Votre panier est actuellement vide !
Résultats de recherche pour « LOM »

Les low-cost bousculent le monopole des taxis
Grâce à l’assouplissement de la réglementation, de nouveaux acteurs du transport à la demande (TAD) se lancent sur le marché, quitte à concurrencer directement les taxis. Une libéralisation qui ne va pas sans poser problème. Le marché des taxis s’ouvre progressivement à la concurrence. Trois ans après le rapport Attali qui préconisait une déréglementation du secteur et notamment la fin du numerus clausus, le gouvernement a fini par lâcher la bride au transport à la demande (TAD). La loi de développement et de modernisation des services touristiques du 22 juillet 2009 a autorisé la création de nouvelles licences, en particulier celle de « véhicule de tourisme avec chauffeur (VTC) ». Celle-ci est délivrée par Bercy, via le ministère du Tourisme et l’organisme Atout France, contrairement aux licences de taxis traditionnels qui dépendent de l’Intérieur. Une petite révolution qui fait renaître en France une vieille activité, la petite remise, ou l’équivalent des Minicabs à Londres et des Livery Cabs à New York. Jusqu’ici, seules étaient autorisées les sociétés de transport haut de gamme (les grandes remises) utilisant des limousines ou des fourgons aménagés avec chauffeur pour transporter une clientèle VIP ou d’hommes d’affaires. Mais désormais n’importe qui peut se lancer dans le transport à la demande, à condition de respecter certaines règles strictes : les courses se font sur réservation uniquement, les prix sont fixés à l’avance, les véhicules doivent mesurer au moins 4,50 m de long et il est interdit de marauder ou de s’afficher comme taxi.
Une concurrence déloyale ?Problème, ces nouvelles dispositions ne plaisent pas du tout aux taxis, et les premières expériences ont déjà tourné à l’affrontement. A Avignon, la profession a manifesté à plusieurs reprises contre l’arrivée du transporteur low-cost Easy Take. Créée en février 2010, cette petite société de transport sillonne déjà la région avec une vingtaine de véhicules utilitaires, des Renault Kangoo et Ford Tourneo Connect bardés de publicité, en proposant des tarifs alléchants à partir de 7 € les 7 km. Pour les fédérations de taxis, il s’agit ni plus ni moins de concurrence déloyale. Ils dénoncent également des pratiques frauduleuses et des inégalités. Gilles Boulin, président de Gescop Alpha Taxis, explique : « Les taxis traditionnels sont soumis à un cadre juridique très strict, alors que les petits transporteurs bénéficient encore d’un flou artistique leur permettant d’évoluer sans contrainte, voire de tromper le consommateur. » En cause, notamment, la possibilité de fixer librement leurs tarifs et d’utiliser des véhicules ressemblant trop aux taxis traditionnels, mais aussi la formation des chauffeurs ou encore la communication commerciale. « Si on ne peut empêcher leur présence, le plus important pour nous est que ces nouveaux arrivants respectent les lois qui leur sont imposées. Ce qui n’est pas toujours le cas. » Le bras de fer qui s’engage promet en tout cas des rebondissements politico-judiciaires, le puissant lobby des taxis pesant de tout son poids pour freiner la concurrence. Plusieurs députés ont récemment saisi le Sénat pour tenter de réformer la loi, tandis qu’Easy Take a été poursuivi en justice.
Un service d’intérêt public
« Notre activité a été reconnue comme parfaitement légale », se défend Jean-Marc Sibade, fondateur de l’entreprise avignonnaise, qui s’apprête à développer son service à Nîmes et Montpellier selon un système de franchise. « Notre principe, c’est la complémentarité, pas la concurrence », insiste-t-il pour calmer le jeu, rappelant que les taxis ne représentent que 2 % des transports en France. Il entend d’ailleurs offrir un service de proximité et d’intérêt public, en ciblant une clientèle qui ne prend pas les taxis. Exemple : les jeunes de retour de discothèque les soirs de week-end. « Nous avons déjà transporté 42 000 jeunes depuis le début de notre activité, sans aucun incident à signaler », rappelle fièrement M. Sibade. Une action qui aurait contribué à faire baisser fortement l’accidentologie dans la région. « Le Vaucluse a enregistré une baisse de 40 % de la mortalité sur les routes en avril dernier, alors que dans le même temps le bilan national augmentait de 18 %. » Un argument imparable. En face, les taxis invoquent les dégâts chez les artisans taxis. « L’entreprise Easy Take est très préjudiciable pour la profession, elle a déjà fait perdre 30 % du chiffre d’affaires aux taxis », déplore Gilles Boulin.
La conquête de Paris
Si les effets de la libéralisation commencent à se faire sentir en province, ils pourraient gagner la capitale, où l’on dénombre plus de 500 entreprises de TAD. Pas de quoi inquiéter pour l’instant les grandes compagnies comme G7 et Taxis bleus qui règnent en maîtres, mais le marché pourrait évoluer rapidement avec des offres compétitives. Exemple avec la société EcoCab, qui lance à Paris et ses environs un service TAD s’inspirant des Minicabs anglais, véritable alternative aux taxis. « On part du principe que la demande n’est pas satisfaite et que les grandes compagnies de taxis abusent de leur monopole », explique Nathan Reiner, fondateur d’EcoCab, persuadé que « le marché mérite de grossir et qu’il y a une place pour de nouveaux acteurs ». Et pas forcément sur le low-cost, la démarche d’EcoCab vise plutôt à démocratiser l’offre du transport haut de gamme avec des tarifs abordables à partir de 13 e la course (35 e pour un trajet Paris – Orly). Cela avec une flotte de 25 véhicules écologiques de standing, des Toyota Prius équipées de sièges en cuir et de prises USB, conduites par des chauffeurs en costume. Si les clients sont avant tout des entreprises, EcoCab vise clairement le grand public, avec l’ambition de s’installer sur un marché de volume, à l’instar des grandes compagnies de taxis. Ça promet.
