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Déficit record pour le Sbahn de Berlin
Autrefois vache à lait du groupe, le Sbahn berlinois n’en finit plus de plomber les comptes de la Deutsche Bahn. Victime depuis deux ans de déboires techniques à répétition, l’activité a perdu 222,2 millions d’euros en 2010 : un record. La compagnie est d’abord sanctionnée par le Land de Berlin, qui a revu ses subventions à la baisse pour non-respect du contrat d’exploitation : 60 millions d’euros ont ainsi été retenus. Mais la société de train urbain doit aussi faire face à d’importantes dépenses de maintenance : au plus fort de la crise, les deux tiers de sa flotte ne répondaient plus aux normes de sécurité et ont dû repasser par l’atelier. Montant de la facture : 128,6 millions d’euros. Plus que jamais, se pose la question d’une privatisation partielle du réseau de Sbahn, après 2017, date à laquelle prend fin le contrat liant la DB au Land de Berlin. Malgré les perturbations, les associations d’usagers s’y opposent : une pétition circule qui pourrait déboucher sur une action collective et un référendum, pour faire échec à ce scénario.

Charles-Eric Lemaignen : « C’est un choix politique, on fait du qualitatif »
Ville, Rail & Transports : Orléans aura l’été prochain deux lignes de tramway, ce qui est une première pour une agglomération de cette taille. Comment définissez-vous votre stratégie de mobilité ?
Charles-Eric Lemaignen : On dispose de beaux outils, mais l’essentiel est d’avoir une politique globale de mobilité. Une politique des transports dépend d’abord du territoire où elle s’exerce. On ne peut appliquer à une ville peu dense comme Orléans des recettes qui pourraient convenir pour d’autres agglomérations de même population. L’histoire et la densité de la ville sont des éléments essentiels pour définir une stratégie multimodale de mobilité. Il faut au départ bien faire son choix : soit on veut développer une politique d’aménagement du territoire qui vise à avoir un arrêt de bus ou de tram tous les 500 m, soit on met en place une politique qui vise à rendre les transports plus efficaces pour faire abandonner la voiture. En 2001, l’agglo d’Orléans avait une stratégie d’équité territoriale et d’aménagement du territoire. Sur les trente lignes de bus, sept transportaient moins de 40 voyageurs par jour. J’avais calculé pour l’une des lignes que payer le taxi à tous les voyageurs coûterait beaucoup moins cher que de garder la ligne ! Entre 2003 et 2005, nous avons fait le choix de transférer des kilomètres de bus sur des lignes à forte fréquence. Plusieurs lignes régulières ont été supprimées, que nous avons remplacées par du TAD et des lignes virtuelles.VR&T : La ligne A du tram aura été l’un des éléments qui ont plombé le bilan de l’équipe précédente. La ligne B du tramway arrive en juin 2012, après dix ans de débats et de discussion : le tram a toujours été un objet passionnel à Orléans…
C.-E.?L. : Au départ, j’étais opposé au tram. Je préconisais une combinaison entre une meilleure utilisation de l’étoile ferroviaire d’Orléans et un déploiement de BHNS. Mais une fois que le tram a été décidé, j’ai tout fait pour que cela marche bien. Certes, on a acheté une Rolls, mais la Rolls, une fois qu’on l’a, on l’entretient, on la bichonne. La ligne A a été lancée trop précipitamment par l’équipe précédente, qui voulait l’inaugurer avant les élections. Mais paradoxalement, ce qui a plombé le bilan, plus encore que les bruits du tram, c’est la rénovation du réseau associé. On a voulu tout rabattre sur le tram, il ne faut surtout pas faire cela ! On inaugurait un tram et une personne sur deux perdait du temps : 300 millions pour cela ! En arrivant au pouvoir, nous avons travaillé pour améliorer les réseaux. Puis nous avons remis à plat le projet de deuxième ligne, en proposant d’abord des modes plus légers et moins coûteux : bus-tram ou Translohr. Après beaucoup de débats communautaires, nous avons fait réaliser un sondage qui montrait que 52 % des gens préféraient un tramway sur fer parce qu’il favoriserait l’interopérabilité avec la ligne A. Nous avons fini par nous rallier à cet avis. Mon boulot de président d’agglomération, c’est de créer du consensus : on a écouté tout le monde, on a débattu et l’on a fini par trouver un accord presque unanime sur ce sujet.VR&T : Le choix du tracé de la ligne 2 a fait l’objet de nombreux débats et d’un changement de tracé qui ont retardé le projet. Comment justifiez-vous le tracé retenu ?
