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  • Grand Paris : le projet de CDT des Grandes Ardoines est validé

    Jean Daubigny, préfet de la région Ile-de-France, Daniel Davisse, maire de Choisy-le-Roi et président de la communauté d’agglomération Seine-Amont, Alain Audoubert, maire de Vitry-sur-Seine, Luc Carvounas, maire d’Alfortville, et les représentants des communautés d’agglomération Plaine centrale du Val-de-Marne et Seine-Amont ont validé le mercredi 22 mai le projet de contrat de développement territorial Les Grandes Ardoines. Le CDT sera mis en enquête publique en septembre 2013. Le territoire sera traversé par la ligne 15 et accueillera trois gares du Grand Paris Express : Vitry-Centre, Les Ardoines et Le Vert-de-Maisons (Alfortville), ces deux dernières en interconnexion avec les RER C et D. Ce CDT, qui a pour objectif la construction d’une ville complète, prévoit l’aménagement de la zone des Ardoines à Vitry, du Lugo à Choisy et du sud d’Alfortville.
     

  • Les navettes fluviales et maritimes ont le vent en poupe

    Les navettes fluviales et maritimes ont le vent en poupe

    «Les collectivités locales et les villes ont longtemps mésestimé leurs cours d’eau ou leur port et avant-port comme des voies de transports potentiels », explique Isabelle Trève-Thomas, chargée de l’étude du Certu, publié en juillet 2012, sur le potentiel du transport collectif urbain par voie d’eau en France. Mais aujourd’hui, les projets se multiplient. Ville en bord de mer ou traversée par un fleuve, beaucoup sont séduites par la création de navettes. Après Lorient, Nantes ou Marseille, Bordeaux devait lancer son service de BatCub sur la Garonne, le 2 mai, et Calais suivra le 16 juin. Quant au Var, il va commander une étude pour une desserte maritime du Golfe de Saint-Tropez.
    Selon la géographie de la côte, ou le lit du fleuve, une navette maritime ou fluviale offre un raccourci intéressant en termes de temps. A l’image du projet de Brest pour relier la presqu’île de Crozon qui doit voir le jour en septembre prochain.
    Néanmoins, il faudra lever quelques obstacles. Le transport urbain par voie d’eau est en effet tributaire des aléas de la météo. A Marseille, le temps de parcours peut passer de 40 minutes à 1 heure selon l’état de la mer.
    Pourtant, les navettes fluviales et maritimes sont perçues comme « des modes lents », constatent les chercheurs du Certu dans leur synthèse. La faute au temps d’accostage, jusqu’à 5 minutes, et le comptage systémique des passagers pour respecter le nombre de places autorisées. Les rapporteurs du Certu suggèrent d’augmenter la fréquence, de l’ordre de 5 à 10 minutes, pour contrebalancer cet inconvénient.
    Malgré tout, « les transports par voie d’eau ne peuvent pas être envisagés comme des axes majeurs, explique Emmanuelle Bayart, ingénieure à la planification des transports auprès de la direction de Systra. Elles complètent le réseau terrestre, un point d’appui des lignes fortes de transports habituels ». L’intermodalité présente la première difficulté à lever pour insérer une navette dans un réseau de transports. « Le cheminement entre les différents modes de transports doit être clair, comme c’est le cas à Nantes », précise Isabelle Trève-Thomas.
    Cette intermodalité passe aussi par une billettique commune avec le réseau terrestre. Les navettes marseillaises sont, par exemple, incluses dans les abonnements de la RTM. A Lorient, le prix du billet pour les navettes est au même prix que dans les bus. « Lorient a fait le choix d’intégrer complètement ses services maritimes dans son réseau urbain », explique Emmanuelle Bayart. Symbole de cette intégration, les horaires des navettes sont cadencés avec ceux du bus.
    Autre difficulté, l’accessibilité. Comme les autres transports, les navettes doivent être accessibles aux PMR selon la loi de 2005. Les passerelles d’accès à des pontons flottants, dont la hauteur peut varier avec la marée, doivent notamment respecter une inclinaison maximale de 4 %. A défaut, l’équipage devra les accompagner. Mais au-delà des PMR, ce sont les passagers en général qui sont soumis à une réglementation particulière. La capacité d’emport est stricte, en fonction de chaque navire, et le comptage obligatoire. De plus, pour les navigations sur les cours d’eau, la densité réglementaire ne doit pas dépasser 2,5 personnes au m2, et l’AOT doit reverser une redevance à VNF (Voies navigables de France). Sans parler de l’équipage. « Avec deux personnes à bord des navettes obligatoires, les charges de personnels sont le premier poste de coût d’exploitation », rappelle Isabelle Trève-Thomas.
    Côté maintenance, des périodes de carénage, c’est-à-dire la mise en cale sèche du navire, le nettoyage et la remise en peinture de la coque, doivent être observées tous les ans, dans le domaine maritime, et tous les cinq ans, pour les navettes fluviales.
    Ainsi, le coût d’exploitation est cinq fois supérieur à celui d’un bus, mais « c’est une manière différente d’envisager les transports en commun, conclut Emmanuelle Bayart. Les usagers n’attendent pas de la vitesse mais un déplacement agréable ».
        

