Résultats de recherche pour « LOM »

  • Un nouveau dépôt multi-fonctions pour le réseau de bus d’Antibes

    Un nouveau dépôt multi-fonctions pour le réseau de bus d’Antibes

    Après 18 mois d’études, puis un peu plus de deux ans de travaux, le nouveau dépôt de bus des Trois Moulins a été inauguré le 2 novembre à Antibes dans les Alpes-Maritimes. Avec ses six niveaux, dont quatre dédiés au remisage des véhicules (du sous-sol au R+4), il  « présente une configuration totalement inédite pour un bâtiment de ce type« , affirment ses promoteurs. Il permet ainsi de rassembler, sur une surface foncière contrainte, l’ensemble du personnel (sur 1000 m2 de bureaux) et des véhicules (115 bus peuvent être entretenus sur place) tout en libérant les sites actuels du réseau Envibus qui dessert Antibes et son agglomération : Saint-Bernard et Azur Arena.

    Le dépôt accueille également une station de compression de gaz naturel, avec deux postes de distribution en charge rapide et 30 postes en charge lente. « La station de compression a une capacité de remplissage d’environ 60 véhicules par jour. Afin d’assurer le ravitaillement des véhicules fonctionnant encore aux énergies fossiles, une cuve de gasoil et ADBlue est également disponible directement sur le site« , précise un communiqué.

    Labellisé Bâtiment Durable Méditerranéen, le site a été pensé avec l’objectif de réduire son empreinte environnementale. Entre autres, 75 m2 de panneaux photovoltaïques assurent un fonctionnement électrique autonome, et les eaux de lavage doivent être recyclées à hauteur de 95%.

    Keolis, qui assure, depuis le 1er juillet 2019, l’exploitation d’Envibus, le réseau de transport public de la Communauté d’Agglomération de Sophia Antipolis (CASA), articulé autour de 29 lignes, a assumé le rôle d’entreprise principale de construction pour ce projet. L’opérateur est ainsi devenu « la première entreprise de transport urbain à obtenir un marché global de performance (contrat où la réalisation des travaux est associée à l’exploitation/maintenance)« , rappelle le groupe.

     

  • Jérôme Laffon et Stéphane Rapebach échangent leurs postes à la SNCF

    Jérôme Laffon et Stéphane Rapebach échangent leurs postes à la SNCF

    Alors que le TGV à bas coûts Ouigo va prochainement fêter ses 10 ans, un nouveau directeur, Jérôme Laffon, va en prendre les commandes le 1er novembre. Ce diplômé de HEC de 50 ans, était jusqu’alors directeur marketing et commercial de TGV-Intercités. Il a notamment contribué au lancement des cartes Avantage et Liberté, à la promotion des atouts écologiques du train et à la préparation de TGV Intercités à l’arrivée de la concurrence, rappelle la SNCF.

     

    Il remplace Stéphane Rapebach qui, dans un jeu de chaises musicales, prend lui-même le poste de directeur marketing et commercial à TGV-Intercités. Ingénieur des Arts et Métiers de 43 ans, il est resté 6 ans à la tête de Ouigo, développant l’offre qui représente  aujourd’hui 22% du trafic de voyageurs GV, et en la portant de 5 à 24 millions de voyageurs par an.

  • L’Etat promet un système de contrôle automatisé pour les ZFE fin 2024

    L’Etat promet un système de contrôle automatisé pour les ZFE fin 2024

    Pour les agglomérations de plus de 150 000 habitants qui devront instaurer en 2025 des zones à faibles émissions (ZFE), le compte à rebours a commencé. Pour le moment, sur les 43 agglomérations concernées, seules 11 ont déjà sauté le pas et mis en place des zones où les véhicules les moins polluants sont acceptés en fonction de leur vignette Crit’Air.

    Le sujet est potentiellement explosif, rappelle Philippe Tabarot, sénateur LR des Alpes-Maritimes, et ancien rapporteur au Sénat du volet mobilités de la loi climat et résilience en 2021. Avec la mise en place de ces ZFE,  « ce serait alors près de 41% du parc automobile français actuel qui serait interdit de circuler dans les grandes villes« , écrit-il dans une tribune envoyée aux médias. Selon l’élu, le transport étant le secteur le plus émetteur de gaz à effet de serre, il convient de le décarboner. « La zone à faible émission (ZFE) constitue, dans l’arsenal, un moyen pour atteindre cet objectif« , reconnaît-il, en insistant sur la nécessité de « l’acceptabilité sociale« , qui lui semble aujourd’hui mieux prise en compte qu’il y a un an.

