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Tramway : Bombardier et ACC rénoveront les TFS de Grenoble
Le Syndicat mixte des transports en commun (SMTC) de l'agglomération grenobloise souhaite prolonger de 15 ans l’utilisation de ses 38 tramways français standard (TFS), après un quart de siècle de service. A cette occasion, l’aspect intérieur et extérieur des TFS sera modernisé, de même que l’aménagement, mis en conformité avec les exigences PMR. En outre, un système d’information voyageurs, la vidéosurveillance et la climatisation seront installés. Bombardier, qui rénove actuellement le « Mongy » de Lille Métropole, est responsable de l’ingénierie, des approvisionnements et de la gestion globale du projet grenoblois. L’ensemble des opérations (y compris le contrôle des chaudrons, la révision des portes et essieux ou le remplacement des câbles et systèmes électriques) seront réalisées à Clermont-Ferrand, sur le site de l'entreprise ACC Ingénierie et Maintenance, spécialiste des rénovations (MI79 du RER B francilien…). Le premier TFS doit être rénové début juillet, l'ensemble du parc devant suivre sur une période de quatre ans. Avec pour principal objectif d'équiper la future ligne E, qui sera partiellement mise en service au courant de l'été 2014.
Tramway Alstom fournira 24 Citadis Compact pour le Grand Avignon
Le 18 juin, Alstom a annoncé avoir été choisi par la communauté d’agglomération du Grand Avignon pour la fourniture de 24 tramways Citadis Compact chiffrés à « près 45 millions d’euros ». Leur livraison est prévue « à partir du printemps 2016 », avant une mise en service sur les deux lignes du futur réseau (14,5 km, 45 000 voyages par jour) fin 2016. Le Grand Avignon est la deuxième collectivité française à avoir choisi le Citadis Compact de 24 mètres, après Aubagne, mais dans la version la plus capacitaire (133 à 146 voyageurs). Toutefois, « pour anticiper les évolutions de trafic de l’agglomération du Grand Avignon », ce matériel pourra accueillir deux modules supplémentaires. Version courte du Citadis d’Alstom, le Citadis Compact est réalisé à La Rochelle (conception et assemblage final), Ornans (conception et fabrication des moteurs), Le Creusot (bogies), Tarbes (équipements électriques et électroniques de la chaîne de traction), Valenciennes (contrôle des commandes), Villeurbanne (électronique embarquée) et Saint-Ouen (design).
Fraude : Nancy en lutte contre la non-validation
Le réseau Stan (Service de transport de l'agglomération nancéienne) mène depuis le 29 mai une campagne contre la fraude sur son réseau couvrant la communauté urbaine du Grand Nancy (20 communes et 266 000 habitants). Le dispositif, intitulé « Frauder, c’est perdu d’avance », vise à diminuer la non-validation des titres de transports par la présence accrue de contrôleurs et à l’aide d’affiches présentant le nombre de personnes contrôlées ou de procès-verbaux émis. Une enquête BVA réalisée par la communauté urbaine en novembre 2012 avait révélé que 20 % des voyageurs ne compostaient pas leur billet. Le phénomène aurait doublé en un an sur ce réseau, exploité par Transdev. Une page facebook Info contrôleurs Nancy-Stan permet d’ailleurs aux usagers de se prévenir mutuellement de la position des agents de contrôle.
Accessibilité : à Toulouse, Transdev gérera Mobibus
Transdev vient de ravir la DSP de Mobibus, le transport en commun pour les personnes à mobilité réduite de l’agglomération toulousaine, à Veolia. Tisséo-SMTC a attribué à sa filiale TPMR le marché pour cinq ans et demi à partir du 1er juillet. Le contrat prévoit quelques améliorations de service (élargissement des horaires de réservation et de prise en charge, numéro de réservation non surtaxé…) et une certification du délégataire d’ici 2015. Mis en place en 2004, Mobibus a 4 000 abonnés (personnes en fauteuil, malvoyantes, de plus de 60 ans avec une perte d'autonomie de GIR 1 à 4) et dessert 99 communes. Le nombre de transports réalisés (122 400) a augmenté de 9 % entre 2011 et 2012.
