Résultats de recherche pour « LOM »

  • Jean Grenet suspend le paiement pour la LGV SEA

    Jean Grenet suspend le paiement pour la LGV SEA

    La communauté d’agglomération (CA) Côte basque-Adour (Bayonne, Anglet, Biarritz) a suspendu sa participation financière à la construction, en cours, de LGV Tours – Bordeaux. Elle juge en effet les incertitudes trop grandes quant à la poursuite ultérieure de la ligne jusqu’à Hendaye. « Il est donc possible que la faisabilité de GPSO soit remise en question et qu’a minima son calendrier soit très sensiblement décalé », estime, dans Les Echos, Jean Grenet, le président UMP de la CA. L’agglo avait décidé en 2010 de contribuer à hauteur de 65 millions d’euros à l’ouvrage, soit 26,14 millions pour Tours – Bordeaux, le reste pour son prolongement vers Hendaye dans le cadre du GPSO. Le troisième appel de fonds de 3,54 millions d’euros, reçu en juillet dernier, n’a pas été honoré et les élus ont décidé d’interroger l’Etat et RFF sur le calendrier et l’aménagement multimodal autour de la gare de Bayonne. « En l’absence de réponses formelles et claires sur ces éléments, l’agglomération se réserverait le droit de suspendre l’application de la convention de financement et de réalisation de la ligne ferroviaire Sud-Europe Atlantique, ce qu’elle ne souhaite pas », précise-t-on.   

  • Caroline Cayeux lance une pétition pour avoir le TGV à Beauvais

    Caroline Cayeux lance une pétition pour avoir le TGV à Beauvais

    Et si le TGV passait par Beauvais ? C’est une éventualité qui plairait à la sénatrice-maire UMP de la ville de l’Oise, qui, avec le président de la CCI, a lancé une pétition en ligne réclamant une LGV « Paris – Cergy – Beauvais – Amiens – Calais – Londres ». « Pas question de laisser passer les trains. Avec l’élaboration actuelle du Grand Paris, il faut se positionner au plus vite. Notre atout principal repose sur notre pôle multimodal rail-train-air », indique Caroline Cayeux au Courrier picard. Qui ajoute : « Ce n’est pas une idée farfelue, elle est tout à fait fondée. » Ce projet serpent de mer a resurgi au moment où le projet de ligne nouvelle Paris – Normandie a été débattu, l’idée étant d’utiliser une partie des aménagements à la sortie de Paris pour créer une ligne en parallèle, vers le quart Nord-Ouest. Caroline Cayeux prévoit de soumettre aux prochains conseils municipal et d’agglomération la création d’une association pour soutenir ce projet.    

  • Jean-Jack Queyranne veut que les TC deviennent une évidence

    Jean-Jack Queyranne veut que les TC deviennent une évidence

    Le jour de l’inauguration du tram-train de l’Ouest lyonnais, le 22 septembre, le président (PS) de la région Rhône-Alpes a salué « la création du plus important réseau de tram-train jamais réalisé en France ». Et s’est adressé directement à ses futurs utilisateurs : « Je veux dire ma volonté que l’accès aux transports collectifs devienne à l’avenir une évidence, grâce à un service fiable, simple et compétitif. Voici le grand dessein dans lequel s’inscrit aujourd’hui le tram-train au niveau de l’agglomération lyonnaise. »    

  • Communication : six réseaux récompensés aux Challenges de la mobilité

    Les Challenges de la Journée du transport public ont été remis le 16 octobre par le GIE Objectif transport public. Ils récompensent six réseaux et AO auteurs des meilleures initiatives de communication. Dans la catégorie meilleure information, le Challenge est allé à la Gironde pour la promotion des cars TransGironde « Oubliez le prix de l’essence, prenez le car » ; le prix spécial à la SNCF et à la région Paca pour le site Internet TER Paca. Concernant la meilleure promotion de l’intermodalité, c’est la communauté d’agglomération Orléans Val de Loire qui remporte le Challenge pour sa campagne « Avec l’AgglO, vous avez le choix de votre mobilité », et le SMTC de l’agglomération de Grenoble avec la Semitag le prix spécial pour la campagne semaine de la mobilité « Mobilos ». Enfin, dans la catégorie changement de comportement, le jury a choisi le Sitac et Calais Opale Bus pour l’opération « On y va en bus », ciblant les élèves (Challenge), ainsi que Viacités et Keolis Caen pour « Pédibus, marchons vers l’école » (prix spécial).
     

