Résultats de recherche pour « LOM »

  • Arabie Saoudite : Faiveley équipera de portes palières la ligne 3 du métro de Riyad

    Faiveley Transport fournira à Ansaldo STS les portes palières de la ligne 3 du métro de Riyad, en Arabie saoudite, qui doit relier Madina Al Munawra à Rahman Al Awal Road. Au total, Faiveley Transport équipera les 44 quais de la ligne. 

    Le projet de métro de Riyad, également appelé « Projet du Roi Abdulaziz  pour les Transports Publics de Riyad », est un élément phare du plan de développement des transports publics de la capitale saoudienne. Il s'agit du plus grand projet de métro jamais attribué avec la construction simultanée de 6 lignes, totalisant 176 kilomètres, 756 voitures et 85 stations. La mise en service est prévue en 2019. 

    Les portes palières pleine-hauteur (PSD) ainsi que les systèmes d'ouverture/fermeture et de contrôle sont spécialement développés pour ce projet notamment en raison des conditions climatiques de la région. Faiveley Transport qui a déjà fourni les portes palières de plusieurs projets au Moyen-Orient, à Riyad (le monorail du quartier financier Roi Abdullah et la ligne automatique de l'université Princesse Nora bint Abdul Rahman) ou à Dubaï (le tramway Al Safooh), participe actuellement à 32 projets en cours de réalisation, dans le monde. Faiveley a, par ailleurs, déjà livré plus de 75 projets dans 25 pays. 

     

  • Australie : Alstom et Transdev « attributaire pressenti » pour le tramway de Sydney

    Le ministère des Transports de la province de Nouvelle-Galles du Sud (Australie) a informé, le 24 octobre, les membres du consortium Connecting Sydney que leur offre avait été présélectionnée, indiquant dans un communiqué que les détails du contrat seraient négociés d'ici la fin de l'année. 

    Connecting Sydney est composé des filiales australiennes d'Alstom, de Transdev et d'Acciona (groupe espagnol diversifié), ainsi que du fonds d'investissement australien Capella Capital. 

    L'offre a notamment été retenue car le consortium s'est engagé sur une capacité de transport supérieure de 50% aux 9 000 passagers par heure annoncés par les autorités locales. « Cela signifiera une augmentation du budget total du projet », a averti le gouvernement de Nouvelle-Galles du Sud.

    Cette nouvelle ligne de tramway, longue de 12 kilomètres, qui reliera le quartier d'affaires central et le sud-est de Sydney, devrait être opérationnelle à partir de 2019. 

    Son exploitation pourrait générer près d'un milliard d'euros de CA pour Transdev d'ici 2034, estime Les Echos, dans son édition du 28 octobre. 

  • La chambre syndicale des taxis poursuit la guerre législative contre les VTC

    Les tensions entre les taxis et les véhicules de tourisme avec chauffeurs (VTC) ne semblent pas prêtes de s’apaiser. « C’est la guerre…  

    prévient d’emblée Karim Asnoun, secrétaire de la chambre syndicale des cochers chauffeurs CGT taxis. "Pas une guerre contre les chauffeurs, mais une guerre législative et contre la déréglementation ».

    Dernière bataille à cette guerre sans fin et sans merci : la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par ce syndicat représentatif de la profession, tranchée le 17 octobre par le conseil constitutionnel, en faveur des VTC. La chambre syndicale soutenait que les dispositions du code du tourisme relatives aux conditions d’exploitation des VTC, issues de la loi de modernisation des services touristiques du 22 juillet 2009, étaient contraires au principe d’égalité, au droit de propriété et à la liberté d’entreprendre. Examinée par le conseil d’Etat cet été, la QPC avait été renvoyée devant les sages de la rue Montpensier.

    Principaux griefs soulevés par les taxis : le délai de 15 minutes entre la réservation et la course en VTC, jugé trop court – ce délai résultant d’un décret de décembre 2013 a depuis été supprimé par la loi Hamon sur la consommation en mars 2014 – et la possibilité de circuler sur la voie publique en attente de clients réservant le véhicule en instantané grâce à une appli sur leur smartphone, ce qu’ils assimilent à de la « maraude électronique ». Le Conseil constitutionnel a estimé que« l’utilisation de dispositifs électroniques mobiles ne portait pas atteinte à la liberté d’entreprendre des taxis et au principe d’égalité devant la loi »et n’était donc pas contraire à la constitution. La haute juridiction a de plus rappelé le monopole des taxis sur la maraude, puisqu’ils sont seuls habilités à stationner et à circuler sur la voie publique en quête de clients, et affirmé « que, par suite, en tout état de cause, le grief tiré de l’atteinte au monopole des chauffeurs de taxis manque en fait ».

