Résultats de recherche pour « LOM »

  • Corinne Bernard juge les tarifs plus solidaires en Rhône-Alpes

    Corinne Bernard juge les tarifs plus solidaires en Rhône-Alpes

    La conseillère régionale EELV de Rhône-Alpes se félicite de la nouvelle tarification adoptée dans les TER au 1er septembre. « L’amélioration des tarifications sociales de ce service public était un engagement de campagne d’Europe Ecologie en 2010 », rappelle Corinne Bernard. Sur proposition du groupe écologiste, l’assemblée régionale a en effet adopté en décembre 2011 une série de simplifications des tarifs sociaux. Il s’agit de la création d’un abonnement mensuel pour les moins de 25 ans, sans nécessité de justifier d’un statut ; de l’abonnement Illico mensuel, valable dès le premier kilomètre et non réservé aux seuls salariés ; enfin, de l’extension de la durée du droit « Illico solidaire » (75 % de réduction sous conditions de ressources) de six mois à un an. « Ces premières mesures sont éminemment écologistes, car elles conjuguent la solidarité et l’encouragement à préférer les transports en commun à travers une offre simplifiée », juge-t-elle. Les écologistes souhaitent maintenant aller plus loin, en amplifiant la réduction liée au tarif solidaire, en en simplifiant les critères d’accès et en informant mieux le public.

  • Lyon : le tram T5 en voie d’achèvement

    Conformément au calendrier, les travaux de T5, démarrés en mars 2011, se terminent. Depuis août, la ligne aérienne de contact a été mise sous tension, et les premières rames ont commencé leurs essais en vue d’une mise en service prévue en novembre prochain. L’ensemble des systèmes est testé : feux tricolores, signalisation ferroviaire, fonctionnement des carrefours, caméras, etc. Les rames circulent quasi quotidiennement de 9h à 16h. La formation des conducteurs doit intervenir à la fin du mois ; enfin, la marche à blanc commencera début octobre. La création du T5 s’inscrit dans le développement de l’agglomération lyonnaise vers l’est, et notamment la redynamisation économique de la commune de Bron. Plus de 7 000 habitants, 1 400 lycéens et 4 500 emplois seront desservis par ces 7 km de ligne entre Grange-Blanche et Eurexpo (11 stations), dont 3,8 km de voie nouvelle, le reste étant un tronc commun avec la ligne T2. Suite aux demandes formulées lors de la concertation publique, le Sytral a étudié la faisabilité d’un prolongement du T5 jusqu’à Chassieu. L’enquête publique est prévue en fin d’année.

     

  • Australie : Sydney retient les tramways CAF

    Pour un montant de 17 millions d’euros, l’Etat australien de Nouvelle-Galles du Sud a conclu un contrat avec le constructeur espagnol CAF pour le réseau de tramway de Sydney (agglomération de 4 millions d’habitants). 10 véhicules seront importés d’Europe pour circuler en 2014 dans le quartier d’Inner West. La commande qui inclut la maintenance des véhicules permet à CAF d’entrer sur le marché australien après une commande en 2011 de la Nouvelle-Zélande voisine.

  • Besançon : la BEI prête 70 millions d’euros pour le tramway

    Le prêt de 70 millions d’euros de la Banque européenne d’investissement (BEI) en faveur de la réalisation de la première ligne du tramway de Besançon a été signé le 31 août, en présence de Jean-Louis Fousseret, maire et président du Grand Besançon, et de Philippe de Fontaine Vive Curtaz, vice-président de la BEI. Dans le contexte actuel de contraction de l’offre de prêts sur le marché, ce prêt de longue durée et à des conditions attractives s’avère clef pour l’agglomération : il permet une réelle optimisation du plan de financement global du projet d’un coût total de 228 millions d’euros (valeur 2008). Concrètement, ce financement permet la construction de la première ligne de TCSP tram (est – ouest) sur 14,5 km et 31 stations, l’acquisition de 19 rames de 132 places voyageurs, ainsi que la construction d’un centre de maintenance/remisage et de 5 parcs relais.

