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La Fnaut préconise de lancer la moitié des projets du Snit
Fin mars, la Fédération nationale des associations d’usagers des transports a fait part de ses critères pour établir le tri entre les projets contenus dans le Snit (schéma national des infrastructures des transports). Avec en toile de fond la volonté de favoriser les déplacements respectueux de la santé et de l’environnement.
Parmi les lignes à lancer, la Fnaut préconise une liaison nouvelle entre Paris et Mantes pour séparer et fiabiliser les trafics franciliens et normands. Elle retient aussi le CFAL (contournement ferroviaire ouest de l’agglomération lyonnaise) et le tunnel international Saint-Jean-de-Maurienne – Suse, première phase du projet Lyon – Turin.
La LGV Bordeaux – Toulouse, Perpignan – Montpellier, Paca (Marseille – Toulon et Saint-Raphaël – Nice), la deuxième phase de la branche est du projet Rhin-Rhône, l’interconnexion sud en Ile-de-France et, en « version économique », le POCL (suivant le tracé médian par Roanne, seul finançable) font aussi partie de la liste. Ce qui aboutit à retenir au final la moitié environ des LGV inscrites au Snit. Soit un investissement de 2 à 2,5 milliards d’euros par an qui pourrait être financé par la fiscalité écologique, selon la Fnaut.
CarPostal gérera les transports de Menton
Peu à peu, CarPostal poursuit son implantation sur le territoire français. Le groupe suisse compte désormais sept réseaux en France, depuis que la communauté d’agglomération de la Riviera Française (dix communes et près de 67 000 habitants), dont la ville centre est Menton, a attribué l’exploitation de son réseau de transports urbains à la filiale française de CarPostal Suisse. Le nouveau contrat de délégation de service public prendra effet le 1er juin prochain pour une durée de six ans et un montant de 40 millions d’euros répartis sur la période.
Le réseau urbain est composé de 12 lignes régulières, un service de TAD, un autre de PMR, des navettes touristiques estivales, mais également 19 circuits scolaires et périscolaires sur le périmètre de l’agglomération. Les 34 véhicules neufs en propre parcourront 1 350 000 km par an, seront renforcés par 12 véhicules sous traités à deux partenaires autocaristes locaux. Avec ce nouveau marché, CarPostal augmente son personnel de 80 agents, dont 66 conductrices et conducteurs repris à Veolia Transdev.Exploitant : Keolis renouvelé à Châtellerault
Opérateur du réseau TAC depuis 1984, Keolis a été renouvelé pour sept ans, à compter du 1er avril, par la communauté d’agglomération du Pays châtelleraudais (CAPC, 53 000 habitants), à l’unanimité moins une voix. Ce contrat générera un chiffre d’affaires cumulé de 25 millions d’euros. Il prévoit une refonte complète du réseau avec la création de lignes structurantes cadencées et des lignes Flexo (régulières à itinéraire souple) pour les zones d’habitat diffus et industrielles, la construction d’un nouveau dépôt en septembre 2014, ainsi qu’un service PMR dès janvier 2015.
Tunisie : le projet de tramway à Sfax prend tournure
« Une première ébauche de l’étude de faisabilité sur le tramway de Sfax, financée par la Banque européenne d’investissement, a été diffusée aux acteurs publics, au gouvernorat et à la municipalité il y a une quinzaine de jours », assure un opérateur économique de cette ville située à 270 kilomètres au sud-est de Tunis, dans un article du Moci. La première phase – un tronçon de 25 kilomètres entre la localité de Sidi Salah et l’aéroport – serait achevée pour une inauguration en 2019. La deuxième phase, d’une longueur équivalente à partir de la localité de Sidi Mansour, serait, quant à elle, terminée pour une ouverture prévue en 2028.
F. P.
Cabotage : l’Araf fixe les règles
L’Autorité de régulation des activités ferroviaires a fixé le 27 février les règles régissant le cabotage intérieur dans le cadre d’un transport international ferroviaire de voyageurs. Rappelons que le cabotage permet à une entreprise ferroviaire de prendre des voyageurs sur une liaison intérieure dans la continuité de son trajet international mais avec des limites.
Pour vérifier qu’une liaison a une vocation internationale et n’entre pas en concurrence avec une desserte intérieure, l’Araf a donc décidé qu’elle vérifiera si la part du chiffre d’affaires de la liaison intérieure reste inférieure au tiers du chiffre d’affaires total de la ligne ; que la part du trafic voyageurs-kilomètres de cette liaison domestique est inférieure au quart du trafic total et que la longueur totale de la liaison internationale est supérieure d’un quart à la plus grande desserte nationale. Des critères mis en place dans un souci d’harmonisation européenne. Par ailleurs, pour s’assurer que le cabotage intérieur ne remette pas en cause l’équilibre économique des conventions de service public (par exemple le TER), l’Araf a décidé de s’appuyer sur des prévisions à trois ans, portant notamment sur les grilles horaires mises en place par le caboteur, leur nombre ou encore la tarification.