    «  Nous sommes dans l’incompréhension totale de cette décision qui méconnaît la pratique du métier de taxi, assure Karim Asnoun. 80 % au moins de 55 000 taxis de France travaillent uniquement sur commande téléphonique. Et notre argumentation sur la maraude électronique est restée sans réponse. Il y a pourtant un vide juridique : cliquer pour faire venir un taxi géolocalisé en deux minutes est considéré comme une réservation, moi j’appelle ça une commande ! Je réserve un TGV des jours à l’avance, et je commande une pizza pour manger tout de suite ! »

    Le secrétaire affirme de plus avoir connaissance de sociétés de VTC refusant les réservations la veille pour le lendemainLa décision précise par ailleurs que taxis et VTC partagent le transport individuel de personnes sur réservation préalable, et que le principe d’égalité n’impose pas qu’ils soient traités différemment. Et d’ailleurs rien n’empêche les taxis de bénéficier eux aussi des atouts du numérique.

    La loi Thévenoud – du nom du député exclu du PS et auteur d’un rapport sur les taxis et les VTC – promulguée le 2 octobre dernier devait pourtant mettre de l’ordre dans le secteur. Las ! Elle rallume les braises du conflit car elle serait déjà contournée. Il faut dire qu’un garde-fou prévu initialement a été dévoyé par les sénateurs. Il stipulait que le VTC devait retourner à sa base – souvent éloignée de dizaines de kilomètres – après la course. En ajoutant « sauf s’il justifie d’une réservation préalable ou d’un contrat avec le client final », l’amendement sénatorial ouvre la porte à toutes les interprétations et les abus. « Il fait perdre tout son sens au texte »,déplore Karim Asnoun. Qui énumère :« je dépose un client à 10 h, mais que j’ai une autre réservation à 17 h, je peux rester dans la rue. Je travaille pour Uber qui a un conrat de partenariat avec United Airlines, je justifie d’un contrat, donc je peux passer la journée à Roissy… !»

    La chambre syndicale assure donc qu’elle sera extrêmement vigilante sur la rédaction des décrets qui viendront, avant la fin de l’année, préciser les modalités pratiques, en particulier sur ces conditions de retour au dépôt. Mais aussi sur les conditions d’aptitude professionnelles – les taxis aimeraient que les VTC soient, comme eux, soumis à un examen. Elle est prête à dégainer l’arme juridique. « On ne baisse pas les armes, toute concurrence déloyale sera dénoncée »,continue-t-il.

    Uber, qui pratique des tarifs horokilométriques avec l’offre UberX, en contrevenant à la loi, est notamment dans le collimateur. Le géant américain s’est déjà vu condamner le 16 octobre à 100 000 euros d’amende par le tribunal correctionnel de Paris pour son offre Uber Pop, considérée comme « pratique commerciale trompeuse ». « C’est un pourboire pour une société capitalisée à 12 milliards de dollars »,déplore-t-il. Présentée comme du covoiturage sur courte distance, cette offre est jugée comme une course de transport de voyageur, en raison de sa tarification, qui n’a rien à voir avec un partage de frais de covoiturage. Uber a fait appel de la décision et n’a pas changé un iota à Uber Pop.

    Le tribunal intervenait cette fois sur saisine de la DGCCRF, mais la loi Thévenoud prévoit, dans son article 12, la possibilité d’attaquer au pénal en plus du civil et la CGT taxi, qui consulte ses avocats ne compte pas s’en priver. Peines encourues pour les chauffeurs : 2 ans de prison et 300 000 euros d’amende, multiplié par cinq s’agissant d’une personne morale…

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  • Inde : Alstom fournira 25 rames pour le métro de Cochin (Kochi)

    Le groupe d'énergie et de transport français Alstom a annoncé, le 27 octobre, avoir remporté un contrat de 85 millions d'euros pour la fourniture de 25 rames de métro de sa gamme Metropolis à la ville indienne de Kochi, dans l'état du Kerala.