C.-E.?L. : On avait le choix entre deux tracés : emprunter les boulevards et faire se croiser les deux lignes en gare d’Orléans, ou passer par le cœur de ville avec une croisée place De Gaulle. Les deux solutions avaient avantages et inconvénients. Entre deux tracés équivalents en termes de transport, c’est l’urbanisme qui prime : on a donc laissé le choix aux maires des communes concernées. Ils ont choisi la deuxième solution. Le choix est de faire un projet de tram qui soit à la fois un projet de transport et un projet d’aménagement urbain. On passe dans les centres-villes, ce qui implique des aménagements qualitatifs et plus coûteux. On passe rue Jeanne-d’Arc ou devant la cathédrale : c’est un choix politique, on fait du qualitatif. L’avantage d’un tram par rapport au bus en site propre est que les maires y voient un projet structurant en termes d’aménagement urbain. Pour du « façade à façade », on accepte de toucher aux places de stationnement. On a pu nous reprocher – notamment l’équipe précédente – de ne pas mettre en place la seconde ligne tout de suite. Paradoxalement, on a eu beaucoup de chance car on est tombé en réalisation au moment où le gouvernement remettait en place des financements publics pour les TCSP. On l’aurait fait immédiatement, on serait mal tombé !VR&T : Vous allez choisir très prochainement votre nouvel exploitant, êtes-vous favorable à un changement d’opérateur ?
C.-E.?L. : Nous avons deux candidats à la nouvelle DSP, Keolis et Veolia, que l’on départagera cet été. J’ai regretté que RATP Dev ne se présente pas, ce n’est pas faute de les avoir incités à retirer un dossier. Cette consultation est totalement ouverte, j’ai autant de raisons de choisir l’un que l’autre. On a la chance aussi d’avoir un réseau proche de Paris, qui est un réseau historique de Transdev. Veolia-Transdev tient à le garder. Pour les mêmes raisons, Keolis aimerait le prendre. Notre DSP sera une délégation à contribution forfaitaire avec un risque sur les charges et les recettes, assez proche en fait de ce qu’a mis en place Bordeaux.VR&T : Allez-vous transformer le réseau existant à l’arrivée de la nouvelle ligne de tram ?
C.-E.?L. : Depuis 2008, on travaille sur la refonte du réseau de bus. Nous avons demandé à l’exploitant actuel de nous proposer une maquette de réseau de bus adaptée à ces deux lignes de tram. Cette maquette, nous l’avons ensuite soumise aux 22 communes. Nous avons également consulté tous les partenaires institutionnels et associatifs, ainsi que les chauffeurs de la Setao, qui savent où il est judicieux de faire passer les bus. Prenant en compte ces remarques, nous avons établi une nouvelle maquette de réseau, donnée pour base aux deux candidats à la nouvelle DSP. Ils sont évidemment libres de proposer des variantes de tracé. A la rentrée, on soumettra entre le 20 septembre et le 20 octobre le réseau de l’exploitant retenu à la concertation publique, en gardant une petite réserve de kilomètres pour les éventuelles modifications. La mise au point avec le candidat pressenti durera juste la fin de la concertation. L’exécutif de l’ancienne communauté de communes avait demandé à l’exploitant de lui faire un nouveau réseau en trois mois. Nous aurons mis quatre ans, mais tout le monde aura pu s’approprier ce nouveau réseau.VR&T : Quel lien sera fait entre transports en commun et mobilités douces ?
C.-E.?L. : Dans une ville plate et peu dense comme Orléans, le vélo doit être un élément majeur de la mobilité. Dans le cadre de la DSP, les candidats devaient nous faire des propositions sur la mobilité douce vers les parcs d’activité. Cette solution me semble, dans bien des cas, plus intéressante pour la collectivité que de mettre en place des navettes. Les deux candidats doivent également nous faire des propositions sur des formules de location pour des vélos de moyenne durée, notamment des vélos électriques pour les entreprises ou universités. Il y a également une réflexion sur les parkings sécurisés. Nous avons déjà financé 18 stations de vélo sécurisées, près des stations de bus importantes. Je souhaite que les gens qui viennent, par exemple, d’Olivet puissent laisser leur vélo au P+R, puis prendre le tramway et utiliser ensuite le Vélo+ en centre-ville.Propos recueillis par Guillaume LEBORGNE
250 millions d’euros de la BEI pour la ligne 3 du tramway de Montpellier
La ligne 3 du tramway montpelliérain va bénéficier d’un financement de 250 millions d’euros accordé par la Banque européenne d’investissement (BEI). Il portera sur la rénovation de 4 stations, la construction de 26 autres et l’acquisition de 22 rames de 300 passagers. Le coût global de cette ligne – qui traversera l’agglomération du nord-est au sud-est, desservant les communes de Juvignac, Montpellier, Lattes et Pérols – est estimé à 530 millions d’euros, répartis entre Montpellier Agglomération (374,4 millions d’euros), l’Etat (82,6 millions), la région Languedoc-Roussillon (50 millions) et le département de l’Hérault (23 millions). Sa mise en service est prévue pour avril 2012.