    Matthieu Lenoir

     

    Bordeaux ajoute à ses transports le mode fluvial


    L’essayer, c’est sans doute l’adopter. Pendant les douze jours qui ont précédé le lancement des navettes fluviales sur la Garonne, le 2 mai, les habitants de Bordeaux et de la communauté urbaine ont pu goûter à ce nouveau mode de transport, entre le 22 et le 30 avril, avant l’ouverture officielle du service. Pour ce nouveau mode, la communauté urbaine s’est appuyée sur son exploitant, Keolis Bordeaux qui, elle-même s’appuyant sur l’expertise de Keolis Maritime, sous-traitant du transrade de Lorient, s’est chargé des études de faisabilité, de la définition et de l’acquisition des deux bateaux. Construits dans la région, à Gujan-Mestras, sur la rive du bassin d’Arcachon, par le chantier Dubourdieu, les deux catamarans – une forme choisie pour une plus grande stabilité dans les courants de la Garonne – ont la particularité d’être à propulsion hybride, diesel-électrique, même si le thermique est là en cas de besoin.
    Totalement intégrées au réseau TBC, reprenant même les traits du logo dans leur design, les navettes BatCub l’Hirondelle et la Gondole proposeront deux liaisons rapides en pointe, de 7h à 10h et de 16h à 19h. Une entre Lormont au nord de Bordeaux et Quinconces, en 20 min de trajet, toutes les 45 min. Et une traversée entre Quinconces et Stalingrad, en face, qui durera 5 min, avec un départ toutes les 15 min. Chacun des trajets sera effectué par un des navires. Le reste de la journée et les week-ends, les deux lignes seront réunies pour un trajet de 35 min, avec une escale supplémentaire aux Hangars Médoc, et un départ tous les trois quarts d’heure. L’exploitant s’est fixé un objectif de fréquentation de plus 200 000 voyages par an.     

    Y. G.
     

    La navette fluviale de Calais en service le 16 juin

    A Calais, tout fini en “In”. Une déclinaison d’Imag’In, le nom du réseau de Calais Opale Bus, filiale de Transdev, dont le PTU rassemble 104 000 habitants : Balad’In, la navette gratuite de centre-ville ; Vel’In, le service de vélos en libre-service et Div’In, la desserte du cap Blanc-Nez en bus à impériale.
    Logiquement donc, la navette fluviale qui sera lancée le 16 juin s’appellera Calais Majest’In. Inauguré le 30 mai, ce navire de près de 20 m de long a été dessiné par le cabinet d’architecture naval nantais SDI, puis construit par Alu Marine, pour embarquer facilement des passagers. Le Syndicat intercommunal des transports du Calaisis (Sitac) a souhaité une exploitation mixte de la navette : en transport public pour 70 passagers, à raison de trois allers-retours entre la citadelle et le pont de Coulogne, une ville de l’agglo (5 km, 6 escales en correspondances), et une possible utilisation à des fins privées permettant de déjeuner à bord par exemple, le midi ou le soir, pour 44 places assises.     

