la pose de la voie du tramway qui sera achevée pour la fin 2018. A sa mise en service, le tramway qui assurera la desserte à la fréquence de 8 minutes à la pointe devrait accueillir 10 000 voyageurs par jour.

    Philippe-Enrico Attal

  • Deux morts et deux blessés graves sur un chantier SNCF

    Deux morts et deux blessés graves sur un chantier SNCF

    Un accident mortel s’est produit vers 4 heures du matin dans la nuit de mardi 8 à mercredi 9 sur un chantier SNCF au kilomètre 131 de la ligne Toulouse – Bayonne à Pere, entre Tournay et Capvern (Hautes-Pyrénées). Il a fait deux morts et deux blessés graves.

    Selon les premiers éléments de l’enquête, cités par La Dépêche, un engin de chantier reposant sur les voies aurait glissé sur une pente pour venir s’encastrer dans un autre engin. A leur arrivée sur les lieux, les pompiers ont constaté le décès d’un homme, mort sur le coup. Un deuxième est décédé quelques minutes plus tard. Deux autres ont été transportés dans un état d’urgence absolue, l’un en hélicoptère vers l’hôpital Purpan à Toulouse et l’autre par la route à Tarbes.

    Selon France Bleu Occitanie, les deux morts seraient des hommes âgés de 33 et 55 ans, et les deux blessés en urgence absolue auraient 25 et 27 ans. Le cinquième homme de l’équipe serait légèrement blessé.

    C’est, selon nos informations, un groupement Engie Ineo Ferroviaire (mandataire)-Colas qui est chargé de ces travaux de renouvellement des poteaux électriques et de la caténaire sur la section Montréjeau – Tarbes, de la ligne Toulouse – Tarbes. Au moins l’un des morts serait un salarié d’Engie Ineo Ferroviaire. Toujours selon La Dépêche, ce chantier de nuit s’était ouvert il y a 15 jours en vue du changement de 700 poteaux électriques de la voie à partir du 15 octobre prochain. Le chantier de Capvern est particulièrement difficile, les voies passant sur « la rampe de Capvern » qui est l’une des plus pentues de France.

    Dans un communiqué, la CGT Cheminots déclare que « via ses mandatés CHSCT [elle] a déclenché des enquêtes pour connaître les raisons de cet accident ». Le syndicat rappelle que « l’application de règles strictes, une formation professionnelle initiale et continue de haut niveau, une stabilité et une continuité dans les collectifs de travail et de bonnes conditions de travail sont indispensables ».

    Toujours selon le syndicat, l’accident survient « à l’heure où le président Jeantet annonce l’accroissement de la sous-traitance concernant la maintenance des infrastructures, ce qui entraîne l’abaissement des règles de sécurité ».

    La circulation des trains Intercités est totalement interrompue entre Toulouse et Bayonne. Des cars de substitution ont été mis en place au moins jusqu’à jeudi. Le trafic TER, lui, est interrompu entre Montréjeau et Tarbes.

  • Pourquoi Pepy met Alain Picard aux commandes

    Pourquoi Pepy met Alain Picard aux commandes

    Le groupe SNCF a 15 mois pour se préparer. En décembre 2019, les autorités organisatrices qui le souhaitent (régions pour les TER, Etat pour les Intercités) auront la possibilité de lancer les premiers appels d’offres pour des services ferroviaires.
    Quatre ans plus tard, décembre 2023, les appels d’offres deviennent la règle. La SNCF pense que les intentions de futurs appels d’offres seront connues dans les semaines qui viennent.