La commune d’Oloron crée son réseau
La taille ne fait rien à l’affaire. Les habitants des petites communes ont, en matière de transports, les mêmes attentes que leurs cousins des grandes agglomérations. C’est pourquoi le réseau de bus à Oloron-Sainte-Marie, qui a été lancé le 18 juin pour une période de tests jusqu’au 31 décembre, devrait trouver son public. La taille ne fait rien à l’affaire. Les habitants des petites communes ont, en matière de transports, les mêmes attentes que leurs cousins des grandes agglomérations. C’est pourquoi le réseau de bus à Oloron-Sainte-Marie, qui a été lancé le 18 juin pour une période de tests jusqu’au 31 décembre, devrait trouver son public. « On fait tout pour que ça marche », assure Nicolas Maleig, conseiller municipal et copilote du projet avec Béatrice Rance. « D’ailleurs, rien n’est figé », poursuit Nicolas Maleig. Les six mois qui viennent doivent permettre d’ajuster encore le réseau. Il a pourtant été largement réfléchi. « Nous y travaillons depuis deux ans au moins », souligne Béatrice Rance. L’idée, née à la fin de la précédente mandature, faisait partie des promesses de campagne de l’actuel maire Bernard Uthurry, élu en 2008, et se met en pratique depuis. Il a fallu demander un transfert de compétence en termes de transports au conseil général, puis s’appuyer sur toutes les connaissances des techniciens de la ville en matière d’urbanisme, de déplacements, de voiries et même de tourisme. La commune a même regardé ce qui se faisait dans des villes à la topographie similaire, avec des quartiers installés sur des collines entourant le centre-ville. Mais, surtout, les concepteurs du projet ont sondé la population, en envoyant un questionnaire à 6 300 foyers, et déposé le même dans les administrations et les commerçants du centre-ville. Avec les 800 réponses obtenues, Béatrice Rance et Nicolas Maleig ont pu recenser les besoins, les demandes et dresser un portrait des futurs utilisateurs : principalement des personnes âgées de 50 ans et plus, ne possédant pas de voiture ou prêtes à la laisser au garage si un bus existait.
De tout ça, est né un réseau formé de trois boucles, qui possèdent sept arrêts communs afin d’augmenter la fréquence dans le centre-ville, avec les mêmes ressources en matériel. Car pour des raisons financières les tests s’effectuent avec un seul minibus –pour mieux circuler en ville –, de 21 places dont une pour les PMR, qui enchaîne les lignes à la suite les unes des autres. Chaque boucle se parcourt en une vingtaine, voire une trentaine de minutes, ce qui fait une fréquence d’une heure au mieux entre de deux bus. Toujours dans un souci d’économie, les arrêts ont été matérialisés au sol à la peinture. « Si l’un d’eux s’avère mal placé, ce sera plus facile et moins coûteux de le déplacer que si nous avions installé un panneau ou pire un abri », expliquent Béatrice Rance et Nicolas Maleig. Pour eux, le travail n’est pas fini. Tous les mois, ils vont enquêter sur le terrain ou recueillir quotidiennement les remarques par mail, et corriger l’existant si nécessaire, à la rentrée. Le service ne devrait d’ailleurs pas s’arrêter au 31 décembre, mais se poursuivre en l’état ou modifié l’année prochaine.
Yann GOUBIN

Le Stif lance la marque T Zen
Toute une série de lignes T Zen, une sorte de BHNS franciliens, vont peu à peu voir le jour. La première sera lancée le 4 juillet prochain. Elle permettra de lier en 30 minutes, les gares de Corbeil-Essonnes et Lieusaint-Moisy. Toute une série de lignes T Zen, une sorte de BHNS franciliens, vont peu à peu voir le jour. La première sera lancée le 4 juillet prochain. Elle permettra de lier en 30 minutes, les gares de Corbeil-Essonnes et Lieusaint-Moisy. Elle desservira aussi bien les deux agglomérations que le pôle universitaire de Sénart, promis à un fort développement, et la ville nouvelle du Carré Sénart. La ligne devrait contribuer à développer ces secteurs en devenir, rassemblant 100 000 personnes, aussi bien des habitants et que des employés. D’ailleurs, la fréquentation, estimée à 6 000 voyageurs par jour dans les premiers mois entre Lieusaint-Moisy et Les Prés-Hauts, devrait passer à 12 000 dans quelques années notamment lorsque les T Zen 2 et 4 seront raccordés.
Le T Zen fonctionnera sept jours sur sept, de 5 heures à 1 heure du matin, avec une fréquence de 6 minutes en heure de pointe, 10 min en heures creuses et 20 min en soirée. Cette régularité devrait être garantie par le site propre créé sur les trois quarts du parcours : 9,6 km sur les 14,7 que compte la totalité de la ligne. Les infrastructures auront ainsi coûté 82 millions d’euros, financés par la Région (70,5 millions d’euros), le conseil général de l’Essonnes (5 millions d’euros), le conseil général de Seine-et-Marne (5 millions d’euros) et l’Etat (1,5 million d’euros). L’exploitation du T Zen 1 devrait coûter 5,1 millions au Stif, auquel s’ajoutent 4,2 millions pour le matériel roulant : 12 Crealis Neo dont dix tourneront sur la ligne. L’entretien du matériel roulant se fera dans un atelier flambant neuf de 1 400 m2 financé par le Stif, à côté de la gare de Lieusaint-Moisy, construit selon des normes de préservation de l’environnement : toit végétalisé, panneaux solaires, eau de lavage recyclée et réutilisées à 80 %. Cet outil a été mis à la disposition de Veolia-Transdev qui a remporté l’appel d’offres de l’exploitation pour 6 ans.