Roman Scobeltzine
Richard Darbéra, chercheur au CNRS : « On ouvre enfin le marché »
Ville, Rail & Transports : Que va changer l’arrivée des nouveaux acteurs du transport à la demande ?
Richard Darbéra : On ouvre enfin le marché ; ça risque d’être dur pour les taxis, mais c’est une bonne chose pour la mobilité. L’offre de transport va s’enrichir pour mieux répondre à la demande des usagers. La bonne nouvelle, c’est qu’on est en train de ressusciter les services anciennement appelés « petites remises » grâce à la nouvelle licence VTC. Comme l’initiative de libéraliser le marché vient du ministère du Tourisme et non plus du ministère de l’Intérieur qui a toujours protégé les taxis, il est fort probable que ces nouvelles règles tiennent. Je doute qu’on revienne en arrière, même s’il ne faut pas minimiser le pouvoir de blocage des taxis.VR&T : Comment le marché va-t-il évoluer ?
R. D. : En ville, les taxis vont garder un avantage certain par rapport aux VTC pendant longtemps, cela grâce à leur réseau et leurs centrales d’appels téléphoniques. A la campagne, la situation est plus précaire, car les taxis sont moins organisés et plus isolés. L’arrivée des petits transporteurs low-cost va forcément perturber le secteur. Un signe qui ne trompe pas : les prix des licences ont déjà tendance à baisser en province. D’ici cinq ans, on peut aussi s’attendre à voir des grands groupes comme Veolia-Transdev se lancer dans la course en rachetant les petits transporteurs. C’est couru d’avance. Dès lors, la concurrence sera redoutable, y compris pour les grandes compagnies de taxis comme la G7 et autres.VR&T : Les taxis de province sont-ils condamnés à terme ?
R. D. : Il faut savoir que, hors agglomération, 80 % des courses de taxi dépendent du transport subventionné pour les personnes malades, âgées ou handicapées. Elles sont donc prises en charge par la Caisse d’assurance-maladie ou d’autres organismes complémentaires. Si les taxis perdent ces clients au profit des transporteurs, cela pourrait être très dur pour eux, voire fatal. Tout dépendra de leur capacité à se fédérer entre eux, notamment pour répondre aux appels d’offres. Il y a là une vraie incertitude pour la profession, qui ne semble d’ailleurs inquiéter personne. Aucune information, donnée statistique ou étude ne sont disponibles, et les collectivités et institutions compétentes ne communiquent plus sur le sujet depuis deux ans. Etrange…
Propos recueillis par R.S.
Au Puy, la fréquentation tirée par les jeunes
Les habitants de l’agglomération du Puy-en-Velay prennent de plus en plus les bus Tudip : 8,1 % de hausse de la fréquentation entre 2009 et 2010, et 10,6 % sur trois ans. Les habitants de l’agglomération du Puy-en-Velay prennent de plus en plus les bus Tudip : 8,1 % de hausse de la fréquentation entre 2009 et 2010, et 10,6 % sur trois ans. C’est le résultat d’une offre qui s’étoffe, notamment avec le lancement du TAD, le 16 mars dernier (voir VR&T n° 517 du 6 avril 2011). Mais pas seulement. « Avec la ligne au quart d’heure, de nouveaux horaires et de nouvelles dessertes, on essaie de penser grand public », explique Willy Guieau, vice- président de la communauté d’agglomération du Puy-en-Velay. « Il faut chercher une alternative à la voiture, de nombreux foyers décident de n’en conserver qu’une pour la famille », poursuit-il. La plus forte hausse concerne l’augmentation des abonnements « jeunes ». Ils ont progressé de 20 % sur les quatre premiers mois de l’année 2011 par rapport à la même période de 2010. L’année dernière, justement, ils avaient connu une hausse de 7,68 % par rapport à 2009. Même bons résultats avec les abonnements « actifs ». Plus 15,10 % de fréquentation sur les quatre premiers mois de l’année 2011, et + 16,10 % en 2010. Ce qui surprend, c’est la baisse des abonnements « Age d’or », alors que la population du Puy-en-Velay est plutôt vieillissante. La Régie des transports de la communauté d’agglomération du Puy-en-Velay (RTCA) a vendu 2 209 carnets en 2010, alors qu’il s’en était vendu 2 291 en 2008. Parallèlement, l’achat de tickets à l’unité n’a progressé que de 2,41 % entre 2009 et 2010, même si la hausse est de 4,04 % sur les quatre premiers mois de 2011 par rapport à la même période de 2010. Ces bons résultats devraient encore être maintenus par la création d’une navette de centre-ville. Lancés le 1er juin, deux minibus de 20 places, accessibles aux PMR, vont circuler jusqu’au 30 septembre. Une autre expérience plus longue a débuté le 29 juin. Il s’agit de desservir Taulhac-près-le-Puy (plus six arrêts intermédiaires), difficile d’accès par les lignes régulières de bus, avec le service de TAD, le mercredi après-midi. Dans six mois, le 4 janvier 2012, la communauté d’agglomération décidera de pérenniser le service en fonction de la fréquentation.
