Résultats de recherche pour « LOM »

  • Confirmation du tracé nord pour le contournement ferroviaire de Lyon

    Dominique Bussereau a confirmé la poursuite des études du contournement ferroviaire de l’agglomération lyonnaise (CFAL) dans son tronçon nord sur la base du fuseau A, entre Ambérieu-en-Bugey et l’aéroport de Lyon-Saint-Exupéry. Ce tracé, en jumelage étroit avec les autoroutes A42 et A432, limite l’impact environnemental. Il a été choisi après trois ans de concertation, dont la dernière étape a été un mini-Grenelle, le 19 mai. Le secrétaire d’Etat aux Transports insiste sur les protections phoniques, demandant que ce projet soit « exemplaire ». Concernant le tronçon sud, entre Grenay et la vallée du Rhône, sur les 7 options présentées au comité de pilotage de juin et soumises à consultation, RFF en retiendra 3 en décembre. Buts du CFAL : proposer un itinéraire évitant le nœud ferroviaire lyonnais proche de la saturation et contribuer au développement du fret.

  • L?extension du tram à Odysseum est en travaux

    Les travaux de l’extension est de la ligne 1 du tramway de Montpellier ont débuté le 1er septembre, sous la coordination d’Egis Rail. Les études concernant cette extension en projet depuis 2001 ont été réalisées par Egis Rail pour le compte des Transports de l’agglomération de Montpellier. Ce prolongement de 600 m accompagne le développement urbain du quartier Port-Marianne pour aller desservir le pôle ludique et commercial en construction, Odysseum. On y attend près de 2 000 voyageurs par jour à partir de la rentrée 2009.

  • Contrat Nexans pour le métro d?Istanbul

    Nexans, expert mondial des câbles et systèmes de câblage, a remporté auprès de la compagnie des transports d’Istanbul (IETT) un contrat d’un montant de 8,9 millions d’euros portant sur la fourniture de 988 km de câbles ferroviaires spécialisés destinés à l’extension du métro de l’agglomération. Nexans fournira au maître d’œuvre du projet, Gulermak-Dogus JV, 726 km de câbles basse tension et 262 km de câbles moyenne tension, qui seront utilisés dans des systèmes de distribution d’énergie et de courant continu sur une ligne de métro léger de 5,3 km, ainsi que sur une ligne de métro de 15,6 km devant transporter 67 000 voyageurs par heure. Ces câbles seront dotés d’une gaine HFFR (sans halogène, retardatrice de flammes), ce qui signifie qu’ils empêchent la propagation du feu, tout en réduisant la toxicité, la corrosion et la densité des fumées.

  • Les bus redéployés après l?arrivée du tramway à Nice

    Le 1er septembre, le réseau de bus de l’agglomération niçoise, Ligne d’Azur, a subi un lifting destiné à corriger les dysfonctionnements constatés depuis le lancement de la ligne 1 du tramway. Deux lignes de bus ont été modifiées et trois créés. La fréquence a été passée à 5 min 30 aux heures de pointe sur les lignes 9 et 10, en site propre, qui bénéficient d’une offre de +30 %. Six bus articulés ont été mis en service sur ces lignes. Ils viennent compléter la commande d’une vingtaine de bus en 2008. Sur l’ensemble du réseau niçois, l’offre augmente de 25 à 50 % selon les lignes. Dix-sept autres communes de la communauté d’agglomération connaissent également des modifications : nouvelles lignes, fréquences de passage augmentées, nouveaux services les week-ends et jours fériés. Cela correspond à une augmentation de l’offre de 15 %. Pour cela, 117 chauffeurs supplémentaires ont été embauchés. Autre nouveauté de la rentrée niçoise, l’ouverture d’un parc relais, le premier à l’ouest de la ville et le quatrième en service. Le parc relais de Saint-Augustin offre 184 places aux utilisateurs du réseau de transports urbains est en liaision.

  • Des bus maritimes électro?solaires à La Rochelle

    Dans le cadre du développement durable et de la filière électrique, la communauté d’agglomération de La Rochelle a lancé un appel d’offres pour l’acquisition de deux bateaux électriques solaires (catamarans) d’une capacité de 75 places environ et entièrement accessibles aux personnes à mobilité réduite et aux vélos. Le premier sera livré en décembre 2008, et le second en mars 2009 par la société Alternative Energie. Ils fonctionneront d’abord à l’énergie solaire, et l’électrique prendra le relais si nécessaire. Ouverte en 1983, la ligne régulière entre le Vieux Port de La Rochelle et le Port des Minimes (port de plaisance) est assurée par deux « bus de mer », actuellement à propulsion diesel. Le trajet de 6 à 7 km est d’une durée de 15 à 20 minutes : 18 000 km sont effectués par an environ. Plus de 163 000 tickets ont été vendus à bord en 2007. Ce chiffre ne prend pas en compte les voyages effectués par les abonnés du transport public (vélos en libre service, train, bus, etc.) qui ne sont pas comptabilisés. Les prochains bus de mer seront équipés de valideurs, ce qui permettra un comptage plus fin. La Rochelle vient par ailleurs d’acquérir un second bateau passeur électro-solaire, qui relie le centre-ville et le quartier sud en 2 min.