     

  • Saint-Malo s’équipe d’un nouveau siège et de nouveaux bus en attendant le BHNS

    Saint-Malo s’équipe d’un nouveau siège et de nouveaux bus en attendant le BHNS

    La communauté d’agglomération de Saint-Malo (82 000 habitants et 18 communes) et Keolis, le délégataire du réseau, ont inauguré le 2 juin un nouveau siège, dans la zone d’activités du Routhouan, à l’est de la ville. La communauté d’agglomération de Saint-Malo (82 000 habitants et 18 communes) et Keolis, le délégataire du réseau, ont inauguré le 2 juin un nouveau siège, dans la zone d’activités du Routhouan, à l’est de la ville. Installé dans des locaux provisoires depuis plusieurs années, Keolis a désormais pu emménager sur un terrain de plus de 2 ha pour un investissement de 3,8 millions. Outre des bâtiments administratifs et un atelier mécanique couvrant 1 222 m², le nouvel ensemble offre une station de carburant, une station de lavage alimentée par des eaux pluviales récupérées dans une cuve de 40 000 l et un parking de 7 900 m² permettant de stationner 30 bus et 80 voitures pour le personnel. Keolis Saint-Malo compte en effet 70 employés dont 53 chauffeurs. Pour accéder à ce nouvel établissement, il a fallu percer un nouvel accès routier pour 1,03 million d’euros, financé par la ville (830 000 euros) et par Saint-Malo Agglomération (200 000 euros).
    En même temps que ce nouveau siège, Saint-Malo Agglomération (SMA) a fêté la réception de quatre nouveaux bus. Ces nouveaux véhicules viennent remplacer d’anciens modèles parmi les 25 bus urbains. Ces nouveaux bus affectés aux lignes C1 et C2 (cadencées à la fréquence d’un bus toutes les 20 minutes) bénéficient d’un design spécial, et notamment équipés de cache-roues leur donnant des airs de BHNS. SMA projette d’en créer un dans les prochaines années. Les travaux d’aménagements urbains pourraient commencer en 2013 et s’étendre sur dix ans. Ce sera donc au cours du prochain contrat de DSP qui s’achève fin 2013.     

    Y. G.

  • Nantes – Châteaubriant  : la voie est libre pour le tram-train

    Nantes – Châteaubriant : la voie est libre pour le tram-train

    Printemps 2013, c’est l’objectif visé de mise en service du tram-train entre Nantes et Châteaubriant, pour lequel la région des Pays de la Loire a commandé 15 rames pour un montant de 57 millions d’euros. Pour cette ligne à voie unique de 64 km reliant ces deux villes de Loire-Atlantique, il s’agit d’une véritable renaissance, à laquelle est consacré un budget global de près de 195 millions d’euros, hors études.
    Ouverte par le réseau des Chemins de fer d’Orléans en décembre 1877, les derniers trains de voyageurs y ont circulé en 1980, de fret jusqu’à la fin des années quatre-vingt sur toute la ligne, et seulement entre Nantes et La Chapelle-sur-Erdre jusqu’en 2008. Aujourd’hui, grâce aux travaux engagés en janvier 2011, la plateforme a fait intégralement peau neuve. Une remise en état totale ayant nécessité par endroits des confortements et des purges, la réfection des assainissements, la rénovation ou le remplacement de 9 ouvrages d’art, l’élargissement de 4 m du tablier du pont de la Jonelière, la peinture de 17 ponts-rails métalliques, la mise au gabarit électrification. A tout cela, s’ajoutent la suppression de 11 passages à niveau par redéploiement de la voirie, l’équipement en signalisation et barrières de 25 autres, la création de trois sous-stations d’alimentation 750 V courant continu en zone urbaine et d’une de 25 kV alternatif à Nort-sur-Erdre…
    L’opération la plus spectaculaire a concerné la pose de la voie neuve. Engagée en février dernier dans le sens Châteaubriant – Nantes, elle s’est s’achevée le 12 juillet. « L’idée, c’était trouver une méthode simple de maîtrise de la logistique, assurée à 80 % par Infrarail, pour la fourniture des rails de 108 m qui arrivent directement de Lorraine en gare de Châteaubriant, des traverses, du ballast, en évitant les moyens lourds tels qu’un train de pose mécanisé. Mais aussi de ne pas rouler avec des engins routiers sur la plateforme et d’utiliser des aires réparties tous les 5 à 6 km dans les gares pour monter les panneaux de voies », explique Philippe Rocher, président de Sodesam, société de travaux ferroviaires de la Seine-Maritime, en charge du chantier voies, en groupement ici avec Esaf et AVF TP (Atlantique Voies ferrées).
    Quel était le principe ? Long de 108 m, donc, pesant 64 t une fois les rails de 50 kg/m fixés sur les traverses bibloc en béton par des attaches Nabla, le panneau est soulevé par des portiques, puis transporté à la vitesse de 10 km/h par des chariots-lorrys automatiques Geismar Fassetta qui sont poussés par un engin rail-route Unimog roulant sur la voie déjà posée. Arrivés sur site, les chariots avançant sur un système de barres de guidage posées sur la plateforme se positionnent à l’endroit où doit être installé le panneau. Celui-ci est à nouveau soulevé par les vérins, les chariots ainsi libérés sont évacués, les barres de guidage tirées vers l’avant par un bull, le seul engin autorisé à rouler sur la plateforme déjà protégée par une couche de ballast, et le panneau est descendu dans sa position définitive. Temps moyen pour cette opération de pose proprement dite : une vingtaine de minutes ! Puis le « train » de chariots repart sur l’aire de prémontage pour charger un nouveau panneau qui a été monté au préalable en une heure environ. « En deux postes de sept heures, la voie avançait jusqu’à 800-900 m/jour, un peu moins lorsque les distances d’acheminement étaient plus longues. Cette méthode constitue une première en France », poursuit Philippe Rocher. Après les soudures de rails reliant les panneaux les uns aux autres, une couche de 15 à 20 cm de ballast est déposée sous les traverses, et trois passes de bourrage stabilisent la voie.
    Très différente dans le processus de mise en œuvre, la partie purement urbaine, où le tram-train sera alimenté en 750 V continu, comporte au total 800 m de voie béton avec, sur demande de la SNCF, futur gestionnaire d’infrastructure délégué (GID), un rail Vignole et non celui à gorge classique d’un tramway. « Nous avons travaillé avec Strail?et tout a dû être conçu de façon spécifique. C’est en quelque sorte réaliser du tramway avec des processus SNCF traditionnels », ajoute Philippe Rocher.
    Pour RFF, qui assure la maîtrise d’ouvrage directe du projet, ce chantier – en fait plutôt deux chantiers totalement différents –, l’un urbain, l’autre au déroulement plus linéaire, est important à plusieurs titres. Il concerne toutes les disciplines : la voie ballastée et bétonnée, la caténaire 25 kV et la ligne aérienne de contact de 750 V en ville, les télécommunications. La signalisation aussi avec une logique d’exploitation de type tramway sur le secteur de Nantes, la gestion de priorités au croisement de cette future ligne avec celle du tramway nantais et une signalisation adaptée au tram-train sur le reste de l’infrastructure. « Ce sont des paramétrages nouveaux à intégrer dans les postes de commande et de signalisation. De façon générale, en termes de conception, nous travaillons sur des infrastructures innovantes sur le réseau ferré national », conclut Patrick Lahaye, chef de projet à la direction régionale RFF Bretagne-Pays de la Loire.
        