Yann GOUBIN
Avignon Centre – Avignon TGV : la « virgule » qui change tout
Dans deux ans, cinq minutes devraient suffire pour relier par TER Avignon TGV à Avignon Centre, contre un bon quart d’heure aujourd’hui par bus, hors embouteillages… Les travaux de la « virgule » viennent pour cela d’être lancés, avec un kilomètre de ligne nouvelle à réaliser pour assurer la liaison intergares. Plus de dix ans après la mise en service de la ligne nouvelle Méditerranée, une erreur d’aménagement est en voie d’être réparée. Le 27 juin, la première pierre de cette liaison ferroviaire a donc été posée. La mise en service est annoncée pour décembre 2013. C’est une première étape, une année avant la réouverture promise d’Avignon – Carpentras, qui doit permettre de « connecter tout le Vaucluse à la grande vitesse ferroviaire ».

Concurrence dans les TER : ce que souhaitent maintenant les opérateurs
Après la publication, le 18 mai, de la version définitive du rapport Grignon, le Conseil économique, social et environnemental organise, le 16 juin à Paris, un grand colloque sur l’ouverture à la concurrence dans le transport ferroviaire régional. Ville, Rail & Transports a demandé aux acteurs ferroviaires de réagir aux propositions du rapport Grignon sur les conditions d’expérimentation de la concurrence en France : la SNCF, bien sûr, et ses concurrents potentiels, Veolia Transport, Deutsche Bahn, ainsi que l’Afra (Association française du rail). Les opérateurs ferroviaires se félicitent de la publication de ce rapport, qui marque, selon eux, une étape importante. Mais la Deutsche Bahn critique certaines préconisations, tandis que les opérateurs français attendent maintenant l’ouverture de discussions pour aller au-delà. Reste à connaître la position du gouvernement et le calendrier qu’il souhaite fixer pour expérimenter la concurrence dans les TER.
Jean-Pierre Farandou, directeur général de SNCF Proximités :
« Il faut construire un système à la française »Ville, Rail & Transports. Quel jugement portez-vous sur le rapport Grignon ?
Jean-Pierre Farandou. C’est un rapport très complet. Le sénateur Grignon a cherché à trouver un point d’équilibre entre les nouveaux entrants, les opérateurs historiques, les autorités organisatrices des transports… A partir de ce rapport, qui selon moi fera date, les discussions vont pouvoir être menées.
Je ne rentre pas dans le débat de savoir s’il faut ouvrir ou non le TER à la concurrence. La position des dirigeants de la SNCF est qu’on ne peut pas prendre le risque de dire que la concurrence ne viendra jamais. D’autant qu’elle existe déjà pour le fret ferroviaire et pour le transport international de voyageur.
Nous sommes dans une logique de préparation. A la question : quand viendra la concurrence ? C’est aux politiques d’y répondre. A la question : comment ? La SNCF a son mot à dire. Cette question conduit à un sujet central, celui de l’équité. La concurrence est acceptable dès lors qu’elle est équitable pour la SNCF. Il est aussi question de méthode et de progressivité. Il faudra du temps, de la concertation, du dialogue pour avancer. La SNCF, qui veut être acteur dans ces discussions, n’a pas à rougir de ce qu’elle a fait depuis dix ans : le TER s’est développé de 40 % sur cette période. Les autres pays européens n’ont pas fait mieux. La SNCF a su accompagner ce développement du point de vue qualitatif : depuis le début de l’année, le taux de régularité atteint 92 % en moyenne. La perspective de concurrence n’apparaît pas comme une sanction pour la SNCF.VR&T. Le rapport a pris en compte les arguments de la SNCF demandant l’alignement des conditions de travail. Etes-vous satisfait ?
J.-P. F. Dans l’hypothèse de la concurrence, l’objectif de la SNCF est de perdre le moins possible de parts de marché. Pour cela, il faut aligner les conditions de travail de tous, salariés du privé et cheminots. Nous sommes fermes sur ce sujet car les coûts salariaux sont importants : ils représentent 60 % des coûts de production du service. L’amplitude horaire, les repos, les pauses… nécessitent un socle social harmonisé. Nous ne demandons pas pour autant l’application du RH0077 qui date de 1999. Il peut évoluer dès lors que l’on garde des règles sociales de bon niveau puisqu’elles concernent le service public avec de fortes exigences de sécurité. En termes de méthode, on peut partir de ce qui existe et voir quelles évolutions seraient possibles.VR&T. Vous souhaitiez que le transfert automatique de personnel soit retenu. Pourquoi ?
J.-P. F. C’est ce qui se passe dans le transport public urbain. Mais je comprends que cette idée puisse préoccuper un cheminot qui pensait faire toute sa carrière à la SNCF. Le rapport retient le transfert sur la base du volontariat. Les cheminots qui refuseraient de changer d’employeur se retrouveraient dans une logique de reclassement qui implique une mobilité géographique. C’est une contrainte très lourde car elle implique un déménagement avec de multiples conséquences sur l’emploi du conjoint, l’école des enfants… Le transfert se ferait en conservant les éléments essentiels du statut de cheminot, comme la garantie de l’emploi et la possibilité de cotiser à la caisse de prévoyance…VR&T. L’accès aux ateliers de maintenance de la SNCF vous paraît-il réalisable ?