  • Contrat à Brême pour Veolia

    Veolia Transport a remporté le contrat de gestion du réseau express régional de Brême (Allemagne) à partir de décembre 2010. Le contrat, d’une durée de 11 ans, représente un chiffre d’affaires cumulé de 500 millions d’euros. Il concerne l’exploitation d’un réseau de quatre lignes ferroviaires reliant les Länder de Brême et de Basse-Saxe, sur une longueur totale de 270 kilomètres.

  • Aubagne fait le pari de la gratuité

    La gratuité dans les transports urbains était au cœur du programme électoral de la liste Gauche unie conduite, lors des dernières municipales, par le maire sortant d’Aubagne, Daniel Fontaine Elle sera effective « dans le courant du premier semestre 2009 » et « pour tous les voyageurs » des « bus de l’agglo », annonce le maire d’Aubagne, président de la commission des Transports de cette communauté de 11 communes et 96 000 habitants aux portes de Marseille. L’agglomération compte couvrir les pertes de recettes de billetterie – soit 749 000 euros en 2007 qui représentent moins de 10 % des dépenses (9,4 millions d’euros) – par le versement transports, la taxe versée aux AOT par les entreprises de plus de 9 salariés. A Aubagne, le produit de cette taxe au taux de 0,6 % est de 2,8 millions d’euros par an. Or ce taux passe à 1 % lorsque la collectivité dépasse les 100 000 habitants, chiffre que l’agglomération serait sur le point d’atteindre. Ce complément fiscal sera le bienvenu à l’heure d’adapter le réseau. « Les villes qui ont fait le choix de la gratuité ont vu la fréquentation exploser, comme à Châteauroux, une agglomération comparable à la nôtre, ce qui ne va pas sans poser des difficultés. Le matériel s’use davantage, il faut revoir le cadencement du réseau et on peut penser que, sur les lignes structurantes, un renforcement de l’offre sera nécessaire », reconnaît Daniel Fontaine. Mais le choix est fait et, pour Alain Belviso, président de l’agglomération, il est audacieux : « L’audace aujourd’hui, c’est le transport urbain gratuit ; c’est autre chose qu’un chèque transports que le patronat ne veut pas payer. » Pour lui, c’est une « rupture » et « une démarche globale en faveur des transports publics, du développement durable et de l’efficacité sociale » qui va au-delà des appartenances politiques. Et de citer la majorité UMP de Châteauroux, qui a instauré en 2002 la gratuité dans les transports. « Nous sommes allés voir et nous sommes revenus confortés dans nos choix », s’enthousiasme Alain Belviso. Dans les cartons du Pays d’Aubagne et de l’Etoile il y a aussi la réalisation d’une ligne de tramway est-ouest de 7 km entre la zone d’activité des Paluds, à Aubagne, et la commune de La Penne-sur-Huveaune. Elle devrait être en partie sur l’emprise d’une ancienne ligne de tramway abandonnée à la fin des années 50. L’agglomération veut aussi lancer la réalisation d’un TCSP nord-sud de 17 km, dont le mode reste à définir, sur l’emprise de l’ancienne voie ferrée de Valdonne reliant le pôle d’échanges d’Aubagne (dont l’extension devra être envisagée) aux communes de Roquevaire, Auriol et La Bouilladisse. Cette ligne suit l’axe le plus emprunté aujourd’hui par les automobilistes de l’agglomération. « En octobre nous allons lancer les premières études et réunir des groupes de travail avec la population, annonce Alain Belviso. Nous souhaitons qu’à la fin du mandat les premières sorties de terre soient réalisées. » L’agglomération compte mener ces deux projets de front. Un « schéma vélo » est par ailleurs en cours de finalisation et un dispositif de prêt de vélos va être expérimenté. Il est lancé lors des journées des transports à Aubagne, du 17 au 19 septembre. Chaque vélo est prêté pendant trois mois à une même personne. Le prêt est renouvelable trois fois. L’agglomération compte établir un bilan dans neuf mois. Un Plan de déplacements entreprises va également être proposé aux sociétés de la ZA des Paluds. Et, pour montrer l’exemple, la communauté d’agglomération, dont le siège y est implanté, en propose un à ses 200 salariés. Enfin, il faut ajouter à ces projets la construction d’une troisième voie ferroviaire entre Marseille et Aubagne qui, vers 2013, devrait permettre la circulation d’un TER toutes les 10 minutes entre les deux villes. A Aubagne, le choix de la voiture risque d’être bientôt obsolète…
     