A Toulouse, le tram Canal pour relier la gare à l’aéroport
Tisséo SMTC a lancé officiellement les études préliminaires du tramway Canal. Cette ligne de sept à neuf kilomètres bouclera le centre-ville de Toulouse via le canal du Midi. Elle connectera le palais de justice au sud-est (terminus de la ligne Garonne qui entrera en service à la fin de cette année) à la gare Matabiau, réaménagée en pôle multimodal pour l’arrivée de la LGV, puis traversera la Garonne au nord-ouest (en créant un nouveau pont ou en doublant celui de périphérique) avant de se brancher sur la ligne E en direction de Blagnac et de l’aéroport (ligne Envol en service fin 2014). Le coût estimé est de 300 millions d’euros, dont un million pour les études. La concertation publique est envisagée au deuxième semestre 2014, les travaux en 2017-2019 pour une mise en service à l’horizon 2020.
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Un réseau de bus totalement repensé pour Agen
La communauté d’agglomération d’Agen a lancé un nouveau réseau de bus, totalement refondu. Objectif pour Keolis qui reste aux commandes pour six années de plus : passer de 1,8 à 2,4 millions de voyageurs d’ici la fin de son contrat. Un nouveau réseau de transport fonctionne depuis quelques semaines déjà dans le territoire de la communauté d’agglomération d’Agen. Depuis le 2 mars 2013, l’ancien Transbus est devenu Tempo Bus. Keolis reste aux commandes pour six nouvelles années, elle a remporté l’appel d’offres en juillet 2012. Le réseau, lui, a été totalement transformé, les lignes tantôt scindées, tantôt rallongées, les lettres (A, B, C, G) changées au profit de chiffres (1, 2, 3, 4). Tempo compte désormais dix lignes urbaines, cinq lignes suburbaines desservant huit communes et un service pour les PMR. L’objectif était que chacune des 29 communes de l’agglomération et les 97 000 habitants soient desservis, au besoin par du transport à la demande à raison de deux allers-retours par jour. Mais Tempo bus dessert également les zones d’emploi, de services et de loisirs, comme l’Agropole, l’hôpital, l’usine UPSA, le marché d’intérêt national, les zones d’activités d’Estillac et de Pont-du-Casse, nouvellement entrée dans l'agglo, le parc Walibi… Au total, 130 arrêts supplémentaires ont été créés, s’ajoutant au 307 déjà existant. Pour exploiter ces nouvelles dessertes qui représentent deux millions de kilomètres annuels, contre 1,3 actuellement, l’agglo a acquis 14 nouveaux bus investissant 3 millions d’euros. L’exploitant dispose maintenant de 51 véhicules contre 41 auparavant et a embauché 23 personnes, dont 14 dans le cadre d’un contrat de professionnalisation avec Agglo Emploi et Pôle Emploi, portant à 73 le nombre de salariés. L’objectif de Keolis est de porter la fréquentation à 2,4 millions de voyageurs d’ici la fin de son contrat contre 1,8 au début.
Alors que le prix de l’abonnement annuel a pratiquement baissé de moitié, 150 euros contre 283,5 dans l’ancien réseau, la communauté d’agglo va consacrer, à ses transports collectifs, 5,7 millions d'euros par an hors investissement (3,6 millions les années précédentes). La plus grande part (5,3 millions) est financée par le VT, dont le taux, 0,75 % n’a pas été relevé avec l’entrée des nouvelles communes en janvier de cette année.
Yann GOUBIN
Les travaux du pôle multimodal officiellement lancés
Elus, partenaires financiers et entreprises du bâtiment ont posé, le 3 mai, la première pierre du pôle multimodal de la gare d’Agen. Le projet Agen-Gare, initié en janvier 2012, a pour objectif de créer une gare routière adaptée aux besoins actuels de la deuxième plus importante gare de la Région Aquitaine qui connaît un flux de près de 1,2 million de voyageurs par an. L’Espace gare doit permettre d’améliorer l’accès, les échanges entre les différents modes de transports (train, transports urbains et départementaux, taxis et vélos) ainsi que le stationnement. Une large verrière longera la gare pour abriter les usagers, et accueillera également un abri à vélo. Le montant du projet s’élève à 16,246 millions d’euros, dont 5,97 pour le foncier et les accès, et 9,4 pour la gare routière et la halle voyageurs. Les travaux devraient se terminer fin octobre.