  • Mobivia se positionne comme un acteur clé des nouvelles mobilités

    Mobivia se positionne comme un acteur clé des nouvelles mobilités

    Le géant de l’équipement et de l’entretien automobile Mobivia (ex-Norauto) est en train de devenir un champion des nouvelles mobilités. L’entreprise familiale croit au potentiel des nouvelles mobilités dans une optique servicielle. Des trottinettes, des vélos pliants, électriques, de toutes les formes, de toutes les couleurs, et leurs accessoires. Des scooters, des voitures électriques, et même un guichet où l’on propose des offres de covoiturage, d’autopartage ou de location de véhicules entre particuliers. Un vrai magasin de jouets pour urbains écomobiles ! Bien loin de son univers d’origine très « garage », celui des centres Norauto ou Midas, le groupe Mobivia (10 000 collaborateurs, 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires) vient d’inventer les premiers supermarchés de la mobilité alternative, Altermove, à Lille, Lyon, et plus récemment, sur 1 300 m2, à Marquette-lez-Lille. Faut-il voir un revirement stratégique dans ce nouvel intérêt du groupe d’équipement automobile pour les nouvelles mobilités ? « Pas du tout », réfute Fabien Derville, membre du directoire du groupe et directeur général de Via-ID, le fonds d’investissement qui chapeaute toutes ses activités « mobilité durable ». « Nous gagnons notre vie grâce à l’auto, mais il faut donner du sens à cette action. L’automobile a des vertus merveilleuses, mais elle est aussi destructrice, que l’on se place sur le plan sécuritaire ou écologique. Peut-être est-il temps d’imaginer l’auto autrement. Dans le secteur automobile, on a toujours pensé qu’il fallait de plus en plus de voitures sur terre. Nous pensons qu’il en faut moins, mais qui roulent de plus en plus », indique-t-il. Le discours est lisse, bien calé, mais il est confirmé par les réalisations. L’engagement du groupe dans les nouvelles mobilités n’a rien de cosmétique, ceci n’est pas du greenwashing. En moins de trois ans, Mobivia est devenu un acteur majeur du secteur, avec une prise de participation ou un lancement en propre d’une dizaine de projets, dont Green Cove Ingénierie (123envoiture), Buzzcar, Carbox, Green On, Izydrive, Moving Car, Sinéo et, donc, Altermove. Mobivia, qui fait le pari des nouvelles mobilités, anticiperait-il, en bon père de famille, le déclin brutal de ses marchés classiques ? « Notre cœur de métier de l’entretien et équipement automobile a encore de beaux jours devant lui », estime au contraire Fabien Derville. « Je ne pense pas qu’il y ait de déclin dans les cinq à sept ans, le marché est stable. Il y a certes une désaffection de l’automobile chez les jeunes, mais c’est compensé par l’allongement de l’espérance de vie et par le fait que les seniors roulent de plus en plus longtemps », ajoute-t-il. Le groupe familial, qui ne communique pas ses chiffres et indique réinvestir les deux tiers de ses profits dans les développements, mise sur l’essor des marchés de l’électromobilité, de la mobilité urbaine et du véhicule partagé, du covoiturage dynamique et bientôt du véhicule connecté, sur lequel il travaille. « Ces développements ne sont pas encore rentables, mais ce n’est pas une surprise », explique Fabien Derville, « Au-delà de l’intérêt de ces activités en tant que telles, on souhaite comprendre les évolutions de la mobilité et détecter des opportunités pour le compte du métier historique. Le vélo électrique, par exemple, peut être un très bon complément à l’automobile, et Norauto peut devenir un grand fournisseur de vélos électriques », avance-t-il. Mobivia s’affirme comme un spécialiste du dernier kilomètre de la mobilité urbaine et indique être bientôt en capacité de proposer des offres intégrées et de travailler avec les opérateurs de transports sur des solutions clés en main. C’est une autre entreprise familiale du Nord, Oxylane Décathlon, qui a investi la première le champ de l’équipement roulant urbain avec ses boutiques Decat’ et fourni les vélos B’Twin du V’lille mis en place par Keolis. Saine émulation entre entreprises rattachées à la galaxie Mulliez, Mobivia y déboule maintenant avec une offre beaucoup plus servicielle : « Nous étions aussi légitimes qu’eux pour mettre en place le V’lille. Ils l’ont fait, bravo ! Mais nous sommes les premiers à investir le champ des mobilités avec Altermove », note Fabien Derville.
        