    Toutefois, la Métropole du Grand Paris a décidé de reporter à partir de septembre 2024 l’interdiction des Crit’Air 3 dans la ZFE, a indiqué sur France Bleu Paris Patrick Ollier, son président, l’interdiction des Crit’Air 4 et 5 étant déjà en vigueur.

    Pour aider les automobilistes, l’État a décidé de mettre en place des aides à l’acquisition de véhicules non polluants, tels que le bonus écologique et la prime à la conversion. « Le bonus écologique pour l’achat d’un véhicule électrique sera porté à 7 000 euros pour les 50 % des Français qui gagnent le moins. Le dispositif de leasing pour les véhicules électrique sera ouvert aux précommandes au second semestre 2023« , a ainsi indiqué dans un communiqué le ministère de la Transition écologique après la tenue, le 25 octobre, du 1er comité ministériel sur les « zones à faibles émissions mobilité ». Au moins 150 millions d’euros issus du fonds vert viendront aussi en soutien des collectivités pour mettre en place ce dispositif.

    Enfin, l’Etat a promis de mettre un dispositif de contrôle et de sanction automatisé pour veiller à la mise en œuvre effective des ZFE-m. « Elle nécessitera le déploiement de dispositifs techniques. L’État y travaille d’ores et déjà aux côtés des collectivités afin d’aboutir d’ici 2024″, souligne le ministère sans donner plus de détails. Un comité de suivi se réunira tous les six mois pour suivre les avancées des futures ZFE. Et un groupe de travail sera lancé dans les prochaines semaine pour harmoniser les règles s’appliquant plus particulièrement aux professionnels.

    MH P

  • Le gouvernement envisage une liaison de nuit entre Paris et Dax, Bayonne et Pau

    Le gouvernement envisage une liaison de nuit entre Paris et Dax, Bayonne et Pau

    Le gouvernement compte relancer, à partir de 2024, un train de nuit quotidien entre Paris, Bordeaux, Dax, Bayonne, Orthez et Pau, en plus de Lourdes et Tarbes. C’est ce qu’a indiqué le 25 octobre, devant le Sénat, la secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, Bérangère Couillard, en réponse à une question de Max Brisson (LR, Pyrénées Atlantiques).

    Ce trajet par Bordeaux donnerait satisfaction aux défenseurs de la « Palombe bleue », qui réclament sa relance alors que cette liaison nocturne a été supprimée en 2011. Rappelons que l’Etat a rouvert en 2021 les liaisons Paris-Nice et Paris-Tarbes-Lourdes via Toulouse, cette ligne étant prolongée l’été jusqu’à la côte basque.  « Des décisions doivent être prochainement prises sur la consistance du futur réseau de trains de nuit, le renouvellement du matériel roulant, les modalités de financement, avec une perspective d’ouverture à la concurrence d’ici quelques années« , a ajouté la secrétaire d’Etat.

  • Les résultats de la dixième édition des Grands Prix de la Région Capitale

    Les résultats de la dixième édition des Grands Prix de la Région Capitale

    Inflation, hausse de l’énergie, crise des approvisionnements… En Ile-de-France, l’autorité organisatrice des transports évalue à presque 1 milliard d’euros le surcoût de la facture énergétique alors que ses recettes tournent autour de 10 milliards. D’où la nécessité de trouver de nouvelles ressources (avec sans doute une hausse du tarif du Navigo) et l’urgence à agir. Valérie Pécresse prône « un juste partage de l’effort ».

    Mais déjà, au quotidien, les transporteurs sont engagés dans une démarche de réduction des coûts, de gains de productivité, sans oublier les efforts réalisés pour mieux informer les voyageurs et leur offrir de meilleurs services. C’est tout l’objet des Grands Prix de la Région Capitale : mettre en avant les initiatives qui contribuent à améliorer significativement les conditions de déplacements en Ile-de-France et primer celles, mises en œuvre au cours des 12 derniers mois, qui ont le plus séduit le jury. Jury constitué de la rédaction de VRT mais aussi, bien sûr, des premiers concernés, des représentants des usagers (Fnaut-IDF et Plus de Trains, cette année).