Y. G.
Le prix des transports en commun de Caen en hausse à partir du 2 juillet
Les tarifs des transports en commun de la communauté d’agglomération de Caen la mer (242 000 habitants pour 35 communes) vont augmenter à partir du 2 juillet. Le syndicat mixte Viacités, autorité organisatrice des transports dans l’agglomération, en a décidé ainsi à l’issue d’une séance publique mercredi 29 mai. En moyenne, les tarifs du réseau Twisto, filiale de Keolis, vont augmenter de 2,9 % : par exemple, le ticket 1 voyage, valable une heure, va coûter 1,35 euro au lieu de 1,30 euro actuellement, tandis que l’abonnement annuel passera de 429 à 440 euros.
UITP 2013 : des solutions pour les transports par temps de crise
C’est au Palexpo de Genève que s’est tenue l’édition 2013 du congrès de l’UITP, qui, comme tous les deux ans, est associé à une exposition présentant les dernières nouveautés mondiales en matière de transports publics, des véhicules aux services aux voyageurs, en passant par l’ingénierie ou la billettique. Comme tombée du ciel, une immense horloge des CFF plantée au milieu du salon donnait sa teinte locale au congrès de l’UITP (Union internationale des transports publics) 2013. Les dirigeants du transport public et de l’industrie se sont réunis fin mai à Genève, proche des bases européennes de l’association. La dernière édition s’était tenue à Dubaï, et celle de 2017 se tiendra à Toronto.
L’UITP se rappelle parfois à son « I » de International, et va planter sa tente ailleurs dans le monde, faisant chuter son audience et grincer les dents des professionnels du Vieux Continent, qui jugent que c’est d’abord en Europe que se situent les enjeux de cette réunion sectorielle (320 exposants et plus de 10 000 congressistes cette année).
Rassemblé autour du nouveau président de l’UITP, Peter Hendy (TfL), et de Pierre Mongin (RATP), le groupe des grandes métropoles a d’ailleurs fait valoir qu’investir dans les transports publics en Europe, et donc soutenir l’industrie, lui semblait le meilleur moyen de lutter contre la crise : « Comment voulez-vous que nos industries soient compétitives à l’export si elles ne peuvent exercer leur excellence à domicile. Faute de commandes sur son marché domestique, l’industrie disparaît, c’est ce qui s’est passé en Grande-Bretagne », a-t-il indiqué.
Les sources de financement des transports publics doivent être « stables, prévisibles, sûres et transparentes », a détaillé le secrétaire général de l’UITP, Alain Flausch, qui a exhorté les autorités urbaines à diversifier leurs formes de financement (captation des plus-values foncières, congestion charge, parkings…) pour éviter la banqueroute quand, comme au Portugal, le support de l’Etat se rétracte. « Il faut s’inspirer du travail sur la gestion de ressources effectué dans d’autres secteurs comme l’aérien, l’hôtellerie ou la grande vitesse ferroviaire a suggéré Giampaolo Codeluppi, du cabinet de conseil Arthur D. Little, les collectivités locales ont investi dans de magnifiques outils billettiques mais elles n’en tirent pas la quintessence, alors qu’elles pourraient travailler sur des tarifications modulées suivant les heures de la journée. » Et surtout proposer à leur clientèle d’autres prestations à plus forte marge, en plus du service de transports publics. « A Tokyo, où les transports sont bénéficiaires de 6 %, ajoute Philippe Crist, de l’International Transport Forum, ce sont les activités annexes, magasins, hôtels, restaurants ou services, qui apportent la majorité de ses revenus au système de transports. »
Dans ce climat où chaque euro est compté, les industriels européens se sont mis au diapason. Faute de pouvoir rivaliser sur le low-cost, ils proposent des solutions économiques sur la durée de vie du produit. A Bâle « le nouveau tram Bombardier fera économiser 100 000 francs suisses par rapport à ce que proposaient les concurrents », a affirmé Jürg Baumgartner, le directeur des transports. Côté Alstom, c’est le directeur des transports de Lille Métropole, Yves Baesen, qui était appelé à la barre pour témoigner de l’intérêt des nouvelles solutions de signalisation métro Urbalis développées par Alstom. Là aussi, ce n’est pas le prix de vente, mais le « life cycle cost » qui a fait la différence.