    Guillaume LEBORGNE

  • La révolution douce préconisée par Christian Proust

    La révolution douce préconisée par Christian Proust

    C’est par une tribune dans Le Monde du 19 septembre, titrée « Mobilité, on peut faire 48 milliards d’euros d’économie », que le président (MRC) du syndicat mixte des transports en commun du Territoire-de-Belfort a lancé un pavé dans la mare : pour passer à la nouvelle mobilité à coût réduit, arrêtons la course aux infrastructures ! Il faut améliorer les services de transports et repenser la relation Etat/collectivités locales. Christian Proust préconise ainsi une « révolution douce » des transports. Problème : le dispositif actuel « incite les collectivités à ne réfléchir qu’en termes de grandes infrastructures. Et cela pour une subvention située entre 15 % et 20 % du coût total des travaux », écrit le vice-président de l’agglomération belfortaine. Or, « avec les solutions privilégiant la construction de grandes infrastructures, le budget nécessaire pour atteindre les objectifs du Grenelle de l’environnement serait au minimum de 60 milliards d’euros de dépenses publiques totales », évalue-t-il.
    Il propose donc deux réformes. D’abord, suivant l’exemple belfortain, proposer « un service global de mobilité d’un coût raisonnable particulièrement adapté aux villes moyennes : bus + vélos en libre-service + voiture en autopartage. » Une offre qu’il nomme “Triple Play”, ouverte à partir d’une carte de post-paiement délivrée gratuitement à tous les habitants. Un système qui « permet de diviser par deux le budget mobilité des ménages, en économisant sur les coûts fixes liés à la possession individuelle d’une ou plusieurs voitures », assure-t-il. Et selon ses calculs, appliquer sa méthode « diviserait la dépense publique totale par cinq et entraînerait donc une économie de 48 milliards d’euros pour les collectivités locales et l’Etat. Elle permettrait, pour un coût total de 12 milliards d’euros, d’atteindre les objectifs du Grenelle, à savoir 3 milliards de voyages transférés de la voiture aux transports en commun ». Deuxième grande réforme indispensable : celle du financement par l’Etat des collectivités locales, « qui n’a pas évolué depuis un siècle. Il doit être revu en profondeur. (…) Je propose à l’Etat de financer non pas les dépenses mais les résultats, en fonction de l’augmentation prévue de la fréquentation des transports en commun ».
        

    Cécile NANGERONI

  • Innotrans 2012 : l’industrie dopée par le « mass transit »

    Innotrans 2012 : l’industrie dopée par le « mass transit »