    Nous cherchons ainsi à récompenser l’innovation, les progrès faits en matière d’intermodalité, d’aménagement urbain, de modernisation, de gestion de projets, de transports périurbains, de logistique urbaine et de smart city. Il y aura peut-être des déçus, mais toutes les initiatives présentées dans ces pages sont avant tout la reconnaissance des savoir-faire et des efforts mis en œuvre chaque année par les acteurs des transports publics malgré la succession de périodes difficiles qu’ils traversent.

    Nous vous présentons ci-dessous les choix de notre jury constitué cette année de six personnes (Marc Pélissier, président de la Fnaut-Ile-de-France, Arnaud Bertrand, président de Plus de Trains, Bertrand Lambert, journaliste à France 3, et la rédaction de VRT représentée par Patrick Laval, Emilie Nasse et Marie-Hélène Poingt). La remise des prix a eu lieu le jeudi 20 octobre à l’Espace Saint-Martin dans le 3ème arrondissement de Paris. Pour retrouver l’intégralité du dossier, c’est ici.

     

    Prix Intermodalité

    Il s’agit des meilleures initiatives en matière de liaison entre les modes de transport sont ici mises à l’honneur. Trois propositions étaient en lice.

    Parrainé par

    Lancement du tramway T13

    Le 6 juillet dernier, Transkeo T13 (filiale à 51 % de Keolis et à 49 % de SNCF) a débuté l’exploitation du tram T13, reliant en 30 minutes Saint-Germain-en-Laye et Saint-Cyr-l’Ecole. Ce nouveau tram, construit sous maîtrise d’ouvrage Ile-de-France Mobilités et de SNCF Réseau, compte 12 stations réparties sur 18,8 kilomètres de voies. Ce tram-train, accessible, doit simplifier la mobilité dans les Yvelines et s’intègre au réseau de transport existant. La ligne a en effet été pensée de façon à compléter le maillage de transport collectif et garantir de nombreuses correspondances avec d’autres moyens de transport pour faciliter les déplacements.

    Dès 2021, l’ensemble des étapes de la pré-exploitation et du lancement commercial du T13 ont été menées en étroite coordination avec l’ensemble des collectivités locales des acteurs impliqués dans le projet. Plus d’une centaine de personnes ont été recrutées pour assurer l’exploitation, la maintenance du matériel roulant et des infrastructures ainsi que la sûreté et la sécurité, la relation client et l’ensemble des fonctions support nécessaires au bon fonctionnement du tramway.

    Prix Gestion de projet

    Le prix couronne une réalisation qui a demandé à ses promoteurs, agilité, concertation et innovation pour le mener à bien. Le jury était appelé à départager trois candidatures.

    La nouvelle gare Montparnasse

    Après plusieurs années de travaux, durant lesquels les circulations de trains n’ont pas été perturbées, la nouvelle gare Montparnasse a été inaugurée le 30 septembre 2021. Une opération réalisée dans le cadre d’un partenariat avec le promoteur Altarea, et sans surcoûts, contrairement au projet de modernisation de la gare du Nord,

    Parmi les axes forts de la rénovation, il s’agissait d’ouvrir davantage la gare sur la ville et d’apporter plus de lumière. Résultat, la 4e plus grande gare du pays, qui relie Paris à l’ouest de la France, est devenue plus lumineuse, plus aérée et réaménagée de façon à la doter de plus commerces : la surface dédiée aux commerces et aux services a été multipliée par deux. La signalétique et les parcours ont été repensés pour qu’ils soient plus simples à comprendre pour les voyageurs. Ainsi, la gare compte désormais 102 écrans d’informations et une quinzaine d’escaliers mécaniques supplémentaires L’accès au métro (lignes 4, 6, 12 et 13) a été aussi été revu.

    Prix Aménagement urbain

    Le prix distingue les meilleures initiatives autour de deux notions indissociables que sont le transport et l’urbanisme. Les initiatives proposées cherchent à améliorer les conditions de vie des Franciliens.

    La transformation de la Porte de Clichy

    La Porte de Clichy, à la limite entre le nord-ouest de la capitale et la commune de Clichy, s’est transformée non seulement en devenant un vrai pôle multimodal mais aussi en redonnant vraiment plus de place aux piétons.

