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  • Exit le TVR, Caen passe au tram sur fer pour ses deux lignes

    Exit le TVR, Caen passe au tram sur fer pour ses deux lignes

    Viacités a choisi le tram sur fer pour remplacer le TVR de la ligne 1 de Caen et réaliser la deuxième ligne. L’objectif est de diminuer la part de la voiture avec un transport collectif performant. Avec ce projet de 300 millions d’euros, l’agglo comptera plus de 23 km de tram en 2018. Le TVR de Caen prendra sa retraite en 2017, c’est officiel. A la place, un tram classique et deux lignes en tout sont attendues pour 2018. A l’issue d’un travail approfondi, Viacités avait en effet adopté en décembre 2011, un « projet global de mobilité durable pour les vingt à trente prochaines années », construit autour de trois axes : un projet global de TCSP avec réalisation d’une 2e ligne est-ouest et remplacement du TVR par anticipation ; un réseau de bus plus attractif ; le développement des autres formes de mobilité durable. « Cadencement, vitesse commerciale élevée, régularité, fiabilité, amplitude horaire, accessibilité optimale, grande lisibilité en ville et confort pour les usagers : les TCSP constituent l’alternative la plus attractive à l’usage de la voiture », conclut-on à Viacités. Et c’est bien le tram sur fer qui remplit le mieux tous ces critères.
    Les deux lignes emprunteront les axes réunissant les plus fortes densités de population, d’emplois et d’étudiants pour desservir 155 000 habitants et emplois. Fréquentation attendue sur le réseau Twisto : 6,7 millions de voyages par an. Actuellement « le TVR est souvent saturé, phénomène amplifié par les problèmes d’irrégularité et le manque de fiabilité du système. Il connaît en effet de nombreux dysfonctionnements liés à la fois à la fiabilité, à la disponibilité et à la maintenabilité, expose-t-on chez Viacités. Les difficultés rencontrées atteignent un tel niveau que sa pérennité à moyen terme n’est plus assurée ».
    Les rames du tramway de la ligne 1 passeraient de 24 à 32 mètres pour accueillir jusqu’à 210 voyageurs au lieu de 130. Si la ligne 1 conserve ses 34 stations sur 15,7 km, le terminus Campus 2 serait déplacé et celui d’Hérouville-Saint-Clair modifié dans la perspective du prolongement ultérieur de la ligne. La ligne 2 quant à elle, reliera les Rives de l’Orne et le secteur de la gare au quartier du Chemin Vert par la branche C (1,4 km), et au quartier Beaulieu et à Bretteville-sur-Odon par la branche D (2,9 km). Un tronc commun de 3,5 km en centre-ville dessert les équipements majeurs de l’agglomération. En réalisant les deux lignes simultanément, Viacités veut gagner du temps : les travaux ne devraient durer que deux ans et demi au lieu de quatre. De l’argent également – dépôt commun, maîtrise d’œuvre –, 18,5 millions d’euros très précisément selon le chiffrage d’Egis.
    L’exploitation du TVR serait interrompue à la mi-2017, l’inauguration des deux lignes étant prévue pour la fin 2018. L’éventualité d’une ligne 2 en BHNS a également été examinée, pour un coût très faiblement inférieur (40 millions d’euros), en raison notamment des économies d’échelle plus grandes avec deux lignes de tram. Un moindre mal aussi : 40 % de l’investissement initial du TVR est conservé (lignes aériennes de contact, sous-stations, aménagements urbains…), soit environ 111 millions d’euros, note le syndicat mixte. L’option retenue coûtera 299,6 millions d’euros, payée par autofinancement, emprunts, subventions et par la mise en place d’une taxe sur les plus-values immobilières. Viacités compte, de plus, répondre au 3e appel à projets TCSP et mise sur une subvention de l’Etat de 45 millions d’euros. Pour réduire le coût du projet, l’agglomération caennaise envisage, enfin, un groupement de commandes de matériel roulant avec Amiens. L’achat groupé de Citadis à Brest et Dijon fait école…
        

