Résultats de recherche pour « LOM »

  • Albi, volontaire pour un PDU

    Albi n’est pas contraint de réaliser un plan de déplacements urbains, obligatoire seulement pour les agglomérations de plus de 100 000 habitants. L’agglo qui compte seulement 83 000 habitants souhaite toutefois se saisir de cet outil afin de mieux organiser la mobilité sur son territoire. Une enquête « ménage/déplacements » lancée début 2011 sera la première étape de cette démarche volontaire.

  • VT : fausse joie pour les agglos de taille moyenne

    Bien que voté par les députés le 17 novembre dans le cadre du projet de loi de finances pour 2011, l’amendement souhaité par le Gart qui permettrait aux autorités organisatrices de moins de 100 000 habitants ayant un projet de TCSP en mode routier ou guidé de porter le taux de versement transport (VT) de 0,6 à 0,9 % n’est pas pour tout de suite. Il a en effet été, comme 38 autres amendements, la victime du ministre du Budget, François Baroin, qui a demandé son retrait le soir même au nom de la rigueur budgétaire. Il s’agissait de corriger l’écart avec les grandes agglomérations dont le taux de VT va jusqu’à 1,8 %. Une différence qui n’est « plus justifiée », plaide le Gart, et constitue « un obstacle au développement d’une offre alternative à la voiture, alors même que l’usage de l’automobile se pose avec encore plus d’acuité aujourd’hui dans les agglomérations de taille moyenne que dans les grandes ».

  • MTR, un Chinois à Stockholm

    MTR, un Chinois à Stockholm

    Depuis un an, MTR, le très rentable opérateur du métro de Hong Kong, est aussi aux commandes de celui de Stockholm. Il y a remplacé Veolia Transport, qui a ainsi perdu une de ses plus belles vitrines et pas mal d’argent. Rencontre avec la nouvelle équipe. La transition est douce dans le métro de Stockholm. C’est à peine si l’usager peut s’apercevoir que l’exploitant a changé, il y a un an. MTR, l’opérateur du réseau de Hong Kong, a alors remplacé Veolia Transport, qui était aux manettes depuis 1999. Pourtant, la révolution est en marche, assure la nouvelle équipe. On nous parle de « révolution culturelle » et de « qualité totale », des concepts très asiatiques. Et même de sondages de satisfaction déjà encourageants, alors que le gros des changements ne devrait être vraiment visible que dans deux ou trois ans.

    Long de 106 km avec exactement 100 stations, le métro de Stockholm (appelé Tunnelbana en suédois) est le 22e du monde par son importance, selon les autorités locales. Ce qui est plutôt impressionnant pour une ville de cette taille : la capitale suédoise ne fait après tout que 830 000 habitants, et son agglomération, 1,3 million. Pour l’usager moyen, il y a trois lignes, la verte, la rouge et la bleue (dans l’ordre de leur construction, dans les années 1950, 1960 et 1970). Officiellement, il y en a sept, regroupées dans les trois bouquets traditionnels. Le métro stockholmois transporte 1,1 million de voyageurs par jour.

    Petit retour en arrière : en janvier 2009, l’autorité organisatrice Storstockholms Lokaltrafik (SL) annonçait que MTR succéderait à Veolia pour exploiter le métro pendant huit ans – et peut-être même quatorze si tout le monde est content – contre 265 millions d’euros par an. De son avis même, le français n’avait pas démérité, mais le gagnant promettait mieux et moins cher, dans un combat où étaient également présents S-Bahn Berlin – la filiale de la Deutsche Bahn qui exploite le RER berlinois – et un groupement associant Arriva et Keolis. Officiellement, SL n’avait comparé que les performances des différents candidats. Mais Veolia avait été beaucoup attaqué sur place pour sa participation au projet de tramway de Jérusalem, controversé car il doit traverser la partie arabe de la ville sainte et conduire à des quartiers conquis lors de la guerre des Six-Jours, sur lesquels la souveraineté israélienne n’est pas reconnue par la communauté internationale. Et ce en pleine offensive israélienne sur Gaza… De plus, on trouvait à la tête de l’équipe de MTR une certaine Torborg Chetkovich, transfuge de Veolia qui connaissait particulièrement bien le dossier puisqu’elle s’y occupait auparavant du métro !