    Y. G.
     

    Le pôle métropolitain de Brest va lancer un transrade en septembre

    «C’est une réflexion globale sur les transports dans le cadre du Scot qui nous a conduits à la navette transrade entre Brest et la presqu’île de Crozon », explique Thierry Cann, directeur du pôle métropolitain du Pays de Brest, qui réunit 89 communes, sept intercommunalités dont l’agglo de Brest et la communauté de communes de Crozon, et représente près de 389 000 habitants (2009) dont plus de 158 000 salariés. « Les études ont montré qu’il fallait notamment renforcer l’offre de transports en commun entre Brest et la presqu’île, avec des espaces économiques indentifiés à Crozon même, mais aussi à Lanvéoc. » Bien sûr, il existe les cars du conseil départemental qui permettent de relier la métropole à Crozon, mais le trajet prend 1 heure 15. Par la mer, la traversée dure 25 à 30 min.
    Plutôt que de lancer une étude sur la faisabilité et le potentiel d’une liaison transrade, le pôle métropolitain a préféré directement passer à l’expérimentation. L’appel d’offres a été lancé en janvier. Le cahier des charges spécifie que la desserte devra se faire entre le port de commerce et Le Fret, situé entre la base des sous-marins de l’Ile-Longue et Lanvéoc. Le pôle a demandé que les horaires soient adaptés à une utilisation domicile – travail. En revanche, pas de souhaits particuliers quant à la motorisation. Pourtant, un cabinet d’architectes navals, Green Wave, installé à Crozon, a développé une gamme de bateaux électriques ou hybrides, les Nyami. L’un d’eux est exploité par les Vedettes Azénor qui travaille dans la rade de Brest et projette de lancer une desserte transrade. Si le cahier des charges ne prévoit pas de subventions, les titres vendus à bord du bateau permettront de poursuivre le trajet dans les transports de Brest Métropole ou ceux de Crozon, qui seront en correspondance. Le pôle métropolitain devrait désigner une entreprise fin juin ou début juillet, pour lancer cette navette transrade en septembre. « C’est un planning serré, convient Thierry Cann, mais c’est possible. »     

    Y. G.
     

    Lorient lancera son transrade électrique en juillet

    C’est un coup dur pour le chantier naval qui a construit la navette transrade électrique, et Lorient agglomération qui attend encore cette navette. Elle devait entrer en service en octobre dernier mais un problème technique a contraint le chantier naval STX de Lanester, à côté de Lorient, à surseoir la livraison. « Ce qui est malheureux, c’est que la propulsion originale, électrique, n’est absolument pas en cause », explique André Douineau, directeur des transports et déplacements de Lorient agglomération. « C’est une pièce mécanique qui a lâché sur la chaîne de transmission. Ce n’est pas un problème dans les moteurs électriques ni dans la fourniture d’énergie », poursuit le directeur pour contrer les partisans du tout-diesel. Le contraire de l’Ar vag Tredan, le navire à zéro émission de CO2 que l’agglomération pourrait remettre en service en juillet, une fois le problème résolu. Elle compte en effet beaucoup sur ce bateau pour remplacer le plus ancien des trois bâtiments qui assurent les liaisons transrades. Keolis maritime qui exploite ces vaisseaux pour le compte de Keolis Lorient, le délégataire du réseau de la ville, pourra ainsi affecter le plus vieux navire à la réserve, nécessaires soutien lors des opérations d’entretien des trois bateaux en service. A bord du navire à venir, l’énergie sera stockée dans des supraconducteurs, qui ont l’avantage de se recharger en quelques minutes, quatre selon le constructeur, ce qui pourra se faire à chaque rotation, pendant l’escale. Un concept très novateur dans le domaine maritime. Lorient agglomération a investi 3,4 millions d’euros dans ce bateau capable de transporter 120 passagers assis, et une trentaine debout, plus dix bicyclettes, et qui doit faire vingt-huit rotations par jour. Elle sera présentée lors du colloque sur les navettes maritimes et fluviales, organisé par le Gart et le Certu, les 15 et 16 mai, à Lorient, en collaboration avec l’agglo.   

     Y. G.
     

    Une deuxième ligne maritime vers la côte nord de Marseille

    Marseille Provence Métropole et la RTM ont lancé, le 13 avril, une deuxième ligne maritime. Après celle entre le Vieux-Port et la Pointe-Rouge, au sud de l’agglomération, mise en service l’été dernier, Marseille se tourne vers le nord de la ville avec cette nouvelle desserte vers l’Estaque, en 40 min environ, avec un départ toutes les heures. Elle fonctionnera jusqu’en octobre prochain. Accessible avec les abonnements RTM ou avec un billet à 3 euros, cette nouvelle ligne est sous-traitée à Icard Maritime. En revanche, Transdev opère celle vers la Pointe-Rouge. L’année dernière, la première ligne avait transporté 185 000 personnes entre le 1er mars et le 15 septembre.     

