Résultats de recherche pour « LOM »

  • VFLI exploitera les voies ferrées du port de Fos

    C’est finalement un groupement de quatre entreprises, mené par la filiale de la SNCF, VFLI, qui exploitera et assurera la maintenance des 110 kilomètres de voies ferrées du port de Marseille Fos. L’appel d’offres avait été lancé en juillet 2009 par le grand port maritime de Marseille, qui est devenu propriétaire de ses voies depuis l’arrêté ministériel du 4 septembre 2008 organisant ce transfert de propriété. Jusqu’alors la SNCF gérait les voies pour le port. Il est prévu qu’après quelques mois de préparation, le groupement VFLI prenne début 2011 la suite de sa maison mère.

  • 100 milliards de dollars pour la grande vitesse chinoise en 2010

    La Chine va investir 700 milliards de yuans (85,5 milliards d’euros) en 2010 pour la construction de lignes à grande vitesse dans le cadre de son plan de développement du réseau ferroviaire, selon les médias officiels cités par l’AFP le 6 juin. D’ici la fin de l’année, la Chine devrait porter de 6 500 à quelque 11 000 le nombre de kilomètres de voies à grande vitesse, a indiqué à Chine Nouvelle He Huawu, ingénieur en chef au ministère des Chemins de fer. « L’objectif est d’achever 4 613 km de nouvelles voies », a-t-il précisé. Les lignes en construction sont notamment Harbin – Pékin et une ligne nord-sud reliant Harbin et la province du Fujian (côte sud-est). Le programme chinois prévoit de passer de 86 000 km de lignes actuellement à 120 000 km d’ici 2020, dont 50 000 dédiées voyageurs. Les pouvoirs publics veulent investir près de 300 milliards de dollars (250 milliards d’euros) dans la construction de 42 lignes à grande vitesse d’ici 2012.

  • Un métro pour rejoindre la cité olympique de Rio

    Le début de chantier est imminent : le ministre brésilien des Villes, Márcio Fortes, ayant annoncé il y a un mois que la construction du premier tronçon d’un métro pour relier la zone sud résidentielle de Rio aux installations des JO de 2016 dans la banlieue ouest, commencera en juin. Le tronçon Gávea – Barra da Tijuca, devrait être prêt en 2015 ; celui entre Ipanema et Gávea, zone très urbanisée, fait encore l’objet d’études. La plupart des installations sportives et le village se trouvent dans le quartier de Barra da Tijuca (ouest), à une quarantaine de kilomètres du centre-ville. Cette ligne de métro se transformera en BRT sur les derniers kilomètres. L’Etat brésilien doit investir 2,18 milliards d’euros pour améliorer le système de transport chaotique de cette métropole de 11 millions d’habitants.

  • Christian Gazaignes : « Sur le projet Gautrain, la situation financière est difficile »

    Un entretien avec le directeur de Bouygues Travaux publics Entre l’aéroport de Johannesburg et le centre des affaires de Sandton, les marches à blanc du Gautrain se succèdent à un rythme accéléré, tout comme les travaux de finition dans des stations transformées par moments en véritables fourmilières. La promesse va être tenue : le premier train rapide régional d’Afrique entrera en service le 8 juin, trois jours avant le début de la Coupe du monde de football. En première ligne, Bombardier, qui a fourni les rames, RATP Dev, chargé d’exploiter la ligne pendant quinze ans, et Bouygues pour qui c’est un chantier majeur en termes tant d’ambitions que de difficultés particulières. Christian Gazaignes, directeur général de Bouygues Travaux publics depuis février 2003, en témoigne.

