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Jean-Yves Le Bouillonnec président du comité stratégique de la Société du Grand Paris
La Société du Grand Paris a installé le vendredi 9 mars son comité stratégique, troisième instance de gouvernance, à côté du conseil de surveillance, présidé par André Santini (député Nouveau Centre et maire d’Issy-les-Moulineaux), et du directoire, présidé par Etienne Guyot. Jean Yves Le Bouillonnec, député PS et maire de Cachan, en a été élu président. Le comité stratégique a pour mission d’émettre des avis et des propositions. « Le comité stratégique a vocation à être le lieu de débats et de réflexion de la Société du Grand Paris, une instance de concertation et de propositions », précise André Santini. Ce comité stratégique est notamment constitué de représentants des collectivités territoriales situées sur le tracé du métro du Grand Paris et de communes signataires d’un contrat de développement territorial. Il va compter environ 150 membres. Jean-Yves Le Bouillonnec a été le premier président du syndicat d’études Paris-Métropole, aujourd’hui présidé par Patrick Braouezec (député, président de la communauté d’agglomération Plaine-Commune).?

Le gouvernement installe son gendarme de la qualité dans les transports
Un site a été lancé le 20 février pour donner aux voyageurs de multiples informations relatives aux trajets en train, en avion ou en car. Une autorité chargée de suivre l’évolution de la qualité de service dans les transports doit aussi contribuer à faire pression sur les opérateurs. Réagissant après plusieurs retards médiatisés d’avions et de trains, Nicolas Sarkozy l’avait réclamée lors de l’inauguration du TGV Rhin-Rhône en septembre. C’est chose faite. Nathalie Kosciusko-Morizet a installé le 16 février l’Autorité de la qualité de service dans les transports au sein du Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) du ministère de l’Ecologie. Présidée par Eric Raoult, député de la Seine-Saint-Denis et maire (UMP) du Raincy, elle comprend 37 membres, parlementaires et représentants des collectivités publiques, opérateurs de transport, associations de consommateurs et personnalités qualifiées. Sa mission est d’inciter les opérateurs à améliorer leurs services en publiant des indicateurs fiables, notamment sur leur ponctualité. Des indicateurs recensés en partie depuis le 20 février dans un nouveau site, qualitetransports.gouv.fr.
Côté ferroviaire, c’est la SNCF qui devrait fournir les chiffres sur la ponctualité des trains après concertation avec RFF. En cas de désaccord (car leurs statistiques ne sont pas toujours concordantes), la Direction des circulations ferroviaires devrait avoir le dernier mot.
Ce site fournira aussi des explications sur les droits des voyageurs et les démarches à accomplir pour les faire valoir. Des réponses aux questions qui se posent le plus fréquemment sont en ligne, et des formulaires de réclamation ou d’inscription à des services accessibles. Par exemple, une personne handicapée pourra directement s’inscrire, via ce site, au service Accès plus de la SNCF. Des liens permettront d’être réorienté vers les sites des opérateurs ou d’administrations de l’Etat. Il sera enfin possible aux internautes de faire part de leurs avis. Ceux-ci seront transmis à la nouvelle autorité, qui sera aussi une force de propositions.
Dans un premier temps, seuls 120 liaisons aériennes et 100 trajets grandes lignes sont concernés. D’ici la fin de l’année, seront ajoutés les TER, les transports urbains des agglomérations de plus de 500 000 habitants et les cars interurbains. « Jamais un tel exercice dédié au service des passagers n’avait atteint une telle dimension en Europe », s’est félicité NKM. Et la ministre de l’Ecologie d’ajouter : « C’est également pour les pouvoirs publics un moyen d’exercer une pression amicale sur les opérateurs de transport pour qu’ils améliorent la fiabilité de leur service. Eux-mêmes sont demandeurs pour montrer que beaucoup de trains et d’avions arrivent aussi à l’heure. »
Pour l’association d’usagers Avuc, qui affirme avoir reçu près de 1 200 doléances à la suite des changements horaires des trains en décembre, dont « seules quelques dizaines ont été réglées », l’annonce de cette autorité « relève de la démagogie ». Dans un communiqué publié jeudi 16 février, elle assure que « la situation n’a cessé de se dégrader » et que « ni la SNCF ni RFF ni le gouvernement ni les régions n’ont été capables de régler les problèmes ». Selon des statistiques du ministère des Transports, 25 millions de bagages ont été égarés dans les aéroports en 2010, les TGV ont cumulé en décembre dernier 1 108 heures de retard et de leur côté les avions, 1 245 heures. Chaque année, en France, plus de 1 100 millions de voyageurs prennent le train et plus de 120 millions l’avion.Marie-Hélène POINGT
Thaïlande : deux nouvelles stations pour le métro aérien de Bangkok
Keere Kanjanapas, président de BTS Group Holding, a annoncé le 1er mars la création cette année de deux nouvelles stations sur le réseau de métro aérien que son groupe exploite à Bangkok. Nommées Bang Chan et Bang Wa, elles prolongeront la Silom Line (une des deux lignes qui constituent ce réseau) vers le sud-est de la capitale thaïlandaise.
