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Saint-Quentin-en-Yvelines relève le défi du Grand Paris
L’attractivité du territoire passe par la stratégie dans les déplacements », estime Michel Laugier, président de la Communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines (Casqy). Signe de cette priorité : la Casqy a été la première communauté d’agglomération d’Ilede- France à adopter son nouveau Plan local de déplacements (PLD) révisé, en novembre 2014. Mais la stratégie n’est pas toujours facile à mettre en oeuvre… Le premier projet de métro automatique du Grand Paris, rappelle Michel Laugier, ignorait les Yvelines ! Après une forte mobilisation des élus et des acteurs économiques, la ligne 18 a été inscrite dans le projet de la Société du Grand Paris (SGP). Elle relie Saint- Quentin-en-Yvelines, d’un côté à Orly via le plateau de Saclay, et de l’autre à Versailles. Le président de la Casqy s’étonne de cet oubli initial. « On s’est occupé des territoires en devenir, mais nous sommes également un territoire actuel… et nous avons été oubliés. Et pourtant nous avons attiré des habitants, des entreprises ! Nous….
Le numérique au secours de la mobilité des seniors
De 17 kilomètres par jour pour les 65-74 ans, les distances parcourues passent à 8 kilomètres pour les plus de 75 ans. Et 30 % des plus de 65 ans ne sortent pas de chez eux pendant 24 heures d'affilée, selon une étude publiée le 30 septembre par le Laboratoire de la mobilité inclusive, composé de quinze acteurs privés, publics et associatifs, à la veille de la Journée internationale des personnes âgées. Les seniors utilisent très peu les transports publics et encore moins le vélo, craignant de ne pas arriver à se repérer, de tomber, ou jugeant leur forme physique insuffisante.
La forte dépendance à la voiture dans les espaces ruraux et périurbains, où vivent 65 % des seniors, entraîne « une immobilité parfois brutale » lorsqu'ils ne peuvent plus conduire.
D'où la recommandation de s'appuyer notamment sur les possibilités offertes par le numérique (télémédecine, achats sur internet, livraisons) qui peuvent permettre de freiner la perte d'autonomie et contribuer au maintien à domicile.Paris financera le prolongement de la ligne 11 pour 61 millions
Le Conseil de Paris a approuvé, le 30 septembre, une délibération concernant le financement par la Ville de Paris du prolongement de la ligne 11 du métro, à hauteur de 61 millions d'euros.
Pourtant, la Ville de Paris, à qui L'Etat demandait une contribution de 110 millions d'euros, avait fait savoir en avril auprès de l'AFP qu'elle limiterait sa contribution à 11 millions d'euros.
Le projet prévoit de prolonger la ligne de six kilomètres et six stations, depuis son terminus de Mairie-des-Lilas jusqu'à Rosny-Bois-Perrier (Seine-Saint-Denis), et d'agrandir les stations existantes. La mise en service est prévue en 2022.
Le coût total des travaux (prolongement et adaptation des stations existantes) est estimé à 1,298 milliard d'euros. L'Etat doit contribuer à hauteur de 238,4 millions, la région de 556,3, la Société du Grand Paris de 305,3, la RATP de 73, la Seine-Saint-Denis de 64 et Paris de61.20
C’est le nombre de collectivités retenues par Ségolène Royal, la ministre de l’Ecologie, dans le cadre de l’appel à projets « Villes respirables en cinq ans » (voir liste* ci-dessous). Dans un communiqué, le ministère explique que ce plan, qui s’adresse prioritairement aux villes couvertes par un plan de protection de l’atmosphère, permet de soutenir financièrement et méthodologiquement avec l’aide de l’Ademe les collectivités sélectionnées.
Trois collectivités (Clermont-Ferrand Métropole, Vallée de la Marne et communauté d’agglomération du Havre) se sont vu proposer un délai supplémentaire pour affiner leurs candidatures. Il est proposé à deux autres collectivités franciliennes (Champlan et Saint-Maur-des-Fossés) un traitement un peu à part, via un contrat local de transition énergétique « pour soutenir leur projet en faveur de la qualité de l’air » même s’il ne correspond pas exactement aux conditions requises par l’appel à projet.