Pays-Bas : un bureau d’études invente les pistes cyclables chauffées
Alors que le verglas est responsable au Pays-Bas de 5 à 10 % des accidents impliquant des vélos, un bureau d’études néerlandais a inventé les pistes cyclables chauffées grâce à la géothermie afin d’empêcher la formation du gel. Ce système permettrait également d’économiser les dépenses de sel d’épandage. Deux projets pilotes ont été lancés, l’un par la province d’Utrecht, l’autre par la ville de Zutphen. Le cabinet d’études évalue entre 30 000 et 40 000 euros le coût du kilomètre de cette piste chauffée. Le pays comptant 35 000 km pistes cyclables, la facture totale s’élèverait à près de 1,2 milliard d’euros.

Le tramway de Tours en bonne voie
A Tours, l’étape symbolique de la fin de la pose de la voie du tramway s’est achevée le 30 janvier. Il restera tout de même des travaux de finitions qui vont s’étaler, ça et là, sur la ligne, jusqu’à fin avril. A cette date, l’ensemble de la ligne, zone APS, comprise, sera ouverte aux essais. Quant aux stations, leur équipement s’achèvera fin juin.
C’est sur le pont Wilson qu’a eu lieu la dernière soudure du rail. Un lieu emblématique qui marquait autrefois l’entrée nord dans la ville. C’est aussi une rupture entre les différents paysages qu’épouse la ligne du tramway de Tours. « C’est une ligne qui utilise l’axe historique de traversée du centre-ville du nord au sud, sur une “île”, entre deux fleuves, Loire au nord, et Cher au sud, donc deux ponts, avec deux montées à chaque extrémité pour franchir les coteaux », résume Vincent Cottet, de Richez et Associés. Au nord de l’agglomération, juste après le pont, le tramway empruntera la fameuse tranchée, creusée dans le tuffeau, un calcaire local, offrant une longue ligne droite de 6,5 km sur les 14,8 km de la ligne. Au sud, après la plaine alluvionnaire au-delà du Cher où se construit un nouveau quartier autour de l’université, le tramway devra aussi grimper un coteau pour gagner Joué-les-Tours, deuxième pôle urbain de l’agglomération qui va profiter de l’arrivée du tram pour subir un lifting. Entre les deux, le terrain est plat, mais traverse le centre-ville et son artère principale et commerçante, puis fait un crochet vers la gare de Tours, permettant des échanges quasiment quai à quai.
Mais la principale originalité du tram, c’est son rôle presque architectural que lui a attribué l’agglomération. « Dès le départ du projet, la collectivité a mandaté un collectif de designers », explique Vincent Cottet. Réunis autour du cabinet de design RCP (Régine Charvet-Pello), on trouve Jacques Lévy, Serge Thibault, Patrick Rimoux, Louis Dandrel, Roger Tallon et Daniel Buren. Leurs œuvres, intégrées très en amont de la réalisation, au moment des études, devront faire du tramway, le quatrième élément qui caractérise l’agglomération, avec la Loire, les jardins et l’architecture locale. Parmi les réalisations, on trouve le design de quelques stations par Buren qui appose aussi sa désormais célèbre signature, les rayures noires et blanches, à chaque station sous-forme d’une bande hachurée bicolore, au sol perpendiculaire à la circulation. De nombreux essais de revêtements ont été réalisés, avant la pose, afin de choisir les surfaces les plus adéquates, en termes de teintes pour s’harmoniser au mieux avec l’architecture environnante, ou de rugosité afin, par exemple, de délimiter virtuellement l’emprise des voies du tram, dans la rue nationale devenue piétonne.
La notion d’onde et de trace qui traverse la ville prend tous son sens avec le tramway lui-même. Les 21 Citadis d’Alstom ont en effet été redessinés. Ils arborent un « nez » propre, une livrée argentée miroir et surtout deux traits lumineux, de part et d’autre de la cabine, qui surlignent les arrêtes de chaque rame et donnent l’impression d’une onde qui progresse dans les rues.Yann GOUBIN
De multiples intervenantsLe Syndicat intercommunal des transports en commun de l’agglomération tourangelle a désigné, en 2008, le groupement CitéTram comme mandataire de la maîtrise d’ouvrage chargé de réaliser la première ligne de tramway. CitéTram associe la Société d’équipement de la Touraine, une société d’économie mixte mandataire du groupement d’entreprise, et Transamo, pour l’assistance à maîtrise d’ouvrage. Coordonnant le projet, CitéTram assure le suivi des études et des procédures administratives, gère les acquisitions foncières, la communication opérationnelle pendant la période des travaux, s’assure du respect du budget et du planning des travaux. Il pilote aussi l’ensemble des architectes et maîtres d’œuvre. Ainsi, il a désigné l’agence RCP en tant que designer créateur.
La maîtrise d’œuvre de la première ligne a été confiée à Systra. L’entreprise, qui mène le groupement, s’est associée à Safège et ECCTA pour l’infrastructure, à Xélis pour les équipements et systèmes, ainsi qu’aux cabinets d’architecture et d’aménagements urbains Richez Associés et Ivars&Ballet. Plusieurs lieux ont fait l’objet d’appels d’offres dissociés. Ainsi, la maîtrise d’œuvre du centre de maintenance est revenue au groupement L’Heudé et L’Heudé/Iosis Centre-Ouest. Le pont sur le Cher a été confié au groupement Ingerop et Strates, et la place de la tranchée à Boille et associés, Vouquette, L’Atelier paysage et Astec.Y. G.
