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Une nouvelle directrice financière pour Keolis
A partir du 19 avril, Christelle Villadary prendra ses fonctions de directrice financière chez Keolis. Elle remplacera à ce poste Kathleen Wantz-O’Rourke, « qui a souhaité donner une nouvelle orientation à sa carrière », indique l’opérateur de transport public dans un communiqué.
Agée de 46 ans et diplômée de l’Essec, Christelle Villadary était jusqu’alors directrice financière de Quadient. Auparavant, elle a occupé plusieurs fonctions au sein du Groupe Suez, d’abord en tant que secrétaire du Comité des investissements du groupe, puis comme directrice financière Afrique, Moyen-Orient et Inde, directrice M&A et ingénierie financière, ensuite, en 2017, vice-présidente M&A/Stratégie et membre du Comité exécutif.
Pour Marie-Ange Debon, présidente du directoire de Keolis, Christelle Villadary va apporter à Keolis « sa connaissance des partenariats publics-privés, ainsi que du monde des services ».

Le tram T7 en service dans l’est lyonnais
Prévue en novembre et reportée à cause du reconfinement, la mise en service de la ligne de tramway T7 a finalement eu lieu trois mois plus tard, en février, ultime avatar d’un projet âprement discuté entre son supporter numéro un, le président de l’OL, Jean-Michel Aulas, et les élus, moins enthousiastes, du Sytral et de la Métropole. La nouvelle ligne qui relie la station Vaulx-en-Velin – La Soie au terminus OL Vallée de Décines, sur le parvis du Groupama Stadium, représente au total près de six kilomètres avec quatre stations pour un investissement de 1,6 million d’euros. Ce coût défiant toute concurrence s’explique par l’infrastructure existante en grande partie dédiée au tramway T3 et au Rhônexpress, d’où un embranchement permet l’accès vers OL Vallée.
Ce site associant immeubles tertiaires, hôtellerie, pôle médical et de loisirs, en attendant une future Arena (en 2023 ?), emploiera à terme 2 600 salariés, dont un tiers actuellement. Heureux comme Jean-Michel Aulas de voir aboutir ce « projet indispensable pour les salariés », Bruno Bernard, président EELV du Sytral, s’est félicité de sa première inauguration de ligne en prélude aux 25 kilomètres de tramway prévus dans le mandat. Grâce à ses nouvelles rames, le T7 apportera une capacité supplémentaire de 25 % sur le tronçon commun avec le T3 et une fréquence de quatre minutes en heures de pointe sur la ligne qui compte 52 000 voyages par jour. L’association Déplacements Citoyens opposée au projet s’est notamment déclarée inquiète par le cumul des circulations sur les mêmes rails. « Des inquiétudes sans fondement », selon Jean-Charles Kohlhass, VP délégué du Sytral.
Claude Ferrero

Jean-Damien Poncet devient directeur du BEA-TT
Jean-Damien Poncet a été nommé le 9 mars directeur du Bureau d’enquêtes sur les accidents de transport terrestre (BEA-TT). Cet ingénieur général des ponts, des eaux et des forêts remplace à ce poste Jean Panhaleux parti à la retraite.
Jean-Damien Poncet connaît bien le domaine des transports et des infrastructures, explique le BEA-TT en rappelant qu’il « a exercé des responsabilités dans les services techniques et les services déconcentrés de l’Etat en Lorraine et Outre-mer, puis au port du Havre, l’agglomération Havraise, RFF, SNCF, la Société du Canal Seine-Nord Europe ».

Le Sytral aide les étudiants
Le Sytral (Syndicat pour les Transports dans le Rhône et l’agglomération lyonnaise) a voté en urgence début mars deux mesures d’aide aux étudiants en précarité, boursiers et bénéficiaires d’une aide financière d’urgence du Crous.
Ainsi, le Sytral va rembourser en janvier et février les étudiants « précarisés » titulaires d’un abonnement annuel. De même, le Sytral permet à tous les étudiants d’arrêter dès mars leur abonnement annuel s’ils n’en ont plus l’usage d’ici la fin de l’année. Le coût total de l’aide est évalué à 2,9 millions d’euros.
Une aide supplémentaire devrait s’ajouter le mois prochain avec une baisse de l’abonnement étudiant annuel 18-25 ans de 32,50 à 25 euros et la création d’un nouveau titre à 10 euros/mois pour les étudiants boursiers et bénéficiaires de l’aide du Crous.
Claude Ferrero