    Cécile NANGERONI
     

  • Tours : le débat sur la 2e ligne de tram repoussé après les municipales

    Alors que les travaux de la première ligne de tram ne sont pas encore achevés, les débats sur la seconde ligne enflamment déjà l’agglomération. Mais le projet qui avait été inscrit au PDU en 2003 attendra encore. Jean Germain, président de Tours(s)plus, vient en effet d’annoncer que le choix du tracé serait repoussé à 2014, après les municipales. L’objectif pour Jean Germain est d’éviter que le sujet ne provoque des « tensions artificielles » entre les différents maires. Le débat est porté par Marie France Beaufils, sénatrice-maire (PC) de Saint-Pierre-des-Corps, qui milite pour une ligne desservant sa commune et la gare TGV avant de relier le sud de l’agglomération. Un tracé long et donc coûteux, alors que de nombreux maires se sont déjà prononcés pour un itinéraire court partant du carrefour de Verdun, au sud du centre de Tours et au croisement de la première ligne, pour rejoindre l’hôpital Trousseau à Chambray-lès-Tours. Le tracé devrait donc être adopté fin 2014, en même temps que le nouveau PDU, en cours de révision.

  • Exploitation : Aurillac passera en SPL en 2014

    Un nouveau réseau va changer de mode de gestion. Information VR&T, la communauté d’agglomération du bassin d’Aurillac (Caba, 57 000 habitants, Cantal) a décidé d’abandonner sa société d’économie mixte, Stabus, au 1er janvier 2014, pour administrer ses transports en direct, à travers une SPL. La convention de partenariat qui liait la collectivité à son exploitant Veolia Transdev a été prolongée d’un an, fin 2012, pour un montant de 2,4 millions d’euros, pour préparer sereinement le changement de mode de gestion. « Notre objectif est d’être prêts dès le mois de septembre en vue de la bascule de fin d’année », confirme Philippe Granier, vice-président en charge des transports de la Caba. La motivation principale avancée par la communauté d’agglomération, qui ne dénigre pas le travail de l’exploitant en place, est le souhait de maîtriser à 100 % son service public de transports. « Nous avons étudié les bilans comptables, il y a des économies à faire », indique toutefois Philippe Granier.    

     

  • Tours prend les compétences du Sitcat

    La communauté d’agglomération Tour(s)plus a décidé de prendre la compétence transports dès 2013, ce qui entraînera la dissolution du syndicat intercommunal Sitcat et le transfert des 13 agents vers la collectivité. Avec l’extension de son périmètre, l’agglomération (qui passe de 19 à 22 communes) recouvre désormais en très grande partie le territoire du Sitcat et du réseau de transport urbain Fil bleu. En rationalisant ses interventions et en mutualisant ses moyens, l’agglomération entend maîtriser son budget transports, et notamment les charges liées à la mise en service du tram, en septembre prochain.

  • Paris – Lille : renouvellement des voies sur la ligne classique

    Depuis le 10 décembre 2012 et jusqu’au 22 juin 2013, Réseau ferré de France mène un important chantier de renouvellement des voies ferrées de la ligne classique entre Paris et Lille. Ce chantier permettra de traiter les sections Achiet – Arras et Phalempin – Lille. Il s’agit de moderniser 34 kilomètres de voie en effectuant un renouvellement total ou partiel des différents constituants de la voie ferrée (rail, traverses, ballast) arrivés en fin de vie. Des trains travaux, composant une « suite rapide », permettent de remplacer un linéaire d’environ 1 000 mètres de voie par jour. L’ensemble de ces engins est stationné sur la base de travaux unique de Pont-à-Vendin/Vendin-le-Vieil.