Celui-ci vise à « garantir, dans un délai de cinq ans un air sain aux populations », affirme le communiqué du ministère. Il s’agit d’aider les territoires à mettre en œuvre au niveau local les dispositions de la loi de transition énergétique. Ces agglomérations, qui représentent 735 communes et 15 millions d’habitants (soit 24 % de la population totale) pourront par exemple décider de créer des zones à circulation restreinte comme le prévoit la loi. L’Etat pourra aider financièrement les projets jusqu’à un plafond d’un million d’euros par collectivité.
* Les collectivités retenues :
Communauté d’agglomérations d’Epernay, Reims Métropole, Strasbourg Métropole, Bordeaux Métropole, Communauté d’agglomérations Côte Basque-Adour, Communauté d’agglomérations d’Annemasse, Communauté de commune de Faucigny-Glières-Bonneville, Grenoble Métropole, Lyon Métropole, Saint-Etienne Métropole, Communauté urbaine de Dijon, Mission de préfiguration de la Métropole du Grand Paris, Montpellier Métropole, Toulouse Métropole, Communauté urbaine d’Arras, Communauté urbaine de Dunkerque, Lille Métropole, Rouen Métropole, Communauté d’agglomération d’Avignon, Communauté d’agglomérations du Pays de Lérins-Cannes.Grenoble, ville 30 dès l’an prochain
Mettre au pas toute une agglomération, Strasbourg en avait rêvé il y a quelques années, Grenoble est sur le point de le réaliser. Le 15 septembre, 43 des 49 communes de la métropole grenobloise se sont en effet prononcées pour le choix d'une vitesse maximale dans les rues de 30 km/h au lieu de 50. « La logique c'est d'inverser la logique. Dans nos villes et nos villages, la vitesse sera limitée à 30 km/h et par exception, certains axes seront à 50 km/h », a indiqué Yann Mongaburu, le vice-président EELV de la Métro chargé des Déplacements. La règle qui devient l'exception est aussi l'expression employée par la Mairie de Paris qui multiplie les zones 30 dans la capitale. La nouvelle règle va se généraliser d'ici à l'été 2016, faisant de Grenoble la première agglomération de cette importance à entrer dans le club très fermé des « villes 30 » où figurent Lorient, Fontainebleau, Nogent-sur-Marne, Villecresnes, Rueil-Malmaison ou Sceaux. Mais aussi et surtout des villes comme Milan en Italie et Graz en Autriche, depuis 1992 !
Les premiers panneaux devraient faire leur apparition dans les rues dès janvier prochain. C'est grâce à la loi sur la transition énergétique et la croissance verte qui permet aux maires de fixer une limitation de vitesse différente de la limitation officielle de 50 km/h en agglomération que la mesure a pu être décidée. A Grenoble même, ce sont 80 % des voies qui passeront à 30 km/h dès le 1er janvier 2016, contre seulement 25 % aujourd'hui, a annoncé la commune, dont le maire EELV, Eric Piolle, s'est réjoui d'un : « Nous allons construire une ville respirable », dans un communiqué. Un premier magistrat qui peut aussi se targuer d'avoir réussi à rallier à sa cause les élus de tous bords politiques et notamment des grosses communes comme Echirolles et Saint-Martin-d'Hères, dirigées par des municipalités communistes.
La métropole grenobloise souligne qu'à 30 km/h, le risque de décès lors d'un choc est divisé par neuf par rapport à un choc à 50 km/h. De plus, « un véhicule atteint rarement les 50 km/h en ville. Ces quelques pointes de vitesse augmentent la consommation, le bruit de fond et la pollution de l’air pour finalement très peu d’effets sur la vitesse moyenne et les temps de parcours », ajoute la collectivité. « Il s'agit de dire que nos voies sont partagées entre tous les usagers, y compris les piétons », précise Yann Mongaburu.
L'association grenobloise ADTC Se déplacer autrement s'est réjouie de la mesure, « la première pour tendre vers une ville apaisée », qu'elle appelait de ses vœux de longue date. Mais « il faudra ensuite partager plus équitablement l'espace public pour qu'elle soit efficace », juge l'ADTC qui préconise que les axes empruntés par les bus restent à 50 km/h afin de ne pas dégrader leur vitesse commerciale. Car « cette dégradation augmenterait les coûts de fonctionnement du transport public et diminuerait son attractivité ».