Keere Kanjanapas en a profité pour annoncer les bons résultats de sa société, en les expliquant par l’ouverture des grands centres commerciaux qui jalonnent la ligne, malgré les inondations historiques qui ont touché la Thaïlande d’octobre à décembre. En effet, le trafic de passager du métro aérien de Bangkok a augmenté de 17 % sur une année.
Concertation sur le prolongement la ligne B de Toulouse
Du 5 au 20 mars, se tiendra la concertation publique sur le prolongement de la ligne B du métro vers le sud-est de Toulouse . Du 5 au 20 mars, se tiendra la concertation publique sur le prolongement de la ligne B du métro vers le sud-est de Toulouse : 5,2 km en viaduc (sauf pour la traversée du canal du Midi), un investissement de 341 à 370 millions d’euros, hors matériel roulant, pour 29 000 à 38 000 passagers attendus par jour.
Cinq stations nouvelles desserviront le parc technologique du Canal (200 entreprises, 4 000 emplois, une salle de spectacles et des logements), Labège-Innopole (le plus grand parc d’activités de Midi-Pyrénées avec 700 entreprises et commerces, un centre de congrès, une gare SNCF, des cinémas, des établissements d’enseignement ainsi que des logements étudiants, soit 15 000 emplois et 3 000 élèves ou étudiants), avec un terminus situé dans un quartier à urbaniser. Retenu dans le PDU de 2001 mais abandonné en 2008 dans son mode métro par le Grand-Toulouse à cause de contraintes budgétaires, ce prolongement a été obtenu de haute lutte par la communauté d’agglomération du Sicoval, qui a accepté de compléter le financement afin de débloquer le dossier (voir VR&T n° 533 du 14 décembre 2011). Suite à cette concertation, le calendrier prévoit des études de conception de mi-2012 à mi-2014, une déclaration d’utilité publique fin 2014, des travaux de début 2015 à fin 2018, pour une mise en service début 2019.
Catherine Sanson-Stern

Les véhicules polluants bientôt chassés des centres-villes ?
La 181e agglomération européenne à limiter l’accès de son centre-ville aux véhicules polluants sera peut-être française. Le système de « Low Emission Zone » appliqué notamment à Londres, Berlin ou encore Lund (Suède) arrive en France sous le nom de Zapa, pour zone d’action prioritaire pour l’air. Le ministère de l’Ecologie et des Transports a souhaité que la réglementation de ces zones soit à l’image de chaque agglomération. Il leur a donc donné un an pour soumettre un scénario d’application qui devra être rendu le 12 juillet 2012. A sept mois de la date butoir, si les avancées sur le projet sont inégales, les communautés urbaines assurent qu’elles rendront leur copie à temps. Elles sont pourtant d’accord pour dire que la tâche est loin d’être facile.
Le projet Zapa, officialisé par la loi Grenelle 2 en juillet 2010, a été matérialisé par un appel d’offres de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (l’Ademe) aux villes françaises de plus de 100 000 habitants. Les communautés urbaines de Lyon, Paris, Plaine-Commune, Aix-en-Provence, Nice, Clermont-Ferrand, Bordeaux et Grenoble y ont répondu favorablement. Elles ont d’ores et déjà bénéficié d’une aide de l’Etat s’établissant jusqu’à 70 % du coût de réalisation d’études d’opportunité. En avril dernier, les services du ministère des Transports ont rendu publique une liste de groupes de véhicules qui pourraient être interdits par les agglomérations. Cette classification estime la pollution produite par les véhicules selon leur catégorie (deux-roues, voitures particulières, poids lourds, etc.), leur date de mise en circulation et leur norme Euro qui fixe les limites maximales de rejets polluants pour les véhicules roulants. Un classement qui ne plaît pas à tout le monde.