    Après un court passage devant la justice, MTR a comme prévu pris le relais le 2 novembre 2009, reprenant l’essentiel des effectifs de Veolia. Et pour la petite histoire, Torborg Chetkovich n’est pas restée très longtemps à la tête du nouvel exploitant, puisqu’elle a été nommée en mai à la tête de la compagnie publique des aéroports suédois. Elle vient d’être remplacée par un dirigeant de la compagnie aérienne SAS. Qu’est-ce qui a changé depuis un an dans le métro stockholmois ? A vrai dire, pas grand-chose au premier regard… Sur les flancs des voitures, on voit que SL travaille maintenant « en coopération avec MTR », tandis que le logo de l’opérateur chinois s’affiche sur les uniformes des employés. Assez discrètement d’ailleurs. Quant aux affiches et aux prospectus, ils ne mentionnent pas l’exploitant. « SL veut communiquer avec les clients sous la marque SL, nous devons nous effacer », indique Margareta Stefanutti, qui dirige la communication de MTR Stockholm. Si l’on voit ici et là dans ses bureaux quelques prospectus en chinois venus du siège, la filiale de l’opérateur hongkongais est restée très suédoise dans son fonctionnement quotidien, raconte-t-elle. Seuls les rapports à la direction se font en anglais, via Londres.

    « Dans notre offre, nous avons dit que les changements prendraient deux ou trois ans », explique Kimmo Piri, le directeur des stations, qui parle de « révolution culturelle ». « Ce qui nous rend hongkongais, poursuit-il, c’est que nous allons améliorer le service au client, la qualité – ce qui inclut la ponctualité et la propreté, notamment – et aussi la satisfaction du personnel. Nous avons un long chemin à parcourir et personne ne dit que ce sera facile, mais nous sommes sur la bonne voie ! » Il cite dans son domaine la mise à disposition de personnels à toute heure à tous les accès au réseau, et surtout l’embauche de 250 personnes envoyées sur le terrain à la rencontre des voyageurs, en particulier aux heures de pointe. Côté propreté, ajoute-t-il, les 100 stations doivent être nettoyées au moins tous les jours, les graffitis doivent disparaître dans les 24 heures et les vitres cassées être réparées presque aussi vite. En outre, ajoute perfidement M. Piri, « 40 millions de couronnes [4,3 millions d’euros] vont être consacrés à la remise à niveau du métro. Après l’ère Veolia, et il y a beaucoup à faire ! » Un nettoyage de fond, en quelque sorte…

    Côté exploitation, MTR a promis une plus grande ponctualité, s’appuyant sur le formidable exemple de Hong Kong. Reste que si des progrès peuvent être faits dans la disponibilité du matériel roulant, l’autorité organisatrice a gardé la gestion de l’infrastructure, pour laquelle elle a fait appel à d’autres sous-traitants. Les gros problèmes rencontrés l’hiver dernier quand des amas de neige ont empêché les métros de rouler n’étaient donc pas de la responsabilité du nouvel opérateur, explique Lena Eriksson, chef de l’exploitation de la ligne verte, la plus importante. Ce qui n’empêche pas d’améliorer la coordination entre les différents intervenants, bien au contraire. « MTR est beaucoup plus proactif, raconte cette ancienne de l’équipe Veolia (comme la plupart de ses collègues). Dès qu’il y a un incident, nous l’analysons afin qu’il ne se reproduise pas. Avant, nous voulions le faire, mais nous ne le faisions pas vraiment, en fait ! »