  • Bus : Vienne prépare sa révolution électrique

    Bus : Vienne prépare sa révolution électrique

    Depuis plusieurs décennies, les autobus de l’opérateur municipal de Vienne (Autriche) roulent quasi exclusivement au GPL (gaz de pétrole liquéfié). Cette singularité, qui fit du modèle viennois le réseau le plus écologique d’Europe, avait pour fondement la présence des grandes raffineries de Schwechat, en bordure sud de l’agglomération : elles pouvaient fournir, à très bas prix, ce carburant à partir de résidus pétroliers. Aujourd’hui, la donne technique a changé, et l’opérateur, qui exploite désormais le réseau sous la marque « Wiener Linien », s’interroge sur l’« après-GPL ». C’est pourquoi il essaie présentement des véhicules de différents constructeurs, notamment dans la filière hybride, pour définir une nouvelle stratégie d’achat à long terme. Parallèlement, l’opérateur vient de se lancer dans une expérimentation en vraie grandeur pour la desserte de l’hypercentre par des autobus 100 % électriques. Et pour la toute première fois en Europe, la recharge de ces véhicules (dont la climatisation et le chauffage aussi sont intégralement électriques !) s’effectue pour partie aux terminus, grâce à un chargeur de batteries embarqué et la présence, sur la toiture du véhicule, d’un pantographe d’un genre très particulier, qui vient au contact d’une courte ligne aérienne bifilaire alimentée sous continu 600 V. Sur le principe, des réalisations comparables existent, à petite échelle, aux Etats-Unis et en Chine, mais avec des dispositions constructives très différentes. Ainsi, l’opérateur américain « Foothill Transit » (Veolia), près de Los Angeles, met en œuvre aux points de charge une « tête chercheuse » qui, depuis un support aérien, vient reconnaître la position des contacts sur la toiture du véhicule, et descend s’y arrimer… En comparaison du GPL viennois ou plus généralement du diesel, les attraits essentiels de l’autobus 100 % électrique résident dans sa consommation d’énergie inférieure d’environ 25 %, son absence de rejets polluants, son silence de fonctionnement et sa maintenance globalement plus simple.
    A Vienne, les opérations de charge aux deux terminus de Schottenring et Schwarzenbergplatz s’effectuent sans voyageurs à bord. A l’arrière gauche du véhicule, une trappe donne accès au bouton du dispositif de commande grâce auquel le conducteur lève le pantographe. Les batteries, d’une capacité de 96 kWh, peuvent alors être rechargées dans un laps de temps au plus égal à 15 minutes, pour permettre ensuite une autonomie de 120 à 150 km. La solution « pantographe + ligne aérienne de contact » présente l’avantage de supprimer tout branchement manuel d’une prise de courant, et évite aussi la présence d’équipements implantés sur ou noyés dans la chaussée… En phase de freinage du véhicule, le courant issu du moteur électrique est récupéré et stocké dans les batteries de type « lithium-ferrite ». Jusqu’à 20 % de l’énergie de traction peuvent ainsi provenir de la récupération. Chaque nuit, au dépôt de Spetterbrücke où ce matériel doit être affecté, une charge lente sera également réalisée sous une puissance de 15 kW. Il s’agit de ne jamais laisser les batteries se vider totalement, ce qui serait préjudiciable à leur longévité… L’autobus 100 % électrique, dont on attend avec impatience les premiers résultats en exploitation, est une option qui doit être examinée (mais seulement pour les lignes courtes aux débits moyens) dans un choix pour la première fois très ouvert, à la faveur du prochain appel d’offres de 500 véhicules que doivent passer les « Wiener Linien ». Une seule chose est sûre : l’opérateur ne veut pas envisager la solution « trolleybus » pourtant plébiscitée dans la ville voisine de Salzbourg avec le succès que l’on sait…
    L’expérimentation 100 % électrique doit être conduite sur les lignes 2A (Schwarzenbergplatz – Neubaugasse) et 3A (Schottenring – Stephansplatz), avec douze véhicules qui ne seront pleinement opérationnels qu’à l’été prochain. La première de ces deux lignes doit être entièrement convertie à la traction électrique au début de l’année prochaine, ce qui permettra le remplacement des minibus Kutsenits sur châssis VW datant de 2004. Le nouveau véhicule, baptisé ALE EL, est un « midibus » à plancher surbaissé, d’une longueur de 7,72 m et du type « à gabarit réduit » (2,20 m). Construit par l’industriel italien Rampini, déjà connu pour sa gamme de midibus, sa partie électrique est fournie par Siemens, et il peut emporter 44 voyageurs. Sa livrée reprend les teintes rouge et blanc caractéristiques des autobus viennois, mais dans un nouvel ordonnancement, et en abandonnant les classiques bas de caisse gris anthracite. On murmure que ce schéma serait reconduit sur les 500 véhicules du prochain appel d’offres…
      