Certains élus comme Denis Baupin, adjoint au maire de Paris, chargé du développement durable, déplorent que les mesures d’émissions de CO2 ne soient pas prises en compte dans les projets Zapa. Selon l’élu, le classement actuel discrimine les véhicules diesel les plus anciens et les moins coûteux. Le projet laissera, selon lui, les véhicules les plus puissants, et donc les véhicules récents les plus polluants, libres de toute restriction. La crainte est aussi que le projet ne touche « essentiellement que les catégories sociales les plus vulnérables ». Même son de cloche du côté de Clermont Communauté, où il est hors de question de « créer une discrimination qui pénaliserait les citoyens les plus vulnérables socio-économiquement », indique le président Serge Godard. « La défense de l’environnement ne peut se faire au détriment de l’égalité et de la justice sociale. »
A cette critique, Isabelle Derville, chef du bureau de la qualité de l’air au ministère de l’Ecologie, répond qu’« on ne peut pas contrôler le CO2 car il n’est pas pris en compte dans les normes Euro des véhicules ». Néanmoins, elle assure que « l’incitation au report modal prévu dans la loi Grenelle 2 privilégiera les transports en commun et réduira donc les émissions de CO2 ». De son côté, l’Ademe insiste sur l’importance de scénarios d’application propres à chaque ville. « Nous souhaitons donner la plus grande flexibilité possible aux villes », indique Joëlle Colosio, chef du service d’évaluation de la qualité de l’air de l’agence. A cette fin, une période de réflexion est prévue pour un an et doit se terminer le 13 juillet prochain, date à laquelle chacun devra soumettre un scénario d’application à son préfet de département.
Il reste donc un peu moins de sept mois aux huit participants pour rendre leur copie. Si certains comme la communauté urbaine de Bordeaux lancent tout juste l’étude, d’autres auront tiré des conclusions dès le début de l’année 2012. Plaine-Commune (Seine-Saint-Denis) a choisi depuis septembre de se centrer sur la dimension sociale du projet. Grâce à des enquêtes par questionnaires, elle étudie l’usage de la voiture de ses résidents. « La dimension sociale est primordiale dans les réflexions de Plaine-Commune, qui souhaite mieux cerner la population dépendante de son véhicule. Un ensemble de dispositifs doivent être mis en place pour diminuer l’usage de la voiture », explique Marie Larnaudie, chargée de mission Zapa à Plaine-Commune. Plus au sud, du côté d’Aix-en-Provence, on avoue qu’« installer une Zapa n’est pas si simple que ça ». Là encore, bloquer le centre-ville aux véhicules anciens n’est pas une solution. Selon la communauté du Pays d’Aix, les habitants du centre-ville ont plutôt des véhicules anciens, mais ils se déplacent principalement à pied ou en transports en commun. « L’installation d’une Zapa les pénaliserait. » En revanche, l’ouest de la commune d’Aix est proche de l’autoroute et a une densité de population plus importante. Elle génère plus de pollution et serait donc plus concernée par la délimitation d’une Zapa.
A Clermont-Ferrand, le maire, Serge Godard, ne souhaite pas bloquer le centre-ville aux voitures. Pourtant, l’agglomération à déjà une longueur d’avance dans ce domaine du contrôle de la pollution. « Les Zapa s’inscrivent dans un projet auquel nous participons déjà, le plan air énergie climat », explique Danièle Auroi, l’élu en charge du projet Zapa à Clermont Communauté. L’« Onde verte », un système de feux de signalisation qui récompense l’automobiliste ne dépassant pas les 50 km/h, répond davantage aux besoins de la commune. « Clermont-Ferrand n’a pas de problème de particules fines », ajoute Mme Auroi. « Le dioxyde d’azote, lui, se situe principalement aux entrées de ville et sur le boulevard périphérique. Les résultats de l’Onde verte sont déjà positifs, que ce soit au niveau de la pollution ou à celui du bruit. »
Le 15 décembre dernier, les huit agglomérations se sont réunies pour la deuxième fois avec l’Ademe depuis le début de la deuxième phase. Le comité national de pilotage, c’est le nom de cette réunion, « permet de faire en sorte que les règlements s’adaptent aux besoins des villes », indique-t-on à la communauté du Pays d’Aix. Pour d’autres, comme Clermont Communauté, « c’est une chance de partager l’expérience acquise ». Il reste encore à déterminer la façon dont les Zapa seront contrôlées. Le projet d’arrêté indique qu’une pastille de couleur pourrait être utilisée pour représenter la classification des véhicules. Le contrôle se ferait alors par lecture de plaques d’immatriculation via vidéosurveillance, ou tout simplement grâce à la vérification du certificat d’immatriculation par des équipes mobiles à l’entrée des zones. Selon ce même projet d’arrêté, les véhicules contrevenant aux règles établies pourraient se voir infliger une amende de 68 € pour les voitures et de 135 € pour les poids lourds. Après acceptation du scénario local, les collectivités auront encore trois ans pour faire part de leurs observations avant que les modalités du projet ne soient véritablement fixées.