    Ces rames circuleront sur la nouvelle ligne de métro, en viaduc, de Kochi, longue de 25,6 kilomètres et qui dessert 22 stations réparties. Le groupe souligne que cette ligne récemment construite devrait accueillir jusqu'à 15 000 passagers par heure et par destination. 

    « Chaque train sera composé de trois voitures, d'une longueur de 65 mètres environ et capable de transporter jusqu'à 975 passagers. Les voitures du métro rouleront à une vitesse maximale de 80 km/h. Elles seront construites dans la toute nouvelle usine de Sri city, dans l'Andhra Pradesh, en Inde », poursuit Alstom.

    Les premières rames devraient être livrées début 2016. 

    « Il s'agit de notre deuxième contrat de métro dans le pays, après celui de Chennai », a indiqué Dominique Pouliquen, vice-président d'Alstom Transport pour la région Asie-Pacifique.

    Alstom Transport a enregistré un chiffre d'affaires de 5,9 milliards d'euros pour l'exercice 2013/14. 

     

  • Clermont-Ferrand : l’usage des vélos en libre service augmente

    C.vélo, le service de vélo en libre-service et en location longue durée du Syndicat mixte des transports de l'agglomération de Clermont-Ferrand (SMTC), a acquis vingt-cinq nouveaux vélos, dont vingt électriques et cinq classiques. Le parc de C.vélo est ainsi porté à soixante-dix bicyclettes en location longue durée et 220 en libre-service soit au total 290 deux-roues. Dotés d’un cadre renforcé et chaussés de pneus Michelin, les vélos électriques disposent d’une autonomie de 70 km, pèsent 25 kilos (dont 4 kilos de batterie) et sont dotés d’un antivol intégré. 

    A son lancement, en juin 2013, C.vélo comptait 100 vélos répartis dans dix stations. Un an plus tard, onze nouvelles stations étaient ouvertes. Et mi-novembre, le SMTC ouvrira une 22e station : Parvis de la gare. 

    300 abonnés se sont inscrits, entre juin 2013 et juin 2014, auxquels se sont ajoutés 2100 utilisateurs occasionnels. 

    Plus de 50 nouveaux abonnés se sont inscrits en septembre et plus de 3100 trajets ont alors été effectués, contre 1980 en septembre 2013, soit une augmentation de près de 60 %. Pour répondre à la demande, de nouveaux vélos électriques vont être commandés début 2015 pour une mise en service prévue au printemps.

     

  • Grand Paris : retard en vue pour le prolongement nord de la 14

    « La mise en service en 2017, ça va être difficile », annonce-t-on à Plaine commune…  

    où Patrick Braouezec, le président de la communauté d’agglomération, avait organisé le 17 octobre une réunion avec une cinquantaine d’entreprises implantées sur le site.

    Les travaux de génie civil sont partis entre Pont Cardinet et Porte de Clichy, et vont commencer en début 2015 pour les autres parties de la ligne, précise un représentant de la RATP assistant à la réunion. Le début des travaux du site de maintenance et de remisage est, lui, programmé pour la fin 2015. Certains point sensibles apparaissent déjà : difficile dévoiement des réseaux concessionnaires, notamment ceux de la CPCU (Compagnie parisienne de chauffage urbain) ; travail délicat pour la gare Clichy Saint-Ouen, qui doit rentrer « au chausse-pied à quatre mètres des immeubles, et qu’il faut édifier en maintenant l’accessibilité du quartier pendant trois années de génie civil » On est aujourd’hui, « dans une phase d’optimisation ». Et ce représentant renvoie, quant à un éventuel retard, sur « une communication officielle du président de la RATP et du président de la Région ». La perspective est déjà intégrée par Patrick Braouezec, qui en tire argument pour dire : raison de plus pour que dans la foulée la ligne avance jusqu’à Pleyel, son terminus nord.