    Philippe Hérissé

  • DSP : Keolis reconduit à Montargis

    L’agglomération de Montargis (Loiret) vient de renouveler Keolis pour exploiter Amelys, son réseau de transports urbains. Keolis était seul en lice pour ce contrat qui court jusqu’en 2018. Le réseau exploité avec une trentaine de bus et 6 lignes dont 4 régulières a enregistré 2,2 millions de voyages sen 2011 (+5,88%/2010). Le réseau intègre également un TAD dans les communes périphériques et une navette gratuite dans le centre de Montargis. Le réseau sera revu en juillet 2013 avec la création de 6 nouvelles lignes pour répondre à l’extension de l’agglomération (10 communes et 60 000 habitants aujourd’hui), qui va accueillir de nouvelles communes.           

  • Bourg-en-Bresse : Car Postal France remporte la délégation des transports urbains

    La communauté d’agglomération de Bourg-en-Bresse vient d’attribuer à Car Postal France la DSP de ses transports urbains pour la période 2013-2019. Déjà délégataire, Car Postal France sera en outre chargé des transports scolaires de l’agglo bressane. Le réseau des TUB compte 8 lignes et 89 collaborateurs. Ses 36 véhicules effectuent plus d’un 1,5 million de kilomètres et transportent 10 000 passagers par jour. Son budget atteint 5 millions d’euros. Dans cet appel d’offres, Car Postal France était opposé à Keolis. La décision a été prise à l’unanimité. L’agglo de Dole a elle aussi renouvelé le contrat au transporteur franco-suisse, qui compte postuler pour d’autres réseaux dans l’Hexagone.    

  • Amérique latine : Nicole Bricq assure la promotion du tramway français

    Du 4 au 7 décembre, Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur, s’est rendue en Equateur et en Colombie accompagnée d’une délégation de chefs d’entreprise. L’occasion pour la ministre d’assurer la promotion du savoir-faire français en matière de transport de proximité, un secteur jugé stratégique. En Equateur, Nicole Bricq a signé un protocole financier pour un prêt de 90 millions d’euros pour le financement d’une partie du projet de tramway de Cuenca, le premier du pays. En Colombie, elle a assisté à la signature de l’ordre de service du tramway sur pneus de Medellin, dont le matériel roulant a été fourni par le français Translohr.
     

  • Le Havre : le tramway est revenu

    Après 61 années d’absence, le tramway est de retour au Havre. La première ligne a été inaugurée le 12 décembre 2012. Long de 13 km, le tracé du tram en « Y » dessert la gare, le centre-ville et le pôle universitaire, et participe au désenclavement du quartier du Plateau. En tout, 90 000 personnes vivent à moins de 5 minutes d’une des 23 stations, les études préliminaires tablant sur 56 000 voyages quotidiens. 22 rames Citadis d’Alstom assureront les rotations (un tram toutes les 4 ou 8 minutes). Le coût total du projet s’élève à 395 millions d’euros. Jusqu’au 16 décembre, tous les véhicules du réseau de l’agglomération havraise, LiA, seront libres d’accès afin d’assurer la promotion du tramway.