Victor LEPOUTRE
Les Zapa, une mesure nécessaire en France
La réglementation européenne impose aux pays de l’Union de respecter des plafonds d’exposition aux particules fines « PM 10 ». En 2009, 16 villes françaises ont dépassé ces seuils. Cette situation, qui concerne les grandes agglomérations mais aussi certaines autres zones sensibles (montagnes, littoral), a continué d’empirer. 15 zones étaient concernées en 2010, dont quatre nouvelles par rapport à 2009, auxquelles s’ajoutaient 24 dépassements des valeurs limites d’oxyde d’azote (NOx) dans des agglomérations de plus de 100 000 habitants. 40 000 décès annuels sont directement liés à l’exposition à ce type de polluant, selon le ministère de l’Environnement.
Depuis quatre ans, Londres dit stop aux utilitaires et aux poids lourds polluants
Une zone basse émission a été mise en place à partir de 2008 sur la quasi-totalité de l’agglomération londonienne. Elle concerne uniquement les camions de plus de 3,5 t, les grosses camionnettes, les autocars et les minibus mis en service avant le 1er octobre 2006. Pour les véhicules du même type fonctionnant au diesel ainsi que certains 4×4 et pick-up, la date limite de mise en service est le 1er janvier 2002. Les autorités accèdent aux informations du véhicule grâce à des radars placés en entrée de zone. Les véhicules de ce type immatriculés à l’étranger doivent s’enregistrer avant de prévoir une entrée dans la zone. Pour pouvoir entrer dans le Grand Londres, les propriétaires ont le choix entre poser un filtre à particules (dont le montant peut atteindre 4 800 €) ou payer un droit d’entrée allant de 120 € à 240 € la journée. Les voitures, elle, doivent uniquement s’en tenir au péage urbain, qui concerne le centre de Londres et fonctionne du lundi au vendredi de 7h à 18h.
A Berlin, l’Umweltzone s’est imposée, malgré des effets mitigés
Avec ses 88 km², la zone environnementale de la capitale allemande est la plus grande du genre outre-Rhin. Globalement bien acceptée par les habitants, elle n’a pourtant pas vraiment permis de réduire les émissions de particules fines.
Emmitouflés dans leurs parkas, un bonnet vissé sur la tête, les hommes du commissaire Stefen Bohun prennent position au bord d’une grande avenue du centre de Berlin. En cette froide matinée de février, ils n’ont sorti ni radars ni alcootest. Lorsqu’ils arrêtent un conducteur, un simple coup d’œil sur le pare-brise leur suffit à repérer ceux qui sont en infraction. Seuls les véhicules « propres » porteurs d’une vignette verte sont autorisés à accéder au centre-ville de la capitale allemande. « Les contrevenants risquent 40 euros d’amande et un point de moins sur leur permis », explique le policier. Personne n’échappe à cette réglementation : même les touristes de passage doivent s’y plier.
