Votre panier est actuellement vide !
Résultats de recherche pour « LOM »
Nouveau réseau à Dijon en attendant le tramway
Anticipant l’arrivée du tramway en 2013, Keolis Dijon a lancé aujourd’hui le 13 juillet un nouveau réseau de bus qui préfigure celui qui sera mis en place en dans trois ans. Conçu pour éviter au maximum les perturbations sur les grands axes de construction du tram, il s’organise autour des « Lianes », 6 lignes cadencées à haut niveau de service (dont deux seront remplacées par le tram), tout en assurant une desserte fine de l’agglomération, via 13 lignes complémentaires et de proximité (service régulier et à la demande). Cela garantit ainsi à la quasi-totalité des habitants du Grand Dijon le passage d’un bus à moins de 500 mètres de chez eux, assure Keolis Dijon qui espère passer de 150 000 à 220 000 voyages par jour avec le réseau bus + tram.
Keolis remplace Veolia à Chaumont
La communauté de communes du Pays chaumontais (CCPC, 35 000 habitants, 21 communes en Haute-Marne) vient de choisir Keolis pour l?exploitation de son réseau urbain, qui était géré par Veolia Transport depuis 2001 Le contrat de délégation de service public de 6 ans et demi qui a pris effet au 1er juillet générera un chiffre d’affaires cumulé de 15,9 millions d’euros. « Le réseau est totalement intercommunal, il sera mieux cadencé, mieux maillé et avec un tarif unique à 1 euro le voyage », résume Solène Bertevas, responsable des transports à la CCPC. Le contrat prévoit en effet une restructuration complète du réseau, qui devra être effective au 1er mars 2011. Les itinéraires des 4 lignes principales – 2 sur l’axe nord-sud, 1 sur l’axe est-ouest et 1 de Chaumont à Colombey-les-Deux-Eglises – seront simplifiés, les horaires cadencés aux 20 ou 30 minutes selon les moments de la journée. Le réseau est complété par les 16 lignes virtuelles du transport à la demande. Enfin, l’offre restera identique du 1er septembre au 30 juin.
La refonte comprend aussi une nouvelle organisation des transports scolaires, dont les autocars deviennent par ailleurs accessibles à toutes les clientèles, mais aussi la desserte de la gare SNCF (en prévision de la création d’un pôle d’échanges multimodal). Une clause prévoit par ailleurs l’intégration de nouvelles dessertes correspondant aux projets de la CCPC au fur et à mesure de leurs réalisations. « Finalement, pour une subvention annuelle équivalente, nous proposerons un service plus complet », estime la responsable. Cependant, la communauté de commune s’est engagée à effectuer 6,5 millions d’euros d’investissements dans la construction d’un dépôt neuf HQE, l’achat de 23 véhicules neufs ainsi que la mise en place d’un système billettique. En contrepartie, Keolis a parié sur une hausse de la fréquentation de 20 % à l’horizon 2016.
Cécile NANGERONI
Le Grand Besançon choisit l?espagnol CAF pour son tramway low-cost
CAF a remporté l?appel d?offres pour la construction du tram du Grand Besançon. C?est la première fois que CAF place un tramway en France. Son modèle Urbos a été préféré à tous les matériels proposés par la concurrence C’est une première victoire en France pour le constructeur espagnol CAF (Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles) : la communauté d’agglomération du Grand Besançon (CAGB) vient de le choisir pour la construction de son futur tramway, qu’elle présente comme « le moins cher de France ». « Il y a bientôt quatre ans que nous répondons assidûment aux appels d’offres, notamment pour Brest et Dijon, à Montpellier, au Havre, à Dijon… », rappelle Philippe Caseau, directeur commercial de la filiale France. Une ténacité qui a fini par payer. Le 30 juin, la commission d’appel d’offres a préféré CAF à Alstom, Stadler, Lohr Industrie et AnsaldoBreda pour la fabrication de 19 rames de tramway avec une option pour 15 ans de maintenance (qui n’est pas levée), un marché de 34,8 millions d’euros. « Avoir cinq constructeurs en lice, c’est aussi une première en France pour un tel projet », souligne-t-on à la CAGB.