     

    Ville, Rail & Transports : Quel est le poids d’un tel chantier pour votre entreprise, notamment par rapport aux chantiers ferroviaires dans l’Hexagone ?
    Christian Gazaignes : C’est un chantier considérable pour Bouygues, le plus important projet ferroviaire d’Afrique. Pour un tel projet en France, il y aurait au moins quinze lots différents pour les entreprises de génie civil. Considérable donc, mais pour un montant travaux de 2,5 milliards d’euros. On peut estimer qu’en France un tel chantier pèserait six à sept milliards d’euros, soit l’équivalant de la LGV Sud Europe Atlantique. Dans ce pays où il n’y a pas une administration forte, le mener en quatre ans pour sa première phase représente une gageure. Sur les 1 400 parcelles de terrains que l’administration devait rendre disponibles, pas une seule n’a été livrée à la date. D’où une situation financière difficile : c’est une perte importante que nous avons provisionnée en 2009. Nous espérons à la fin obtenir une indemnisation, en faisant valoir les moyens supplémentaires que nous avons dû déployer pour compenser le retard initial. Il y a un contrat, l’autorité devrait être tenue par ses obligations. Les négociations sur les pénalités sont engagées, cela prendra un peu de temps…

    VR&T : En dépit de cela, pour la première phase, entre l’aéroport et Sandton, la mise en service sera en avance sur les prévisions…
    C. G. : Etre prêt pour le début de la Coupe du monde, c’était important pour tous, même si ce n’était pas dans le calendrier d’origine, puisque le contrat était déjà en cours lorsque la date de la Coupe a été fixée. Nous travaillons comme des fous et livrerons donc le chantier trois semaines avant la date prévue, tout en ayant compensé les retards du début. Pour la seconde phase du projet, entre Johannesburg et Pretoria, il y a du retard sur certaines parties du chantier et il n’est pas certain que tout soit achevé en mars 2011. C’est, en particulier, dû à la complexité géologique, avec des zones de dolomites, des vides, des cavités irrégulières et donc un important risque d’effondrement du sol. Il y a très peu de zones de dolomites dans le monde et donc très peu d’expérience de ces situations. Sur cette zone, nous avons dû réaliser plus de 1 200 sondages.

    VR&T : Quels sont, outre les délais, les objectifs majeurs que vous ont fixés les autorités pour la réalisation de ce chantier ?
    C. G. : D’abord, créer des emplois. Nous avons créé 10 000 emplois directs pendant la construction, 90 000 emplois directs ou indirects sur la durée du projet. Ces objectifs précis sont contrôlés chaque mois par un audit, tout comme le respect des critères d’embauches, fixés en faveur des populations défavorisées, les « previously disavantaged individuals », Noirs, métis, femmes, handicapés… Et puis, il s’agit de diminuer les bouchons sur deux axes routiers essentiels. Entre l’aéroport et Sandton en désengorgeant l’aéroport et pour permettre de rejoindre les grands hôtels. Entre Johannesburg et Pretoria, où le trajet de 80 km peut prendre deux heures et demie. C’est là où il y a le plus de trafic.?Une étude récente estime que pour faire face à la croissance prévue il faudrait prévoir une autoroute à 18 voies si l’on veut éviter les bouchons. Il n’y a de toute façon pas la place. Avec le Gautrain, il faudra 42 minutes pour relier les deux villes. Pour l’ensemble du Gautrain, nous misons sur 160 000 voyageurs quotidiens, 40 millions par an.
     