Yann Goubin

Grenoble à 100 % accessible
Après avoir été la première ville de France à proposer un tramway 100 % accessible aux PMR, Grenoble est à nouveau précurseur en matière d’accessibilité : ce printemps, la totalité des lignes de bus régulières de la Semitag, soit 23 liaisons, sont déclarées accessibles. Après avoir été la première ville de France à proposer un tramway 100 % accessible aux PMR, Grenoble est à nouveau précurseur en matière d’accessibilité : ce printemps, la totalité des lignes de bus régulières de la Semitag, soit 23 liaisons, sont déclarées accessibles. Depuis 1995, en effet, le SMTC a lancé un vaste programme de mise en accessibilité de son réseau, résultant d’un travail de conception en collaboration avec les entreprises du BTP et les associations représentant les personnes handicapées. Un programme comprenant l’achat de bus à plancher bas équipés d’une palette escamotable et d’un système d’agenouillement (330 véhicules à ce jour), la mise en accessibilité des arrêts de bus à raison de 80 quais environ aménagés par an, enfin, la formation permanente des conducteurs à l’usage de ces équipements. A ce jour, 850 des 1 000 quais du réseau ont été surélevés et dotés de bandes d’éveil podotactiles, soit 425 arrêts sur un total de 500, pour un coût d’environ 42,5 millions d’euros.
Le SMTC, qui, dès 1979, créait un service de transport adapté aux personnes à mobilité réduite, est ainsi en phase avec le programme inscrit au schéma directeur d’accessibilité adopté en 2009, qui fixait à 2012 l’objectif d’accessibilité totale du réseau. En 2012, 92 % des arrêts du réseau seront aménagés. Sont exclus en effet les arrêts des lignes de transport à la demande ou de lignes strictement scolaires. Le SMTC estime qu’il s’agit là d’une première mondiale. Par ailleurs, les déficiences sensorielles sont également prises en compte à bord des bus et trams : 60 % des usagers du réseau TAG bénéficient d’annonces sonores, 70 % de dispositifs visuels d’information dynamique. En moyenne, 400 personnes en fauteuil roulant utilisent quotidiennement le réseau bus et tramways de l’agglomération grenobloise, et le service adapté aux PMR enregistre environ 125 voyages quotidiens. Au-delà des handicaps, ces aménagements facilitent les voyages de tous et en particulier des personnes avec poussettes ou jeunes enfants, des personnes âgées…C. N.

La concurrence en panne sur les rails allemands
Les appels d’offres pour l’exploitation de franchises régionales rencontrent toujours moins de succès. La faute à des procédures trop complexes et extrêmement coûteuses. Officiellement, la compétition n’aurait jamais été aussi ouverte sur le rail allemand. C’est en tout cas ce qu’affirme la Deutsche Bahn dans son dernier rapport annuel sur l’état de la concurrence. Selon les calculs de l’opérateur historique, les compagnies privées contrôleraient actuellement 21,6 % du trafic régional de passagers : un record. Et leur part de marché devrait même continuer de croître rapidement car, au cours des cinq prochaines années, 325 millions de trains-kilomètres vont être soumis à des appels d’offres. La moitié des franchises régionales allemandes sont ainsi susceptibles de changer de main. « En Allemagne, la concurrence fonctionne », vante Rüdiger Grube. Mais ces chiffres cachent une autre réalité, moins glorieuse. De fait, cette vague de renouvellement des contrats d’exploitation serait de nature à submerger les concurrents de la DB. Aucun d’entre eux n’a les reins assez solides pour se porter candidat à l’ensemble des procédures. En cause, les nombreuses formalités à accomplir : trop lourdes et surtout très coûteuses, entre deux et cinq millions d’euros à chaque fois. De quoi décourager les compétiteurs de la Bahn. Selon la Fédération des opérateurs privés, le nombre moyen de participants à un appel d’offres a ainsi chuté de 2,9 à 2,4 l’an dernier.