    Dans cet esprit de qualité totale très asiatique, une sorte de téléphone rouge a été mis en place avec SL pour réagir immédiatement en cas de problème. Et, au cas où, cinq bus estampillés MTR stationnent en permanence à des points stratégiques du réseau. Une mesure d’ailleurs plus symbolique qu’autre chose, puisqu’un unique bus ne pourra jamais transporter tous les passagers d’une rame de métro en perdition… « Nous étions déjà sur une bonne tendance du temps de Veolia, estime Mme Eriksson. Mais maintenant nous faisons encore mieux, même si les objectifs du contrat sont plus élevés. Nous sommes au-dessus du contrat, je suis fière ! » La recette ? « Je crois que tout le monde a besoin de stimulation et de défis », estime-t-elle.

  • Un convoi nucléaire sous haute surveillance

    Un convoi nucléaire sous haute surveillance

    « Jamais un transport de déchets nucléaires n’aura duré aussi longtemps », a souligné le réseau Sortir du nucléaire dans un communiqué du 9 novembre, après l’arrivée en Allemagne d’un train de déchets radioactifs qui avaient été retraités par Areva à l’usine française de La Hague dans la Manche. Le convoi, composé de wagons spécialement conçus, transportait 11 emballages de déchets nucléaires vitrifiés dans 308 conteneurs représentant un poids total de 154 tonnes.

    Il était parti de la gare de Valognes le 5 novembre vers 14h20. Il est arrivé le 9 novembre à 9h25 à son terminus ferroviaire de Dannenberg après un périple de quelque 1 500 kilomètres, fortement perturbé par des militants antinucléaires venus en nombre. Le chargement a ensuite été transbordé sur 11 camions pour effectuer les 20 derniers kilomètres jusqu’au site de stockage de Gorleben, dans le nord de l’Allemagne, en Basse-Saxe.

    Il s’agissait du onzième convoi depuis 1996 rapatriant outre-Rhin des déchets nucléaires allemands retraités en France, ce qui porte à 2 716 le nombre de conteneurs retournés en Allemagne, soit 90 % du total des conteneurs.

    Jamais la mobilisation n’a été aussi forte dans les rangs des opposants. Le convoi a mis deux fois plus de temps que prévu pour atteindre sa destination et a nécessité une mobilisation énorme de moyens de police. Moins de deux heures après son départ, il a été bloqué une première fois juste avant la gare de Caen par cinq militants qui s’étaient enchaînés aux rails. « Trois d’entre eux ont été très sérieusement blessés lors de leur désincarcération par la police », raconte une porte-parole de Sortir du nucléaire. À Sotteville-lès-Rouen, poursuit-elle, « la direction de la SNCF est intervenue pour interdire des mesures du taux de radioactivité au passage du train alors qu’un militant du réseau Sortir du nucléaire, une personne de Sud-Rail et quatre membres d’Acro, une association de contrôle de la radioactivité, avaient négocié ces mesures avec les autorités publiques. Ces personnes ont tout de même réalisé les mesures en se plaçant au niveau d’un pont à 6 mètres du convoi et ont observé un taux 20 fois supérieur au taux de radioactivité naturelle enregistrée quelques minutes avant le passage du train. Or, ce train passait à grande vitesse, ce qui a minimisé la mesure ». Selon elle, Greenpeace Allemagne a également réalisé des mesures à Gorleben, qui ont révélé un taux 480 fois supérieur.
    Dans la nuit de dimanche à lundi, le convoi est encore resté bloqué à environ 25 km de Dannenberg, les militants occupant les rails et les abords de la voie ferrée.