    Propos recueillis par Pascal GRASSART

  • Le Havre a lancé le chantier de son tramway

    Le chantier du tramway sur rail du Havre est lancé. Mi-mai, le maire, Antoine Rufenacht, a présenté un échéancier précis des travaux. Objectif : une mise en service fin 2012 Le chantier du tramway sur rail du Havre est lancé. Mi-mai, le maire, Antoine Rufenacht, président de la Codah (communauté d’agglomération de la région du Havre), principal financeur de l’opération (395 millions d’euros), a présenté un échéancier précis des travaux. Objectif : une mise en service fin 2012.
    « Pour limiter les nuisances et leur durée, nous allons faire travailler simultanément huit équipes sur huit zones », indique le maire. Lancées en mars, les interventions sur les réseaux souterrains, assurées par leurs concessionnaires (ERDF, GRDF, Codah…), laisseront place en fin d’année aux travaux de voirie et de plate-forme. Ils comprendront deux chantiers phares. D’une part, le percement d’un nouveau tunnel de 600 m qui représentera à lui seul 11 % du coût total. Parallèle à l’actuel tunnel routier Jenner, il permettra le franchissement de la costière reliant la ville haute et la ville basse. D’autre part, la construction de l’atelier de maintenance situé au terminus ouest d’Octeville-sur-Mer sera confiée à l’architecte Marc Mimram (Ateliers Lion, Paris).
    Autre échéance capitale, le choix du constructeur du matériel roulant, composé de 20 rames à traction électrique, sera effectué en juillet prochain.
    Rappelons que ce tramway présentera la forme d’un « Y » pour une longueur d’un peu moins de 13 km. Il comportera 23 stations. Partant de la plage (Porte Océane), il desservira le centre-ville historique (mairie, palais de justice, gare SNCF, université) avant de grimper vers les hauteurs de la ville. Après le tunnel, il bifurquera à l’ouest vers le futur écoquartier du Grand Hameau et à l’est vers le quartier de Caucriauville. Au total, 90000 habitants, soit plus du tiers de la population de l’agglomération, devraient se trouver à moins de 5 minutes à pied d’une station.
    Constituée à la fin de l’été 2008, l’équipe de maîtrise d’œuvre est menée par Systra, mandataire d’un groupement qui associe Ingerop pour les voiries et réseaux. L’insertion urbaine de la ligne revient au duo composé de l’agence d’urbanisme Attica (Rouen, Lyon, Paris) et des paysagistes de l’Ateliers Jacqueline Osty & Associés.
     

    Richard GOASGUEN

  • Eole, complètement à l’est !

    Les élus de Seine-et-Marne souhaitent le prolongement d’Eole à l’est, qui ne serait que de 3,5 km jusqu’à la zone du Val Bréon Alors que le prolongement d’Eole à l’ouest, vers La Défense et Mantes-la-Jolie, est lancé, les élus de Seine-et-Marne veulent parallèlement mettre le cap à l’est. Plus modestement, puisqu’il s’agit d’un prolongement de 3,5 km, à partir de Tournan-en-Brie, actuel terminus, jusqu’à la zone d’activité logistique du Val Bréon, qui emploie un millier de salariés. Le 19 mai, ils recevaient Guillaume Pepy pour lui « vendre » le projet. Message bien reçu. Pour le président de la SNCF, « c’est un beau projet, intéressant, qui fait sens au plan ferroviaire, avec à la clé une meilleure qualité de service ». Un projet qui mérite donc « d’être considéré. D’autant qu’il relève aussi d’un accord large entre le conseil régional, RFF, la SNCF et le Stif. »
    Le prolongement du RER E jusqu’à Val Bréon, où prendrait place une « gare expérimentale du XXIe siècle », présente un triple intérêt. Tout d’abord, créer une desserte en adéquation avec le développement de cette zone qui n’est accessible qu’en voiture et où le nombre de salariés pourrait doubler dans les années à venir.
    Et puis cela permettrait de résoudre les difficultés de fonctionnement de la ligne E en créant un nouvel espace de garage des rames. Pas négligeable, puisque, faute de place en gare de Tournan, de nombreuses circulations « parasites », à vide, sont nécessaires pour mettre en place les rames le matin.
    Enfin, cela soulagerait le centre de Tournan de ses problèmes de stationnement. Gare terminus sur cette ligne rejoignant le centre de Paris, elle attire en effet des voyageurs d’une cinquantaine de kilomètres à la ronde. Affluence qui devrait d’ailleurs être encore accrue une fois la E prolongée vers l’ouest et devenue la « colonne vertébrale est-ouest de l’Ile-de-France ».
    Déjà, Jean-Paul Huchon, son président, a demandé aux élus du Stif de lancer une étude. Mais cela reste un projet, sans échéance fixée ni financement précisément étudié, mais estimé entre 40 et 60 millions d’euros. Pour Vincent Eblé, président (PS) du conseil général du Val-de-Marne, il est dans l’intérêt de tous : entreprises, habitants, usagers et SNCF. « L’exemple même d’un aménagement conciliant mobilité, développement durable et développement économique. »
    Pascal GRASSART