    Y. G.


    Les va-et-vient de la navette parisienne


    Testée, arrêtée, relancée, mais finalement toujours pas en service. La navette fluviale à Paris est semble-t-il très compliquée à mettre à l’eau. Mais le Stif n’a pas renoncé malgré les obstacles qui se sont multipliés depuis quelques années. Considéré comme un test entre 2008 et 2011, le service Voguéo avait ensuite été suspendu, pour réétudier parcours et escales et améliorer la fréquentation, qui n’était que de 12 passagers en moyenne par trajet. L’année dernière, la version II de Voguéo est annoncée : trois lignes se recouvrant en partie et 31 escales. Les Parisiens sont consultés, un appel d’offres lancé et le nouveau départ annoncé pour le début de l’année 2013. Mais en février le bruit cours que le projet est abandonné. En fait, l’appel a été déclaré infructueux. « Une seule entreprise a répondu, annonçant un budget de 75 millions d’euros, alors qu’on avait tablé sur 25 millions », explique Pierre Serne, vice-président de la région Ile-de-France chargé des transports et vice-président du Stif. « De toute façon, notre projet aurait été attaqué par les compagnies privées de bateaux touristiques pour concurrence déloyale », dit Pierre Serne. « Nous allons cette fois lancer un appel à projets. » Cette formule laisse plus de souplesse dans la définition des projets, comme la possibilité de travailler avec des associations présentes dans le transport fluvial, à l’image des Passeurs de rives installés à Nogent. On peut alors imaginer des navettes plus petites que Voguéo, plus rapides, qui n’irait que jusqu’à la BNF ou au quai de la Rapée depuis Maisons-Alfort et Nogent. Histoire de redonner le goût de ce mode de transport, d’espérer une relance de la fréquentation et de penser éventuellement à grandir.     

    Y. G.

     

    Une étude pour un service dans le golfe de Saint-Tropez


    Le conseil départemental du Var a lancé une étude pour la mise en place d'un transport public maritime dans le golfe de Saint-Tropez qui pourrait soulager le trafic routier très congestionné en période estivale, de Saint-Tropez à Saint-Raphaël. A l’origine de cette étude, la volonté du Var, en accord avec les communautés de communes et les maires des villes qui bordent le golfe, de disposer d’une alternative à la route et de proposer un service hivernal, même si la demande est plus faible, mais émanant de résidents et non d’estivants. Aujourd’hui, les navettes privées entre Saint-Tropez et Sainte-Maxime ne fonctionnent qu’à la belle saison. Le cahier des charges de l’appel d’offres, en cours d’examen, prévoit une analyse des services existants des règles d’appontement dans les principales communes du golfe, comme Grimaud et Cogolin, en plus de Saint-Tropez et Sainte-Maxime. L’étude doit aussi se pencher sur les conséquences d’un service public. Enfin, le cabinet d’étude retenu devra fournir tous les éléments susceptibles de construire des contrats d’appels d’offres solides. Néanmoins, rien ne garantit que cette étude –  qui devrait durer 18 mois maximum – soit suivie de la création d’un service.   

     Y. G.

     

    Les navettes fluviales pas toujours plus rapides dans Thau Agglo


    Suivant l’expérience de la ville de Sète et de la navette qui conduit l’été les festivaliers au théâtre de la Mer, Thau Agglo avait commandé une étude sur une navette régulière, cette fois comparant les temps de trajets entre les différentes villes de l’agglomération autour de l’étang et selon différents modes : voitures, bus, navettes fluviales. Résultats, un temps de parcours entre Frontignan et Sète-Gare de + 203 % par rapport à une desserte terrestre, et de + 352 % entre Frontignan et Sète-Centre. Cette contre-performance s’explique notamment par la faible vitesse imposée par la réglementation en vigueur sur les canaux empruntés (8 km/h) et l’attente de l’ouverture des ouvrages d’art mobiles qui permettent aux véhicules routiers de franchir les canaux.
    Malgré ces cas particuliers, l’étude montre tout de même l’intérêt des liaisons fluvio-maritimes, avec un gain de temps de 10 % (Sète-Centre – Marseillan-Plage par le Lido) à 52 % (Mèze – Sète-Gare), notamment. L’agglomération a aussi regardé à la dépense. Entre 500 000 et 800 000 euros pour une expérimentation de six à douze mois, en regard du prix d’un bus à 250 000 euros, alors que le réseau Thau Agglo Transport doit encore être amélioré.     