Au-delà de la circulation, la métropole grenobloise affirme d'ailleurs vouloir « réinventer l’espace public » par la végétalisation, les aménagements pour les enfants, les personnes âgées et les cyclistes, les zones de rencontres, etc. Depuis l’arrivée des écologistes au pouvoir en mars 2014, Grenoble s’est fait remarquer l’an dernier en devenant la première grande ville européenne à bannir de ses rues les panneaux publicitaires afin de les remplacer par des arbres.
C. N.
Les taxis bleus ramèneront les fêtards pour 10 euros
Dix euros, quelle que soit la distance intra-muros ! Les taxis Bleus lancent cette offre commerciale visant les noctambules du week-end. Une manière de contrer Heetch. De minuit à 5h du matin dans les nuits de vendredi à samedi et de samedi à dimanche, ce tarif unique s'applique « quels que soient la durée du trajet ou le nombre de kilomètres parcourus dans Paris intra-muros », a précisé le 2e réseau parisien après la G7, qui fédère quelque 3 000 chauffeurs. Seul bémol, le tarif s'applique uniquement aux réservations via l'application mobile. Cette offre intervient deux semaines après la mise en place par G7 d'un service tarifs réduits de 20%destiné aux 15-25 ans, de 22h à 5h en fin de semaine.
Nouvelles mesures pour le Plan d’action mobilités actives
Près de 18 mois après la présentation des 25 mesures du Plan d’actions mobilités actives (Pama), destiné à favoriser la marche et l'usage du vélo, Ségolène Royal et Alain Vidalies ont dressé un bilan de leur mise en œuvre : plus de 80 % s’appliquent déjà ou sont engagées. Parmi ces mesures, figurent la modification du code de la route avec la publication en juillet 2015 du décret « Partage de la voirie » destiné à faciliter la circulation des piétons et des cyclistes ; l’adoption de l’indemnité kilométrique vélo dans la loi pour la transition énergétique et la croissance verte ; ou encore l’obligation de définir des plans de stationnement sécurisé pour les vélos dans les gares, prévue dans la loi sur la réforme ferroviaire. Les deux membres du gouvernement souhaitant que les modes actifs soient une alternative crédible à la voiture, en particulier en combinant le vélo et les transports collectifs, ils ont annoncé le lancement d’un Pama 2, avec l’élaboration de nouvelles mesures d’ici le début de l’année 2016.

Le bus à l’hydrogène prêt pour l’industrialisation
Le bus zéro émission, électrique à hydrogène, arrive en France. Ce type de véhicules qui ont déjà fait leurs preuves en Europe avec plus de 8 millions de kilomètres parcourus en dix ans révolutionnent la mobilité… en apportant une solution zéro émission tout en conservant les performances d’un véhicule diesel (autonomie, vitesse etc.). Au travers du Fuell Cells & Hydrogen Joint Undertaking (FCH-JU), l’Europe stimule ce déploiement. Elle a lancé en 2014 une étude sur la stratégie de commercialisation de ces bus, avec pour objectif de générer des commandes groupées – 200 à 300 bus – permettant de passer de la R&D à l’industrialisation. Elle prépare désormais le lancement d’un appel à projets début 2016 pour consolider cette phase d’industrialisation.
C’est dans ce contexte que le cluster H2Bus France a été créé en mars 2015, dans le but de favoriser l’exploitation de bus à hydrogène sur le territoire national. Constitué d’autorités organisatrices des transports et d’opérateurs[1], il traite des aspects techniques, réglementaires et financiers avec le soutien du FCH-JU. Ce dernier a mandaté la société bordelaise Hydrogène de France pour coordonner les actions du cluster France en Italie du Sud, Espagne, Portugal et Grèce. L’objectif est de construire la feuille de route française, en lien avec l’initiative européenne.