    La crise ? Quelle crise ? La récession ? Quelle récession ? En parcourant les travées d’Innotrans, on se croyait débarqué sur une autre planète ou dans une ère oubliée. Comme les précédents, le millésime 2012 d’Innotrans a été celui de tous les records. Du 18 au 21 septembre, la 9e édition du salon ferroviaire international a accueilli 126 110 visiteurs professionnels, soit 19 % de plus que la fois précédente, il y a deux ans. Un total auquel il convient d’ajouter les 19 081 visiteurs des journées « grand public » au cours du week-end suivant (une hausse de 46 % !) Quant aux exposants, au nombre de 2 515, ils sont également plus nombreux que jamais, même si la hausse n’est dans ce cas « que » de 12 %.?Les contrats signés lors du salon totalisent 1,8?milliard d’euros, deux fois plus qu’en 2010.?Et 104 innovations d’importance ont été recensées.?L’ensemble, énorme, et qu’on ne peut qu’à grand-peine arpenter, des 94 600 m2 du parc des expositions de Berlin (Berlin Messe) était pour la première fois entièrement retenu par Innotrans. Aux halls s’ajoutent les 3,5 km de voies ferrées en extérieur, où quelque 115 véhicules de tous écartements – y compris russe – étaient présentés. L’exposition de matériels roulants à grande échelle reste une exclusivité du salon berlinois, dont la place de « centre du monde » ferroviaire est incontestée.
    Logiquement, ce salon est toujours plus international : « plus de 50 % » des visiteurs et 57 % des exposants avaient franchi la frontière allemande. Et toujours selon les chiffres officiels, les visiteurs professionnels étaient venus de 140 pays, contre 110 en 2010, alors que les exposants représentaient cette année 49 pays, contre 45 en 2010. Le salon s’est ouvert sur ce constat du président de Siemens, assez connu mais remis à jour : dans le monde entier, 600 villes représentent à elles seules 50 % du besoin mondial de mobilité, 100 villes vont se doter de métros et 400 de tramways. Et, bien sûr, la plupart des projets viennent aujourd’hui d’Asie.
    Si, comme l’a confirmé l’analyse Unife du marché mondial publiée au premier jour du salon, la croissance de la demande mondiale ne fait pas de doute, surtout dans le mass transit, la présence française dans le secteur, et sa capacité de croissance, n’en font pas non plus. Simple exemple, fondé sur l’ingénierie, poisson-pilote du secteur, Egis Rail aligne une croissance moyenne de 30 % par an depuis quatre ans. Quant à Systra, il confirme son objectif d’un doublement du chiffre d’affaires de 400 à 800 millions d’euros.
    Sur le salon, la SNCF avait fait fort, en réservant le premier stand, à gauche en entrant, où elle exposait, en plus de tout son savoir-faire contemporain, une fort belle collection de maquettes anciennes au 1/43 sorties des réserves du Cnam. Pour la première fois, assure-t-on, un ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, avait fait le déplacement, tout comme sa collègue du Commerce extérieur, Nicole Bricq. Sur leurs parcours, les ministres ont pu visiter aussi bien la SNCF, Alstom, Systra, Thales, le groupement d’entreprises Neopolia ou les entreprises du Nord, réunies sous le label Northern France Rail, ces dernières formant le noyau dur des trois espaces du pavillon France présents dans les halls. La présence française a été célébrée à l’ambassade de France, lors d’une réception organisée par Ubifrance, qui a permis à l’ambassadeur de France, Maurice Gourdault-Montagne, très actif dans le secteur et grand artisan du rapprochement franco-allemand, d’appeler les deux pays à serrer les rangs, seule façon pour la vieille Europe de résister à la montée des pays émergents.
    Car, sur le salon, le hall 9 a fait sensation. Les Chinois, qu’on avait déjà vu arriver lors des dernières éditions d’Innotrans, étaient en force. Derrière l’Allemagne, naturellement première, et la France, deuxième avec ses 90 exposants, la Chine constituait la troisième délégation en mètres carrés retenus dans les halls. Et, comme les salons ne vont pas sans rumeurs, l’une d’elles voulait qu’un des grands groupes de l’Empire du milieu s’apprête à prendre pied dans le ferroviaire français par l’achat d’Outreau Technologies, qui fabrique des cœurs de voie. Côté voies justement, les Chinois étaient surtout visibles comme visiteurs, photographiant les détails techniques des matériels sous toutes les coutures. Les Français n’avaient pas trop à craindre de cet « espionnage » : la production hexagonale présentée sur les voies se résumait au tram-train Citadis Dualis d’Alstom et au Francilien de Bombardier, ce qui était très peu en comparaison de la présence massive d’engins SNCF en 2010.
    On l’a dit, redit, c’est l’heure du mass transit. Les matériels exposés illustraient ce constat, et les rames à grande vitesse, exception faite d’un court tronçon de rame Avril chez Talgo, du nez du Zefiro – alias Frecciarossa 1000 – coproduit par Bombardier et AnsaldoBreda, ou de celui de l’ICx au stand DB, laissaient la vedette aux tramways, métros ou matériels régionaux. Ces derniers formaient des packs compacts sur les voies parallèles, du Coradia Nordic construit en Allemagne jusqu’au Desiro pour la Russie de Siemens, en passant par les multiples productions de l’helvético-berlinois Stadler ou des constructeurs tchèques, slovaques et polonais, proximité géographique aidant. Parmi les Polonais, Pesa a attiré toute l’attention en signant un contrat-cadre avec la DB pour la fourniture d’autorails. Un événement historique dans la mesure où l’Allemagne, au centre de l’industrie ferroviaire européenne, n’était jusque-là pas réputée très accueillante vis-à-vis des productions venues des pays voisins. Mais les temps évoluent : les frontières s’effacent lentement, et le prix est un facteur clé quand les collectivités cherchent à économiser.
    Enfin, on voyait aussi des locomotives de fret, souvent innovantes (diesel « last mile » sur engins électriques, diesel multimoteur…), de Siemens, Vossloh, Bombardier, Voith, GE, Skoda, ou des polonais Newag, Pesa et ZNLE. Mais c’est là qu’il nous faut retomber sur notre planète et dans notre temps. Selon Pierre Blayau, le patron de Geodis, du fait de la récession, aucune des locomotives exposées ne va trouver preneur dans les six mois à venir.
        