MTR vers un quasi-monopole sur rail à Stockholm
Où s’arrêtera MTR à Stockholm ? Le métro de Hong-Kong, qui exploite via des filiales locales le métro de la capitale suédoise depuis 2009, son RER (pendeltåg) depuis 2016, ainsi qu’une relation en open access entre Stockholm et Göteborg, s’apprête maintenant à reprendre pour huit ans (plus une année en option) l’exploitation et la maintenance des trains régionaux Mälartåg. Pour cet ensemble de cinq relations entre les principales agglomérations dans un rayon de 200 km autour de Stockholm, l’offre remise par MTR Jota AB a été jugée la meilleure par Mälardalstrafik (Mälab AB), l’autorité organisatrice regroupant six régions autour de la capitale et du lac éponyme Mälaren : Stockholm, Sörmland, Uppsala, Västmanland, Örebro et Östergötland.
Pas moins de trois autres offres avaient été remises pour ce marché chiffré à quelque quatre milliards de couronnes (400 millions d’euros). Arriva s’est retrouvé en finale face à MTR Jota AB, après élimination des candidatures de SJ, héritier des Chemins de fer de l’Etat et exploitant depuis 2016 de quatre des cinq relations concernées, dans le cadre d’un contrat de transition, et de Vy Tåg, les anciens Chemins de fer norvégiens de l’Etat. Un coup dur pour SJ, qui conserve toutefois trois relations interrégionales dans le périmètre de Stockholm. Mais même si la candidature de l’entreprise historique (toujours détenue à 100 % par l’Etat suédois) avait la préférence d’une partie du personnel, les syndicats ne voient pas d’un si mauvais œil l’arrivée d’un nouvel exploitant, qui devrait pouvoir donner l’occasion de renégocier les salaires, notoirement peu élevés chez SJ !
Outre l’exploitation de cinq lignes (les quatre lignes SJ actuelles, plus une ligne exploitée jusqu’alors par Transdev entre Uppsala et Gävle) MTR devra assurer la maintenance d’un parc de 62 trains, en cours de renouvellement et qui comportera à terme 53 nouvelles rames ER1 à deux niveaux (à livrer par Stadler) et neuf rames « larges » Regina (produites en son temps par Bombardier), dans un nouveau dépôt à Eskilstuna (à 115 km de Stockholm).
Reste à voir comment se passera la transition entre SJ et MTR, initialement prévue pour le changement d’horaire de décembre prochain. En effet, l’exploitant actuel a unilatéralement émis, le 12 mars, un préavis de six mois avant rupture du contrat de transition. Motif officiel : la baisse de fréquentation des trains régionaux Mälartåg depuis le début de l’épidémie de Covid a coûté à SJ un demi-milliard de couronnes (50 millions d’euros), le contrat actuel répartissant les bénéfices entre l’Autorité organisatrice et l’opérateur, ce dernier devant prendre à sa charge les pertes d’exploitation. Où l’on voit la fragilité d’un modèle plus proche des franchises britanniques que des concessions de service public, lorsque les voyageurs ne peuvent plus être là.
P. L.

Keolis obtient la prolongation d’un (petit) contrat de bus au Danemark
La filiale danoise de Keolis a obtenu mi-février la prolongation jusqu’en juin 2025, soit pour quatre ans de plus, du contrat d’exploitation et de maintenance du réseau de bus de Hinnerup, banlieue de 7 800 habitants située à une douzaine de kilomètres d’Aarhus, sur la commune de Favrskov. « Cette prolongation de contrat, dont l’échéance est prévue en juin 2025, générera un chiffre d’affaires cumulé d’environ 13 millions d’euros », annonce la filiale de transport public de la SNCF.
Exploité par Keolis depuis 2013, ce réseau de bus permet de desservir Hinnerup et d’en assurer la relation avec Aarhus, la deuxième plus grande ville du Danemark, où le groupe exploite le réseau de tramway depuis 2017.