    Cette transformation s’est opérée progressivement avec l’installation, il y a trois ans, du nouveau Palais de justice, et par l’arrivée de nouveaux commerces dans ce quartier où le piéton ne se sentait pas le bienvenu, il y a quelques années encore, du fait de l’absence de logements (à part quelques hôtels) dans la bande de terrain située entre les boulevards maréchaux et le périphérique, dont le viaduc surplombe la limite intercommunale.

    Côté transports publics, la situation s’est améliorée avec le prolongement du tram T3b (2018) et surtout du métro automatique (2021), après le prolongement de la ligne 14 vers Saint-Ouen (2020). Comme souvent, l’arrivée de la ligne 14 a été traitée avec beaucoup de soin en ce qui concerne l’aspect décoratif de la station du métro automatique, avec un clin d’œil à Guimard ! Enfin, côté bus, trois lignes parisiennes et deux lignes suburbaines viennent compléter le tableau intermodal.

    Reste toutefois toujours le problème des embouteillages… et de la discontinuité du réseau des pistes cyclable.

     Prix Modernisation

    Le prix récompense les initiatives de modernisation des gares ou des réseaux de transport existants, routiers ou ferroviaires. Trois bonnes idées à départager.

    Parrainé par

    L’électrification du tronçon Gretz-Armainvilliers – Nogent-sur-Seine

    Commencé fin 2018, le projet d’électrification du tronçon Gretz-Armainvilliers – Provins – Nogent-sur-Seine s’est achevé cet été avec la mise sous tension de la caténaire. Au total, ce sont 160 km de voies qui ont été électrifiées. En permettant aux trains de passer du diesel à l’électrique, il est emblématique du rôle des infrastructures ferroviaires dans la transition énergétique.

    Avec 3,7 millions de voyageurs par an, la ligne P Paris – Provins était la dernière grande ligne à électrifier de l’Ile-de-France. Un projet très attendu des voyageurs et des élus qui promet une amélioration significative de la ponctualité.

    Passer du diesel à l’électrique, signifie une diminution de l’utilisation des hydrocarbures grâce au remplacement (à terme) des trains diesel par des trains électriques, ainsi qu’une baisse des émissions des gaz à effet de serre et des pollutions atmosphériques (un train électrique émet 30 fois moins de CO2 qu’un train Corail diesel).

    Les travaux d’électrification entre Gretz-Armainvilliers et Nogent-sur-Seine incluent une somme de travaux conséquents : près de 230 km de fil d’alimentation électrique déroulés, près de 160 km de voies ferrées équipées en caténaires, 3 200 poteaux posés et 600 ancrages réalisés, 22 ouvrages d’art modifiés dont 19 ponts-routes, deux passerelles et un tunnel démoli et remplacé par une tranchée ouverte.

    Prix Innovation

    Ce prix distingue les nouvelles idées ou réalisations et s’intéresse à tous les secteurs des transports, qu’il s’agisse de technologies de pointe, de services inédits ou de mesures concernant la politique des déplacements. Voici 4 propositions pour un prix très disputé.

    Parrainé par

    Le chien robot de la RATP

    Perceval, le chien-robot quasi tout-terrain, est utilisé par les experts de RATP Infrastructure pour inspecter les environnements de travail difficiles, de jour comme de nuit, par tous les temps. Inspection des éléments chauffants, avec notamment relevé de température, inspection des sous quais du RER A, aide à la surveillance caténaire, ronde sur des sites avec postes à haute tension… Parmi plus de 40 cas d’usages identifiés, les missions de Perceval ont un objectif majeur : assister les équipes dans les tâches répétitives en facilitant l’inspection d’éléments difficiles ou dangereux d’accès. Le groupe RATP est la première entreprise ferroviaire en Europe à utiliser le chien-robot, développé par Boston Dynamics.

    Prix Périurbain

    Ce prix salue une initiative, prise en grande couronne, favorisant la mobilité. Les initiatives en compétition sont très différentes mais permettent toutes d’améliorer l’irrigation des zones moins denses.

    Le réseau Randopolitain pour mieux relier les territoires aux gares

    Randopolitain représente l’ambition de superposer le réseau des transports en commun franciliens et celui des sentiers de grande randonnée de la Fédération française de la randonnée pédestre – GR® -, pour dessiner le plus important circuit au monde de balades accessibles en train. Une idée née pendant le premier confinement dans la tête des journalistes du média en ligne Enlarge your Paris, désireux de retrouver le chemin de la nature sans voiture, simplement avec leur abonnement de transport avec leur passe Navigo dézoné ou avec les tickets désormais à 4 € maximum. Outre le métro, l’Ile-de-France est desservie par les lignes de trains et RER Transilien et ses 390 gares. Elle est également traversée par douze GR®, balisés et entretenus par la Fédération française de randonnée pédestre.