    Y. G.
     

  • DSP : Keolis doublement reconduit à Angers

    Keolis a signé le 7 mai deux délégations de service public (DSP) transport avec Angers Loire Métropole, qui renouvelle ainsi sa confiance à l’opérateur présent sur le réseau angevin depuis 1979. La première DSP a été attribuée à Keolis Angers et concerne l’exploitation du réseau de transport urbain de bus et de tramway Irigo. D’une durée de 6 ans, elle débutera le 1er juillet 2013. Keolis s’est engagé sur un certain nombre de critères concernant la qualité de service, les problématiques environnementales et sur sa politique de ressources humaines. Le réseau Irigo dessert 275 000 habitants et 33 communes de l’agglomération angevine.
    La seconde a été confiée à la filiale Keolis Val de Maine qui a été reconduite en tant que délégataire du service de transport à la demande des personnes à mobilité réduite. Ce nouveau contrat débutera le 1er juillet 2014. Un nouveau service d’information voyageurs sera mis en place avec l’envoi aux abonnés de SMS ou d’e-mails. Au cours de cette DSP, Keolis s’est engagé à augmenter de 9,2 % la fréquentation au cours des 5 années du contrat qui s’achèvera en 2019. D’ici là, ces deux contrats devraient rapporter à la filiale de la SNCF un chiffre d’affaires cumulé de 340 millions d’euros.

  • Espagne : la LGV Madrid – Barcelone a eu un surcoût de 31 %

    Attendu, le rapport du tribunal des comptes publics espagnol chiffre à 8,966 milliards d’euros le coût du chantier pour la réalisation de la ligne à grande vitesse entre Madrid et Barcelone, amorcée en 2002 et achevée en février 2008. Ce montant hors matériel roulant dépasse de 31,4 % le prix initialement fixé pour les travaux. En moyenne, chaque kilomètre des 621 km qui séparent les deux villes a eu un coût de 14,4 millions d’euros. Le Fonds européen de cohésion a contribué à la plus grosse partie du financement.

  • Compiègne achète ses bus pour réduire ses coûts

    Compiègne achète ses bus pour réduire ses coûts

    A Compiègne, pour assurer une meilleure desserte du centre-ville et renforcer la dimension intercommunale, le réseau de transports urbains va être remanié. Et surtout, pour faire de substantielles économies, l’agglomération va devenir propriétaire de ses bus. A partir du 15 juillet, le réseau de l’agglomération de la région de Compiègne (Arc), qui réunit 15 communes et compte quelque 73 000 habitants, va lancer un réseau de bus modifié. Un changement dû, notamment, au renouvellement de la délégation de service public. Certes, les Cars Acary étaient déjà le prestataire des transports intercommunaux (Tic) de l’ARC, qui compte encore six lignes jusqu’en juillet. Mais la filiale de Transdev va apporter des modifications aux transports urbains du Compiégnois, qui vont toutefois conserver leur gratuité, sauf les dimanches et fêtes.
    Le réseau va perdre la ligne 6, reprise par la 2 qui sera prolongée et fera un crochet sur l’autre rive. La 7 sera scindée en deux, comme les quatre autres. Ce sera sans doute l’une des nouveautés les plus visibles : le nombre de lignes passe de six à cinq. L’objectif de ces modifications est d’assurer « une meilleure desserte et un rééquilibrage du réseau », souligne le président de l’Arc, Philippe Marini.
    Tout cela afin d’offrir une meilleure desserte du centre-ville de Compiègne, des liaisons simplifiées vers la zone commerciale et de loisirs de Jaux-Venette, et plus de connexions entre les deux rives. Ces modifications doivent aussi renforcer la dimension intercommunale du réseau avec un meilleur service pour Jaux, Venette et Margny, et des extensions vers Clairoix et Choisy-au-Bac.
    Mais le gros changement concerne toutefois les bus. En effet, l’agglomération a décidé de devenir propriétaire de ses véhicules de transports urbains. « Nous avons reçu l’aide du syndicat mixte des transports collectif de l’Oise (SMTCO), qui subventionne 30 % de l’investissement de 4,4 millions d’euros », explique Laurent Portebois, vice-président de l’Arc chargé des transports. « Nous avons donc acheté 19 bus standards et 2 midibus. Mais nous allons les amortir sur quinze ans. Alors que dans le cadre d’une délégation de service public l’opérateur calcule l’amortissement sur la période du contrat. En l’occurrence, sur sept ans. Avec nous, ils vont durer le double. »
    Cette solution devrait permettre d’économiser de 200 000 € à 300 000 € par an selon les estimations de l’Arc. L’autre modification, c’est la création d’un seul lot qui rassemble transports urbains et transports scolaires. C’est donc les Cars Acary qui opéreront les bus scolaires à la rentrée, qui ne s’appelleront plus Scolas’Tic, mais Tic tout simplement, afin d’unifier le service. Ils permettront aussi d’étoffer la desserte, puisque, comme aujourd’hui, ces bus seront accessibles à tous les usagers.
    Parmi les nouveautés, les usagers bénéficieront d’une amplitude de service plus longue de deux heures sur le TAD. Il fonctionnera de 6h à 20h, au lieu de 7h à 19h aujourd’hui. « Les usagers qui se rendent à Paris n’avaient pas de solution pour se rendre à la gare et prendre le train de 6h55 pour la capitale. »
        