    Car pour l’instant, ce qui est prévu, c’est : arrivée à Mairie de Saint-Ouen en 2017, arrivée à Pleyel en 2023. « Six ans pour faire 600 mètres, ça ne va pas » dit Patrick Braouezec. Le président de Plaine Commune (9 communes, 400000 habitants), dans la foulée des mesures d’accélération du Grand Paris annoncées par Manuel Valls le 13 octobre, va donc prendre sa plume et envoyer une lettre au Premier ministre pour lui demander à nouveau que la ligne 14 rejoigne plus tôt son futur terminus nord. Une cinquantaine d’entreprises, des PME jusqu’aux plus grandes (GDF Suez, Generali, SFR, EDF, SNCF), présentes le 17 octobre à la réunion appuient la demande du président de la communauté d’agglomération… Car les effectifs des salariés travaillant à Plaine Commune vont exploser. SFR qui compte plus de 4000 personnes va en voir arriver 4200 de plus en novembre 2015. La SNCF, qui en compte environ 4000 aussi, en attend 1200 de plus en septembre 2015, puis éventuellement encore un millier, selon le choix que fera SNCF Réseau pour sa future implantation. A terme, la SNCF pourrait monter jusqu’à 10000 personnes. Et Saint-Denis pourrait encore accueillir 10000 salariés de GDF Suez aujourd’hui à La Défense.

    Même si la plupart de ces salariés ne seront pas directement concernés par la future gare de Pleyel, le besoin de transport de Plaine-Commune et de Saint-Denis va devenir de plus en plus pressant. Et il sera plus que jamais nécessaire de désaturer la ligne 13.  Donc de réaliser le prolongement de la 14. Difficulté cependant pour assurer la continuité du prolongement nord de la ligne 14 : les maîtres d’ouvrage ne sont pas les mêmes. La RATP et le Stif sont co-maîtres d’ouvrage du prolongement de Saint Lazare/Pont-Cardinet à Mairie de Saint-Ouen. La SGP est maître d’ouvrage du prolongement Mairie de Saint-Ouen – Pleyel. La difficulté devrait être réglée par la réalisation des travaux du dernier tronçon par la RATP sous mandat de la SGP.  Il faudrait encore, si Plaine Commune est entendue, échelonner aussi la mise en service de la future gare de Pleyel. Celle-ci est en effet en correspondance avec le tronçon commun aux lignes 16 et 17 (qui doit être mis en service en 2023) et avec la ligne 15 (en 2025). Une arrivée anticipée de la 14 supposerait que la gare puisse être partiellement prête avant 2023. Ce sera « une très belle gare » promet Patrick Braouezec. Le nom de l’architecte lauréat doit être connu à la fin du mois.

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  • Grande vitesse : un protocole d’accord pour relier Pékin à Moscou

    La Chine et la Russie ont signé un protocole d'accord le 13 octobre sur un projet de train à grande vitesse reliant leurs capitales, une ligne destinée à remplacer le Transsibérien en écourtant le trajet de six à deux jours, selon la presse chinoise. L'investissement est évalué à 230 milliards de dollars. La voie ferrée envisagée dépasserait les 7 000 kilomètres de long et passerait par Kazan, la capitale de la république du Tatarstan, à 800 kilomètres à l'est de Moscou.

    Les chemins de fer russes, dont le réseau est l'un des plus étendus au monde, ont un besoin criant de modernisation. De son côté la Chine, fière de sa technologie pour la grande vitesse ferroviaire, tente de l'exporter dans le monde où elle affronte des multinationales comme le français Alstom, l'allemand Siemens et le canadien Bombardier. 

  • Lille : Transpole propose une bibliothèque virtuelle dans les transports

    Le gestionnaire Transpole a lancé, le 16 octobre, l’application BiblioMobi permettant de télécharger gratuitement des nouvelles à lire dans les transports. Pendant six mois, le temps de l’expérience, Transpole va proposer de courtes nouvelles, classées par catégories, amour, étrange, attente, voyages et feuilleton. Elles seront téléchargeables, dans les neuf arrêts de bus et les six stations de métro les plus fréquentés du centre-ville, à travers un code 2D à flasher ou en NFC. 

    Les histoires, dont le temps de lecture est adapté à la durée des trajets, ont été rédigées par des auteurs québécois, En partenariat notamment avec la Bibliothèque municipale de Lille, l’un des partenaires avec la Ville de Lille, l'agglomération et le CITC-EuraRFID (centre d'innovation des technologies sans contact et cluster de l'internet de l'objet) qui vont mener cette expérimentation pendant six mois. 

    Plusieurs transporteurs proposent déjà des nouvelles à télécharger, notamment les TER lorrains en partenariat avec la Région, et deux éditeurs électroniques Storylab et Parallèles Editions. 