    Jusqu’à présent, des milliers de kilomètres de sentiers balisés étaient à portée de train, sans qu’ils ne soient reliés au réseau ferré. C’est l’objectif de Randopolitain d’écrire cette histoire partagée.

    Randopolitain c’est le projet de relier ces sentiers directement aux gares en créant de nouvelles boucles et itinéraires. L’objectif : dessiner un réseau de 1 896 kilomètres de balades de gare à gare. Entre le 26 juin 2022 et le 22 septembre 2024, Enlarge your Paris et ses partenaires devaient proposer un cycle de 100 randonnées gratuites et ouvertes à tous en compagnie de botanistes, philosophes, forestiers, bibliothécaires, artistes, paysagistes…

    Prix Smart City

    Ce sont les initiatives en matière de gestion intelligente des ressources de la ville, en lien avec les transports qui sont ici primées. Trois idées pour construire une mobilité plus digitale.

    Parrainé par

    L’application PAM 75

    Depuis le 12 juillet 2022, Keolis a souhaité faire encore un pas en avant dans l’accessibilité et la facilité d’accès au service PAM 75, le service de transport à la demande des Parisiennes et Parisiens à mobilité réduite. Pour la première fois, les personnes inscrites à PAM 75 peuvent accéder à la réservation de leurs courses, le suivi en temps réel de l’arrivée de leur véhicule, les services et tarifs ou se mettre en relation avec un conseiller clientèle directement depuis leur smartphone Android ou iOS.

    Afin de proposer la meilleure expérience utilisateur possible, Keolis a sollicité l’Association Valentin Haüy, qui apporte une aide aux personnes déficientes visuelles et avec laquelle l’opérateur travaille activement, notamment à Versailles. Les acteurs de l’association ont apporté préconisations et recommandations lors de la confection de l’application afin que son accessibilité soit optimale et que l’utilisation de cette plateforme soit intuitive pour le plus grand nombre d’inscrits.

    En moins de deux mois, l’application a été téléchargée près de 600 fois.

    Prix Logistique urbaine

    Le prix récompense les meilleures initiatives et réalisations en matière de transport de marchandises en ville. Les deux projets en lice mettent l’accent sur l’importance du dernier km.

    La cyclologistique à Paris pour les derniers km

    Ils participent au maillage du dernier kilomètre : deux petits entrepôts en bois, conçus par la société Sogaris, ont été installés en juin Boulevard Beaumarchais et rue Réaumur. Dans ces modules, quatre compartiments permettent de stocker des marchandises, accessibles via un code à taper sur un clavier.

    Démontables, ces espaces de stockage sont installés sur des places de parkings. Des livreurs en vélo-cargo viennent y chercher les marchandises pour assurer les derniers km et les livrer à leurs destinataires finaux. Ces circuits courts vont être expérimentés avant un bilan dans un an. La redevance annuelle est fixée à 1 000 euros,

    La coopérative Olvo utilisera l’entrepôt de Beaumarchais (IIIe) et Ecolotrans celui de la rue Réaumur. En lançant cette expérimentation, la Ville de Paris veut développer la cyclologistique et les circuits courts. Dans le cadre d’une politique globale de lutte contre la pollution et la congestion, et du même coup en faveur du développement durable.

  • Réforme britannique floue et épouvantail français

    Réforme britannique floue et épouvantail français

    Depuis le remplacement, au milieu des années 1990, de l’opérateur historique britannique British Rail par des opérateurs privés, dans le cadre du système des franchises mis en place par les Conservateurs, les adversaires des privatisations de tous les pays prennent les chemins de fer d’outre-Manche comme un contre-exemple.

    Par la suite, malgré certaines réussites avant la pandémie de Covid mais aussi à cause de plusieurs échecs, le système des franchises a fini par être remis en cause par Boris Johnson, alors qu’il était premier ministre conservateur, pour être remplacé par un nouvel organisme : Great British Railways (GBR), propriété de l’Etat, qui reprendrait un rôle de stratège tout en laissant une place au secteur privé.

