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Une convention de six milliards d’euros pour les TER en Auvergne-Rhône-Alpes
« L’esprit est de mettre la pression sur la SNCF. Mais si nous mettons la pression pour obtenir des résultats, nous donnons également les moyens d’atteindre les objectifs avec un budget de près de 6 Md€ sur 10 ans », a souligné Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, à l’occasion de la signature de la nouvelle convention TER avec la SNCF pour 2024-2033. Cette pression se traduit par le renforcement du dispositif de bonus-malus, déjà en vigueur sur la précédente convention. Des pénalités s’appliqueront en cas de suppression de trains, même si les voyageurs sont prévenus une semaine à l’avance, et les pénalités seront plus fortes pour les suppressions de dernière minute. Le nouveau dispositif pourrait conduire à des pénalités de l’ordre de 13 M€ par an alors qu’elles s’élevaient en moyenne à 7 M€ sur la précédente convention. « Nous avons doublé le poids de ces pénalités », confirme Laurent Wauquiez qui justifie ce choix avant tout par la volonté d’améliorer la qualité de service offert aux voyageurs.
L’élu estime que la précédente convention a porté ses fruits puisque la ponctualité et la régularité ont progressé. « Nous avions 13 % de TER en retard et nous en avons moins de 8 % aujourd’hui. Nous avons également enregistré une baisse de 32 % du nombre de suppressions le jour J », souligne-t-il. En proposant un meilleur service, l’enjeu est de rendre les TER plus attractifs. Cet objectif est en bonne voie puisque l’an dernier 230 000 voyageurs quotidiens ont été comptabilisés sur le réseau régional, en hausse de 20 % comparé à 2022. « D’ici dix ans, nous visons 300 000 voyageurs par jour », indique Frédéric Aguilera, vice-président délégué aux Transports à la région.
D’où un autre volet majeur : un « choc d’offres« . Entre 5 000 et 8 000 places de plus seront proposées tous les ans grâce au renouvellement du matériel. Une enveloppe annuelle de 250 M€ sera consacrée à l’acquisition de matériels. Dix-neuf nouvelles rames Regio2N, plus capacitaires, seront mises en service d’ici 2026, dont dix dès cette année. Pour assurer leur entretien, le technicentre de Vénissieux, où 162 cheminots travaillent à la maintenance de 400 rames, est en travaux avec la construction d’une nouvelle halle.
En revanche, Laurent Wauquiez affirme ne pas vouloir « se précipiter et faire de l’affichage » pour ouvrir à la concurrence les TER. Cinq lots « cohérents avec des lignes rentables et des lignes d’aménagement du territoire » ont été définis : Lot Auvergne, lot Etoiles de Chambéry et de Grenoble, lot Etoile de Savoie et transfrontalier, lot Etoile lyonnaise, lot relations longues distances régional, auxquels s’ajoute un lot fonctionnel pour la relation avec les voyageurs.
Séverine Renard

L’incivilité et la délinquance reculent de 51 % dans les gares et trains d’Auvergne-Rhône-Alpes
Les actes contre les personnes et les biens, les incivilités et les vols sans violence sont en baisse de 51 %, entre 2021 et 2023, dans les gares et les TER d’Auvergne Rhône-Alpes. A l’occasion d’une visite dans les locaux de la sûreté générale, en gare de Lyon Perrache, Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne Rhône-Alpes, s’est félicité de ce résultat qu’il attribue aux moyens matériels et humains déployés depuis plusieurs années pour améliorer la sécurité.Parmi les actions les plus marquantes, la vidéoprotection figure en bonne place. Ainsi, 2300 caméras ont été installées dans 129 gares pour un budget de 30M€ et les rames (hors Corail) ont également été équipées de caméras. Le Centre Régional de Sécurité des Transports, créé en 2018 et basé à la gare Part-Dieu, est chargé de visualiser les images des gares et de 110 trains. Enfin, depuis 2019, les équipes de la Suge ont été renforcées et comptent désormais 117 agents.Il y a un peu plus d’un an, en décembre 2022, un nouveau dispositif baptisé “Gare Sécurité Renforcée” a été lancé à Valence et devrait être dupliqué dans d’autres villes.S. R.
La région Auvergne-Rhône-Alpes annonce un investissement de 5,7 milliards d’euros dans le ferroviaire d’ici 2035
Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes (Aura) a annoncé, le 20 octobre, à la presse régionale (Le Progrès, La Montagne, et Le Dauphiné Libéré) un plan d’investissements de 5,7 milliards d’euros d’ici à 2035 pour renforcer le transport ferroviaire. « La Région a investi 72 millions d’euros par an dans le ferroviaire entre 2010 et 2015, 132 millions d’euros entre 2016 et 2023. Entre 2024 et 2035, nous serons à 259 millions d’euros par an », détaille Laurent Wauquiez dans le quotidien La Montagne.L’objectif de la région est d’atteindre les 300 000 voyageurs par jour dans les TER d’ici 2035 contre 220 000 aujourd’hui. Dans ce but, elle va proposer « 30 % d’offres en plus, des créneaux de train supplémentaires », poursuit Laurent Wauquiez.L’élu souhaite 130 rames à deux étages de plus en douze ans. Ce qui inclut la vingtaine de rames commandée il y a quatre ans, dont les premières seront livrées en 2024. L’investissement est évalué à 3 milliards.La région prévoit aussi 2,7 milliards dédiés à l’infrastructure ferroviaire. Mais elle compte sur la participation de l’État en cours de discussions à travers le prochain CPER 2024-2033. Le résultat devrait être présenté en décembre prochain, en séance plénière, aux élus régionaux qui devront voter.La région compte enfin investir dans les mobilités douces, notamment dans le stationnement sécurisé en gare pour les vélos, avec l’objectif de limiter leur nombre à bord des trains. Elle veut passer de 4 000 à 10 000 places dont l’accès sera gratuit avec la carte de transport régionale Oùra.
Y. G.