Et pourtant, à 1,8 million d’euros la rame, CAF n’était pas le moins-disant (c’était AnsaldoBreda). « Nous avons vraiment écouté la collectivité et son besoin exprimé de transporter 1 200 personnes par heure et par sens avec un intervalle de 5 à 7 minutes à la pointe », poursuit-il. Ses tramways seront en grande partie assemblés à l’usine de la filiale française CFD Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées). Dans des versions longues de 32 ou 40 m, son produit Urbos roule déjà à Lisbonne, Séville, Bilbao, Vitoria ou encore Vélez-Málaga… Il a été commandé par Málaga, Saragosse, Grenade, est en cours de livraison à Edimbourg et a été récemment choisi à Houston (Texas). A Besançon, avec 23 m de long, une largeur de 2,40 m et 3 modules articulés, chaque rame à plancher bas intégral offrira 132 places. Suffisant, alors que la fréquentation de la ligne est estimée à environ 43 000 voyageurs par jour.
Plus que « low-cost », le système tram est dit « optimisé » : les économies réalisées sur le design des rames, le mobilier et les aménagements permettent d’atteindre un coût de 16 millions d’euros du km, pour un budget global de 228 millions d’euros. « Actuellement, parmi les trams en service, c’est celui du Mans qui est le moins cher, avec 20 millions d’euros au km, alors que certains dépassent 35 millions d’euros », souligne le Grand Besançon. Qui note aussi que « les constructeurs sont de plus en plus intéressés par le marché des petits tramways moins chers. » En tout cas, la ligne de 15 km et 30 stations deviendra une belle vitrine pour CAF, qui est aussi en lice à Tours. De bon augure pour Philippe Caseau, qui a dit : « Je ne désespère pas que certaines collectivités qui songeaient au BHNS basculent vers le tram. »
Cécile NANGERONI
Le VLS arrive le 17 juillet à Calais
Le Sitac (Syndicat intercommunal des transports pour l’agglomération du Calaisis) va proposer à partir du 17 juillet une offre de vélos en libre service nommée Vél’in. Dans un premier temps, seuls les habitants de Calais et de Sangatte-Blériot-Plage se partageront les 160 vélos répartis sur 18 stations. Une fois abonné, un téléphone portable ou un badge permettra de prendre un vélo avec la possibilité de le rendre dans n’importe quelle autre station. Le système déployé est celui proposé par Véloway, filiale de Veolia Transport, déjà à l’origine des VLS de Vannes et de Nice. La Société des transports de Calais et extensions (STCE), également filiale de Veolia Transport, se charge de l’investissement et de l’exploitation dans le cadre d’un avenant au contrat de DSP (janvier 2010 à décembre 2015). Il existera des abonnements annuels à 10 euros (5 euros si pris avant le 31 décembre 2010) et des abonnements hebdomadaires à 3 euros. Enfin, il sera possible de louer des vélos à l’heure, la première demi-heure sera gratuite, la deuxième demi-heure coûtera 1 euro et il faudra ensuite ajouter 2 euros par heure supplémentaire.
AFR sauvé par une entreprise indienne
Le 7 juillet, le tribunal de commerce de Paris a accepté l’offre de reprise par la société indienne Titagarh et l’industriel français Pascal Varin de la société de fabrication de wagons de marchandises Arbel Fauvel Rail (AFR) de Douai. Cité par l’AFP, Christian Poiret, président de la communauté d’agglomération du Douaisis, se félicite de « l’offre de reprise Varin-Titagarh, acceptée aujourd’hui (mercredi) par le tribunal, qui prévoit la reprise immédiate de 80 des 226 salariés de l’entreprise ». Selon le projet de reprise, Titagarh détiendra 90 % d’AFR et Pascal Varin 10 %. Titagarh prévoit d’employer 130 salariés en 2011 et 200 d’ici à 2015, a déclaré M. Poiret.
Le projet d?une deuxième ligne de tram à Caen est repoussé
Mercredi 30 juin, les élus de Viacités, syndicat des transports en commun de l’agglomération caennaise, ont décidé de ne pas présenter de dossier au second appel à projets du Grenelle de l’environnement pour la construction d’une seconde ligne de tramway. Cité par Ouest France, Eric Vève, président de Viacité et élu de Caen, déclare : « Répondre à cet appel à projets est irréaliste pour des raisons financières, techniques et politiques. » Eric Vève et plusieurs élus ont rencontré, mardi 29 juin, le secrétaire d’État aux transports, Dominique Bussereau. Selon ce dernier, « il doit y avoir un troisième appel à projets, fin 2011-début 2012, pour des prestations à réaliser en 2014-2015. Là, nous pourrions y répondre », poursuit Eric Vève qui envisage à partir de septembre une concertation publique sur la mise en place d’une deuxième ligne de tramway.