J.-P. F. Pour les ateliers de maintenance, certaines règles sont fixées au niveau européen : au nom des facilités essentielles, les opérateurs doivent avoir accès aux installations fixes comme les stations-service par exemple. Mais d’un point de vue opérationnel, il ne sera pas si simple d’accueillir deux entreprises dans nos ateliers. Dans ce domaine comme dans d’autres, il faudra regarder comment concilier la réglementation avec la réalité opérationnelle.
Le rapport s’est placé dans une logique d’expérimentation. Il faudra donc aussi se poser la question : comment passer d’une expérimentation à la généralisation ? On peut comprendre que dans une logique où il faut aller vite pour lancer l’expérimentation, l’accès à nos installations soit demandé. Mais un par un, ces sujets mériteront d’être discutés par la suite.VR&T. La direction du Matériel n’a-t-elle pas récemment indiqué qu’elle souhaitait développer son activité en proposant des prestations à d’autres opérateurs que la SNCF ?
J.-P. F. La direction du matériel peut effectivement dire que si la SNCF perd un marché, elle peut essayer de récupérer la maintenance du nouvel opérateur. Mais cet opérateur aura aussi son mot à dire, de même que l’autorité organisatrice des transports.VR&T. Pensez-vous que les discussions vont pouvoir se poursuivre rapidement ? Sous quelle forme ?
J.-P. F. Je suis heureux d’avoir entendu le secrétaire d’Etat aux Transports dire qu’il faut continuer à discuter. Nous sommes favorables à un tel processus car les sujets sont complexes. Il faudra beaucoup de pédagogie et bien vérifier que l’on met les mêmes contenus derrière les mêmes mots. Mais il est trop tôt pour entrer dans les négociations. Le monde de la SNCF a besoin de comprendre ce qu’est une convention collective, et inversement le monde du droit privé doit comprendre le monde de la SNCF. Il faut construire un système à la française. L’Etat en fixera le cap.VR&T. Ne pensez-vous pas que vous partez avec un handicap lié à vos coûts ? Une récente étude estimait à 30 % les surcoûts de la SNCF face à d’autres concurrents potentiels comme la DB par exemple.
J.-P. F. Il faut faire attention avec ce chiffre : il compare des carottes et des choux. L’étude fait une comparaison avec l’Allemagne où la durée légale du travail est de 41 heures contre 35 heures en France. De plus, le réseau allemand est dense, les conducteurs ont peu de temps morts. En France, les villes de province ne sont pas reliées par train tous les quarts d’heure. Il arrive que des conducteurs ne soient pas utilisés pendant deux heures. Ce n’est pas de leur faute ! L’histoire du pays nous a légué un système qui a prouvé son efficacité.VR&T. Les régions se plaignent généralement de ne pas disposer d’une bonne maîtrise de leurs TER, notamment à cause d’un manque de clarté sur les coûts. Que leur répondez-vous ?
J.-P. F. Les régions nous disent aujourd’hui que le sujet immédiat n’est pas la concurrence. Elles demandent davantage de transparence. Je suis d’accord. Nous avons engagé un travail avec l’ARF [Association des régions de France, ndlr] sur la transparence de nos coûts. Nous savons que les régions se heurtent actuellement à des difficultés financières. Nous regardons comment ajuster nos coûts. Le sujet de la productivité n’est pas tabou. Nous en discutons avec les organisations syndicales. Chaque année, nous gagnons en productivité. Les conducteurs par exemple effectuent aujourd’hui plus de kilomètres qu’il y a quelques années. Il y a aussi une dimension organisationnelle. Certaines régions souhaitent une SNCF plus régionale, plus relationnelle. Nous y travaillons. Les régions cherchent à disposer d’une compétence globale sur la mobilité sur leur territoire au sens large du terme. Ce qui pousse à une meilleure complémentarité entre les modes. Il faut déterminer quel modèle contractuel choisir avec l’opérateur, soit une délégation du service public, soit une régie intéressée. Quand on choisit un modèle, il faut être cohérent car c’est cela qui détermine les questions de la prise du risque et de sa rémunération. Toutes ces thématiques sont devant nous.VR&T. En privé, certaines régions expriment leur volonté de recourir à la concurrence. Comment réagissez-vous ?
J.-P. F. Si une région venait me dire qu’elle veut recourir à un autre opérateur, j’essaierais de comprendre ses motivations. Est-elle insatisfaite ? Est-ce une question économique ? Est-ce un problème relationnel ? Il est important de comprendre pour essayer de corriger ce qui peut l’être. Le TER est une activité importante pour la SNCF : il représente un chiffre d’affaires annuel de 4 milliards d’euros, 25 000 emplois répartis partout sur le territoire. C’est notre ADN. On est au cœur du transport public territorial. Il est évident qu’on a envie de se battre pour le conserver. Sans oublier que c’est un savoir-faire que l’on peut aussi exporter.
Propos recueillis par Marie-Hélène POINGT et Guillaume LEBORGNE
Francis Grass, directeur général de Veolia Transport :
« Ce modèle va permettre une meilleure transparence financière »
Ville, Rail & Transports. Comment réagissez-vous à la publication du rapport Grignon ?
Francis Grass. C’est un cap important et positif. Nous avons le sentiment que le sénateur Francis Grignon a écouté toutes les parties prenantes. Son rapport ouvre ainsi la voie à un processus d’ouverture qui prendra forcément du temps.