    Quant aux premiers trains à grande vitesse de la concurrence, c’est le 12 décembre 2020, date du changement de service annuel en Europe,  qu’ils pourraient s’élancer. On est « dans la dernière ligne droite » commente Guillaume Pepy, qui a reçu quelques journalistes ce mardi, après avoir rassemblé 800 dirigeants et managers de l’entreprise mercredi 3 et jeudi 4 octobre. Et pour mieux se préparer, la SNCF a décidé de sortir de l’appréhension assez générale de « la concurrence » pour dresser une liste des possibles concurrents,

    Ils ne relèvent pas tous de la même catégorie. Il y a les opérateurs, dont les noms sont bien connus du monde ferroviaire : Abellio (filiale de NS, les chemins de fer d’Etat néerlandais), Arriva (filiale de la DB, mais considérée avant tout par sa culture et son management comme opérateur britannique), MTR (le célèbre opérateur du métro de Hongkong), NTV (Nuovo Trasporto Viaggiatori, concurrent des FS), RATP (Catherine Guillouard a officiellement manifesté son intérêt pour le TER), Transdev (qui va regarder toutes les possibilités d’ouverture) et Trenitalia (groupe FS).

    La plupart de ces opérateurs ferroviaires apparaissent depuis longtemps sur le radar de la SNCF. Ce qui ne veut pas dire qu’ils seront tous présents, loin de là. Mais il ne faut pas se focaliser sur eux seuls. Est apparu en Allemagne Flixtrain, issu de Flixbus, qui se charge du marketing, de la commercialisation, des services et laisse le dur du métier ferroviaire à des sous-traitants. Trainline, concurrent pour la vente de billets ou la prescription de voyages, tout comme Citymapper ou Goeuro. Les industriels aussi cherchent à prendre de la place dans la chaîne de valeur, en s’appuyant sur la maintenance. On pense à Alstom, Bombardier, Siemens, d’autres peut-être. Sans oublier Bolloré qui, parti des batteries, arrivé aux bus électriques, pourrait se montrer intéressé par leur exploitation… On peut ajouter qu’Alpha Trains, loueur européen de matériel ferroviaire, ne cache pas son envie d’entrer sur le marché français. La SNCF observe d’autre part avec intérêt Engie : son partenaire à Dijon en tant qu’assembleur de services publics a été son concurrent, avec des fonctions analogues, dans un consortium vainqueur à Toronto ; Michelin paraît un peu sur la même ligne, avec sa volonté « d’offrir à chacun une meilleure façon d’avancer ». Google et Apple sont depuis longtemps identifiés comme des concurrents possibles, capables de prendre une place tout en haut de la chaîne de valeur. Au contraire, c’est en partant d’un métier plus classique que des gestionnaires d’infrastructure (ADP, bientôt dans le ferroviaire avec CDG Express, la Caisse de dépôts et placements du Québec qui est GI en Amérique du Nord, Lisea ou Getlink (qui est de plus exploitant ferroviaire) pourraient montrer le bout de leur nez dans un marché ouvert.

    Il ne s’agit pas de tirer des plans sur la comète ni d’agiter des épouvantails, mais de bien intégrer que « la concurrence » va prendre des formes multiples, déplacer les curseurs au sein des métiers. Ceci afin de commencer à trouver la parade. Guillaume Pepy se fonde d’ailleurs sur l’exemple du voisin allemand pour montrer que la cause n’est pas perdue : la DB, par exemple a perdu au moment de l’ouverture à la concurrence un appel d’offres sur deux, puis ce fut trois sur quatre mais, ces derniers temps, en a remporté deux sur trois. « Elle a appris à gagner », conclut Guillaume Pepy, qui souhaite que l’entreprise SNCF fasse au plus tôt de même. Et de résumer en deux phrases son attitude et son attente : « Il faut toujours craindre la concurrence. Et on ne sera jamais prêt à 100 %. »

    Plus difficile de se préparer dans la grande vitesse que dans les trains du service public. La future offre n’est pas simple à cerner. Certes, la SNCF, en inventant Ouigo (TGV à bas coût), inOui (TGV « value for money »), en étant à l’initiative de trains à grande vitesse internationaux, a pris une place énorme sur le marché le plus attractif d’Europe. Et a fait en sorte qu’il ne soit pas facile à un concurrent de se faufiler. Bon courage pour produire moins cher que Ouigo… Mais Guillaume Pepy n’en doute pas : les concurrents, à qui il reviendra de chercher de bonnes idées, ne manqueront pas d’en trouver. Qu’ils envisagent, par exemple des trains grande vitesse à très haute qualité de service, ou qu’ils proposent des relations que la SNCF n’a pas eu l’envie d’exploiter.