    Yann GOUBIN
     

  • Écotaxe : six sociétés habilitées pour le télépéage

    Écotaxe : six sociétés habilitées pour le télépéage

    L’écotaxe va être payée à compter du 1er octobre par les poids lourds qui circuleront sur les routes gratuites de France. Elle sera collectée par six sociétés qui chacune ont mis au point leur propre badge et système d’abonnement. Plusieurs fois repoussée, l’écotaxe entame sa dernière ligne droite. Cette taxe, qui sera versée par les camions de plus de 3,5 tonnes circulant sur les routes nationales gratuites (10 000 km) et les routes locales contournant les itinéraires payants (5 000 km), a été adoptée le 16 avril par l’Assemblée nationale.
    En attendant son application en octobre, les sociétés chargées de sa mise en œuvre travaillent d’arrache-pied pour tenir le calendrier. En tête de ligne, Écomouv’, le consortium (comprenant autour d’Autostrade, SFR, Thales, Steria et la SNCF) chargé pour le compte de l’État de coordonner l’ensemble du dispositif, proposera deux possibilités aux transporteurs routiers. Soit un système basé sur le prépaiement pour les non-abonnés. Dans ce cas, Écomouv’ leur fournira un boîtier pour lequel ils devront verser un dépôt de garantie et payer un acompte sur lequel l’écotaxe poids lourds sera imputée. Soit un système postpaiement pour les abonnés, permettant de bénéficier d’une réduction de 10 % de la taxe.
    La taxe sera en moyenne d’une douzaine de centimes d’euro le kilomètre, variant en fonction du réseau emprunté, du nombre d’essieux du véhicule et de son niveau de pollution. Le gouvernement espère 1,2 milliard d’euros annuels, dont l’essentiel servira à financer les infrastructures de transport.
    Quelque 800 000 boîtiers devraient être distribués aux abonnés de l’écotaxe en France. Pour gérer les abonnés, Écomouv’ a retenu six sociétés « habilitées télépéages » (SHT) qui seront chargées de collecter la taxe : Axxès, Eurotoll, Telepass, Total, Ressa et DKV. Chacune a développé un badge avec des caractéristiques propres, en cours d’homologation auprès d’Écomouv’.
    Parmi eux, Telepass a retenu un badge Magnetti Marelli qui ne sera pas vendu mais remis gratuitement via plus de 140 points de distribution. Comme pour les autres SHT, c’est l’abonnement au service qui sera facturé. « Notre objectif est de proposer la solution la plus intégrée possible. C’est pourquoi nous avons retenu la même technologie qu’Écomouv’ », explique Régis Cottereau, le directeur commercial de Telepass. Le badge contient un GPS intégré permettant de connaître la position du véhicule et de transmettre des données. La technologie DSRC (ondes courtes) permet aussi de lire et échanger des données avec les antennes disposées sur les portiques. Telepass y a enfin intégré la technologie TIS-PL autorisant le paiement du péage sans s’arrêter.
    De son côté, Axxès a retenu un équipement embarqué, nommé Viaxxès SAT, « qui permettra demain de s’acquitter des péages européens et de la taxe poids lourd en France », explique la société. Il conjugue deux technologies cumulant plusieurs fonctionnalités : « la technologie micro-ondes DSRC permet de lever les barrières de péage sur les autoroutes françaises, espagnoles et belges. Et la nouvelle technologie satellitaire qui offre toujours plus d’interopérabilité technique, notamment dans les pays Européens tels que l’Allemagne », précise Axxès. « Le badge Viaxxès SAT enregistre automatiquement des éléments nécessaires à la détermination de l’assiette de l’écotaxe, en positionnant le véhicule en temps réel et en déterminant si le véhicule a franchi l’un des 4 066 points de taxation prévus sur le réseau écotaxe ».
    Reste encore à lever plusieurs obstacles techniques avant d’obtenir les différentes homologations. En particulier, il est nécessaire de faire « coexister les technologies GPRS, GSM et GPS pour l’acquittement d’une taxe et du péage, ce qui constitue une première mondiale », selon Axxès. Par ailleurs, « l’absence de directives définitives de la part de l’État notamment sur les pièces nécessaires à l’enregistrement des redevables constitue un frein notoire au déploiement de l’écotaxe », ajoute la société française.
        