  • Parkings, bataille en sous-sol

    Parkings, bataille en sous-sol

    Fini, les entrepôts pour automobiles. Au XXIe siècle, les opérateurs du stationnement se veulent les acteurs des mobilités alternatives à la voiture. Loin de se tirer une balle dans le pneu, ils s’adaptent à l’évolution des comportements de déplacements. La saturation des réseaux routiers urbains a conduit les usagers à utiliser plusieurs modes de transport successivement dans un même trajet : auto, métro, vélo, boulot. Si, auparavant, le parking était une destination finale, aujourd’hui, il devient un relais entre la voiture hors zone urbaine et les transports en commun dans le centre-ville.
    « On a vu un changement dans les pratiques de nos clients depuis le début des années 2000. Notre clientèle horaire stagne, alors que les abonnés ont augmenté de 25 % », témoigne François Le Vert, directeur de la communication de Vinci Park et délégué général de la Fédération nationale des métiers du stationnement (FNMS). Traduction : les automobilistes prennent moins leur voiture mais cherchent à la conserver. « Dans les dix années à venir, ils risquent de l’abandonner totalement parce qu’ils en auront moins l’usage et que cela coûtera trop cher en ville. A nous de leur offrir des solutions de substitution comme l’autopartage. »

     


    Rebouter la voiture sur d’autres modes

    L’ère de la voiture triomphante en ville est bel et bien finie. Désormais, l’auto y est de plus en plus contrainte. En témoigne, le plan de réaménagement des quais parisiens présenté par Bertrand Delanoë à la mi-avril. Le maire de la capitale veut interdire une partie des berges à la voiture avec « pour idée de continuer à réduire la place de l’automobile à Paris ». Si Bertrand Delanoë peut présenter son projet de façon aussi claire, c’est que la part des ménages non équipés en voiture à Paris est aujourd’hui de 58,2 %, selon l’enquête nationale transports et déplacements 2008 publiée par l’Insee en avril dernier. « On est à un tournant. Les électeurs automobilistes n’étant plus majoritaires, les politiques n’ont donc plus tout à fait peur de les affronter. C’est une vraie rupture », analyse le sociologue Bruno Marzloff.
    Partout en France, les collectivités affichent haut et fort leur volonté de favoriser les transports en commun aux dépens de la voiture. Or, les parkings souterrains créés au cœur des villes à l’époque du « tout-auto » constituent pour beaucoup de municipalités des aspirateurs à voitures qui contribuent à engorger les grands axes. Dans l’objectif de réduire la congestion des centres-villes au bénéfice des transports en commun ou des modes dits « doux », les collectivités limitent la construction de nouveaux équipements dans le cœur des agglomérations et développent désormais les parcs relais ou « P+R » en périphérie. Il en existe déjà 550 en Ile-de-France.

     