Première ville d’Allemagne à avoir mis en place une « zone environnementale », Berlin est aussi celle où l’on effectue le plus de contrôles. Et si l’ambition n’est pas de vérifier l’ensemble du trafic, le message est clair : l’« Umweltzone » n’est pas une mesure cosmétique destinée à améliorer l’image verte de la métropole. « C’est un instrument pour améliorer la qualité de l’air et, au-delà, la santé des habitants », affirme-t-on au Sénat de Berlin. « Or, sans contrôle, cette réglementation ne peut pas être efficace. »
Un volontarisme salué par l’une des principales associations allemandes de défense de l’environnement. Selon la Deutsche Umwelt Hilfe (DUW), peu de municipalités font preuve d’autant de célérité : sur les 42 villes qui ont emboîté le pas à Berlin et créé une zone verte, seules sept se donnent les moyens de faire appliquer la réglementation. « Pour les autres, les contrôles restent de l’ordre du symbolique », déplore l’organisation, qui affirme aussi que la mesure est aujourd’hui bien acceptée par les Berlinois.
Pourtant, c’est peu de dire qu’il n’en a pas été toujours ainsi. Le 1er janvier 2008, lorsque la zone verte entre en vigueur, l’ambiance est même plutôt à la polémique. Au pays des grosses cylindrées, la pilule est amère, notamment pour la puissante association des automobilistes (Adac). Etudes scientifiques à l’appui, l’Adac dénonce « l’inutilité » d’une telle mesure, dont l’impact sur les particules serait quasiment nul. « On cherche seulement à réduire toujours plus le droit de chaque citoyen à la mobilité », s’étrangle l’association aux 15 millions d’adhérents. Plus prosaïquement, une partie des Berlinois s’inquiètent de l’aspect tentaculaire de cette Umweltzone qui s’étend sur 88 km² (pour mémoire, Paris compte 105 km²).
Pour faciliter la transition, Berlin a pourtant pris soin de procéder par étape : dans un premier temps, la zone environnementale est restée ouverte aux voitures de classe Euro 2, 3 et 4, respectivement désignées par des vignettes de couleur rouge, jaune et verte. Seuls les véhicules diesel les plus anciens sont alors exclus du cœur de Berlin : sans pot catalytique et donc trop polluants, ils ne sont pas en mesure d’obtenir ne serait-ce que la vignette rouge. L’objectif de la mairie est d’inciter les automobilistes à investir dans des véhicules propres ou des filtres à particules. Car deux ans plus tard les règles du jeu sont durcies : seuls les véhicules arborant la vignette verte sont tolérés dans le périmètre environnemental.
Reste qu’aujourd’hui la controverse n’est pas encore totalement retombée. Il faut dire que les résultats en termes de qualité de l’air sont mitigés. De fait, les émissions de particules fines n’ont quasiment pas diminué. En 2011, certaines stations de mesure ont enregistré à 45 reprises des concentrations supérieures à 50 µg/m3, loin du seuil de 35 jours par année fixé par l’Union européenne. « En revanche, les rejets de particules diesel, qui sont les plus nocifs pour la santé, ont très nettement chuté : 24 % de moins les deux premières années et 40 % entre 2010 et 2012 », relativise le Sénat. Un argument qui a aussi convaincu la justice : par deux fois, elle a débouté l’Adac, qui avait tenté de faire interdire la zone environnementale. « L’Umweltzone s’est imposée, on nereviendra plus en arrière », applaudit-on au Sénat.Antoine Heulard
Quarante villes allemandes ont déjà leur Zapa
En Allemagne, une quarantaine de zones d’accès restreint (Umweltzonen) ont été mises en place. La plus étendue, d’une surface de 88 km2, se trouve à Berlin. Les véhicules y sont classés en fonction des normes Euro dont ils relèvent, de leur motorisation et de leurs équipements (filtre à particules…), et reçoivent une vignette rouge, jaune ou verte selon ces critères. Pour les voitures particulières, une déduction fiscale dans la limite de 330 € pour l’achat d’un filtre à particules a été mise en place dès avril 2007. Depuis le printemps 2010, les véhicules utilitaires bénéficient également de cette mesure. Les camions de plus de 12 t bénéficient d’une légère réduction sur les péages autoroutiers.