[1]Bordeaux Métropole, La Communauté Urbaine de Cherbourg, la Communauté de l’Agglomération Havraise (Codah), la Société d’économie mixte des transport en commun de l’agglomération nantaise (Semitan), Métropole Rouen Normandie, la Communauté d’agglomération Grand Dole, Montélimar Agglomération, le Syndicat Mixte des Transport Artois-Gohelle, la mairie de L’île d’Yeu… D’autres membres sont en cours d’intégration.
Des arrêts de bus à la demande testés le soir à Nantes
Nantes va expérimenter à partir du 1er novembre l'arrêt à la demande sur l'ensemble de ses lignes de bus de nuit : toute personne souhaitant « éviter en soirée de trop longs trajets à pied », pourra, entre 22h30 et 0h30 (2h30 le week-end), descendre entre deux arrêts, après en avoir fait la demande de « vive voix » au conducteur de bus de nuit, qui décidera du « point précis de desserte », a expliqué la Semitan.
Expérimentée pendant six mois et limitée dans un premier temps à la douzaine de bus de nuit desservant Nantes et son agglomération, la mesure pourra être revue ou étendue si elle a « un impact réel ».
Selon la secrétaire d'Etat chargée des Droits des femmes, d'autres pays ont déjà testé cette mesure, comme le Canada « dès 1991 », avant de la pérenniser.
Le dispositif, qui entre dans le cadre du plan national de lutte contre le harcèlement sexiste et les violences sexuelles dans les transports en commun, présenté par le gouvernement le 9 juillet, pourra être étendu à d'autres grandes villes de France, « sur la base du volontariat », a indiqué Pascale Boistard.En Allemagne, l’autopartage a trouvé sa voie
L’autopartage continue de faire son trou outre-Rhin. Au 1er janvier 2015, on comptait 1,04 million d'utilisateurs 490 communes disposent d’un service d’autopartage, un chiffre élevé qui explique aussi le succès de cette forme de mobilité en Allemagne.
Championne en la matière, la ville de Karlsruhe au sud-ouest du pays, dans le Bade-Wurtemberg, compte par exemple 2,15 voitures dédiées à l’autopartage pour 1 000 habitants.
L’occasion pour Willi Loose, président de l’association fédérale de l’autopartage (BDS), qui représente les intérêts des quelque 150 prestataires du secteur, de remarquer qu’il ne s’agit pas là d’un phénomène nouveau : « Dans de nombreuses agglomérations, il y a depuis quinze à vingt ans des prestataires solides économiquement et qui proposent des offres attractives pour les clients. »
Plusieurs modèles se disputent les faveurs des utilisateurs. Particulièrement prisé, le système dit de « free-floating » (« flottaison libre », le stationnement se fait sur la voie publique) représente plus de 9 000 voitures réparties dans 4 600 stations implantées sur 490 villes allemandes. L’utilisateur localise par GPS sur son ordinateur ou son smartphone le véhicule disponible le plus proche. La formule séduit notamment dans des grandes villes comme Berlin, Stuttgart ou Cologne, où elle représente les trois quarts de l’offre.
Désireux de ne pas se laisser distancer par cette évolution, les fabricants automobiles surveillent de près le développement du marché. Deux grands constructeurs se sont d’ailleurs installés sur ce segment : Daimler, allié au loueur de voiture Europcar, est à l’origine de car2go, qui propose des minicitadines Smart, tandis que BMW, en collaboration avec Sixt, a développé DriveNow (et ses modèles de Mini). Citroën ou Volkswagen, respectivement avec Multicity et Quicar, cherchent également à ne pas rester sur le bord du chemin.« Des PME pionnières du carsharing ont développé des offres fortes, et avaient déjà établi une qualité de service très solide, rappelle Willi Loose. L’entrée des groupes automobiles dans le secteur ces dernières années, très remarquée par les médias, a tendance à [le] faire oublier ». Le pionnier Stadtmobil par exemple, a été créé dès 1992.
Le secteur prend soin de souligner la complémentarité de son offre avec les modes de transport public et insiste sur l’argument écologique, une dimension qui pèse sur les comportements des clients en Allemagne.
Quant à la compagnie Deutsche Bahn, elle a aussi pris le train en marche : avec 800 stations réparties sur 140 villes, son réseau d’autopartage Flinkster est celui qui dispose du réseau le plus étendu.
Gilles BOUVAIST, à Berlin