Une tendance qui commence à inquiéter l’Association des autorités ferroviaires : « Il va falloir rendre les appels d’offres plus attractifs, faute de quoi, d’ici quelques années, seule la Bahn sera en mesure de déposer une offre », affirme t-elle. Et encore : la DB affirme qu’elle aussi éprouve des difficultés à suivre la cadence. « Chaque appel d’offres mobilise une équipe de vingt personnes à plein-temps pendant six mois », affirme Frank Sennhenn, le chef de DB Regio. « La Deutsche Bahn atteint ses limites. Un jour viendra où nous ne pourrons plus être sur tous les fronts. »Lancée il y a quinze ans, l’ouverture du marché ferroviaire régional faisait jusqu’ici figure de « succes story ». La concurrence a permis de moderniser les trains et d’améliorer le service. Mais le modèle semble aujourd’hui en panne. Pour stimuler à nouveau la compétition, la DB et ses challengers estiment qu’il conviendrait d’alléger les cahiers des charges. « Les Länder donneurs d’ordres déterminent jusqu’à la couleur des boutons de l’uniforme des contrôleurs », critique le chef d’une compagnie privée, cité par Die Welt. « Il faudrait laisser une plus grande marge de manœuvre aux compagnies. Cela permettrait de répondre plus rapidement aux appels d’offres », explique Frank Sennhenn de DB Regio. Autre piste évoquée : une meilleure coordination entre les régions afin de répartir les appels d’offres sur une plus longue période et permettre à davantage d’opérateurs de se lancer dans la bataille. Reste à voir si cet appel sera entendu : « Je ne me fais pas de souci pour la concurrence », lance le chef de l’autorité ferroviaire de Berlin Brandebourg. « Les compagnies danoises ou néerlandaises ont déjà fait savoir qu’elles souhaitaient se lancer sur le marché allemand. »
Antoine Heulard
.jpg)
SEM : Niort restructure son réseau
L’agglomération de Niort a lancé une nouvelle formule de son réseau, le 4 juillet dernier. « Le projet de restructuration est né lors de l’élaboration du plan de déplacements urbains », explique Stéphane Pierron, élu en charge des transports et des déplacements. Une étude approfondie, menée pendant deux ans auprès des usagers pour connaître leurs besoins et de leurs habitudes de déplacements, a fait émerger des pôles de forte fréquentation. L’agglomération de Niort a lancé une nouvelle formule de son réseau, le 4 juillet dernier. « Le projet de restructuration est né lors de l’élaboration du plan de déplacements urbains », explique Stéphane Pierron, élu en charge des transports et des déplacements. Une étude approfondie, menée pendant deux ans auprès des usagers pour connaître leurs besoins et de leurs habitudes de déplacements, a fait émerger des pôles de forte fréquentation. En septembre 2010, la Société d’économie mixte des transports de l’agglomération niortaise (Semtan) et les services de transports de la communauté d’agglomération niortaise (CAN) élaborent ensemble le nouveau réseau. Il se structure autour de cinq lignes Chronotan, ainsi nommées parce qu’elles sont cadencées à la fréquence d’un bus toutes les 20 minutes. Sur elles, viennent se greffer les lignes Transtan qui desserviront plus finement les quartiers. Sur certains itinéraires, la fréquence de passage des bus sera même de moins de 10 minutes. La création de trois pôles d’échanges, dont l’un à la gare de Niort, va permettre d’éviter le passage de toutes les lignes par un point unique, en l’occurrence la place de la Brèche, comme c’est le cas actuellement.
En zone rurale, le maillage permet de desservir toutes les communes de l’agglo. Il se compose de lignes structurantes Intertan, qui permettront de relier directement Niort, complétées par des lignes de rabattement qui fonctionneront sur le principe du transport à la demande (TAD), avec prise en charge aux arrêts mais retour à domicile. Ainsi, chaque commune sera desservie par au moins huit allers-retours. Les usagers auront aussi la possibilité d’emprunter, matin et soir, les bus scolaires (Scoltan) en même temps que les enfants. Pour les personnes handicapées, la CAN a développé le service Mobitan (transport des personnes à mobilité réduite) sur l’ensemble du territoire de l’agglomération. Et dès cet été une ligne sera créée pour desservir les communes du marais Poitevin depuis la gare de Niort : la ligne Maraîchine. L’agglomération a conçu une offre de transports évolutive. Elle pourra s’adapter, dans les années à venir, en fonction des modifications du territoire (nouvelles zones d’activités économiques, nouveaux quartiers ou lotissements à desservir) ou d’un accroissement de la fréquentation. Ainsi, une ligne TAD pourra très bien devenir régulière dès lors qu’on aura constaté un taux de fréquentation satisfaisant. A l’inverse, une ligne régulière peu fréquentée pourra passer en TAD pour éviter les trajets effectués à vide.Y. G.

D’Avignon-Centre à Avignon-TGV, il n’y a qu’une « virgule »
C’est une célébrité dont elle se serait volontiers passée : la « virgule » d’Avignon est sans nul doute la plus connue du genre par les amateurs du monde ferroviaire. Au départ, il y avait donc une gare nouvelle, celle d’Avignon TGV, inaugurée en 2001. Et un kilomètre de voie nouvelle à construire pour assurer quatre kilomètres de liaison intergares, en moins de cinq minutes, avec Avignon Centre. Seulement, voilà : lorsqu’il a fallu, au fil des derniers mois précédant la mise en service, jouer les économes et rogner ce qui pouvait l’être sur le projet à grande vitesse du TGV Méditerranée, Avignon TGV a perdu une « virgule » qui lui semblait promise. Autrement dit, ces quelques (petits) kilomètres de ligne ferroviaire dédiée aux TER en provenance de la gare d’Avignon Centre jusqu’à celle du TGV. Evoquée dès 1997 et, depuis, régulièrement sacrifiée sur l’autel des restrictions budgétaires. La « virgule », telle l’Arlésienne… Et lorsque l’on voit le train du progrès passer, il est difficile ensuite de le rattraper.
Plus de dix ans plus tard, après d’interminables phases d’études, de concertations, de discussions, ce devrait être chose faite. Et la pose officielle, le 27 juin, de la première pierre de la liaison ferroviaire entre Avignon TGV et Avignon Centre avait pour beaucoup la saveur de ces plats très longtemps mijotés. « Entre le certain temps de Fernand Raynaud et le temps long de Fernand Braudel », a ironisé le directeur régional de RFF, Marc Svetchine. « Désormais, on tient le bon bout. »
Du temps donc, il en a fallu plus que de raison pour trouver un accord, en particulier sur le financement. Pour convaincre, notamment, une ville d’Avignon qui faisait preuve d’un enthousiasme tout mesuré pour la seule « virgule », les partenaires ont décidé de faire coup double. Les travaux de la nouvelle liaison entre Avignon Centre et Avignon TGV s’inscrivent en effet dans la perspective de la réouverture de la ligne Avignon – Carpentras. Comme le réaffirme Marie-José Roig, la présidente de la communauté d’agglomération du Grand Avignon, « tout cela sera optimal seulement après la réouverture de Carpentras – Avignon. Tous les principaux pôles du Vaucluse seront alors reliés à la grande vitesse ».