Il contient diverses préconisations intéressantes, parmi lesquelles le recours à la délégation de service public. La DSP renforce les prérogatives des régions : en tant qu’autorités organisatrices, celles-ci peuvent spécifier leurs exigences dans un cahier des charges puis comparer les propositions en termes de prestations comme de prix. C’est un modèle qui permet une meilleure transparence financière et qui contribue à tirer vers le haut la qualité commerciale.
VR&T. Le rapport retient le principe du transfert des personnels SNCF, auquel Veolia Transport n’était pas favorable. Que souhaitez-vous pour les négociations à venir ?
F. G. Nous avons passé beaucoup de temps à discuter des aspects sociaux. Nous restons a priori réservés sur le transfert forcé des personnels SNCF mais le fait que le rapport Grignon retienne un principe de volontariat est positif. Cela dit, il reste encore des questions à régler. Qui sera transféré ? sachant qu’à la SNCF les agents travaillent souvent pour plusieurs activités : TER, TGV, trains d’équilibre du territoire… D’où l’intérêt de l’expérimentation qui permettra de regarder plus précisément les différents cas de figure. Dans quelques années, lors du renouvellement des contrats le traitement de ces questions sera naturel, comme cela l’est maintenant dans le transport public urbain. Aujourd’hui, lorsqu’un nouvel opérateur reprend un contrat, il reprend les personnels sans que cela pose de questions.VR&T. Etes-vous favorable à l’application d’une convention collective pour tous, cheminots de la SNCF et du privé, qui reste à négocier ?
F. G. Nous sommes favorables au dialogue et à la négociation avec l’ensemble des partenaires sociaux qui permettra d’avoir un cadre cohérent. Mais il ne s’agit pas de notre point de vue, de généraliser les règles en vigueur à la SNCF en prenant le RH0077 comme base de la négociation. Pour autant, cette future convention collective ne devra pas être a minima, mais adaptée aux besoins de qualité et d’efficacité du service public. Rien n’empêche chaque exploitant de compléter ces dispositions conventionnelles par des accords d’entreprise. Un tel processus de discussion a déjà été mené à bien pour le fret. Tout cela, la fixation du cadre des négociations et ensuite les discussions, doit naturellement se faire dans le cadre des organisations professionnelles, c’est-à-dire de l’Union des transports publics et ferroviaires (UTP). Nous sommes prêts à nous investir rapidement dans ce dialogue indispensable.VR&T. Que vous inspire votre expérience en Allemagne, notamment du point de vue social ?
F. G. Le cas de l’Allemagne nous semble intéressant pour faire progresser toutes les parties prenantes. Notre expérience nous montre que la qualité de service a progressé avec une augmentation du trafic et allégement de la charge des collectivités. Sur le plan social le transfert de personnel s’est fait sur la base du volontariat avec un processus adaptatif. La Deutsche Bahn elle-même s’est mise à travailler différemment.VR&T. Etes-vous satisfait de la possibilité d’accéder aux ateliers de maintenance de la SNCF ?
F. G. Il faut tout d’abord souligner que nous avons la capacité d’assurer nous-même la maintenance qui touche à notre cœur de métier. Cela dit notre attitude est pragmatique et à la recherche de la meilleure efficacité au bénéfice du service public. Nous sommes prêts à recourir aux services et aux compétences de la SNCF. Si les installations de la SNCF sont accessibles et efficaces, pourquoi s’en priver ? Cela suppose un contrat avec l’opérateur historique.
Il faut savoir que l’accès aux ateliers de maintenance est défini dans le document de référence du réseau. Dans sa version actuelle, ce document ne répond pas aux nécessités de service des nouveaux entrants. Chaque année, ce document doit être rediscuté. Nous profiterons de ces discussions pour mettre en avant nos attentes.VR&T. Faut-il que les régions deviennent propriétaires du matériel roulant ?
F. G. C’est logique. C’est devenu, sur le principe, un non-sujet pour la SNCF. Il reste à modifier les textes du point de vue juridique.VR&T. Que pensez-vous de la solution recommandée pour la distribution des billets ?
F. G. Les canaux de distribution des billets représentent un système évolutif. Nous sommes convaincus que les solutions de distribution sont « multicanaux ». C’est le cas aujourd’hui dans les réseaux urbains. Les réseaux vendent leurs titres chez leurs dépositaires, dont la SNCF par exemple. Comme la distribution est en train de se dématérialiser, on peut imaginer des modes combinés.VR&T. Qu’attendent, selon vous, les régions de cette expérimentation ?
F. G. Notre sentiment est que les régions attendent des garanties de qualité de service et une offre commerciale intégrant de nombreux paramètres : l’attention aux voyageurs, le service, l’accessibilité, la billetterie… Nous pensons aussi qu’elles attendent des coûts maîtrisés mais surtout plus de transparence. Par ailleurs, nous observons que les collectivités sont soumises à des contraintes financières durables. Le service ferroviaire étant coûteux, il s’agit donc d’offrir plus de service et de qualité pour le même prix. Cela dynamisera le trafic. Nous sommes convaincus que nous pourrons répondre aux attentes des régions en diminuant sensiblement la charge pour les collectivités locales tout en augmentant la qualité de service.