  • Grand Paris. Le prolongement d’Eole en difficulté

    Parmi les décisions du comité interministériel que préside Manuel Valls aujourd’hui, on attend notamment celle… concernant le prolongement d’Eole à l’ouest. Un projet dont la convention de financement n’est toujours pas bouclé. Or, certains articles de presse, vendredi dans Les Echos, ou dimanche dans le JDD, ont inquiété les partisans du projet. Les deux journaux ont en effet insisté sur « l’explosion »  des coûts d’Eole. Le JDD affirmant même : « le prolongement d’Eole a l’ouest aurait du plomb dans l’aile ».

    On ne s’attend pas à l’annonce claire du report d’un projet confirmé par le Premier ministre dans une communication du 9 juillet portant sur le Grand Paris. Mais on pourrait ne plus trop s’empresser  à faire aboutir le dit projet. De fait, le prolongement est passé de 2 milliards d’euros à 3,3 milliards. Mais c’est une vieille affaire, et le fait qu’elle ressorte ne semble pas dû au hasard. Le coût du prolongement d’Eole avait été établi en 2009, dans le plan de mobilisation de la région, à 2 milliards environ. Mais le chiffre ne tenait pas compte  de divers équipements d’exploitation (ateliers ou dépots), ni de tous les coûts  de la  gare de La Défense sous le Cnit, particulièrement complexe techniquement.  Les coûts ont depuis été intégrés dans le projet, tellement même qu’on était arrivé à une facture  de 3,7 milliards d’euros, qui avait fait bondir le Stif. A sa demande, les coûts avaient été réexaminés  et l’on était parvenu au moment de l’avant projet en 2013, à 3,3 milliards d’euros, enveloppe qui n’a pas bougé depuis.

    Le projet, déclaré d’utilité publique en février 2013 et parvenu au stade de l’avant projet, pouvait donc suivre son cours, d’autant que la région en a toujours fait une priorité. Les appels d’offres ont été lancés, l’un pour le matériel roulant et l’autre pour une nouvelle signalisation, dite Nexteo. Le matériel roulant doit être d’un nouveau type, puisqu’il s’agira d’un RER 2N de nouvelle génération.  Et c’est là que tout se complique. La SNCF et le Stif ont été « traumatisés » par la mise en service calamiteuse de la NAT (Nouvelle automotrice Transilien)—même si au bout du compte le train de Bombardier aujourd’hui en service, mieux connu sous le nom de Francilien, est un succès. Aussi ont-ils eu recours, à l’initiative de la SNCF, à un nouveau type d’appel d’offres, censé éviter les déboires de la NAT. Le matériel, nous confie un proche du dossier, n’est plus techniquement jugé selon une appréciation globale, mais selon les réponses fournies à 4500 niveaux de performance. Un premier appel d’offres a été annulé à la demande des industriels, les dits niveaux de performance ne pouvant être atteints partout. Ces niveaux ont été abaissés depuis, et trois réponses ont été apportées : Alstom-Bombardier ensemble, Siemens  et CAF. Mais la procédure semble tellement complexe qu’il va être extrêmement difficile de satisfaire à l’appel d’offres… Depuis cet été, dans les diverses réunions entre les autorités de transport de la région et la SNCF/RFF, on sent, selon Pierre Serne, vice-président du conseil régional, «  un moindre empressement » de la SNCF/RFF sur le prolongement d’Eole. Pierre Serne remarque de plus qu’à la différence du prolongement de la ligne 11 du métro parisien, fortement soutenu par les élus, Eole semble aujourd’hui moins porté.  La grande difficulté politique, cela a toujours été le peu de soutien au conseil du Stif des élus de Paris à un projet concernant surtout la banlieue.  Pierre Serne espérait, avec l’arrivée d’un élu EELV aux transports à la mairie de Paris, Christophe Najdovski, une attitude plus ouverte aux besoins des balieusards. Mais, une fois de plus, on se heurte aux problèmes de financement. La grande affaire de la mairie de Paris, ce sont les 400 millions qui manquent à son budget. Un trou qui conduit les élus parisiens à se montrer beaucoup moins généreux  qu’auparavant au conseil du Stif dans leurs co-financements… Et Pierre Serne reconnaît qu’on entend assez souvent évoquer l’idée d’un phasage dans le prolongement d’Eole.  On ne renoncerait pas au prolongement. Mais on pourrait remettre à plus tard le plus coûteux, le tunnel Saint-Lazare – La Défense, et commencer par les travaux d’amélioration de la ligne classique, et régler en priorité les énormes difficultés d’exploitation du Mantois.