    Pour Areva, « il est pour le moins paradoxal que ceux-là mêmes qui prétendent dénoncer la dangerosité du transport s’évertuent à affaiblir les mesures de sécurité qui l’entourent en menant des actions ou en divulguant des informations destinées à entraver sa bonne marche ». Les conditions de transport des déchets nucléaires sont en effet strictement encadrées par la réglementation nationale et internationale et l’entreprise ne communique pas sur le trajet du train à l’avance pour éviter les actes malveillants. Areva travaille évidemment en coordination étroite avec les autorités publiques, notamment celles chargées de la sécurité. Les convois sont suivis grâce aux réseaux de satellites GPS et Inmarsat. Il existe différents types de colis en fonction des caractéristiques des matières à transporter. Le transport doit être sécurisé par la robustesse des emballages, qui l’est d’autant plus que la radioactivité est élevée. « Le convoi est une forteresse roulante. Le dispositif mis en place assure une sécurité maximale du transport. La radioactivité des déchets est piégée dans du verre inaltérable et les emballages sont conçus pour résister à des agressions ou accidents extrêmes tels qu’une collision avec un train à grande vitesse ou la chute d’un avion », précise Areva.

    Les opposants répondent qu’ils cherchent à faire entendre leur « message sur les risques du nucléaire et le problème de la gestion des déchets ». Objectif atteint.

  • Toulouse, moins de tram, plus de BHNS

    Toulouse, moins de tram, plus de BHNS

    Après des mois de débats qui ont bloqué la révision du PDU, les collectivités membres du SMTC de l’agglomération toulousaine sont parvenues à un accord lors du conseil syndical du 4 novembre. Le Sicoval (communauté d’agglomération du sud-est toulousain), vent debout depuis des mois à cause du refus de la Communauté urbaine du Grand Toulouse de prolonger la ligne B du métro, a fini par voter lui aussi. C’est le Conseil général de Haute-Garonne qui a permis ce déblocage. Sorti du SMTC en juillet 2006 à cause de l’amendement Paillé, le département est revenu dans le financement des investissements des transports urbains toulousains à hauteur de 32 millions d’euros annuels. Sa proposition consensuelle a été annoncée par son président Pierre Izard lors de l’ouverture de la session budgétaire : la réalisation dans un premier temps d’un bus en site propre entre le terminus de la ligne B du métro et la zone tertiaire de Labège, sans fermer la porte au prolongement en métro, grâce à la construction d’ouvrages d’art capables d’accueillir à terme ce mode de transport. Bien qu’ayant voté les principes de la révision du PDU, le Sicoval a demandé dans un communiqué à ce que « les ouvrages d’art soient strictement limités au gabarit du métro et pas à celui des bus ce qui entraînerait une forte dépense inutile à terme », ainsi que « le lancement immédiat de la concertation publique sur le prolongement de la ligne B incluant la phase transitoire en bus ».

    En fait, c’est toute l’orientation du PDU qui a été modifiée pour tenir compte du contexte financier difficile que connaissent les collectivités locales : fini le programme ambitieux de tramway promis lors de la campagne municipale de 2008. Après la mise en service de la ligne T1 le 27 novembre et les programmes de tram déjà décidés pour 280 millions d’euros comprenant la ligne Garonne (prolongement de la ligne T1 vers la rive droite de la Garonne au Grand Rond), la ligne Envol (vers l’aéroport) et la prolongation de 800 mètres de la ligne T1 vers le futur parc des expositions, c’en sera fini de ce mode lourd. Place ensuite un peu partout dans l’agglomération à des BHNS (bus à haut niveau de service) moins coûteux et plus rapides à mettre en place.