L’Europe alloue ses nouveaux financements pour le rail et les transports propres
La Commission européenne et la Caisse des dépôts ont dévoilé leur première liste de cinq projets d’infrastructures soutenus en France par l’appel à projets CEF Transport Blending Facility (CEF TBF). Cette initiative conjointe de financement s’inscrit dans le cadre du Mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE), dans la phase budgétaire qui couvrira la période 2021-2027. « L’enjeu de la Blending Facility, un mélange de subventions européennes et d’autres instruments financiers de la Caisse des dépôts, est d’accélérer les projets à dimension climatique », rappelle Laurent Zylberberg, directeur des Relations institutionnelles, internationales et européennes de la Caisse des dépôts.
Le premier projet retenu, porté par SNCF Réseau, traite de la sécurisation de la circulation des trains en harmonisant la signalisation embarquée. Il sera soutenu à hauteur de 31 millions d’euros par la Commission européenne et bénéficiera d’un montant équivalent en dette accordé par la Caisse des dépôts. Ces financements permettront l’installation du système européen de gestion du trafic ferroviaire (ERTMS) à bord de 252 trains voyageurs et locomotives fret. Ils bénéficieront notamment aux clients régionaux de la SNCF (Paca, Grand Est, Bourgogne-Franche-Comté) situés en zone frontalière.
La Commission européenne et la Caisse des dépôts s’apprêtent à cofinancer le projet de production et de distribution d’hydrogène décarboné Multicit’Hy porté par Hynamics, filiale du groupe EDF. Multicit’Hy sera déployé dans les agglomérations de Belfort, Nice, Gardanne et Nantes Saint-Nazaire. Les stations-service implantées sur ces territoires représentent une puissance cumulée d’électrolyse de 8 MW. Elles serviront à alimenter des bus, des bennes à ordures ménagères, des camions et auront des usages fluviaux et maritimes. La Commission européenne alloue 8,9 millions d’euros de subventions à Hynamics. La Caisse des dépôts lui apporte une prime de participation de 18,5 millions d’euros. La Banque des Territoires, bras armé de la Caisse des dépôts sur le marché des collectivités, finance aussi ce projet à hauteur de 18,5 millions d’euros.
Un second projet d’hydrogène carboné, Hydrogen Fuel for Paris, doit permettre le développement de la mobilité hydrogène dans la flotte de taxis et VTC exploitée sous la marque Hype en région Ile-de-France. HysetCo, la société qui porte les actifs pour le développement de ce réseau, bénéficiera de 6,74 millions d’euros de subventions pour « porter son réseau de distribution à plus de 10 stations d’ici 2024 », selon la Commission européenne. La Banque des Territoires cofinance HysetCo à hauteur de six millions d’euros. « La capacité additionnelle distribuée par ces stations s’élèvera à plus de sept tonnes d’hydrogène par jour, permettant la substitution quotidienne de 40 000 litres de diesel », estiment les financeurs.
Le projet de carburants alternatifs « Maltes », porté par le fournisseur de stations multi-énergies Proviridis, accompagnera le déploiement en France d’un réseau de 12 stations gaz naturel, électricité et hydrogène en 2023. L’entreprise dont le siège se situe à Rousset (Bouches-du-Rhône) reçoit 3,6 millions d’euros de subventions de la Commission européenne et cinq millions d’euros de prêts de la Banque des Territoires.
L’agglomération Montpellier Méditerranée Métropole recevra 11,7 millions d’euros en soutien à ses projets d’acquisition de 21 bus électriques à hydrogène en 2023 et de construction d’une station d’hydrogène vert, alimentée par une centrale photovoltaïque de 2,8 MWc. Montpellier prévoit la livraison de 30 bus supplémentaires en 2025, affectés dans un premier temps sur les futures lignes de BHNS en projet dans la Métropole en septembre 2023.
Olivier Mirguet