    Changement de créneau


    Dans ce contexte, les opérateurs de stationnement ont vite intégré qu’il leur fallait s’adapter, question de survie. « Réserver ses parkings à l’automobile pure et dure, c’est se passer la corde au cou », explique François Le Vert. La fédération qu’il représente a, dès 1997, publié un livre blanc intitulé La Voiture à sa juste place, laissant entrevoir les mutations à venir. D’une menace, les opérateurs ont fait une opportunité, avec un discours adapté : la voiture n’étant pas amenée à disparaître, il faudra bien continuer à se garer. Le stationnement reste donc un des principaux leviers de toute politique de déplacements. « Il n’est tout simplement pas possible de se passer totalement de voiture en ville, insiste le directeur de la communication de Vinci Park. Elle est un moyen de transport parmi d’autres. Il est indispensable de la conjuguer avec ceux-ci. Ce service, c’est à nous de le proposer. »
    Les parkings changent donc de créneau. Sociétés d’économie mixte (SEM) ou acteurs privés, tous les opérateurs de stationnement s’appliquent en effet à offrir de nouveaux services d’altermobilité à leurs clients : location de vélos, places de stationnement réservées aux cycles, covoiturage, autopartage, etc. Tous sont dans les starting-blocks. Et les acteurs privés, numéros un du secteur, surveillent dans le rétro leur challenger : les SEM. Car, par nature dédiées à accompagner la politique de gestion du stationnement de leur ville, elles sont devenues des acteurs incontournables. LPA à Lyon, Saemes à Paris ou Semiacs à Nice, entre autres, font partie des poids lourds. Cela peut laisser présager une belle bataille en sous-sol. Pourtant, l’ensemble du secteur travaille main dans la main à cette mutation. Pour l’accompagner, la FNMS qui les rassemble a en effet installé en son sein une commission intermodale, dont Pascale Pécheur, directrice générale de la Saemes, est aujourd’hui la présidente. Objectifs : échanger les expériences et les bonnes pratiques, faire se rencontrer les acteurs des différents modes, identifier les conditions de réussite et les freins au développement de l’intermodalité. Et parmi ces derniers, vient en numéro un la conception même des parkings. « L’essentiel des parcs est souterrain et ils ont vingt ou trente ans, explique Pascale Pécheur. Pour des raisons de sécurité, tout a été fait pour les rendre hermétiques. A partir du moment où on veut offrir de nouveaux services de mobilité, il est nécessaire de les rouvrir sur la ville, tout en conservant une sécurité maximale. Cela se résout en jouant par exemple sur les horaires d’ouverture et l’accueil du public. »

     


    Besoin d’un passe sésame


    Autre problématique : l’utilisation d’un même support de paiement pour les différents modes de transport. « L’usage intermodal serait largement facilité avec une carte sésame qui permette d’utiliser à la fois les parkings, le métro, le bus, le Vélib’ et l’autopartage, par exemple », souligne la présidente de la commission intermodalité de la FNMS. Une expérimentation est actuellement menée par le Stif sur le passe Navigo avec les principaux acteurs du stationnement sur cinq parcs-relais en région parisienne (voir encadré). Enfin, l’enjeu essentiel réside dans l’information des voyageurs. Imaginez une plateforme commune à tous les modes qui vous permette, du périphérique, de savoir où se situe le parking le plus proche et combien de places y sont disponibles, d’en réserver une, de connaître tous les options qui s’offrent à vous pour rejoindre votre destination : métro, RER, bus, vélo, marche… combien de temps cela vous prendra et combien d’émission de CO2 cela générera. Les opérateurs de parkings en rêvent. Associer info et service, c’est un peu ce qu’a essayé de faire Vinci Park, le numéro un du secteur du stationnement en France, avec Mobiway, sa « centrale de mobilité », inaugurée à La Défense en février 2009. Seulement, pas facile d’associer tous les acteurs. Les transports en commun se sont longtemps considérés comme les ennemis du monde de l’automobile. Les murs sont difficiles à faire tomber. Or « ce sont les transports en commun qui détiennent les clés de l’intermodalité, soulève Bruno Marzloff. Car ce sont eux qui possèdent l’offre de rabattement et maillent le territoire. C’est autour de leur réseau que doivent se constituer les hubs. »

     