    Pour autant, le nouveau modèle présenté en mai 2021 a du plomb dans l’aile : le 19 octobre 2022, la nouvelle secrétaire d’Etat britannique aux Transports, Anne-Marie Trevelyan, a annoncé à la Chambre des Communes que le projet de loi portant sur la création de GBR ne se ferait pas adopté au cours de la présente session parlementaire. Le nouvel organisme devait débuter ses activités en 2024, mais ce calendrier est désormais remis en cause, dans un contexte de plus en plus incertain, tant économiquement que politiquement, alors que comme partout, les candidats aux métiers ferroviaires se font rares.

    Partisans depuis toujours des nationalisations, les Travaillistes, qui s’étaient pourtant accommodés du système des franchises du temps de Tony Blair et de Gordon Brown, ont réaffirmé leur position historique au cours de leur conférence annuelle, du 25 au 28 septembre à Liverpool, avec la publication d’un livre blanc intitulé GB Rail.

    Pour autant, un chemin de fer (re)nationalisé fait également peur outre-Manche, jusqu’au sein même du parti travailliste. En effet, Lord Berkeley, pair travailliste à la Chambre des Lords et grand connaisseur des systèmes ferroviaires britannique et français, n’a pas caché son « inquiétude » que les chemins de fer britanniques finissent par devenir comme les chemins de fer français. « Je pense que le système ferroviaire français est le plus inefficace, le plus cher, le moins créatif et celui qui ferme le plus de lignes au monde », a déclaré Lord Berkeley. En réponse, Tan Dhesi, chargé des Transports au parti travailliste, a assuré Lord Berkeley que « nous ne reprendrons pas les pires pratiques des autres », ajoutant que les Travaillistes chercheraient plutôt à mettre en oeuvre les meilleures pratiques des chemins de fer d’État à travers le monde.

    P. L.

  • Des transports régionaux moins chers ou gratuits pour faire face à la pénurie d’essence

    Des transports régionaux moins chers ou gratuits pour faire face à la pénurie d’essence

    Mesures exceptionnelles en Occitanie et en Auvergne-Rhône-Alpes ce week-end : en Occitanie, la région a décidé de vendre tous les billets de TER à 1 euros les 15 et 16 octobre. « Cette mesure exceptionnelle vise à permettre aux habitants d’Occitanie d’économiser du carburant durant le week-end afin d’assurer leurs déplacements domicile-travail la semaine prochaine« , explique-t-elle dans un communiqué. Elle précise aussi que « dans le cas où la situation perdurerait, la Région Occitanie envisage la possibilité de renouveler la mesure si nécessaire« .

    De son côté, l’Auvergne-Rhône-Alpes propose « un libre accès à l’ensemble des transports régionaux« , de la première circulation du matin 15 octobre à la dernière du 16 octobre . Sont concernés 1300 TER qui circulent sur les 3400 kilomètres du réseau ferré régional, 800 cars interurbains régionaux et les réseaux de transports des villes d’Ambérieu, Aubenas, Saint-Jean- de-Maurienne et Valserhône sur lesquels la Région est l’autorité organisatrice.

  • Lacroix-Savac et Transdev remportent chacun un nouveau contrat de bus en Seine-et-Marne

    Lacroix-Savac et Transdev remportent chacun un nouveau contrat de bus en Seine-et-Marne

    Ile-de-France Mobilités a retenu le 10 octobre le groupe Lacroix-Savac pour l’exploitation, à partir du 1er août 2023 et pour cinq ans, des lignes de bus desservant le territoire de Montereau et ses environs. Il s’agit de 19 lignes de bus, une ligne express et un service de transport à la demande.

    De son côté, Trandev a été sélectionné sur les lignes de bus (40 + 4 services de TAD) desservant la Communauté d’agglomération du Pays de Fontainebleau, la Communauté de communes Moret Seine et Loing, ainsi que le sud de la Communauté de communes Brie des Rivières et Châteaux. Son contrat de délégation de service public, qui inclut la réalisation d’un nouveau centre opérationnel bus sur la commune de Moret-Loing-et-Orvanne, débutera également le 1er août 2023 pour une durée de 5 ans.