    Pour se préparer, la SNCF maintient par ailleurs l’objectif qu’elle s’est fixé de réduire des deux tiers l’écart de ses coûts avec des futurs concurrents. Un écart évalué à 25-30 % par le rapport Spinetta. L’ensemble des chantiers de préparation de l’entreprise a été confié à Alain Picard, le directeur général de SNCF Logistics, qui (tout en restant en fonction) devient directeur général de l’Epic de tête SNCF. Avec un vaste programme. Il faut créer, à la place des trois Epic d’aujourd’hui, sept sociétés anonymes, presque toutes détenues à 100 % par l’Etat : la holding SNCF, Réseau, Gares & Connexions (qui sera filiale de Réseau), Fret, Geodis, Mobilités Voyageurs et Keolis (filiale de Mobilités). Les quelque 9 000 personnes aujourd’hui dans l’Epic de tête devraient y rester (3 000 pour la Suge, 2 000 environ pour l’ensemble des services médicaux, 2500 pour les services partagés comme la paye ou la comptabilité), mais l’effectif chargé vraiment du pilotage du groupe devrait se limiter à quelques centaines de personnes. Relevons que SNCF Immobilier reste logé dans la holding. Il va falloir d’autre part, sur le terrain, permettre aux dirigeants d’avoir la totalité des leviers leur permettant de répondre aux appels d’offres.

    Et il va falloir bien conclure un nouveau pacte social. Pacte social, précise Guillaume Pepy « pour tous les cheminots », mais « avec deux volets » : l’un pour les statutaires, l’autre pour les nouveaux venus. En maintenant, pour les premiers, l’essentiel des dispositions du statut, tout en préparant la « réorganisation de certaines dispositions du statut ». La SNCF,  pour résister aux concurrents, va devoir attirer et garder les compétences. Revaloriser sans doute le salaire d’embauche, mais aussi le faire évoluer en mêlant part automatique (à l’ancienneté) et part personnelle (au mérite). Un mixte que la SNCF  souhaite introduire pour les agents sous statut.

    F. D.

    Alain Picard de Geodis à la direction générale de SNCF

    Diplômé de l’Essec, Alain Picard est le directeur général de la branche SNCF Logistics et président du conseil de surveillance. Après une carrière dans la gestion et la finance, il intègre Geodis en 2001 en tant que directeur du Contrôle de gestion puis directeur financier en 2004 et directeur général délégué Finance en 2008. Il rejoint SNCF en février 2009 comme directeur financier. Il était depuis octobre 2011 directeur Finances, Achats et Systèmes d’information du groupe SNCF. Il est l’auteur de Tracer les voies du futur. La mobilité des objets, révolution de l’économie de demain.

  • « La fréquentation de nos cars a progressé de 55 % »

    « La fréquentation de nos cars a progressé de 55 % »

    Hugo Roncal, directeur général isilines/Eurolines (groupe Transdev)

     

    Ville, Rail & Transports. Quel bilan dressez-vous de l’année déjà écoulée ?

    Hugo Roncal. Nous dressons un bilan très positif. D’après les derniers chiffres publiés par l’Arafer, la fréquentation des autocars en France a progressé de 43 % au cours du deuxième trimestre comparé à la même période 2017. Sur cette période, de notre côté, nous enregistrons une croissance de 55 %. Nous avons donc progressé de plus de dix points par rapport à la moyenne du marché.

    Alors que nous sommes le plus petit des trois acteurs (avec 20 % de parts de marché), nous avons bénéficié d’une bonne couverture presse pendant cette période de grèves à la SNCF, ce qui nous a donné de la visibilité. Beaucoup de voyageurs ont testé notre service qui a été jugé de façon positive. La grève leur a permis de découvrir un service qu’ils ne connaissaient pas ou auquel ils ne pensaient pas.