    A la recherche d’une plateforme commune d’information


    Plus largement, « il est actuellement impossible d’interconnecter toute l’information sur la mobilité qui existe en Ile-de-France », souligne François Le Vert. « La volonté de le faire existe, mais il y a un souci de technologie commune à trouver », confirme Sandrine Roussel, directrice marketing et communication de Q-Park France. Et il n’y a pas que les opérateurs de stationnement qui en rêvent. La téléphonie planche dessus également. Le portail mobile d’Orange World permet déjà, grâce à la géolocalisation, de connaître les parkings disponibles. « Je pense que nous ne sommes pas très loin de permettre la réservation et le paiement d’une place via son téléphone », explique Jacques Garcin, directeur des applications télématiques et automobiles chez Orange. Quant à une plateforme d’info multimodale ? « Nous sommes encore au b a ba de ce secteur d’activité. Les contenus dépendent de chaque société qui les génère. Une mutualisation demande d’abord une mise à jour permanente de l’information. » Ce qui coûte très cher. Et pour le moment il n’y a pas de modèle économique qui se soit imposé. Quatre possibilités existent. A part un opérateur de téléphonie, un moteur de recherche comme Google pourrait proposer ce service en se rémunérant sur la publicité, ou un portail comme voyages-sncf, qui gagnerait en demande d’achat, ou encore une autorité organisatrice de transport, prête à payer pour que les utilisateurs aient accès à ces données.
     

     

    Louise ALLAVOINE

     

  • Nice veut son Autolib? avant Paris

    Christian Estrosi, président de la communauté urbaine Nice-Côte d’Azur, veut devancer Paris dans le projet de véhicules électriques en libre service. Une expérimentation avec 50 véhicules et 17 stations débutera au 1er trimestre 2011, avec un objectif d’ici fin 2011 de 200 voitures et 70 stations dans l’agglomération. La location se fera par téléphone ou Internet, et les voiturettes devront être restituées dans la station où elles auront été empruntées. Quant à l’exploitation, elle se fera via une délégation de service public.

  • Un pass rechargeable sur internet pour Grenoble

    Pour les clients du réseau TAG (Transports de l’agglomération grenobloise), il suffit désormais de connecter leur Weneo Pass sur le port USB d’un ordinateur pour le recharger sur Internet. En quelques clics, ils peuvent acheter leurs titres de transport en ligne et les recharger sur une clé, à domicile ou de n’importe quel accès Internet. L’accès aux transports en commun reste identique et tout aussi facile avec la clé USB qu’avec la carte sans contact. Après une phase d’expérimentation au cours de laquelle les clients testeurs ont confirmé leur intérêt pour ce nouveau support, la Semitag (Société d’économie mixte des transports de l’agglomération grenobloise) a choisi les Weneo Pass de Neowave pour déployer ce service auprès des clients du réseau TAG. Pour la réalisation de ce pass, Neowave s’appuie sur son partenaire ASK, fabricant d’autre part des cartes « OùRA » et « Atout.TAG ».

  • Zone 30 : un code de la rue au Mans

    L’aménagement des zones 30 et amélioration du comportement sont à l?ordre du jour au Mans Le Mans vient de se doter d’un code de la rue, annonçant par la même occasion l’aménagement progressif dans l’agglomération de zones 30 km/h, d’aires piétonnes, de zones mixtes dite « de rencontre » acceptant la circulation des voitures, de doubles-sens cyclistes. « Nous constatons le non-respect généralisé des autres usagers », indique Marc Deligny, le vice-président aux circulations douces. Le document de 20 pages élaboré avec les associations précise donc, sous forme de commandements, les bons comportements. Exemple pour le riverain : j’entretiens le trottoir devant mon domicile, notamment l’hiver en cas de neige. Pour le cycliste : je laisse la priorité aux piétons, je porte des vêtements clairs, voire une chasuble fluorescente. Pour le motard : je n’emprunte pas les pistes cyclables. L’instauration des doubles-sens cyclistes dans les rues à sens unique provoque des réactions. Marc Deligny enchaîne donc les réunions de quartiers pour rassurer en particulier les riverains. « La loi, rendant ces doubles-sens obligatoires en juillet prochain, nous aide beaucoup à faire accepter ce changement. »    
     

    Hubert HEULOT