Si la Suisse a la réputation – justifiée – d’être un « paradis » des transports publics, dont l’usage est encouragé par la distribution de billets de libre circulation gratuits aux clients des hôtels, le moyen de transport le plus rapide pour relier le centre de Genève et le Palexpo, établi à proximité immédiate de l’aéroport international, est de prendre… les trains grandes lignes ou régionaux des CFF, qui ont leur terminus à la gare de l’aéroport. A certaines heures, ce dernier était relié au Palexpo voisin par « le premier bus 100 % électrique de grande capacité du monde » : le Tosa, qui en soi était pour certains visiteurs le premier contact avec le salon.
Avant même d’entrer dans les deux grands halls d’exposition, le visiteur se retrouvait nez à nez avec un véhicule peu banal planté au milieu d’un écrin de verdure : le tramway de Tours (ou du moins un tronçon de ce dernier), dont le projet fut présenté par le maire de Tours, Jean Germain, comme « un dialogue entre les transports et la ville ». Si, comme de nombreuses villes d’Europe, Genève a redécouvert le tram au point de reconstruire son réseau, le trolleybus reste ici une valeur sûre, comme le montre le véhicule articulé à l’honneur au stand Van Hool. Chez le concurrent suisse Hess, le trolleybus articulé destiné au réseau de Limoges faisait presque « basique » par comparaison !
Au fond, le trolleybus est la forme la plus classique du bus électrique, mais aussi celle exigeant les installations les plus lourdes. D’autres formes plus autonomes de bus électriques ont fait leur apparition ces dernières années. Si les véhicules hybrides étaient présents en nombre l’an dernier au salon de Paris, la dernière tendance genevoise était le tout-électrique. Simple mode ou évolution irréversible ? Toujours est-il que les programmes de recherche européens sont pour l’instant les bienvenus ! Reste le problème fondamental des bus électriques : le stockage d’énergie. Problème quasi rédhibitoire en parcours interurbain ; pour Car Postal, la solution est alors le Mercedes Citaro à pile à combustible.
En ville, en revanche, les distances sont suffisamment courtes et les arrêts suffisamment fréquents pour mettre en œuvre des batteries de dimension réduite : quelques secondes de biberonnage en connectant son pantographe à l’équipement prévu à cet effet, et le Tosa était prêt à repartir de Palexpo à l’aéroport. NTL (Translohr) travaille aussi sur une solution dans ce domaine, le Wipost, qui pourrait aussi être déployée chez Alstom. Des systèmes de recharge par contact en toiture étaient également proposés par Volvo sur un véhicule en service dans l’ouest de la Suède, ou par le chinois Youngman. Avec à chaque fois des solutions différentes, avec des pantographes de toutes formes et de toutes dimensions. En opposition, Bombardier proposait sa technique Primove, testée à l’origine sous les tramways comme alimentation par le sol, mais désormais expérimentée en service régulier dans les villes pour recharger, sans contact, les batteries de bus électriques.