    L’investissement prévu pour ce PDU entre 2010 et 2020 est de 1,3 milliard d’euros, dont 0,7 milliard pour la période 2010-2015, avec un rythme annuel de 160 à 180 millions d’euros. La réduction des coûts permise par le remplacement des modes lourds par des BHNS est de près d’un milliard. « C’est un PDU ajusté, explique Joël Carreiras, président de la commission déplacements et transports du Grand Toulouse, mais dans le sens d’en solidifier les bases plutôt que d’en restreindre les ambitions. Il est crédible car cofinancé par le Conseil général. » Stéphane Coppey, l’ancien président Vert de Tisséo jusqu’en janvier dernier, porte un jugement sévère sur ce vote : « avec cette délibération, on revient deux ans en arrière. Il n’y a aujourd’hui ni arrêt du PDU, ni plan pluriannuel d’investissement et je doute fort que tous les projets prévus puissent être vraiment réalisés pour 2015. L’économie de 0,9 milliard d’euros provient de l’abandon de la boucle tram sur le Canal du Midi et du prolongement en métro de la ligne B. C’est une analyse purement économique, sans perspectives. A Toulouse, on abandonne les lignes structurantes de tram alors que Montpellier fait sa 5e ligne et Bordeaux sa 4e. »

  • Tram de Toulouse : la sécurité en priorité

    Tram de Toulouse : la sécurité en priorité

    La première ligne de tramway de Toulouse (depuis la disparition de son prédécesseur en 1957) sera inaugurée le 27 novembre. D’ici là, la ligne T1 fera une marche à blanc de quatre semaines, du 2 au 26 novembre, pour valider son fonctionnement dans des conditions normales, en mode nominal et dégradé. Objectifs : vérifier les temps de parcours, de franchissement des carrefours, le fonctionnement des priorités aux feux, mais aussi le comportement des 77 conducteurs face aux automobilistes déboussolés par ce nouveau venu dans le paysage urbain.

    A Campus Trafic, élus et responsables de Tisséo scrutent les écrans du poste de commande centralisé où les onze rames Citadis 302 d’Alstom à l’élégante robe grise et au nez d’avion dessiné par Airbus font leurs premiers tours de piste. Ils se veulent rassurants malgré les cinq accidents qui ont eu lieu depuis le début des essais en milieu urbain. Un seul a impliqué directement un tram, percuté par une voiture n’ayant pas respecté la signalisation lumineuse : un feu rouge clignotant très peu familier des Toulousains. Les autres accidents ont été le fait d’automobilistes ne parvenant pas à se
    repérer dans le nouvel environnement, qui ont cogné un quai ou pris un sens interdit, et d’un scooter déstabilisé par les rails. « Nous avons appliqué le principe de prévention et de précaution, mais le risque zéro n’existe pas », souligne Joël Carreiras, adjoint au maire de Toulouse et président de la Smat (Société de mobilité de l’agglomération toulousaine, en charge de la construction du tramway).

    Tisséo n’a pas lésiné sur l’information et la prévention auprès des riverains, des jeunes en milieu scolaire, des deux-roues, des automobilistes… Elle a distribué à 35 000 exemplaires un dépliant passant en revue les dix points délicats de la ligne pour les voitures : zones où le site propre du tram passe de la droite à la gauche de la chaussée, où les courbes sont prononcées, la visibilité réduite, où le tram traverse un giratoire… « Maintenant, les habitants doivent s’approprier le tram, avec des carrefours compliqués à gérer et son déplacement silencieux », prévient Gérard André, président de l’Epic Tisséo.

    Les deux élus, qui viennent de faire un tour approfondi de la nouvelle ligne, n’excluent pas d’améliorer encore la signalisation si nécessaire pendant la durée de la marche à blanc. Mais ils ont surtout pu constater l’excellent accueil des riverains, dont certains ouvraient leurs fenêtres pour applaudir au passage du tram et d’autres voulaient déjà monter dedans. « Nous avons été impressionnés par la qualité de réalisation de la ligne et de l’aménagement, s’est félicité Joël Carreiras. Partout sur son passage, le tram a permis une requalification de l’espace public, avec une végétalisation importante et la transformation de certains axes très routiers en zones à la circulation apaisée. » La chambre des notaires aurait déjà annoncé 15 à 20 % de hausse de l’immobilier sur les quartiers traversés par le tram…