    Eole est loin d’être le seul projet que le Premier ministre et les ministres concernés vont traiter dans le Comité interministériel de ce lundi. On s’attend à une accélération des prolongements des lignes 14 au sud, ainsi que  des tronçons communs des lignes 16 et 17 de Saint-Denis Pleyel jusqu’au Bourget RER, de la ligne 17, du Bourget RER jusqu’à Roissy CDG, de la ligne 18 jusqu’à Saclay. L’ensemble devrait être prêt en 2024,dans la . perspective, pense-t-on d’une candidature française soit aux Jeux olympiques de 2024, soit à l’Exposition universelle de 2025, dont on parle de plus en plus. Mais ces diverses accélérations avaient déjà été annoncées par Manuel Valls dans sa communication du 9 juillet sur le Grand Paris. La question à régler, c’est comme toujours la ressource. Le gouvernement n’avait finalement pas voulu d’une taxe sur les nuits d’hôtel fléchée sur les transports et permettant de dégager 140 millions par an. Mais il s’était engagé à dégager une ressource équivalente. Ce pourrait être réglé par un amendement gouvernemental au projet de loi de finances, mettant en place un  panier de ressources, en partie issue des parkings.

    Autre grande affaire du Comité interministériel, le logement. Le Premier ministre doit annoncer, selon le JDD « cinq sites prioritaires à fort potentiel de construction de logements », sur une vingtaine de sites identifiés, dont le site du journal donne la liste. La visite faisant suite cet après-midi au Comité interministériel devrait  illustrer  ce volet. Elle a lieu à Créteil l’Echat, future gare du Grand paris en correspondance avec la ligne 8 du métro parisien. Le maire PS de Créteil, Laurent Cathala, a confié à la SGP le soin d’aménager le site autour de la gare avec l’Agence technique et foncière de la région parisienne (AFTRP).

    Mais le principal sujet que va examiner Comité interministériel doit être le projet de réécriture de la loi Maptam, créant la Métropole du Grand Paris. Les élus de la mission de préfiguration ont voté un projet qui ne va pas du tout dans le sens de ce que souhaitait le gouvernement. La ligne blanche à ne pas franchir, c’était de doter les futurs territoires de ressources propres. C’est pourtant ce qu a été voté par la plupart des élus, ralliés, depuis Anne Hidalgo jusqu’à Patrock Ollier, à une solution mise au point par Giles Carrez, député UMP, rapporteur général du budget et orfèvre en grand Paris, certaines taxes allant à la métropoles et d’autres aux territoires… Un sujet si complexe et si sensible  qu’on ne s’attendait pas à ce qu’il soit définitivement tranché ce lundi.

     

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  • L’agglo de Chartres veut gérer ses transports en direct

    Est-ce un nouveau revers en vue pour Transdev ? L'agglomération de Chartres a décidé fin septembre de créer la…  

     

    société publique locale (SPL) « Chartres Métropole transport » qui pourrait prendre en charge le transport urbain l'an prochain. L’actuelle DSP gérée par Transdev prend fin au 31 décembre, mais l’appel d’offres de renouvellement n’a reçu qu’une seule réponse, celle de Transdev avec une facture pour la collectivité en hausse de 67 % sur l’actuelle DSP.

    L’agglomération refuse cette augmentation et anticipe un éventuel échec des négociations en créant cette SPL pour gérer le réseau au 1er janvier. Le conseil communautaire devrait prendre une délibération de fin de procédure de DSP cette semaine. Lors de son congrès des 1er et 2 octobre, Agir a rappelé qu'en dix ans, il y a eu 22 créations d'opérateur interne, dont une quinzaine de SPL ces 3 dernières années, Saumur, Saint-Brieuc ou Douais étant les plus récentes. Et une dizaine de créations serait en gestation, selon l'association. 

    Le prochain délégataire  – SPL ou Transdev – devra mettre en oeuvre un projet de BHNS qui doit être mis en service en 2018. Inscrit dans le PDU, le dossier prévoit la création d’une ligne de 4,7 km reliant notamment un quartier d’habitat social, des zones d’activités et le centre hospitalier avec une vitesse commerciale de 19,5 km/h et une fréquence de 8 à 12 minutes. L’investissement est chiffré entre 24,7 et 30 millions d’euros et pour cela l’agglomération a sollicité le soutien de l’Etat via le troisième appel à projets « Transports collectifs et mobilité durable ». 

    Jean-Jacques Talpin