  • Les trois grandes priorités de Clément Beaune

    Les trois grandes priorités de Clément Beaune

    Auditionné hier matin par la Commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat, après l’avoir été la veille à l’Assemblée nationale, Clément Beaune a fait part de ses trois grandes priorités à l’heure où vont s’engager au Parlement les discussions sur le projet de loi de finances 2023 (PLF).

    Priorité au réseau ferré

    Première priorité : la régénération du réseau ferré et sa modernisation. « Le transport ferroviaire est la colonne vertébrale de la mobilité », a commenté le ministre délégué chargé des Transports, en défendant le bilan du précédent quinquennat et le contrat de performance Etat-SNCF Réseau qui avait été signé discrètement juste avant la réélection d’Emmanuel Macron. « Comparé aux autres réseaux européens, notre réseau fait face à une difficulté spécifique : son âge moyen, il est vrai, très supérieur. Mais l’effort en sa faveur a progressé, passant de 2,5 milliards d’euros à 2,9 milliards annuels pour les dix prochaines années. Il y a 15 ans, l’effort était d’1 milliard par an… », a-t-il rappelé. Mais le ministre reconnaît que le réseau ne va pas rajeunir. Avec les montants décidés pour le renouvellement des infrastructures ferroviaires, « on sera au moins en mesure de stabiliser l’âge du réseau ».

    Côté modernisation, il cite l’ERTMS, une « obligation », selon lui, et la mise en place de la commande centralisée. Celle-ci nécessite des investissements massifs pour lesquels « des financements européens seront sollicités ».

    Transports du quotidien

    Deuxième priorité : les transports du quotidien. « Dans les grandes agglomérations, le transport ferroviaire est prioritaire (…). Dans les zones plus rurales, plus enclavées, nous devons aussi assumer que la voiture fait partie des solutions », a-t-il ajouté en évoquant le recours aux véhicules électriques. « Un dispositif de leasing social, avec les premiers crédits, est bien prévu dans le PLF. Il sera défini plus précisément dans les prochaines semaines et commencera à être déployé en 2023. Il est appelé à monter en puissance. Il complète les autres dispositifs comme la prime à la conversion… »

    Décarbonation

    Enfin, troisième priorité, plus « transversale » : la décarbonation des transports, qui émettent près de 30 % des émissions totales de CO2. « Nous devons changer nos usages, verdir nos industries et avoir des règles internationales et européennes qui poussent à la décarbonation », a déclaré le ministre en ajoutant qu’essayer d’avoir le plus de report modal possible en faveur du ferroviaire est une « solution clé ».

    « Il n’est pas facile de restituer l’effort national global en faveur des mobilités car il n’est pas reflété par le seul programme budgétaire. C’est une compétence partagée », a poursuivi Clément Beaune. L’effort s’élève au total à 12 milliards d’euros, affirme-t-il, soit une hausse de 15 % par rapport à 2022. Un montant qui prend en compte, outre le budget de l’Etat, celui de l’Afitf (Agence de financement des infrastructures de transport de France) dont les comptes (un budget de 3,8 milliards d’euros) doivent être approuvés à la fin de l’année. « Sur ces 12 milliards, plus de la moitié iront au ferroviaire et aux transports collectifs », précise le ministre.

    Pour connaître plus précisément la ventilation des crédits, il faudra attendre le rapport du Conseil d’orientation des infrastructures (COI) que le ministre doit « installer » en fin de semaine. Ce rapport, attendu vers fin novembre-début décembre, doit réactualiser la programmation des projets de transport avec une liste des priorités. Il doit « éclairer » le gouvernement et l’aider à définir une programmation pluri-annuelle. Et Clément Beaune de réaffirmer, qu’à ses yeux, « le réseau ferré sera très prioritaire ».

    Pour avoir une vision et un pilotage sur le long terme, le ministre se dit favorable aux sociétés de projet, autrement dit des sociétés dédiées comme celle mise en place avec la Société du Grand Paris qui bénéficie d’une ressource garantie sur la longue durée. Ou bien comme celles qui viennent d’être lancées pour le Grand Projet du Sud-Ouest (GPSO) ou la Ligne Nouvelle Perpignan-Montpellier (LNPM). « C’est l’illustration de ce qu’on pourra faire. »

    Ce rapport du COI va enclencher une nouvelle phase, avec le lancement de négociations entre l’Etat et les régions. Le Gouvernement espère pouvoir signer les nouveaux contrats de plan Etat-Région d’ici la fin du premier semestre 2023.