La mise en service de la liaison Avignon Centre – Avignon TGV – dont les travaux pour réaliser le tronçon manquant d’un kilomètre de voie ferrée attendu depuis plus de dix ans ont commencé en mars dernier – est annoncée pour décembre 2013. Soit une année avant la réouverture promise d’Avignon – Carpentras, qui doit donc permettre de « connecter tout le Vaucluse à la grande vitesse ferroviaire ». Comme le note Marc Svetchine, « on a longtemps fermé des voies. Aujourd’hui, on en construit et on en rouvre… »
La « virgule » sera donc une première étape. Elle permettra de relier, en cinq minutes, au rythme d’un train toutes les quinze minutes en heure de pointe, Avignon TGV à Avignon Centre, au lieu d’une quinzaine de minutes, hors embouteillages, par bus. Et de faire du train une véritable alternative à la route. Ou plutôt, selon Michel Vauzelle, président du conseil régional Paca, le « trait d’union » pour une des très grandes villes régionales. Ou encore, selon Hugues Parant, « la navette, symbolique et concrète qui relie le réseau TGV à l’ensemble du réseau TER ».
A travers ces petits kilomètres de liaison nouvelle, c’est le concept même de ce que doit être une gare TGV qui est réaffirmé. Comme le souligne Marc Svetchine, « nous tenons beaucoup à ce type d’opérations. Car nous avons une volonté forte de ne pas promouvoir des gares aéroports. » Autrement dit de celles où l’on vient uniquement en voiture, style gare des « betteraves » ou « des garrigues… »
Un « modèle » qui trouve vite ses limites, comme on peut d’ailleurs le constater à Avignon TGV. Le développement et le succès du TGV ont vite submergé les capacités du parc de stationnement et créé, régulièrement, une congestion routière aux alentours de la gare. Dans cette gare recensant une augmentation annuelle de 3 % de sa fréquentation, avec trois millions de voyageurs qui y transitent chaque année, la « virgule » devrait, outre son impact en termes de service ferroviaire, permettre également de désengorger la circulation routière.
Ce trait d’union, le responsable régional de RFF l’inscrit dans un projet global, « avec un train dédié à tous les types de déplacements de la vie quotidienne, ce qui comprend aussi le TGV. Cela permet de mieux concurrencer les autoroutes, de ville à ville ». Dans un peu plus de deux ans, ce que Michel Vauzelle dénomme « une erreur d’aménagement » devrait ainsi être réparée. Avec le petit kilomètre qui change tout et qu’on attendait.
Plus de dix ans après la mise en service de la ligne nouvelle Méditerranée…
Pascal GRASSART
32,25 millions pour huit partenaires
Inscrit au contrat de projets Etat-région 2007-2013, ce chantier de 37,25 millions est cofinancé par huit partenaires : l’Etat (25 %), la région Paca (25 %), le département du Vaucluse (18,75 %), RFF (12,5 %), le Grand Avignon (7 %) et les trois intercommunalités du Ventoux-Comtat Venaissin, des Pays de Rhône et Ouvèze et des Sorgues du Comtat (11,8 %).
Qui fait quoi ?
– RFF est propriétaire et gestionnaire des infrastructures ferroviaires qu’il aménage : voies, quais, ouvrages d’art.
– Le conseil régional Paca est l’autorité organisatrice des transports régionaux.
– La SNCF gère les gares et exploite les TER.
– Le département, les intercommunalités et les communes réalisent les aménagements de voirie et organisent les transports permettant l’accès au train : bus, vélos, voitures…
Mercedes présente le Citaro nouvelle génération
Un nouvel autobus est né, pour au moins les dix prochaines années. A la différence de la construction automobile, ce n’est pas tous les jours qu’en transport urbain une nouvelle génération apparaît sur le marché. Long, coûteux et fort compliqué à développer, un nouvel autobus ne saurait amortir que sur le très long terme toutes les études qu’il a nécessitées. Au demeurant, le véhicule que le constructeur Mercedes-Benz a dévoilé, en première mondiale, le 20 mai dernier, dans son usine de Mannheim, ne peut être vraiment considéré comme le fruit d’un développement ex nihilo. Baptisé « Citaro C2 », il est justement l’héritier direct du Citaro, l’autobus qui aura connu le plus grand succès commercial de tous les temps. Présenté au congrès UITP (Union internationale des transports publics) de Stuttgart en 1997, puis produit en série à partir de 1998, il s’est vendu jusqu’à aujourd’hui à plus de 31 000 exemplaires ! Un record dont on imagine difficilement qu’il puisse être battu…
Quand il fait son apparition au congrès de Stuttgart, et presque simultanément dans les rues de Hambourg (Hochbahn AG), depuis toujours opérateur-pilote et tout premier client acceptant bien volontiers d’« essuyer les plâtres », le Citaro fait d’emblée sensation ! C’était encore l’époque des fameux standards normatifs allemands, qui étaient alors élaborés au sein du tout-puissant VöV (Verband öffentlicher Verkehr, association des transports publics, qui donnera naissance, en 1990, à l’actuel VDV, Verband Deutscher Verkehrsunternehmen ou association des entreprises de transport allemandes). Ces normes allaient alors si loin dans la prescription du détail que la plupart des voyageurs se retrouvaient incapables de faire la moindre différence, autant extérieurement qu’intérieurement, entre autobus des différents constructeurs allemands répondant au même standard. Pour le non-spécialiste, seuls le logo et la forme de la calandre parvenaient à trahir l’image de marque du fournisseur… Mercedes honora le standard I avec son O 305 en 1967, le standard