    La croissance s’est poursuivie même après les grèves. Quand on regarde les chiffres de juillet, août et septembre, nous sommes sur la même hausse annuelle de 50 % par rapport à l’été dernier. Ce sont les mêmes ratios que pendant la grève. Une bonne partie des passagers qui ont voyagé sur nos lignes pendant les grèves sont donc revenus pendant l’été.

     

    VR&T. Comment faites-vous évoluer votre offre ?

    H. R. Nous avons lancé beaucoup de lignes à partir du printemps, en complément ou en renfort des autres. Comme ces lancements sont arrivés au moment des grèves, nous avons pu en profiter. Nous avons maintenu la plupart de ces lignes. Celles que nous arrêtons sont souvent des prolongements de lignes mises en place pour la saison estivale. Globalement sur un an, nous avons augmenté notre offre kilométrique de 10 %.

    Notre stratégie de « saisonnaliser » l’offre permet de faire croître plus vite le nombre de passagers que les kilomètres. Notre stratégie, ciblée, va être poursuivie : on va continuer à développer une offre moyenne distance et sur les axes les moins bien desservis par le train. Notre but n’est pas de doubler Ouigo là où il est déjà deux fois moins cher que l’autocar.

    Nous cherchons à mieux relier les villes moyennes entre elles et à les rapprocher des aéroports. Nous nous positionnons à la fois sur les moyennes distances et sur les routes internationales avec Eurolines. Nous ne sommes pas dans une stratégie de volume. Mais nous allons continuer à lancer encore des lignes pour tester le marché, pour apprendre, tout en gardant un stock de lignes qui ne bougera pas. Ce qui est sûr, c’est qu’on est en train d’agrandir notre réseau.

     

    VR&T. Qu’est-ce qui vous distingue des autres et comment voyez-vous évoluer le marché ?

    H. R. Il faut voir isilines comme un complément d’activité et qui représente 15 % de l’activité d’Eurolines. Grâce à Eurolines, nous n’avons pas eu besoin de lancer une nouvelle entreprise pour attaquer le marché français. Nous n’avons donc pas les mêmes contraintes de rentabilité des coûts de structure comme notre concurrent Ouibus. Notre modèle économique est très différent du sien, même si nous investissons beaucoup dans le digital et la sécurité.

    A court terme, je ne vois pas de nouveaux entrants. BlaBlaCar a fait quelques tests pendant les grèves mais je ne sais pas s’ils sont concluants. On ne peut pas se lancer qu’avec des liaisons saisonnières. Je pense que nous allons continuer à être trois opérateurs sur le marché.

     

    VR&T. L’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageurs pourrait-elle avoir un impact sur votre activité ?

    H. R. Je ne pense pas que nous serons impactés par l’ouverture à la concurrence dans les TER. Les études de l’Arafer montrent que les TER ont perdu moins de 2 % de ses voyageurs au profit du car. Nous sommes plutôt en train de prendre des parts à la voiture individuelle, au covoiturage et nous suscitons aussi des déplacements qui n’auraient pu se faire sans le car.

     

    VR&T. Quel sera le montant de vos pertes cette année ?

    H. R. Nous sommes totalement en ligne avec notre budget pour 2018, voire un peu en avance grâce aux grèves. Ce que je peux vous dire, c’est que 2018 sera bien meilleure que 2017. Nous ne sommes pas loin de l’équilibre. En 2019, je pense qu’isilines devrait y être, ou alors en sera très proche.

    Ce qui est important, c’est aussi de regarder les taux de remplissage. Le nôtre est supérieur de 15 à 20 % à celui des autres. Pendant la période de grèves, nous étions entre 75 et 80 % de taux de remplissage. Sur une année complète, on peut l’évaluer à 60 %.