Propos recueillis par Marie-Hélène Poingt
Joachim Fried, directeur des affaires européennes de la Deutsche Bahn :
« Les préconisations restent trop timorées pour me satisfaire pleinement »Ville, Rail & Transports. Comment jugez-vous le rapport du sénateur Grignon sur les conditions d’expérimentation de l’ouverture à la concurrence des trains régionaux de voyageurs en France ?
Joachim Fried. Je me réjouis tout d’abord que ce rapport paraisse enfin, après un long travail de réflexion dans le cadre duquel j’ai été auditionné. Très complet, le rapport constitue un outil remarquable pour la suite des travaux. J’attendais cependant que le rapport soit plus ambitieux dans ses recommandations et propose, outre une franche ouverture du marché, une refonte en profondeur du système ferroviaire français, dont je lis régulièrement dans la presse qu’il serait à bout de souffle. Or, les préconisations restent trop générales et timorées pour me satisfaire pleinement. Enfin, les « nouveaux entrants » sont présentés comme des start-up dont il faudrait s’assurer qu’elles n’altéreront pas la sécurité sur le réseau ferré français : après le « Ryantrain », voilà qu’on nous fait peur avec le « Bad-train » ! J’ai du mal à reconnaître sous ces traits une entreprise comme DB/Arriva, un des leaders mondiaux de la mobilité.VR&T. La DB est-elle intéressée par l’exploitation de TER en France ?
J. F. La DB n’a jamais caché qu’elle souhaitait bénéficier pour sa filiale Arriva du même droit en France que ses concurrents en Allemagne. La réciprocité devrait être naturelle au sein de l’Union européenne tout entière : alors que 20 % des TER allemands sont aujourd’hui exploités par nos concurrents – dont les français Keolis (filiale de la SNCF) ou Veolia –, le TER français demeure fermé aux opérateurs autres que la SNCF.
Cela étant dit, j’attends de connaître les conditions d’exploitation des TER qui nous seront réservées en France avant de vous confirmer que nous prendrons part aux appels d’offres.VR&T : Le rapport se prononce pour un socle social harmonisé qui s’applique à tous, salariés du privé et cheminots, après négociation avec les partenaires sociaux d’une convention collective. Qu’en pensez-vous ?
J. F. En créant la Deutsche Bahn AG, en 1994, l’État allemand souhaitait « dégraisser le mammouth » ferroviaire – pour citer une expression française. Ce n’est pas un hasard si le Parlement allemand a dans le même temps entièrement ouvert le marché ferroviaire. Bien qu’un régime de droit commun se soit substitué au statut des cheminots pour toutes les nouvelles embauches à la DB, il n’y a eu aucune harmonisation sociale. La plus grande flexibilité de nos concurrents a permis aux Länder (l’équivalent de vos régions) de réduire drastiquement les coûts du transport ferroviaire (-30 % en quinze ans). La DB a dû s’adapter : elle a triplé sa productivité (+240 %), s’est mise au niveau de ses concurrents et est devenue l’entreprise moderne et performante qu’elle est aujourd’hui. Ce n’est qu’alors, quinze plus tard, qu’une convergence des salaires et du temps de travail – mais pas de l’organisation du travail – a été engagée afin d’éviter que la concurrence ne porte primairement sur la hauteur des salaires. Mais une chose est claire : si l’on avait appliqué à l’ensemble des opérateurs à l’époque les équilibres propres à la DB, nous aurions manqué la chance qui nous était offerte de dynamiser notre branche.VR&T. Etes-vous favorable au principe du transfert (sur la base du volontariat) de cheminots à l’opérateur ferroviaire qui remporterait un contrat ?
J. F. Deux règles primordiales doivent prévaloir sur l’automaticité d’un transfert : premièrement, un opérateur doit pouvoir choisir ses futurs employés parmi les femmes et les hommes qui souhaitent eux-mêmes travailler pour lui, aux conditions qu’il leur offre. Deuxièmement, il n’est jamais souhaitable de voir s’établir un système de « castes » au sein d’une équipe de collaborateurs. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la solution, également préconisée par le rapport, d’un détachement d’agents SNCF bénéficiant du statut de cheminot est parfaitement inadéquate. En Allemagne, la DB conserve ses salariés même en cas de perte d’un contrat régional et leur propose des solutions de reclassement. Ce système fonctionne très bien.VR&T. Que pensez-vous de la solution retenue par le rapport en ce qui concerne la maintenance (l’accès aux ateliers de la SNCF) ? Cela vous paraît-il réalisable ? Ne craignez-vous pas des coûts ou une organisation du mode de production différents (trop cher, pas assez souple, par exemple) de ce que vous pourriez souhaiter ?
J. F. La maintenance est un élément essentiel du schéma de production d’un service ferroviaire, avec un impact direct sur la qualité du service à l’usager. C’est pourquoi la plupart des opérateurs en Allemagne ont bâti leurs propres ateliers. A terme, il en sera de même en France, à condition que la durée des conventions permette d’amortir l’investissement. Dans l’intervalle, l’accès aux centres de maintenance SNCF doit être assuré sur une base transparente et non discriminatoire, agrémentée des garanties contractuelles nécessaires. Ceci me semble être réalisable, d’autant plus que nous pouvons désormais compter sur l’Autorité de régulation pour clarifier les litiges.VR&T. Les régions attendent de la concurrence une baisse des coûts, plus de transparence, un service de meilleure qualité. Que pensez-vous pouvoir leur apporter et comment ?