La SNCF pourrait aider à restructurer les chemins de fer grecs
La SNCF est en négociation pour participer à la restructuration de la société nationale des chemins de fer grecs, l’OSE, Athènes cherchant à juguler les pertes de la société (830 millions d’euros en 2008). « La France, via la SNCF, est très intéressée par la modernisation des chemins de fer grecs », a déclaré le secrétaire d’Etat aux Transports Dominique Bussereau après une rencontre avec son homologue grec Dimitris Reppas à Athènes le 1er juillet. L’intérêt de la France se porterait sur les projets d’infrastructure et la gestion des trains. La restructuration d’OSE, endettée à hauteur de dix milliards d’euros, est l’une des premières conditions que la Grèce doit remplir en contrepartie d’une aide de 110 milliards d’euros accordée par l’UE et le FMI. Le gouvernement socialiste envisage d’abandonner les liaisons déficitaires et de vendre 49 % de la filiale d’exploitation Trainose. OSE emprunte actuellement de grosses sommes pour payer ses salariés et réhabiliter son réseau de 2 600 kilomètres.
Transdev renouvellé à Niort jusqu?en 2016
Le conseil communautaire de l’agglomération de Niort a attribué fin juin sa nouvelle délégation de service public (DSP) de transports au groupement Semtan/Transdev pour la période du 1er septembre 2010 au 31 août 2016. La nouvelle DSP prévoit une refonte profonde du réseau autour de la mise en place d’un BHNS. La Semtan emploie 142 salariés, exploite 97 véhicules, dont 49 en sous-traitance et accomplit 4 millions de kilomètres annuels pour un CA de 12 millions d’euros.
Clause anti-shoah dans le TGV californien
La SNCF s’est déclarée prête à apporter toutes les clarifications sur son rôle dans le transport de déportés vers les camps de la mort pendant la seconde guerre mondiale, pour se conformer à un projet de loi californien. « Il est dans notre intention de respecter complètement la loi », a déclaré Peter Kelly, un avocat de la SNCF, cité par Associated Press. La SNCF, comme d’autres entreprises ferroviaires, est intéressée par la construction d’un réseau ferré à grande vitesse de 1 285 kilomètres en Californie. Un projet estimé à 45 milliards de dollars (36,3 milliards d’euros). La proposition de loi du député californien Bob Blumenfield imposerait aux sociétés candidates de révéler si elles ont transporté des victimes des nazis vers des camps de travail, de prisonniers de guerre, de concentration ou d’extermination. Les membres de la commission des transports du Sénat californien ont approuvé le texte le 29 juin.
RTE-T : vers une réorganisation sur deux niveaux
Le Commissaire européen aux Transports a profité des journées 2010 consacrées aux réseaux transeuropéens à Saragosse pour présenter la réorientation de la politique communautaire dans ce domaine Le Commissaire européen aux Transports a profité des journées 2010 consacrées aux réseaux transeuropéens à Saragosse, en Espagne, pour présenter la réorientation de la politique communautaire dans ce domaine qui va être affinée d’ici à la fin de l’année. Avant la publication d’un livre blanc sur les RTE-T, Siim Kallas a lancé une grande consultation qui court jusqu’en septembre. Principale innovation proposée, les RTE seront désormais répartis sur deux niveaux : un réseau principal incluant les projets prioritaires en cours, reliant les grandes capitales et les principaux ports ou aéroports de l’Union européenne, accompagné d’un réseau qualifié de « global », plus dense qui engloberait les infrastructures de liaison intermédiaires. « Le but de la planification d’un réseau central n’est pas de lancer un nouveau programme, explique la Commission européenne dans son document de travail. Il s’agit plutôt de faire du réseau le fondement d’un système de transport efficace, à intensité réduite en carbone, sûr et sécurisé, en assurant la continuité des projets en cours. »
L’argent serait concentré sur le réseau central. « Il faut avoir une réflexion sur la manière dont on peut le mieux apporter une valeur ajoutée européenne, il faut voir là où l’effet de levier serait le plus efficace », explique un diplomate. Bruxelles envisage un financement intégré au sein d’un fonds transport qui coordonnerait mieux les différents instruments existants, comme le programme RTE-T ou les fonds structurels européens.
Isabelle ORY