    Patrick Laval, avec François Dumont

     

    Un marché de près de 150 milliards d’euros

    La 4e édition de l’étude conduite par Roland Berger pour l’Unife montre que le secteur du rail traverse sans encombre les difficultés économiques. La tendance est forte et durable, du fait de l’urbanisation croissante et de la congestion qui va avec. Le marché total du ferroviaire annuel a atteint 146 milliards d’euros entre 2009 et 2011, soit une croissance de 3,4 % par rapport à la période précédente (2007-2009). Les services (55 milliards) et le matériel roulant (48 milliards) représentent 71 % de ce chiffre d’affaires total. La part du secteur dans le PIB mondial a crû, passant de 0,31 % en 2004 à 0,38 % en 2010. Le marché mondial devrait atteindre 170 milliards en 2017 Les pays de la zone Asie-Pacifique, qui ont tiré jusqu’à présent la croissance, devraient toujours jouer un très grand rôle. Cependant, l’Amérique latine (notamment le Brésil), le Moyen-Orient, ainsi que certains pays d’Afrique devraient prendre le relais dans les prochaines années.

     

    En bref…


    Netinera commande 63 autorails Lint à Alstom

    Dans le cadre d’Innotrans, Alstom Transport et Netinera Deutschland (anciennement Arriva Deutschland, aujourd’hui filiale des FS) ont signé un contrat d’environ 300 millions d’euros portant sur la fourniture de 63 autorails régionaux Coradia Lint destinés aux liaisons entre Francfort et Sarrebruck et entre Coblence et Kaiserslautern à partir de décembre 2014. Les 63 rames monocaisses ou bicaisses devraient couvrir une distance de 6,7 millions de kilomètres par an sur les lignes non électrifiées du sud-ouest de l’Allemagne, à une vitesse maximale de 140 km/h. Les autorails Coradia Lint sont développés et produits par l’usine Alstom de Salzgitter, en Basse-Saxe (Allemagne).

     

    Contrat-cadre Pesa-DB pour des autorails régionaux

    Signé avec DB Regio AG le 19 septembre, deuxième jour d’Innotrans, ce contrat-cadre est d’une « importance historique » selon le constructeur polonais Pesa : jusqu’à 120 autorails Link monocaisses ou bicaisses limités à 120 km/h et jusqu’à 350 autorails monocaisses, bicaisses ou tricaisses limités à 140 km/h. Soit un montant total pouvant atteindre 1,2 milliard d’euros d’ici décembre 2018, voire décembre 2020 en cas de prorogation. Montant qui représente à lui seul les deux tiers de la valeur des marchés conclus au cours d’Innotrans 2012 !

     

    Voith « fournisseur de l’année » de la DB

    Pour la cinquième fois à Innotrans, la DB a remis son Prix des fournisseurs. Dans la catégorie « matériel roulant », le prix a été décerné à Voith Turbo Lokomotivtechnik (VTLT) pour la livraison de 130 locomotives de manœuvre Gravita. Voith, dont les usines sont à Kiel, dans le nord de l’Allemagne, devient ainsi le premier fournisseur de la DB à recevoir le prix dans la catégorie « matériel roulant ». Rappelons que la DB compte quelque 35 000 fournisseurs.