II avec son O 405 en 1983, puis la spécification à plancher surbaissé avec le O 405N en 1989. Mais avec le 0 530 baptisé Citaro, le constructeur à l’étoile révolutionnait la conception même de l’autobus. Qu’il s’agisse du design, des composants mécaniques ou de la technologie, les dispositions constructives mises en œuvre sur ce véhicule allaient faire école de manière universelle. A preuve, presque tous les concurrents ont repris, les uns après les autres, l’idée des vitrages latéraux collés montant jusqu’à la ligne de pavillon. Il en va de même des barres de maintien verticales incurvées en partie haute vers la face latérale correspondante, pour mieux dégager le volume du couloir, ou encore de la suspension de type cantilever des sièges, facilitant le nettoyage du plancher. Le Citaro a également ouvert l’ère des nouvelles motorisations puissantes et robustes à six cylindres, et de l’électronique embarquée reposant sur une architecture de « bus de données », avec multiplexage étendu à l’ensemble du véhicule. Par ailleurs, l’autobus bénéficiait, dès son introduction, du système de freinage électronique EBS, de freins à disque sur toutes les roues, de l’ABS ainsi que d’un système de protection contre les chocs latéraux pour renforcer la sécurité passive. Au rythme de 1 500 unités par an sortant des chaînes de montage, mais avec des années fastes grimpant à 2000, et un record de 4 000 véhicules produits en 2009, Mercedes a donc pu livrer sans encombre son 30 000e Citaro l’an dernier…
Inventer un successeur digne de l’autobus qui détient désormais le record absolu des ventes, n’était pas, on peut l’imaginer, chose aisée ! D’autant que le Citaro, bien qu’ayant la réputation d’être hautement rentable en termes de life cycle cost, n’a néanmoins jamais été un produit bon marché ! Pour relever le défi, le constructeur a très longuement interrogé toutes les parties prenantes d’un tel projet : ingénieurs, vendeurs, mainteneurs, exploitants et voyageurs. Et il a classé, par ordre d’importance, les critères de choix des opérateurs qui se sont avérés être : la rentabilité, le confort, la conservation de la valeur marchande du véhicule sur de nombreuses années, et sa durabilité. Le résultat de ces cogitations se concrétise aujourd’hui dans le Citaro C2 qui, pour reprendre les bonnes idées de son prédécesseur, n’en est nullement le simple « relookage », mais bien un véhicule entièrement repensé de A à Z…
Quinze véhicules de présérie ont à ce jour parcouru un total de 7,5 millions de kilomètres aux essais, tant dans les tempêtes de neige scandinaves que sous les soleils les plus chauds d’Espagne ou de Turquie. Le premier Citaro C2, en version standard de 12 m, doit être commercialisé dès septembre, à un prix qui dépassera légèrement celui de son prédécesseur le C1, afin de prendre en compte la réelle plus-value apportée par le nouveau modèle. Pour minimiser les effets des éventuels défauts de jeunesse tels ceux qui avaient été enregistrés lors du lancement des premiers Citaro, le constructeur entend se donner, cette fois, un peu de temps supplémentaire avant de passer à la commercialisation du C2 articulé. Ensuite, les productions des deux générations d’autobus, C1 et C2, devraient se recouvrir sur environ deux ans, sans doute jusqu’en 2014. Après quoi, le C1 s’éclipsera définitivement du catalogue. Comme son prédécesseur, le C2 sera fabriqué à Mannheim, l’usine de Ligny-en-Barrois ayant néanmoins à charge d’assurer, d’ici environ trois ans, l’assemblage des véhicules destinés au marché français. Chez Mercedes, nonobstant la période de recouvrement, on s’attend à un report très rapide de la clientèle sur le nouvel arrivant…
Philippe Hérissé
Portrait d’un autobus truffé d’innovations
Si la silhouette du C2 évoque toujours celle qui fit le succès du Citaro, elle s’en démarque néanmoins d’emblée par sa nouvelle face avant, qui veut évoquer un visage au sourire amical. Le recours à des formes plus rondes entend casser la traditionnelle allure parallélépipédique des autobus de ces trente dernières années. De nouveaux projecteurs H avec réflecteur de grand format, dessinés en forme d’amande, viennent encore adoucir l’impression d’ensemble. Les feux de jours à LED (en option) et les clignotants (à LED également) se trouvent intégrés au boîtier des projecteurs, ce qui améliore autant l’esthétique que la sécurité. Les projecteurs bi-xénon optionnels ne passent pas davantage inaperçus…
Sur les faces latérales, la ceinture de caisse a été abaissée de 120 mm, augmentant la hauteur des vitrages. Des nervures obliques au droit des passages de roues (en plastique renforcé de fibres de verre) accentuent leur aspect tridimensionnel (comme pour les deux essieux arrière de l’autocar Travego du même constructeur), et confèrent ainsi au véhicule une allure particulièrement dynamique. De plus, par l’élasticité du matériau utilisé pour leur confection, ces passages de roues « en relief » s’accommodent sans dommage de légers frottements avec un obstacle ou un autre véhicule, tout en participant à la réduction du poids de la carrosserie. A l’image du Citaro, les faces latérales sont en réalité décomposées en plusieurs segments indépendants, afin de circonscrire plus facilement les réparations en cas d’accrochage. Le panneautage est réalisé en aluminium léger, et déborde désormais sur l’arête inférieure, conférant un aspect fermé et massif avec, pour corollaire, une amélioration de la résistance à la corrosion.