V. Le.

Nord : Jacques Parent plaide pour sa ligne
Jacques Parent, maire (PS) de Merville, dans le Nord n’en démord pas. Il faut une seconde ligne ferroviaire au sud de son agglomération. Et le fait qu’il y en ait déjà une n’entre pas en ligne de compte, ainsi que le précise La Voix du Nord. Selon lui, cette ligne, c’est « deux ans d’efforts pour parvenir à un vrai travail de développement durable ». Et pour celle qui est déjà en place, elle servirait uniquement au fret, pour l’usine voisine. « Si nous réduisons le nombre de trains de marchandise pour faire des trains de voyageurs, ça veut dire que Roquette mettra plus de camions sur la route. Et à l’heure actuelle, il y en a déjà cinq cents chaque jour », explique le maire. Il n’a toujours pas convaincu les écologistes de sa région, qui ne veulent pas de la ligne nouvelle. L’un d’entre eux évoque même un gaspillage. Jacques Parent reconnaît toutefois qu’un tram-train serait « une possibilité à étudier. Mais il est difficile de contenter usagers et entreprises ».
J. Sa.

Les habitants du Grand-Chalon choisiront le nom de leur futur BHNS
Les habitants de la communauté d’agglomération du Grand-Chalon (110 000 habitants répartis dans 39 communes) ont jusqu’au 27 mars pour faire trois propositions de nom pour le futur BHNS qui sera mis en service au 1er septembre 2012. Les habitants de la communauté d’agglomération du Grand-Chalon (110 000 habitants répartis dans 39 communes) ont jusqu’au 27 mars pour faire trois propositions de nom pour le futur BHNS qui sera mis en service au 1er septembre 2012. Du 2 au 13 avril, un jury interne au Grand-Chalon retiendra entre cinq et dix noms qui seront à leur tour soumis au vote des habitants entre le 16 et le 30 avril. Le gagnant, celui dont le nom sera tiré au sort, recevra un an d’abonnement gratuit au réseau. Si la tradition veut que, jusqu’à présent, les différents services de transport portent des noms communs issus de la photographie (le réseau de bus Zoom, le TAD Déclic, le VLS Réflex et le TPMR Pixel), en référence à Nicéphore Niepce, pionnier de la photographie et natif de Chalon, et à l’usine Kodak qui fut un important employeur de la ville, rien n’interdit de créer une rupture dans cette série. D’autant plus que le futur TCSP marque un tournant symbolique dans les transports de l’agglo et que l’usine Kodak a fermé ses portes. Le tracé du BHNS desservira d’ailleurs la zone d’activité Saôneor, située au nord de la ville, à côté de l’ancien site Kodak. La zone rassemble déjà plus de 300 entreprises représentant 6 800 emplois, et l’agglomération devrait justement l’agrandir sur les terrains vacants de l’ancien géant de la photographie.
Le tracé de la ligne nord – sud empruntera peu ou prou celui de l’actuelle ligne 1, la plus fréquentée du réseau Zoom, avec le tiers des voyageurs transportés, soit environ 4 600 voyageurs par jour. Elle desservira également 66 % des établissements scolaires, soit les trois quarts de l’effectif des scolaires, lycées et étudiants de l’agglomération, représentant 7 800 élèves. Au total, le futur TCSP concerne un potentiel de 18 000 usagers habitant à moins de 500 m de la ligne. En effet, elle desservira aussi bien la zone d’activité que le centre-ville, le centre hospitalier et la gare, deuxième gare de Bourgogne en termes de fréquentation. Pour cela, son amplitude horaire sera plus large que la ligne actuelle de bus. Le service commencera à 5h50 contre 6h15 aujourd’hui. Il s’agit de s’adapter aux usagers dont beaucoup occupent un travail posté. C’est le cas des employés de l’hôpital, par exemple, qui embauchent à 6h. Outre cette amplitude, le matériel du BHNS aura également une plus grande capacité. Le Grand-Chalon a en effet commandé 6 Heuliez GX 327, un bus d’une longueur de 12 m en version 3 portes latérales, une pour la montée, deux pour la descente. Le choix de ce matériel est lié au parc d’Heuliez déjà exploité par le délégataire de service public Veolia-Transdev. Son contrat arrivera à échéance à la fin de l’année, trois mois après la mise en service du BHNS.Y. G.
Vietnam : financements français et européens pour la première ligne de métro de Hanoï
La Banque d’Etat du Vietnam a demandé à la VietinBank de débloquer plus de 783 millions d’euros pour le projet de ligne de métro Nhon – Gare-de-Hanoï. Le plan de financement inclut 293 millions d’euros de la Banque asiatique de développement (BASD), 250 millions d’euros d’aide du gouvernement français et 130 millions par la municipalité d’Hanoï. Enfin, l’Agence française de développement (AFD) et la Banque européenne d’investissement (BEI) se sont mobilisées à hauteur de 110 millions d’euros pour la première et 73 millions d’euros pour la seconde.