     

    Alstom récompensé par la SNCF

    La SNCF a décerné à Alstom Transport un trophée de bronze dans la catégorie « site constructeur », lors de la cérémonie de « l’Excellence des fournisseurs du matériel SNCF », qui s’est tenue le 20 septembre à Innotrans. En présence d’Alain Picard, directeur général financier du groupe SNCF, le trophée a été remis par Jean-Marc Larivoire, directeur délégué matériel de SNCF, à Jérôme Wallut, directeur général d’Alstom Transport France, et à Vincent Lecat, directeur du site Alstom de Belfort. La SNCF récompense ainsi « une relation de confiance basée sur le partenariat et la qualité permanente de l’ensemble des processus de fabrication du matériel roulant d’Alstom Transport, depuis la conception jusqu’à la mise en service ». La mesure de la performance a été réalisée sur les projets Euroduplex et locomotive diesel BB 475000. Elle a été menée sur le site de Belfort selon le processus EDMA (Evaluation Dynamique Multi Axial).

     

    MTU fournisseur pressenti pour les power-packs du Super Express Hitachi

    Le 19 septembre à Innotrans, Hitachi Rail Europe a annoncé que l’entreprise allemande MTU, basée à Friedrichshafen, était le fournisseur pressenti des 250 power-packs de 700 kW destinés aux trains Hitachi Super Express qui doivent entrer en service sur les grandes lignes britanniques en 2017. Ce contrat, qui couvre également la maintenance pendant 27 ans et 6 mois, est évalué à quelque 200 millions d’euros. Rappelons que Hitachi doit fournir 92 trains, soit un total de 596 caisses dont 560 doivent être assemblées en Grande-Bretagne à partir de l’an prochain.

     

    La SNCF rachète 50 % d’Europool

    Sous réserve de l’accord de la Commission européenne, la SNCF va racheter à la société allemande GSG Knape les 50 % du capital de la société néerlandaise Europool qu’elle détient. Europool est la maison mère d’Eurailscout, société néerlandaise au chiffre d’affaires annuel de 17 millions d’euros spécialisée dans l’inspection des infrastructures ferroviaires par trains de mesures spécialisés. Les 50 % restants restent propriété de la société Strukton Rail (groupe Strukton, filiale de la société néerlandaise Oranjewoud). Par cette opération, les deux sociétés « valoriseront à l’échelon européen une synergie unique, fondée sur leurs atouts respectifs, pour une surveillance encore plus efficace des réseaux ferroviaires ».

     

    Des locomotives GE construites au Kazakhstan

    Lorenzo Simonelli, PDG de GE Transportation, et Yerik Sultanov, vice-président des chemins de fer du Kazakhstan (Kazakhstan Temir Zholy, KTZ), ont signé à Innotrans un contrat portant sur la production sous licence à Astana de 110 locomotives de la série Evolution pour trains de voyageurs. La signature d’une déclaration d’intention avec le groupe russe Eurosib est prévue pour l’achat de 50 locomotives TE 33A, qui seront également assemblées à Astana.

     

    Brésil : la LGV en bonne voie

    Le projet de LGV au Brésil devrait prochainement ressortir, avec la publication d’un cahier des charges le 31 octobre, pour une remise des offres le 24 avril prochain. Il s’agira, non plus de choisir, comme dans le précédent schéma, un consortium chargé de l’ensemble de la réalisation, mais un concessionnaire chargé de l’exploitation, de la maintenance, de la fourniture du matériel et du système, et du projet fonctionnel sur la base duquel seront lancés en un second temps les appels d’offres de génie civil.
     

  • Tours : la première rame du tramway Citadis dévoilée

    La première rame du tramway Citadis de Tours a été présentée officiellement le 28 septembre. Pour sa 1re ligne de tram de 15 km, le syndicat des transports de l’agglomération tourangelle a commandé, en 2010, 21 rames de 43 m, ainsi que la solution sans caténaire APS. Le design unique du Citadis de Tours est le fruit d’une collaboration entre le collectif de designers « Ensemble(s) la Ligne » et les équipes Design&Styling d’Alstom Transport. Résultat : une livrée extérieure « miroir d’eau de Loire » reflétant l’environnement de la ville ; un bout avant équipé de 2 bandeaux lumineux verticaux, une disposition qui par rapport à celle des rails permettra de créer une impression du curseur sur la ligne. Après avoir parcouru 1 000 km sur la voie d’essais du site Alstom d’Aytré, le premier Citadis de Tours roulera 1 000 km supplémentaires entre les stations Marne et Beffroi, à partir de mi-octobre, avant de circuler sur la totalité de la ligne au printemps 2013. La mise en service commercial est prévue pour septembre 2013.
     