    José SOTO

  • Le réseau Star se renforce au nord-ouest de Rennes

    Pour répondre à l’affluence de rentrée, outre ses trois agences, le Star a ouvert un autre point de vente dans une station de métro Cette année encore, le Star (service de transport de l’agglomération rennaise) de Rennes développe son réseau de transport en commun d’environ 4 à 5 % d’offre kilométrique pour répondre à l’augmentation du nombre de voyageurs et à l’urbanisation des communes périphériques. En 2007, 63,5 millions de voyages ont été réalisés par le réseau. La tendance générale du trafic est en hausse de 5 % depuis le début de l’année 2008, avec même une progression de l’ordre de 10 % sur les titres intermodaux (avec la carte électronique Korrigo) et les abonnements de travail. Plus de 70 000 habitants de Rennes Métropole sont abonnés au réseau Star et plus de 250 000 voyages sont effectués chaque jour. Ce sont les communes du nord-ouest de l’agglomération qui bénéficient le plus des nouveautés de cette rentrée 2008. La nouvelle desserte offre à sept communes plus de choix dans les horaires et plus de destinations. Le Star estime que cela représente 3 000 voyages par jour en plus. Pour répondre à l’augmentation démographique, ces lignes desserviront désormais les nouveaux lotissements. Le réseau s’adapte également aux développement des commerces, avec l’arrivée du magasin Ikéa dans cette zone à partir de l’automne. L’objectif est de rapprocher Rennes de ses communes et les communes entre elles. Ainsi, la nouvelle ligne créée au nord relie Betton à Saint-Grégoire. Elle permet aux habitants de rejoindre le secteur ouest de Rennes sans passer par le centre-ville et donc sans correspondance. De plus, les nouveaux quartiers de ces deux communes sont désormais desservis. Côté métro, les fréquences s’accélèrent ; elles sont toujours de 2 à 3 minutes entre 7h et 19h, mais passent à 1 minute aux heures de pointe. Le réseau maintient son offre « Star de nuit » (deux lignes fonctionnent les mercredis, jeudis vendredis et samedis soir de 0h30 à 4h45) : entre 1 500 et 2 500 personnes utilisent ce service chaque semaine. De même, « Au théâtre en bus » permet aux habitants des communes périphériques de profiter d’un spectacle à prix réduit et du transport. Créé il y a quelques années pour les amateurs de foot, les « bus de stade » sont également renforcés pour assurer les retours de matchs. Le Star incite à utiliser la carte Korrigo en baissant de dix centimes le coût du carnet électronique par rapport à celui en papier (10,50 euros). De plus, cinq enseignes rennaises (centre culturel, patinoire, cinéma, librairie) s’associent au réseau pour proposer des offres de réductions sur présentation de la carte Korrigo. Pour les personnes à mobilité réduite, le Star prévoit de rendre accessibles six nouvelles lignes d’ici la fin 2008, ce qui portera leur nombre à douze. Cela représente un investissement annuel d’un million d’euros pour Rennes métropole. En outre, le nouveau site Internet d’information (accessible.star.fr) est prévu pour les malvoyants (plage braille, logiciel lecteur d’écran, synthèse vocale…). Enfin, Rennes Métropole a investi dans des bus moins polluants et vient de faire l’acquisition de dix nouveaux bus Citaro standards et de sept bus articulés Citélis.
     

    Sylvie LUNEAU

  • Toulouse confirme ses engagements

    Les Assises de la Mobilité sont passées par là… Dans la foulée de l’élection de la gauche à la mairie de Toulouse après 37 ans de droite au pouvoir et de la nomination d’un écologiste à la tête de l’autorité organisatrice des transports, se sont tenues en mai et juin dernier des dizaines de rencontres destinées à écouter les citoyens parler des transports. 5 000 propositions en ont émané. « Si je devais résumer les attentes analysées à la suite de ces Assises, ce serait “plus”, a indiqué Stéphane Coppey, président de Tisséo lors de sa conférence de presse de rentrée. Plus de métros, plus de bus, plus de tramways, plus de fréquences, plus de tarifs préférentiels. » Les nouveautés sont donc le résultat de cette écoute démocratique et de la prise de contrôle d’une nouvelle équipe ambitieuse en matière de mobilité.