J. F. DB/Arriva, ce sont 78 500 collaborateurs qui transportent avec succès quelque 2 milliards de passagers par an dans toute l’Europe et sur des marchés très compétitifs comme en Allemagne. Nous comptons mettre cette expérience au profit des régions. Mais pour pouvoir tirer bénéfice de la concurrence, ces dernières doivent s’engager résolument sur la voie de l’ouverture, aller au-devant des opérateurs et leur faire confiance. C’est ensemble que nous définirons des services offrant les plus grands bénéfices en termes de qualité et d’innovation. Les AOT allemandes ont d’abord cherché à tout imposer, reléguant les opérateurs au rang de prestataires tractionnaires. Aujourd’hui, les AOT ont compris qu’elles gagneraient plus en homogénéisant leurs cahiers des charges et en laissant plus de marge de manœuvre aux opérateurs. Et tout le monde s’en félicite.
Propos recueillis par Marie-Hélène Poingt
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Royan : première étude pour un PDU à l’été 2012
La communauté d’agglomération de Royan Atlantique (Cara) a commandé une étude concernant les déplacements des 73 000 habitants de ce territoire, dévoilée début mai. La communauté d’agglomération de Royan Atlantique (Cara) a commandé une étude concernant les déplacements des 73 000 habitants de ce territoire, dévoilée début mai. L’intercommunalité souhaite en effet adopter un PDU avant l’été 2012. L’étude d’Egis Mobilité s’est appuyée sur un questionnaire distribué aux habitants de la Cara, près de 5 600 ménages, qui devaient donner leur opinion sur les transports. Sans surprise, la voiture est le mode de transport le plus utilisé, qui séduit pour son côté « pratique », devant chez soi. Alors que les arrêts de bus sont jugés par les usagers trop éloignés du domicile, et les fréquences, insuffisantes. Ces deux freins n’expliquent pourtant pas un paradoxe : le réseau Cara’bus est moins emprunté dans l’ouest du territoire, alors que c’est le secteur le mieux desservi. Le PDU s’intéressera évidemment aux modes de transport doux. Or, pour l’heure, l’usage du vélo reste très confidentiel, faute d’infrastructures spécifiques, au premier rang desquelles les bandes ou les pistes cyclables, disent les usagers. Ce diagnostic, première étape du PDU, sera suivi, en septembre, de réunions territoriales avec les élus de Grézac, Médis, Arvert et Saint-Georges-de-Didonne. Le comité de pilotage du PDU définira des scénarios et la programmation du plan d’action avant les réunions publiques à la fin de l’année 2011.
Y. G.

Réseau Annemasse fait déjà rouler ses BHNS
Les premiers bus de type BHNS (bus à haut niveau de service), des Man Lion’s City G, circulent depuis le début du mois de mai sur le réseau des Transports annemassiens collectifs (TAC). Ils emprunteront les sites propres au fur et à mesure de leur réalisation qui doit s’achever en 2014. Les premiers bus de type BHNS (bus à haut niveau de service), des Man Lion’s City G, circulent depuis le début du mois de mai sur le réseau des Transports annemassiens collectifs (TAC). Ils emprunteront les sites propres au fur et à mesure de leur réalisation qui doit s’achever en 2014. Cette liaison doit améliorer les connexions entre Annemasse et Genève et l’ensemble des transports en commun sur les deux agglomérations. Dénommé Tango, le BHNS, desservira, à terme, les principaux pôles urbains et les zones économiques, en accroissant la rapidité, le confort et l’efficacité du réseau TAC. Les TAC sont exploités depuis 2002, par les transports publics de l’agglomération d’Annemasse (TP2A), une filiale de RATP Dev (51 %) et des Transports Publics Genevois (49 %). Les TP2A exploitent un réseau de transport collectif pour le compte de la communauté d’agglomération, Annemasse Agglo, qui réunit douze communes autour d’Annemasse en Haute-Savoie et des liaisons transfrontalières avec Genève. Outre le BHNS, Annemasse Agglo travaille actuellement sur deux autres grands projets : RER CEVA une liaison ferroviaire transfrontalière (Cornavin – Eaux-Vives – Annemasse) sous maîtrise d’ouvrage RFF et CFF, et le TRAM une ligne financée par l’Etat, après l’appel à projet Grenelle 2, et la Confédération helvétique (projet d’agglomération franco-valdo-genevois). `
Y. G.
Tognum monte une joint-venture avec Transmashholding
Le motoriste allemand Tognum a monté une joint-venture avec le constructeur ferroviaire russe Transmashholding pour produire à partir de 2013 des moteurs diesel de haute performance dans une nouvelle usine à Kolomna, à une centaine de kilomètres au sud de Moscou. Pour commencer, la production devrait être de l’ordre d’un millier de moteurs MTU série 4000 par an, pour les secteurs ferroviaire et minier. Un moteur spécifique devrait ensuite être développé pour les marchés russe, est-européen et asiatique, y compris pour des applications nautiques.