    Michel BARBERON
     

    Les chiffres du chantier

    Rails : plus de 350, longs de 108 m, 50 kg/m
    Traverses bibloc : 117 000
    Pose moyenne des panneaux : 6 par jour
    Techniciens voies : 160

     

    11 000 voyageurs au quotidien

    Outre la desserte de 11 gares et haltes, le futur tram-train, qui circulera à la vitesse de 100 km/h hors de la ville de Nantes, offrira plusieurs points de correspondance avec les réseaux urbains de l’agglomération nantaise. A Haluchère, le pôle d’échanges (couvert, en construction) avec le tramway de la ligne 1, les bus, les cars et les Chronobus, ainsi qu’à Babinière pour des échanges avec les cars, bus et Chronobus. Châteaubriant constituera aussi un pôle d’échanges avec les cars et la ligne TER en direction de Rennes. 23 allers et retours quotidiens sont prévus entre Nantes et Sucé-sur-Erdre, soit une circulation toutes les 30 minutes en heures de pointe dans chaque sens, et toutes les heures le reste du temps. 16 allers et retours desserviront Nort-sur-Erdre et 7, Châteaubriant. Le trafic est estimé à 11 000 voyageurs par jour.    
     

    Les financeurs du tram-train

    Région des Pays de la Loire : 60,78 millions d’euros
    Conseil général Loire-Atlantique : 52,56 millions
    Etat : 35,3 millions
    Union européenne : 21 millions
    Nantes Métropole : 19,93 millions
    SNCF : 5,02 millions

  • Financement / Philippe Duron président de l’Afitf

    Comme l’annonçait un communiqué de Matignon du 21 juillet Philippe Duron, député du Calvados, membre de la commission du Développement durable et de l'aménagement du territoire de l’Assemblée, a été nommé président de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (Afitf). Un poste décisif à l’heure où le gouvernement s’apprête à « mettre de l’ordre » dans le Snit, comme l’a dit Frédéric Cuvillier, ministre des Transports, pour ne conserver que l’indispensable. Philippe Duron succède à Dominique Perben, ancien ministre de l’Equipement et des transports. Gilles Savary, député de la Gironde, a été pour sa part nommé par décret du 23 juillet membre du conseil d’administration de l’Afitf. Maire de Caen, président de l’agglomération, Philippe Duron est co-président, avec Louis Nègre, de l’association TDIE.  Gilles Savary, membre des commissions du Développement durable et des Affaires européennes de l’Assemblée, est aussi  vice-président du Conseil général de la Gironde.