    Plus de métros le soir
    A partir de cette rentrée, les toulousains auront plus de métros en soirée. Les vendredis, samedis et dimanches, la fréquence des rames de métro passera de 7 à 4 mn de 20h à 1h (minuit le dimanche). Le dernier métro partira à 1h du matin les vendredis et samedis (et prochainement aussi les jours de semaine). Pour tenir compte d’une demande spécifique formulée par les étudiants qui rentrent en masse le dimanche soir de la gare Matabiau, la fréquence des rames du métro ligne A passe à 2 min 30 entre 18h45 et 20h45.

    Créations de lignes de bus
    Une nouvelle ligne voit le jour entre la station de métro Université Paul-Sabatier et l’hôpital de Rangueil. Une réflexion est en cours pour desservir l’hôpital Larrey et le cœur de l’université. Les services de Tisséo discutent aussi avec l’université autour du projet de LMSE (liaison multimodale sud-est), une voie nouvelle avec site propre bus, mise en attente pour cause de projet incompatible avec des soucis écologiques. Une autre ligne nouvelle connecte la zone aéroportuaire avec le centre de Blagnac toutes les 15 min en heure de pointe. La demande insistante de connexion de l’aéroport avec le métro recevra une réponse ultérieurement. « Nous devons attendre la fin de la délégation de service public de la desserte de l’aéroport à Veolia au 31 décembre 2009 », explique Stéphane Coppey. Cette demande sera sans doute traitée avec le projet de création de lignes express qui pourraient emprunter une voie dédiée sur le périphérique. « Nous sommes en discussion avec ASF pour étudier la possibilité de réduire la largeur des voies et d’utiliser une bande d’arrêt d’urgence élargie, avec une réduction de vitesse », détaille l’élu. Deux autres lignes de proximité apparaissent dans le nord et dans le sud de la ville.

    Un nouveau TAD
    Tisséo lance un transport à la demande (TAD) à partir de la gare de Colomiers, ville aéronautique à l’ouest de l’agglomération, sur le même modèle que celui de Balma, au nord-est, dont Stéphane Coppey est l’un des initiateurs et qui est un grand succès (1 000 passagers/jour). De 6h à 21h du lundi au samedi, une navette partira toutes les demi-heures de la gare TER de Colomiers pour amener ses passagers où ils veulent dans Colomiers et les communes voisines de Cornebarrieu, Aussonne et Mondonville. Dans l’autre sens, les passagers devront appeler deux heures à l’avance. Ce service à la demande remplace la ligne de bus 18 Blagnac-Colomiers, dont la fréquence était insuffisante.

    La première ligne « Tempo » à régularité garantie
    C’est un des objectifs de la mandature Coppey : créer des lignes de bus à haut niveau de service, bénéficiant d’une fréquence et d’une régularité garantie, avec très prochainement une priorité aux feux et l’affichage des horaires de passage aux arrêts. La première ligne de ce type baptisée « Tempo » est la ligne 27, reliant le lycée Toulouse-Lautrec à Rangueil, soit le nord-ouest au sud-est de Toulouse. Dix minutes d’attente maximum garanties en semaine, 25 minutes le samedi et les vacances. Deux autres lignes Tempo suivront à partir de janvier 2009.

    Une nouvelle organisation
    La gestion en régie des transports dans l’agglomération toulousaine a été mise en place en janvier 2006, sous la présidence de l’ancien maire UMP de Toulouse, mais sous la pression de la gauche. Stéphane Coppey, l’actuel président Vert de Tisséo, en a été un défenseur de la première heure. Cette rentrée a été l’occasion pour lui de réorganiser Tisséo de manière à fondre la régie urbaine et l’autorité organisatrice en une seule entité. Le nouveau directeur s’appelle Olivier Delcourt. C’est l’ancien directeur général du Sicoval, une des communautés d’agglomération membres de Tisséo. Travailleront sous sa direction, avec du personnel originaire de Tisséo, de la régie, ou mixant des salariés des deux entités, cinq directions déléguées : aux ressources (humaines, financières…), aux grands travaux, au développement de la mobilité et des transports publics, à l’exploitation et aux bus, et enfin au métro et à la sûreté.