Par rapport au bus, électrique ou non, le BHNS est censé apporter un « plus » qualitatif et quantitatif. Les futurs voyageurs du Mettis de Metz devraient apprécier son véhicule de grande capacité présenté par Van Hool en livrée bleue (le parc se présentera sous quatre couleurs différentes). Mais le « plus » est également… financier ! A quelque 20 millions d’euros du kilomètre, le BHNS messin revient plus cher que certains trams. Constructeur du matériel roulant de Besançon, CAF a dévoilé à Genève, avec Vinci, une solution clés en main de tram pour 11 à 13 millions d’euros par kilomètre nommée Nextram. Comme le BHNS, Nextram est avant tout un moyen de transport plutôt qu’un outil de réaménagement urbain. Et comme le BHNS, ce tram est unidirectionnel, permettant ainsi de transporter plus de voyageurs à longueur égale. Enfin, tout en proposant une largeur de caisse de 2,3 m, Nextram revient à l’écartement métrique, pour les mêmes raisons que celles qui ont fait son succès il y a plus d’un siècle : emprise au sol réduite, d’où infrastructure à coût réduit. Et NTL, qui présentait à Genève son concept Prime, un Translohr unidirectionnel, se place sur ce même créneau, avec sa solution sur pneus. Constructeurs de bus et de trams s’affrontent à la croisée de leur zone de pertinence. Pour les villes, l’offre n’a jamais été aussi vaste.
Patrick LAVAL et Guillaume LEBORGNE
DSP : Transdev rempile à Toulon
La régie mixte des transports toulonnais (RMTT, filiale de Transdev) reste l’exploitant délégataire des transports urbains de l’agglomération varoise, le réseau Mistral. La nouvelle DSP de huit ans à compter du 1er juillet 2013 lui a été attribuée lors du conseil communautaire du 22 mai. Selon le président de la commission transports de Toulon Provence Méditerranée (TPM), Yannick Chenevard, les négociations ont été longues, puisqu’elles ont nécessité la prolongation à deux reprises de la DSP en cours, et « rudes » avec la société, délégataire depuis 2004. Il est vrai qu’une seule offre avait été reçue, celle de la RMTT, Keolis n’ayant pas donné suite à sa candidature. Le contrat, « équilibré », selon l’agglomération, lui permettrait d’économiser 58 millions d’euros sur huit ans, à périmètre égal. La contribution de TPM est de 49 millions d’euros en moyenne par an. La RMTT va donc continuer à exploiter le réseau Mistral, qui couvre 12 communes, soit 114 lignes de bus et de bateaux et 29 millions de voyages en 2012. Le prochain grand chantier sera, après l’ouverture du deuxième tunnel de Toulon, prévue en 2014, le redémarrage du projet de TCSP sur lequel devraient rouler des BHNS.
Le nouveau Translohr sur les terres du BHNS
Personne n’a parlé de « tramway low cost ». Mais c’est bien ce dont il s’agit. New Translohr (NTL, 51 % Alstom, 49 % FSI) lance une offre baptisée – à l’anglaise – le « Prime ». Il s’agit d’un Translohr de trois éléments (25 m), unidirectionnel, et faisant à ce titre l’économie d’une des deux cabines de conduite, des équipements de roulage, de motorisation et des portes liés à l’utilisation dans les deux sens. L’économie et l’augmentation de capacité permises par ces transformations doivent placer ce produit dans une gamme de prix de l’ordre de 10 millions d’euros par kilomètre, contre 5 à 12 millions pour les BHNS. Rapportée sur le cycle de vie (30 ans pour un tramway, le double d’un bus), la comparaison promet d’être avantageuse. Évidemment, il faudra prévoir une boucle aux deux terminus pour permettre au véhicule de repartir dans l’autre sens. Mais cette absence de retournement permet de gagner 3 à 4 min par trajet, assure-t-on chez New Translohr. « Il y a dix ans, personne ne parlait de BHNS. Ce marché s’est développé dans la continuité du marché des tramways en site propre. Avec le Prime, nous apportons les avantages du tramway au marché des BHNS », affirme Jérôme Wallut, président de NTL et directeur général d’Alstom Transport France.
En mai 2013, le Gart recensait près de 70 projets de TCSP en France orientés pour le moment sur le mode BHNS. Alstom et NTL réussiront-ils à faire basculer une partie de ces projets du 3e appel à projets en mode tram ? « C’est un produit qui va supplanter le BHNS », veut croire Philibert d’Hotelans, directeur développement et stratégie chez NTL.