Par rapport au Citaro, les mensurations du C2 ont elles-mêmes évolué. L’empattement a été allongé de 55 mm pour pouvoir ultérieurement loger sans difficulté les organes et équipements nécessaires au respect de la future norme Euro 6. De même, le « porte-à-faux » avant augmente de 100 mm, pour donner plus d’espace au conducteur et, dans le même temps, autoriser la mise en place, en partie basse, d’un tout nouvel élément absorbeur de choc, dans le but de renforcer davantage encore la sécurité passive. Toutefois, l’augmentation des 100 mm n’est effective que dans l’axe longitudinal de l’autobus. En revanche, au droit des faux montants avant (caractéristiques de l’autobus Mercedes) comme à celui des extrémités de pare-chocs, la distance au premier essieu demeure exactement la même que sur le Citaro d’origine. Il en résulte que le véhicule conserve la même maniabilité, en dépit d’un porte-à-faux plus important. Mais dans la foulée, la face avant est ainsi devenue convexe, participant à son tour à l’adoucissement tant recherché des formes de l’autobus. Quant à l’arrière, il a également été redessiné avec des montants d’angle arrondis et un nouveau capot moteur. D’ores et déjà imaginé pour Euro 6, il n’aura plus qu’à être légèrement « revisité » sur la future version conforme à cette prochaine norme…
Un travail considérable a par ailleurs été entrepris sur le poste de conduite. Si l’on y retrouve l’incontournable planche de bord « banane » respectant à 100 % les spécifications du VDV, de multiples améliorations ont toutefois été apportées à l’ergonomie d’ensemble. Le nouveau volant « multifonctions » dispose maintenant de touches de commande sur un clavier intégré de série. L’écran noir et blanc du « visuel » informatique de contrôle et de diagnostic laisse désormais place à un grand écran couleurs. L’opérateur désireux de monter en post-équipement des appareillages supplémentaires (liés, par exemple, aux systèmes d’aide à l’exploitation) pourra le faire de la façon la plus propre qui soit, grâce aux réservations prévues d’origine, qui incluent même la dissimulation du câblage nécessaire. Pour le conducteur, l’espace aux genoux a été augmenté, les réglages du siège sont plus précis et, surtout, il se retrouve lui-même désormais « à hauteur d’yeux » des voyageurs qui montent dans son véhicule, grâce à une surélévation de 60 mm pour le plancher du poste de conduite. Mercedes, mais aussi plusieurs autres constructeurs, avaient tendance, depuis quelque temps, à asseoir très bas leurs conducteurs, en oubliant peut-être l’impact psychologique défavorable que peut avoir pareille disposition constructive. A l’opposé, le London Transport, opérateur londonien d’avant la privatisation, avait identifié avec beaucoup d’acuité, dès la fin des années 60, l’importance de ne jamais mettre en position d’infériorité le conducteur face à ses voyageurs, et spécifiait à ses fournisseurs de surélever grandement en conséquence les postes de conduite, disposition qui est de surcroît favorable à la visibilité, en bas vers l’avant et sur les côtés en parties inférieures arrières. Signe des temps, et toujours dans un même souci de sûreté, les charnières du portillon d’accès au poste se situent désormais à l’arrière, de façon que le conducteur puisse s’échapper plus facilement vers l’extérieur s’il doit précipitamment quitter son siège. Enfin, le constructeur propose, en option, plusieurs modèles de portes de cabine anti-agression. Le rehaussement du poste de conduite a nécessité une extension de 60 mm vers le haut pour le pare-brise, plaçant ipso facto la girouette 72 mm plus haut.
En option, les opérateurs pourront choisir un éclairage intérieur de type LED, d’une durée de vie égale à celle du véhicule, avec la possibilité de créer des zones différenciées de lecture ou de repos, tandis qu’une luminosité renforcée doit contribuer à réduire les risques de vandalisme au niveau des places arrières de l’autobus. De nouvelles portes louvoyantes-coulissantes sans guidage par le bas, en exclusivité chez Mercedes, apportent gain de poids et résistance accrue.
Pour la première fois sur un autobus urbain à plancher surbaissé, le système ESP (régulation du comportement dynamique) sera proposé. La difficulté : loger les capteurs nécessaires à son fonctionnement, que complique l’ordonnancement traditionnel d’un véhicule à plancher bas. Grâce à l’ESP, le Citaro C2 pourra négocier, avec plus de facilité et davantage encore de sécurité, des situations d’adhérence difficile, par temps de pluie, de neige ou de verglas.
Bien que le Citaro C2 soit le premier autobus à respecter d’ores et déjà la norme ECR 66/01 de protection contre le renversement (qui n’entrera en vigueur qu’en 2017 !), et qu’il soit conforme à la norme R29 de protection contre les collisions, la masse de sa caisse a néanmoins pu être réduite de 100 kg. Avec le positionnement des batteries sous le conducteur (pour le véhicule de 12 m) permettant en complément d’alléger de 171 kg la charge sur l’essieu arrière, les ingénieurs disposeront donc d’emblée d’une réserve de masse pour pouvoir encaisser les quelque 300 kg nécessaires aux futurs équipements Euro 6. Pour offrir une caisse de la résistance souhaitée malgré une masse très réduite, les concepteurs ont mis au point des pièces inédites pour assurer un assemblage multidimensionnel des membrures verticales et horizontales de la structure. Autant d’innovations qui devraient donner au Citaro C2 une vraie longueur d’avance…Ph.H.