Extension du tram du Havre à l’horizon 2027
En 2027, soit quinze ans après son inauguration, le réseau de tramway du Havre devrait doubler de longueur avec la mise en service d’un nouveau tracé de 13 km, qui doit permettre à la future ligne C de relier le centre-ville aux quartiers sud à rénover (Vallée Béreult), ainsi qu’à l’est (Massillon, Graville, Soquence, Harfleur) et au nord-est de l’agglomération (Montivilliers).
Desservant des établissements hospitaliers (Jacques-Monod), scolaires, universitaires et sportifs (stade Océane), ainsi que des pôles commerciaux et de loisirs (cinéma Les Arts), ce nouveau tracé devrait concerner directement 55 000 habitants et 23 000 emplois. « La nouvelle ligne servira de colonne vertébrale au futur plan de déplacement intercommunal, favorisant le report de l’automobile vers les transports en commun, le vélo et la marche », selon Le Havre Seine Métropole.
La ligne C doit mettre le centre-ville du Havre à 15 minutes du quartier de Vallée Béreult, à 20 minutes de l’hôpital Jacques Monod et à moins de 25 minutes de la gare de Montivilliers, avec un passage toutes les huit minutes, sur une large amplitude horaire.
Adopté le 18 février, lors du conseil communautaire des 54 communes qui constituent Le Havre Seine Métropole, ce projet d’extension doit faire l’objet d’une concertation publique à l’automne prochain. A la suite de cette concertation, le calendrier prévoit trois phases de deux ans : une première pour les études, une deuxième pour la préparation et enfin une troisième pour le chantier lui-même, qui devrait donc se terminer en 2027. Cette extension de 13 km, sur laquelle sont attendus quelque 28 000 voyageurs par jour, nécessitera la commande de 16 nouvelles rames. Avec un budget de 320 millions d’euros (soit 24,6 millions d’euros par kilomètre, matériel compris), ce projet se situe dans une fourchette raisonnable.
P. L.

Rencontre avec Jean-Sébastien Barrault, président de la FNTV
Président depuis 2017 de la Fédération nationale des transports de voyageurs, Jean-Sébastien est également président du Groupe Bardhum SAS. Au cours de sa carrière, ce diplômé de l’université Paris-Dauphine en gestion et finance et titulaire d’un MBA obtenu à Washington, a aussi dirigé les Cars Lacroix jusqu’à 2019, tout en étant président d’Optile entre 2015 et 2019.
Cette rencontre permettra de faire le point sur la situation des transports de voyageurs, singulièrement impactés par la crise sanitaire. Il sera aussi question de l’ouverture à la concurrence, du mouvement de restructuration des entreprises du secteur, du bilan des cars Macron ou encore de l’effort à fournir pour rendre les véhicules plus propres. Autant de thèmes au cœur de l’action de la FNTV.
Jean-François Monteils bientôt à la tête de la SGP
Le Conseil de surveillance de la Société du Grand Paris (SGP) a approuvé aujourd’hui la nomination de Jean-François Monteils au poste de président du directoire. Président de la Chambre régionale des comptes de Nouvelle-Aquitaine depuis 2015, il a été auditionné le 9 mars en fin d’après-midi par le Sénat, puis le lendemain matin par l’Assemblée nationale. Sa nomination doit faire l’objet d’un décret du Président de la République qui fixera la date de début de ces différents mandats, indique un communiqué de la SGP.
Agé de 56 ans, Jean-François Monteils est également président du conseil d’administration de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) depuis avril 2019. Cet ancien élève de l’ENA, diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris et de l’Institut national des langues et civilisations orientales a occupé de nombreux postes. Il commence par un poste d’auditeur à la Cour des Comptes en 1993 à sa sortie de l’ENA, puis passe par la sous-préfecture de Saintes entre 2000 et 2003, par le secrétariat général pour les affaires régionales de Corse, par le cabinet du premier ministre François Fillon et par le secrétariat général du ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie.
En accédant aux commandes de la SGP, Jean-François Monteils remplacera Thierry Dallard, remercié brutalement alors qu’il n’avait pas démérité, rendant « irréversible », selon ses propres termes, le plus grand chantier de France, soit 200 km de ligne de métro automatique autour de Paris. Une mission inédite pour une personnalité davantage habituée aux ambiances de bureaux qu’aux chantiers ferroviaires.