  • L’agglo de Concarneau lance Coralie

    L’agglo de Concarneau lance Coralie

    La communauté d’agglomération de Concarneau (50 440 habitants et neuf communes) a totalement transformé et développé son réseau de bus avec deux idées principales. La communauté d’agglomération de Concarneau (50 440 habitants et neuf communes) a totalement transformé et développé son réseau de bus avec deux idées principales. « La volonté des élus était de permettre à chaque habitant du territoire d’avoir accès aux transports en commun et de pouvoir ainsi se déplacer plus aisément entre toutes les villes de l’agglomération, y compris les plus éloignées : Melgven, Trégunc, Pont-Aven, mais aussi Rosporden, Saint-Yvi, Elliant ou Tourc’h », explique François Besombes, conseiller communautaire de Concarneau Cornouaille Agglomération (CCA), délégué au transport et premier adjoint au maire de Concarneau. « Le deuxième objectif était de rendre possible les correspondances avec le réseau de bus départementaux Penn Ar Bed, et avec les TER et les trains en général, à la gare de Rosporden. »
    Le nouveau réseau, dénommé Coralie, est lancé le 3 septembre et réunit 15 lignes dont 13 nouvelles ou transformées. Toujours confié en DSP à Keolis, jusqu’en 2014, il s’articule autour de quatre lignes fortes. La 1, cadencée à la demi-heure, relie Trégunc, une commune jouxtant Concarneau, et l’arrêt Maison-Blanche, point de correspondances avec les bus interurbains. La ligne 2 dessert les autres quartiers de la ville pour les relier au réseau. La ligne 3 est prolongée jusqu’à une zone d’activités commerciales et administratives, où est notamment installé Pôle Emploi.
    Quant à la 4e ligne, reliant Concarneau à Rosporden, elle est fortement renforcée avec un cadencement qui passe de 4 à 10 allers-retours quotidiens entre ces deux pôles structurants du territoire. Des correspondances avec la SNCF sont assurées pour créer une offre de transport complémentaire. La ligne 4 est donc un élément très important du réseau Coralie.
    Côté transport à la demande, quatre lignes ont été ajoutées aux trois déjà existantes au sein du réseau Busco, qui couvrait seulement Concarneau et Melgven et était géré par un syndicat mixte, dissout depuis avec l’élargissement de la CCA et sa prise de compétence pour le transport en début d’année. En complément de ces lignes, le réseau Coralie ajoute le service Hep’co. S’adressant aux personnes à mobilité réduite, il leur permet de se déplacer de leur domicile au lieu de destination de leur choix, du lundi au samedi de 7h30 à 19h. Si la CCA a accompagné le lancement d’une offre de gratuité, la première semaine sur les lignes régulières et deux semaines sur les lignes TAD, le tarif est depuis passé à 1 euro, le trajet autorisant les correspondances, et 8,6 euros le carnet de 10 tickets. Pour le transport scolaire et les 1 900 collégiens et lycéens transportés chaque jour, il est désormais géré par Coralie, mais reste confié à des transporteurs locaux.     

    Y.?G.

  • Lille : près d’un million de pénalités pour Keolis

    Au dernier trimestre 2011, Keolis (Transpole) a payé 931 180 euros de pénalités à Lille Métropole, a révélé le vice-président transport de l’agglomération, Eric Quiquet. Comme convenu dans la DSP, Transpole touche 145 millions annuels de subvention forfaitaire d’exploitation en contrepartie de l’exploitation du réseau. Keolis doit satisfaire à une batterie de critères de ponctualité, d’information-voyageurs ou de propreté des stations et de matériel roulant, faute de quoi, il rembourse Lille Métropole. Ce niveau élevé de pénalités n’est pas exceptionnel. Au cours du précédent contrat (2003-2010), Keolis s’est acquitté de 21,4 millions d’euros de pénalités. « Les pénalités sont un outil pour veiller à la qualité de service, mais engranger des pénalités ne nous réjouit pas », a précisé Eric Quiquet.