Bernard Rivalta réélu à la tête du Sytral
Le jeudi 7 juillet, les représentants du comité syndical du Syndicat mixte des transports du Rhône et de l’agglomération lyonnaise (Sytral) ont procédé aux élections du président, du vice-président, des membres du bureau exécutif et des membres des diverses commissions. Bernard Rivalta a été réélu président et Georges Barriol a été reconduit en tant que vice-président. Suite aux élections cantonales de mars 2011, trois nouveaux membres issus du conseil général du Rhône siégeaient au comité syndical : Marie-Christine Burricand, Annie Guillemot ainsi que Raymonde Ponce.
DSP : Keolis reconduit pour huit ans à Marmande
Les élus du conseil de Val de Garonne Agglomération, l’agglomération autour de Marmande (33 communes et 52 916 habitants), ont voté, le 1er juillet, le renouvellement de la DSP pour le réseau de transports urbains du territoire, qui comprend les bus urbains de Marmande et Tonneins (27 000 habitants), et l’organisation du transport à la demande. Le conseil a reconduit l’actuel concessionnaire, Keolis, pour huit ans. C’est au cours du précédent mandat que le réseau Evalys avait été créé, en mars 2007, puis pérennisé en 2010 avec quelques modifications. Le choix de Keolis a été critiqué par certains élus qui n’ont pas apprécié la décision de la commission DSP. Le jour du vote, l’un de ses sept membres était absent, la voix du président de la commission et de l’agglomération s’est trouvée prépondérante, comme le prévoient les statuts, afin de départager les élus. « L’offre de Veolia en termes de performance économique et de qualité du service n’était pas moins avantageuse que celle de Keolis », a dit le maire de Tonneins.
Y. G.

Rhône-Alpes reprend en direct les TER routiers de la SNCF
Le conseil régional a décidé de reprendre en direct l’organisation des transports TER routiers sur onze lignes rhônalpines. La mesure adoptée fin mai par les élus s’inscrit dans le cadre de la convention région Rhône-Alpes-SNCF 2007-2014 et entrera en vigueur au plus tard en décembre 2013, au fur et à mesure de l’arrivée à échéance des contrats en cours entre la SNCF et les transporteurs. Le conseil régional a décidé de reprendre en direct l’organisation des transports TER routiers sur onze lignes rhônalpines. La mesure adoptée fin mai par les élus s’inscrit dans le cadre de la convention région Rhône-Alpes-SNCF 2007-2014 et entrera en vigueur au plus tard en décembre 2013, au fur et à mesure de l’arrivée à échéance des contrats en cours entre la SNCF et les transporteurs. Les onze lignes concernées sont intégralement routières et représentent plus de 4 millions de cars-km, soit 45 % de l’offre kilométrique routière gérée par la SNCF pour le compte de la région Rhône-Alpes. En revanche, les lignes TER routières venant compléter à certaines heures de la journée les dessertes ferroviaires restent dans le giron des services SNCF.
Les onze lignes intégralement routières présentent les caractéristiques suivantes :
– Ain-Rhône-Loire
Quatre lignes sont concernées : Bellegarde – Divonne – Ferney, soit 16 allers-retours par jour avec en moyennes 16 voyageurs par service, pour une recette de 0,49 million d’euros sur 1,07 million d’euros de charges, soit un ratio de 38 % ; Bellegarde – Brion (10 AR, 8 voyageurs, 32 %) ; Villefranche – Mâcon TGV (6 AR, 11 voyageurs, 36 %) ; Roanne – Le Creusot TGV, la plus rentable (5 AR, 18 voyageurs, 70 %).
– Ardèche Nord
Deux lignes : Annonay – Le Péage (10 AR, 9 voyageurs, 17 %), la moins rentable ; et Annonay – Lyon (5 AR, 12 voyageurs, 33 %).
– Drôme-Ardèche Sud
Cinq lignes, dont Valence TGV – Privas l Aubenas (la plus fréquentée, 23,5 AR, 18 voyageurs, 31 %) ; devant Valence – Montélimar – Aubenas – Les Vans (17,5 AR, 13 voyageurs, 24 %) ; Vallon-Pont-d’Arc – Montélimar – Valence TGV (1 AR hiver, 4 AR l’été, 15 voyageurs, 32 %), Montélimar – Nyons (3 AR, 9 voyageurs, 29 %).A noter que la ligne Le Pouzin – Pierrelatte (5 AR, coût non communiqué) a la plus faible fréquentation) avec un inédit 0,5 voyageur par service, ce qui revient à 1 voyageur par jour. « Un constat étonnant » pour l’UMP, qui a estimé « absolument nécessaire de chercher à mieux adapter la ligne aux besoins des populations qui ont certainement des raisons de ne pas la fréquenter davantage aujourd’hui ».
Bernadette Laclais, vice-présidente aux transports à la région Rhône-Alpes, a indiqué que la reprise en direct par la collectivité permettra de « renforcer le service et le suivi qualité rendu aux voyageurs, ainsi que la bonne exécution du contrat ». Elle a également mentionné qu’un audit externe aura pour mission d’assurer les contrôles auprès des transporteurs. Dans l’immédiat, un « groupe de travail TER » va étudier les différentes formes juridiques de gestion (régie directe, DSP ou SPL) pour choisir le mode le plus approprié aux futures relations région-transporteurs prévues sur six ans. Les conclusions devront être connues pour fin juillet et le cahier des charges lancé dans la foulée.
Claude Ferrero