Le tram absorbera la moitié du trafic du réseau
Selon les estimations, 55 000 voyageurs par jour sont attendus dans le tramway, avec une rame toutes les 6 minutes en heure de pointe et une amplitude de service encore à préciser, mais qui devrait s’étaler de 4h30 ou 5h à 1h du matin. A lui seul, le tram devrait représenter la moitié du trafic global, le reste étant assuré par un réseau de bus remanié, incluant la transformation de la ligne 2 en BHNS. Aujourd’hui, le réseau de bus de Fil bleu, géré par Keolis (renouvelé en juillet 2012), transporte 26 millions de passagers. A la fin du contrat de délégation, en 2018, le réseau bus et tram devrait transporter 27,5 millions, et même 33,5 millions si on ne déduit pas un taux de correspondances de 22 %.
Livraison progressive des rames et début des formations
C’est tout frais. Les premières rames Citadis ont officiellement été remises le 18 janvier à Keolis Tours, l’exploitant du réseau Fil bleu, qui a été reconduit jusqu’en 2018. En réalité, la toute première rame a été livrée le 5 septembre 2012. Les passionnés ont pu la découvrir le 30 septembre, lors des journées portes ouvertes du tout nouvel atelier de maintenance. Puis, les essais ont commencé le 12 novembre, entre deux stations, au nord de la ligne, près du centre de maintenance, afin de tester le matériel en condition presque réelle. Entre-temps, la livraison des rames n’a pas cessé. Désormais, la formation des formateurs de conducteurs a pu commencer en janvier. Elle devrait durer deux semaines. Ce sont eux qui apprendront l’art de la conduite et les subtilités du tracé, à leurs 135 collègues du réseau Fil bleu, à partir du mois de mars, au cours de session de 17 jours. L’ensemble de la ligne, APS compris, devrait être ouverte à partir d’avril et les marches à blanc sont programmées, dès la fin du mois de juillet, pour durer cinq semaines.
Y. G.
Le Grand Lyon construit la ville intelligente par l’expérimentation
« Si la ville est un problème, elle recèle aussi en son sein la solution. » Le maire PS de Lyon, Gérard Collomb, résume ainsi l’impulsion qu’il souhaite donner à la « ville intelligente » qu’il veut construire grâce aux nouvelles technologies, face au défi énergétique, à la congestion urbaine et aux émissions de gaz à effet de serre notamment. Le Grand Lyon a lancé une série d’initiatives avec des partenaires privés sur l’habitat, la mobilité, la consommation d’énergie, qui ont pour point commun de fonctionner en réseau et de placer l’usager au cœur des dispositifs. Cela se traduit, par exemple, par l’installation de 175 000 compteurs électriques communicants Linky ; par de l’éclairage public intelligent ; par la construction de bâtiments à énergie positive (à Confluence) et la mise en place de 30 véhicules électriques autopartagés. Et surtout par le projet Optimod’, qui consiste à prévoir le trafic automobile à une heure pour mieux gérer la ville et à proposer un GPS multimodal (Smart Moov), espéré en fin d’année.

Paul Fellinger déçu de la « Deustche Qualität »
Pendant l’épisode neigeux de la mi-janvier, l’ICE pour Paris a été annulé à plusieurs reprises en gare de Forbach. La technologie allemande ne supporte pas le froid, ce qui a le don d’agacer les élus locaux. Ainsi le président de la Communauté d’agglomération de Forbach soupire-t-il dans les colonnes du Républicain Lorrain : « Et dire qu’on nous parle tout le temps de la “Deustche Qualität” ! Les Allemands veulent sortir une nouvelle gamme d’ICE, mais ils ont reporté la livraison en 2016. » Autre souci pour Paul Fellinger (sans étiquette) la DB ne dispose que de cinq ICE3, « un parc trop petit. Dès qu’un pépin se produit, c’est la pagaille et la rotation ne fonctionne plus ». Le président de la Caf assure qu’il veut « tout mettre en œuvre pour avoir des garanties de la SNCF et de la DB sur la ligne Paris – Francfort », car « Les usagers finissent par ne plus avoir confiance en l’ICE, et préfèrent aller prendre le TGV à Metz ».
Malaisie-Singapour : accord sur une liaison à grande vitesse
A l’issue de leur rencontre bilatérale qui s’est tenue le 19 février, les Premiers ministres de la Malaisie et de Singapour ont signé un accord sur la construction d’une ligne à grande vitesse entre Kuala Lumpur et Singapour. Aujourd’hui, le trajet entre la capitale malaisienne et la cité-Etat, assuré par les trains KTMB, prend entre 6 et 7 heures pour parcourir les 374 kilomètres qui séparent la gare de Kuala Lumpur Sentral à la frontière singapourienne. La première phase des travaux reliera la ville de Johor Bahru, en Malaisie, à Singapour. Aucune précision n’a été fournie sur le financement d’un tel projet.