    M.-H. P.

     

  • Les nouvelles politiques de stationnement

    Les nouvelles politiques de stationnement

    De plus en plus de villes souhaitent limiter les places de parking en surface afin de restituer l’espace à d’autres usages. Les automobilistes sont invités à utiliser les parkings en ouvrage, voire à abandonner leurs voitures au profit d’autres modes de transport. L’économie du stationnement est bouleversée.

    Dossier réalisé par Olivier Mirguet

    Les espaces libérés par la réduction du stationnement en surface sont-ils destinés à accueillir des pistes cyclables ou des arbres plantés dans les rues ? Ce sont quelques-uns des objectifs de la Ville de Paris qui a annoncé, en mars 2021, la suppression de pas moins de la moitié des emplacements de surface d’ici à 2026. Selon l’adjoint d’Anne Hidalgo chargé des transports, David Belliard, « ces suppressions représentent l’équivalent de 60 hectares, ce qui correspond à trois fois le parc des Buttes-Chaumont ».

    Cette action est facilitée par la municipalisation du stationnement introduite en 2014 par la loi MAPTAM, qui a offert aux mairies les moyens d’agir pour mieux réglementer l’espace public, accroître leurs recettes mais aussi favoriser la montée en puissance des nouvelles mobilités.

    Si les tarifs de stationnement en voirie ont généralement augmenté (6 €/h dans les onze arrondissements centraux de Paris depuis le 1er juillet 2021), les tarifs de stationnement résidentiel sont restés attractifs.

    A Strasbourg, la municipalité écologiste a ouvert le débat dès septembre 2021. « Six voitures de résidents sur dix ne bougent quasiment jamais », relève Pierre Ozenne, l’adjoint au maire chargé des espaces publics. Dans la capitale alsacienne, le tarif résident pour le stationnement en voirie est facturé 15 €/mois. Douze fois moins cher qu’un emplacement loué dans les parkings en ouvrage au centre-ville. « La libération de l’espace occupé par ces véhicules offrirait une meilleure circulation, permettrait de faire des pistes cyclables et de végétaliser l’espace urbain », suggère Pierre Ozenne. Les élus strasbourgeois se sont accordés sur un projet de requalification et de réaménagement des espaces publics des quartiers Neustadt, Neudorf et Montagne-Verte « afin de végétaliser, planter des arbres sur les espaces publics des secteurs concernés, créer ou améliorer les cheminements des modes actifs par le traitement de la voirie avec l’élargissement de trottoirs, la création d’itinéraires dédiés pour les vélos ou de voies apaisées ».

    Même tendance à Nantes, où les élus ont renoncé fin 2020 à étendre le parking Cathédrale (257 places) et à creuser un parking sous la place de la Petite Hollande. En contrepartie de deux extensions de parking-relais situés en périphérie (Neustrie, Vertou) connectés aux transports en commun. « Dans son programme, la maire de Nantes, Johanna Rolland, avait promis de créer 3 000 places de stationnement dans des parkings relais et des aires de covoiturage d’ici à la fin du mandat. Elle en a déjà créé un peu plus de la moitié », a calculé le média local d’investigation Mediacités.

    Ces nouvelles politiques vont-elles profiter aux exploitants des parkings souterrains, qui ont été durement touchés par la crise sanitaire ? Peut-être, mais à condition de prendre en compte les nouveaux comportements de mobilité.

    La logistique urbaine appelée à se développer devrait aussi apporter un surcroît d’activité. Plusieurs opérateurs souhaitent s’implanter dans des espaces de logistique urbaine (ELU), à l’image de la Petite Reine à Paris, qui s’est lancée dans la livraison de marchandises alimentaires et non alimentaires aux particuliers à l’aide de triporteurs électriques.

    La mobilité électrique, qui constitue aussi un enjeu pour le stationnement, apporte un relais de croissance aux acteurs économiques. La française Zenpark est l’une des start-up qui se sont engouffrées dans cette nouvelle activité, en accompagnant les automobilistes vers des bornes de recharge invisibles mais disponibles dans les ouvrages souterrains. Contraints par la loi LOM à proposer des places de stationnement équipées de bornes de recharge, les exploitants se sont mis en chasse pour attirer des voitures électriques dans leurs ouvrages. Mais la viabilité économique de cette activité n’est pas encore démontrée.