Soumise à une population grandissante et toujours plus motorisée, la capitale vietnamienne cherche à décongestionner son trafic. Le bus ne pouvant plus répondre aux enjeux transports de la ville, un plan directeur ambitionne de créer cinq lignes de métro dans l’agglomération d’ici à 2030. La ligne Nhon – Gare-de-Hanoï est considérée comme une ligne pilote. Longue de 12,5 km (8,5 en aérien, 4 km en souterrain), elle devrait entrer en service au troisième trimestre de 2015. On estime son trafic à 157 000 passagers par jour.

Le Grand-Angoulême lance la concertation sur le tracé de son futur BHNS
Dans quelques semaines, les habitants du Grand-Angoulême pourront se faire une idée plus précise du tracé du futur transport en commun en site propre (TCSP) dont l’agglomération va se doter en 2017. Dans quelques semaines, les habitants du Grand-Angoulême pourront se faire une idée plus précise du tracé du futur transport en commun en site propre (TCSP) dont l’agglomération va se doter en 2017. Son objectif est de relier, en y associant le réseau urbain transformé, le cœur de chaque centre-bourg des communes de l’intercommunalité au centre d’Angoulême en un quart d’heure. Long de 14 km, il desservira des zones d’habitat denses et des pôles générateurs de déplacements, selon deux axes forts dessinant un double Y dans le sens est-ouest, avec un tronc commun en centre-ville d’Angoulême. Les habitants pourront certes découvrir le chemin emprunté par le futur bus à haut niveau de services (BHNS), mais ils pourront aussi proposer des modifications, faire entendre leur voix. Car si les études préliminaires concernant ce tracé ont été achevées à la fin de l’année 2011, rien n’est absolument figé. Dans de nombreux endroits, le trajet n’est pas arrêté. A partir du tracé proposé, des zones déjà identifiées vont faire l’objet d’études complémentaires détaillées. La concertation qui doit durer près de deux années démarre au printemps par le plan de déplacements urbains (PDU).
Le projet de TCSP fait en effet partie du PDU du Grand-Angoulême. C’est même son projet majeur, évidemment, qui va s’accompagner de la réorganisation du réseau de bus urbain et même, par conséquent, conduire à un réaménagement complet de l’espace public (places, rues) associé au site propre. L’étude de faisabilité effectuée par le cabinet d’études Egis entre 2009 et 2011 a permis de dégager un tracé dans les grandes lignes, ainsi que la restructuration du réseau, qui s’accompagne du coût global de l’opération et de son calendrier. Elle a également permis au Grand-Angoulême de présenter cette opération dans le cadre de l’appel à projets issu des mesures du Grenelle de l’environnement dans la catégorie transports urbains. Retenu parmi d’autres projets en France, le futur TCSP d’Angoulême a reçu une subvention de l’Etat de 9,98 millions d’euros. Concrètement, les concertations sur le PDU commenceront le 12 mars par le secteur centre, et se poursuivront dans les quatre autres secteurs. Puis, d’octobre à décembre 2012, se déroulera la concertation pour la réorganisation du réseau de transport en commun, grâce à cinq réunions publiques de concertation, une exposition itinérante et des actions de communication. Les travaux devraient commencer en 2014.Y. G.

Le réseau du Morvan doit être repensé, selon Christian Paul
Bienpublic.com a récemment évoqué les interrogations qui traversent le Morvan en matière de transports. Christian Paul, vice-président du conseil régional de Bourgogne, s’est donné jusqu’à l’été 2012 pour penser un plan complet de mobilités dans la région. En jeu : une desserte touristique fiable, ferroviaire notamment. Mais également une desserte de bus qui prenne en compte le transport de vélos. Il y a peu, le vice-président du conseil régional avait convenu qu’il fallait « mettre rapidement d’aplomb l’offre de transports dans le Morvan ». En cause : l’absence de bornes automatiques pour acheter des billets dans plusieurs nœuds du réseau. La fermeture de la ligne ferroviaire entre Avallon et Autun a également affaibli l’offre. Depuis, des bus de remplacement circulent, mais Christian Paul a assuré que d’autres liaisons ferroviaires sont à l’étude.
J. Sa.