    De nouveaux tarifs pour les jeunes et les familles
    Tisséo fait des efforts tarifaires en direction des jeunes et des familles. Un premier pas dans une démarche plus globale. « Une des priorités de Tisséo est d’engager une véritable réflexion sur la tarification des transports en commun, en vue de faire de la politique tarifaire un des leviers d’incitation à l’usage des transports en commun et des modes doux », a souligné Stéphane Coppey. L’abonnement Jeunes à 22 euros par mois (contre 37 euros  pour le tarif plein), jusque-là réservé aux 16-25 ans, est étendu aux 4-15 ans. Pour les familles et les petits groupes, Tisséo lance le « ticket Tribu » qui offrira 12 déplacements dans une journée à 2 à 6 personnes au prix 4,20 euros. Les 20, 21 et 22 septembre, lors des journées du Patrimoine et de la semaine européenne de la Mobilité, ce ticket sera lancé au prix promotionnel de 1 euros. Stéphane Coppey a indiqué que ses équipes planchaient aussi sur une carte permettant de calculer automatiquement à la fin du mois le meilleur tarif pour le client selon ses déplacements. Quant à la gratuité des transports pour les jeunes promise par le maire de Toulouse, estimée entre 12 et 20 millions d’euros, le président de Tisséo a précisé que son coût devait être assumé par la collectivité souhaitant la mettre en place…

    Plus d’intermodalité
    L’intermodalité est un des axes de la nouvelle politique de Tisséo. Pour favoriser l’intermodalité avec le vélo, des parcs de stationnement sécurisés et gratuits ouvriront à l’automne aux abords de deux stations de métro. Sur le modèle de la Maison de la Mobilité de Labège, un réseau d’une quinzaine d’agences de la mobilité couvrira bientôt l’ensemble du territoire du périmètre des transports urbains. Elles proposeront des conseils et des services en alternative au véhicule individuel (vente de titres de transport, fabrication de cartes d’abonnements, conseils sur la mobilité multimodale, covoiturage, autopartage…) et sensibiliseront les employeurs via les plans de déplacement entreprises. Enfin, un ticket unique commun aux différentes autorités organisatrices (Tisséo, département et région) est annoncé pour le printemps 2009 pour les abonnés de la carte Pastel.

    A plus long terme
    Tisséo envisage de développer encore les transports urbains avec des projets ambitieux dans les années à venir : déploiement d’un système d’information en temps réel des voyageurs d’ici 2010, prolongement de la ligne E du tramway, augmentation du nombre de navettes et TAD… La hausse importante de la participation des collectivités au budget de Tisséo et le passage du Grand Toulouse en communauté urbaine au premier janvier 2009 devra faciliter également la réalisation des projets lourds qui seront programmés dans le nouveau Plan de Déplacements Urbains en cours d’élaboration.
     

    Catherine STERN

  • Une offre étoffée et structurée à Vannes

    Le réseau de Vannes s’est profondément modifié au 1er septembre pour répondre notamment à l’augmentation de la population de 2 % par an (130 000 habitants) La fréquentation est en progression de 3 % par rapport à 2007 et de plus de 18 % sur cinq ans : près de 6,5 millions de personnes ont été transportées en 2007. La communauté d’agglomération a travaillé pendant deux ans sur l’amélioration de l’offre en transport en commun avant de mettre en application son nouveau schéma. Pour développer ces nouveaux services, la communauté a voté une dépense supplémentaire d’un million d’euros par an en plus des 7,5 millions d’euros qu’elle investit chaque année. « L’offre globale en ligne régulière s’est étoffée de 23 % », précise Wilfrid Provost, directeur de TPV (transport du pays de Vannes). Veolia transport est le délégataire de cette communauté d’agglomération. Les lignes ont été classées en trois catégories selon la fréquence : structurantes (10 min), de maillage (20 min) et périurbaines (1 heure). En outre, un service de transport à la demande (Créabus) est en place depuis la rentrée pour pallier les déficiences de l’offre aux heures creuses sur les communes de la deuxième couronne notamment. Il fonctionne du lundi au samedi, de 9h à 16h. En prévenant une heure à l’avance, un habitant peut se faire transporter pour le prix d’un ticket de bus (1,30 euro). Le transport est assuré soit par un minibus, soit par un taxi délégué. Ce service pourra évoluer en fonction des besoins des usagers. Autre nouveauté, des services de soirée (Afterbus) sont expérimentés trois soirs par semaine (jeudi, vendredi et samedi) à raison de trois services entre 20h30 et 22h45. Le trajet permet l’accès à des lieux d’animations. Un partenariat est mis en place avec le théâtre pour que le prix du billet inclut celui du transport. Par ailleurs, une seconde ligne fonctionne désormais le dimanche.
     

    Sylvie LUNEAU