    Marie-Hélène Poingt

  • iDBus se lance en Italie

    iDBus se lance en Italie

    Après le succès rencontré en Europe du Nord, les iDBus gagnent la Méditerranée. A commencer par des liaisons Italie – région Paca en France. Avec toujours la même recette : des prix bas, les services à bord, la desserte des centres-villes et aussi, à partir de Gênes et de Milan, l’aéroport « italien » de Nice.
      L’imminence des JO de Londres avait justifié le lancement des iDBus, en juillet 2012. Cette fois, c’est Marseille, capitale européenne de la Culture, le moteur. L’offre iDBus, qui comporte déjà 24 allers-retours quotidiens vers une douzaine de capitales européennes, s’enrichit en effet de trois AR à compter du 27 mai, cette fois non plus vers l’Europe du Nord, ni même sur Paris – Lyon, mais vers l’Italie, Piémont et Lombardie, au départ de la région Paca. « La desserte de l’arc méditerranéen est une attente forte de nos clients, il y a des liens historiques et touristiques importants entre ces trois régions, souligne Maria Harti, la directrice générale d’iDBus. Par ailleurs, Nice est considérée comme le 6e aéroport italien… »
    Les ventes ont ouvert le 23 avril pour des trajets Aix – Nice – Gênes – Milan, à raison de deux AR à 10h et à 14h au départ d’Aix-en-Provence, ainsi qu’un Marseille – Nice – Gênes – Milan, qui part à 7h30. De Nice vers Milan, les clients disposeront donc de 3 horaires (10h30, 12h40 et 16h25). Idem pour les Milanais, à 8h, 9h45 et 13h. Durée du trajet en autocar : une dizaine d’heures entre les deux terminus, 2 heures 30 pour un Nice – Gênes, 4 heures de plus pour pousser jusqu’à Milan.
    Comme pour le reste de l’offre iDBus, les autocars desservent les centres-villes, via leur gare SNCF ou la gare routière, et à Nice ils iront jusqu’à l’aéroport, donc. « Nous arrivons sur cette desserte qui n’existe pas aujourd’hui en train, sauf à prendre une ou deux correspondances, et ces dernières ne fonctionnent pas tous les jours, avec une offre quotidienne et directe », souligne Maria Harti. Un atout conforté par des tarifs attractifs et fixes jusqu’à la dernière minute. Avec, par exemple, 35 € le prix mini pour un Nice – Gênes, billet qui passe toutefois à 65 € en période de très fort trafic, ou encore de 69 € à 99 € pour aller de Marseille à Milan, « à comparer aux 200 € nécessaires en voiture pour l’essence, le péage et deux jours de parking », souligne-t-elle. Jusqu’au 30 avril, 8 000 places à 19 € (offre découverte) sont à acheter pour des trajets à effectuer entre le 27 mai et le 27 juin.
    Après neuf mois d’existence, iDBus a transporté 200 000 passagers dont la satisfaction, mesurée par enquête en février dernier, est au top : 98 %, dont 61 % de « très satisfaits » ! Principaux atouts : les tarifs, bien sûr, mais aussi le service à bord, notamment le Wifi gratuit et la prise électrique. Et, surtout, 25 % des clients reviennent, « c’est un taux de “ré-achat” qu’on ne pensait pas obtenir en si peu de mois, et qui nous rend très optimistes pour le développement futur de cette offre », confie Maria Harti. Des résultats en ligne avec les objectifs initiaux. La directrice générale considère aujourd’hui que le taux de remplissage des autocars est « une donnée confidentielle », mais on sait que le business plan tablait sur 75 % ; qu’il était de 70 % après deux mois de fonctionnement en 2012 ; et qu’il « croît régulièrement », assure-t-elle. Jusqu’à atteindre le seuil de rentabilité ?
        