    Propos recueillis par Marie-Hélène Poingt

  • Dernière ligne droite pour le futur Léman Express

    Dernière ligne droite pour le futur Léman Express

    Une nouvelle étape a été franchie le 21 septembre dans la construction du projet Ceva (Cornavin-Eaux Vives-Annemasse, du nom des stations-communes reliées) avec la jonction des rails, autrement dit les dernières soudures sur la ligne franco-suisse qui va donner le jour au plus grand réseau ferroviaire régional transfrontalier d’Europe. Le Ceva, lancé en 2015, prend de plus en plus les allures du futur Léman Express, véritable RER de l’agglomération urbaine Genève-Annemasse, soit 16 kilomètres dont 10 km de voie nouvelle. Le gros des travaux a été réalisé côté suisse avec 8 km de voie comme le reflète la répartition du budget de l’opération financée à hauteur de 1,3 milliard d’euros par les Helvètes et 335 millions d’euros côté français.

    Deuxième étape symbolique, la jonction des rails a été réalisée dans le tunnel franco-suisse où avait été opérée, il y a deux ans, la première jonction des équipes du creusement du tunnel. D’un point de vue technique, si la voie ferrée extérieure est classiquement sur ballast, les rails du tunnel sont posés sur des blochets, une voie bétonnée donc isolée par une double protection : un chausson en caoutchouc et une dalle flottante destinés à absorber le bruit et les vibrations lors des passages des trains. Le chantier de la plate-forme, dont 18,5 km de voie bétonnée, sera totalement achevé en juin 2019.

    Les aménagements de surface vont se poursuivre : nouveau poste d’aiguillage, électrification en gare d’Annemasse, déploiement du système de télécommunication GSM-R, etc. Cinq nouvelles stations sont créées dans l’agglomération genevoise et SNCF Réseau va engager plusieurs chantiers pour moderniser 18 gares (rehaussement/allongement de quais, passerelles, ascenseurs, éclairage, etc.) et ses lignes en Haute-Savoie avec la suppression de trois passages à niveau.

    Grâce à ses six lignes, le Léman Express permettra de desservir les principales villes du nord-est de la région Auvergne-Rhône-Alpes et du canton de Vaud, entre Genève et Coppet vers Annecy, Evian, Saint-Gervais-Le Fayet, Annemasse, La Plaine, Bellegarde. 240 trains sont prévus au quotidien pour relier 45 gares et accueillir 50 000 voyageurs à partir du 15 décembre 2019, date de mise en service du futur Léman Express.

    Claude Ferrero

  • Frédéric Vallet nommé président DB Schenker France

    Frédéric Vallet nommé président DB Schenker France

    La division transport et logistique de la Deutsche Bahn a un nouveau président pour la France. Frédéric Vallet a été nommé président de DB Schenker France le 28 septembre dernier, poste auquel il succède à Cyrille Bonjean. Diplômé de l’Ecole de direction transports routiers (EDTR), Frédéric Vallet a commencé sa carrière en 1994 comme responsable du service affrètement chez la Compagnie nouvelle de conteneurs (CNC Transports). Après être passé chez Transport Mazet, il restera 11 ans chez TNT (devenu XP puis Heppner) avant de rejoindre le groupe Ducros Express jusqu’en février 2014, date à laquelle il rejoint DB Schenker France au poste de Senior vice-president en charge de l’activité Route pour la France et le Maghreb.

  • Cécile Trunet-Favre, directrice de la Communication et des Affaires publiques de Oui.sncf

    Cécile Trunet-Favre, directrice de la Communication et des Affaires publiques de Oui.sncf

    Cécile Trunet-Favre (39 ans) a rejoint Oui.sncf (anciennement Voyages-sncf.com) au poste de directrice de la Communication et des Affaires publiques. Diplômée de Sciences Po Strasbourg, de l’Institut des hautes études internationales et titulaire d’un master en marketing et communication internationale, Cécile Trunet-Favre a commencé sa carrière au conseil régional d’Ile-de-France avant de rejoindre le groupe RATP, puis RATP Dev dont elle deviendra la directrice de la Communication. Elle était depuis 2016, directrice de la Communication et de la Marque de l’Université Paris-Dauphine.

    Elle a aujourd’hui pour mission de définir et mettre en place la stratégie de communication externe et interne de Oui.sncf en France et à l’international. Rattachée à Alexandre Viros, directeur général de Oui.sncf, elle intègre le comité de direction de l’entreprise.