  • RATP Dev rachète les cars Dunois

    RATP Dev, filiale de la RATP, vient d’acquérir le groupe Dunois Voyages, leader des services de transports urbain, interurbain, scolaire et à la demande en région Centre. Créé en 1948, cette entreprise familiale emploie 220 personnes et prévoit un chiffre d’affaires de 24 millions d’euros en 2010. Ses 170 véhicules transportent chaque année 145 000 voyageurs et assurent quelque 300 000 trajets scolaires. Dunois Voyages exploite les réseaux urbains de Châteaudun, Orléans et d’autres communes de l’agglomération orléanaise ; les services interurbains des réseaux Ulys (Loiret), Transbeauce (Eure-et-Loir) et le ramassage scolaire dans ces deux mêmes départements. L’autocariste intervient enfin dans le tourisme en qualité de producteur et revendeur de voyages (avec notamment des transports vers les aéroports parisiens). Après l’acquisition en 2008 des Cars Jacquemard dans l’Eure, cette opération permet à RATP Dev de s’implanter dans le Centre, une région à fort potentiel où l’entreprise devrait continuer à se renforcer en 2011, après avoir récupéré plusieurs réseaux Veolia Transport suite à la fusion avec Transdev.

  • Accord trouvé entre l’Agglo d’Orléans et Effia pour Vélo +

    En payant 483 000 euros de pénalités Effia va mettre fin au différend qui l’opposait à l’agglomération d’Orléans pour la gestion de Vélo +. S’appuyant sur le marché signé en 2007, l’agglomération réclamait 889 000 euros à Effia Transport pour le non-respect de certaines clauses du contrat. Le taux d’indisponibilité des vélos était notamment supérieur à 10 % en 2009. Effia contestait ces pénalités « inéquitables et disproportionnées » en arguant d’un nombre important de vols : 200 en 2008 et 389 en 2009. Après recours à un médiateur, le malus a été presque divisé par 2 ce qui éteint le contentieux.

  • Des fonds de pension pour exploiter la ligne à grande vitesse HS1 en Grande-Bretagne

    Le gouvernement britannique a choisi le 5 novembre un consortium formé de deux fonds de pension canadiens, OMERS et OTPP, pour exploiter la ligne à grande vitesse High Speed One, qui relie en 109 kilomètres la gare londonienne de Saint Pancras International au tunnel sous la Manche. Le consortium obtient une concession de trente ans au prix de 2,4 milliards d’euros, soit bien plus que le prix évoqué jusqu’alors qui ne dépassait pas 2 milliards. Eurotunnel, qui avait également fait acte de candidature ainsi que d’autres fonds de pension, s’attendait ces derniers temps à ne pas remporter l’appel d’offres. Le gestionnaire du tunnel sous la Manche, qui avait formé un groupement notamment avec la banque Goldman Sachs et la CDC Infrastructure (Caisse des dépôts), avait prévenu qu’il n’était pas prêt à entrer dans une surenchère qui conduirait à surpayer l’infrastructure.

  • Infrabel mise sur l’énergie solaire

    Le gestionnaire des infrastructures belges, Infrabel, a conclu fin octobre un accord avec la société Enfinity, spécialisée dans les énergies renouvelables. Quelque 16 000 panneaux solaires devraient ainsi être installés d’ici la fin de l’année sur le toit d’un tunnel de 3,4 kilomètres dans lequel circulent les trains reliant Paris à Amsterdam via Bruxelles. Ces 50 000 m2 de panneaux photovoltaïques devraient fournir 3,5 mégawattheures par an aux trains empruntant le tunnel mais aussi à certaines structures de la gare d’Anvers. Coût de l’installation : plus de 14 millions d’euros. Un investissement qui permettra, selon Infrabel, d’éviter le rejet de 47,3 millions de kilogrammes de CO2 dans l’atmosphère au cours des vingt prochaines années, soit 2 400 tonnes par an.