    Cécile NANGERONI
     

  • Daniel Percheron toujours remonté contre le prix du TGV Lille – Paris

    Daniel Percheron toujours remonté contre le prix du TGV Lille – Paris

    « Je ne veux pas que la SNCF continue à prendre dans la poche des habitants du Nord-Pas-de-Calais deux fois plus d’argent que dans les autres régions. Nous sommes trop patients et disciplinés », a expliqué le président (PS) du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais au quotidien Métro. Daniel Percheron attaque en effet de nouveau la SNCF devant le Conseil d’Etat car, selon lui, le prix au kilomètre est deux fois plus cher sur un Paris – Lille que dans tout le reste de la France. Bien que débouté lors d’un précédent recours en 2011 au Conseil d’Etat en 2011, Daniel Percheron a cette fois décidé de poser une « question prioritaire de constitutionnalité ». Il ajoute : « La dernière fois, on nous a dit “votre recours arrive trop tard”, les tarifs viennent d’être fixés. Là, nous déposons avant la fixation des nouveaux tarifs et nous espérons qu’on examinera notre demande. »
     

  • RER A : La RATP dément les accusations de favoritisme dans la commande des MI09

    Suite à la publication par Mediapart, le 22 avril, de l’information selon laquelle le syndicat SAT RATP déposait une plainte contre Pierre Mongin, PDG de la RATP, et Gilles Carrez, président de la commission des finances à l’Assemblée, pour « favoritisme », « entente prohibée » et « prise illégale d’intérêts », la RATP a annoncé qu’elle portait plainte pour dénonciation calomnieuse. D’un côté, le syndicat – qui est « ultraminoritaire »,  rappelle le transporteur – s’appuie sur le rapport de la Cour des comptes de juin 2012 selon lequel le marché passé en avril 2009 avec Alstom-Bombardier pour la livraison de 65 rames à deux niveaux de RER A « n’a pas permis de faire jouer ouvertement la concurrence ». De l’autre, la RATP affirme que « la procédure d’achat et l’appel à concurrence ont été parfaitement réguliers ». En cause notamment la rapidité de conclusion de ce marché suite à la demande expresse du président de la République – ces rames avaient d’ailleurs été surnommées MI Sarkozy – et la sous-évaluation de son montant. Annoncé à 1,3 milliard d’euros, le contrat en a finalement coûté 2. « Le prix final est conforme à la qualité du produit fourni et aux références du marché pour les autres transporteurs », allègue la RATP.

     

  • Ile-de-France : création d’une Entente autour de la Seine

    Douze collectivités riveraines de la boucle Nord de la Seine ont décidé le 19 avril de créer une Entente autour de la Seine permettant une coopération plus approfondie entre leurs territoires au-delà des frontières départementales et administratives. Cette Entente regroupe la communauté d’agglomération d’Argenteuil-Bezons, la communauté d’agglomération Plaine Commune, les villes d’Argenteuil, Saint-Denis, Epinay-sur-Seine, Saint-Ouen, L’Ile-Saint-Denis, Asnières-sur-Seine, Clichy, Colombes, Gennevilliers et Villeneuve-la-Garenne. Les collectivités locales membres de l’Entente vont engager une étude afin de revisiter le rapport au fleuve jusqu’ici marqué par le passé industriel de ce territoire. La présidence tournante de l’Entente sera pour la première année assumée par Patrick Braouezec, président de Plaine Commune.