  • Loi handicap : le Gart et l’ADCF réclament des discussions tripartites

    Le 22 juin dernier, le Conseil d’Etat a annulé la délibération approuvant le schéma directeur d’accessibilité (SDA) de la communauté d’agglomération du Pays voironnais pour sa non-conformité à la loi handicap. Ce SDA, qui avait été adopté en 2008, proposait des solutions concrètes à toutes les situations, mais le Conseil d’Etat a considéré qu’il avait été adopté en méconnaissance des prescriptions de l’article 452 de la loi du 11 février 2005, car « près de 60 % des [1 300] arrêts du réseau ne seraient pas rendus accessibles dans le délai prévu par la loi ».
    Son arrêt considère que le coût global trop élevé pour la mise en accessibilité ne constitue pas une impossibilité technique avérée. « Cette décision vide de sa substance la circulaire du ministère de l’Equipement qui avait invité les autorités organisatrices de transport à renoncer à engager des travaux au cas où ceux-ci seraient manifestement disproportionnés par rapport à leur impact effectif sur le fonctionnement du service », notent l’Assemblée des communautés de France (ADCF) et le Gart dans un communiqué. Selon les deux associations, les conséquences pour l’accessibilité des transports collectifs ne sont pas minces. En effet, devant de telles contraintes financières, il est à craindre que certaines collectivités se voient dans l’obligation de fermer purement et simplement certaines dessertes de leur territoire. Elles réclament la tenue de discussions tripartites entre l’Etat, les associations de personnes en situation de handicap et les associations de collectivités locales.

  • Suède : Keolis renforce sa présence à Göteborg

    Le 25 juin, Keolis a annoncé que sa filiale suédoise Keolis Sverige avait remporté l’exploitation de la desserte par bus de Hisingen, la partie insulaire de Göteborg. Sur huit ans, ce contrat qui démarrera le 16 juin 2013 devrait générer « un chiffre d’affaires cumulé de 320 millions d’euros ». Pouvant être prolongé de deux ans, ce marché remporté au terme d’un appel d’offres concerne 500 salariés et un parc de 150 bus, la majorité au biogaz (le diesel « sera uniquement utilisé pour le transport à la demande et représentera environ 2 à 4 % des kilomètres parcourus »). La fréquentation des lignes en question s’élève actuellement à 20 millions de voyageurs par an, total que Keolis a pour objectif d’augmenter « de 30 % d’ici huit ans ». Avec ce nouveau contrat, Keolis Sverige, déjà deuxième exploitant de bus en Suède, devient le plus important dans l’agglomération de Göteborg (deuxième ville du pays), avec 350 bus et 950 salariés. Et désormais son parc de véhicules « fonctionnant aux énergies alternatives » comprendra 1 200 bus.
     

  • Tramway : Brest, première, Orléans, deuxième !

    Brest Métropole va inaugurer la première ligne de son tramway ce 23 juin. Après trois ans de travaux, les 14,3 km de la ligne (28 stations, 20 rames) seront parcourus en 38 minutes, pour un trafic attendu de 50 000 passagers par jour.?Le tout pour 360 millions d’euros d’investissements. Le tramway de Brest devrait participer au mouvement de redynamisation du centre-ville. Les Brestois pourront découvrir pendant trois jours ce nouveau moyen de transport gratuitement.
    Du côté d’Orléans, c’est une seconde ligne de tramway qui sera inaugurée le 29 juin prochain. Après quatre ans de travaux, cette nouvelle liaison est – ouest va surtout profiter au centre d’Orléans. La mise en service de la ligne s’accompagne aussi du nouveau réseau tram-bus mis en œuvre par Keolis, le tout nouveau gestionnaire du réseau. Ce réseau porte sur 11,7 millions de kilomètres (soit 7 % d’offre supplémentaire) et devrait se traduire par une augmentation de 25 % de la fréquentation d’ici à 2018. Outre les 2 lignes de tram, le réseau est désormais articulé autour de 8 lignes structurantes de bus et marqué par un renforcement de l’offre en soirée et le week-end.

    (Lire les dossiers complets dans le prochain VR&T du 26 juin)