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Thierry Nier prend les rênes de la CGT-Cheminots
Réunie en congrès à Tours du 14 au 17 novembre, la fédération CGT des cheminots a élu sa nouvelle commission exécutive (l’organe dirigeant de la fédération), qui a obtenu 98,87 % des voix. Thierry Nier devient secrétaire général de la CGT-Cheminots. Il en assurait déjà l’intérim depuis que Laurent Brun était devenu en mars dernier administrateur de la confédération après l’élection à la tête du syndicat de Sophie Binet. Il a aussi auparavant assuré les fonctions de porte-parole et de secrétaire fédéral. De son côté Romain Pitelet a été élu secrétaire général adjoint de la CGT-Cheminots.
Avec Laurent Brun, le premier syndicat de la SNCF avait adopté une ligne dure vis-à-vis de la direction mais avait subi un nouveau recul lors des dernières élections professionnelles de 1,6 point, en recueillant 32,44% des voix. Il y a 20 ans, la CGT pesait 44 % des voix.
Avec Thierry Nier s’ouvre toutefois un nouveau management « plus ouvert » à la discussion et à la conciliation, « plus simple« , « moins condescendant et hautain« , « moins dans des combats d’arrière-garde« , pour reprendre les termes de syndicalistes qui l’ont côtoyé. Même si derrière lui, ajoutent-ils, c’est l’organisation qui décide.
Dans son communiqué présentant la nouvelle équipe, la fédération a ainsi affirmé vouloir continuer « l’offensive », réaffirmant qu’il faut « continuer à stopper le démantèlement et la privatisation de la SNCF« . À l’issue de son congrès, la CGT-Cheminots a aussi rappelé qu’elle se fixait plusieurs objectifs, comme « la réunification des chemins de fer dans une entreprise publique unique et intégrée », alors que la réforme ferroviaire a scindé la SNCF en cinq sociétés anonymes pour répondre à l’ouverture à la concurrence. Elle réclame également l’amélioration des conditions sociales « et la création d’un statut pour tous les cheminots », récemment supprimé par la loi de 2018. Enfin, elle demande une augmentation générale de tous les salaires alors que la direction vient de mettre sur la table ses propositions avec une hausse moyenne des rémunérations de 4,6 % pour 2024.

Élections professionnelles à la SNCF : la CGT recule mais reste majoritaire
Les élections professionnelles à la SNCF se sont déroulées du 17 au 24 novembre 2022, et les résultats sont tombés ce vendredi matin. La hiérarchie syndicale n’est pas complètement chamboulée mais les cartes un peu rebattues. Si la CGT reste majoritaire avec 32,44% des voix, elle marque un recul de 1,6 point (34,02% en 2018). La stratégie jusqu’au boutiste de la centrale syndicale de Montreuil dirigée par Laurent Brun, n’a pas payé.
Avec 22,10% des voix, UNSA-Ferroviaire concède aussi plus d’un point (23,96% en 2018) mais accède à la gestion d’un cinquième comité social et économique (CSE), celui de Siège Réseau.
Le syndicat contestataire SUD-Rail progresse de plus d’un point à 18,67% (17,28% en 2018), la CFDT également à 15,94% (14,30% en 2018), ainsi que FO à 7,79% (7,63% en 2018) , CAT 0,2%, CFE-CGC 4,07% (4,94% en 2018)[1].
Avec la réforme des retraites en perspective, ces résultats seront regardés de près par le gouvernement, même si le régime spécial des cheminots a déjà été réformé sous le premier quinquennat Macron avec la fin du statut SNCF pour les nouvelles recrues. Mais les cheminots sont traditionnellement une force d’appoint dans les gros conflits sociaux.
Le groupe ferroviaire compte 270 000 salariés du groupe et le taux de participation a baissé de 1,14 point, indique la SNCF, par rapport aux précédentes élections (66,70% en 2018). Depuis vingt ans, il a cédé plus de 15 points.
Les élections professionnelles se déroulent tous les quatre ans pour désigner les représentants des salariés de l’entreprise ferroviaire aux Comités sociaux et économiques (CSE). Pour être représentative dans un CSE, une organisation syndicale doit recueillir au moins 10% des suffrages au premier tour. La représentativité permet de siéger à la table de négociation des accords collectifs.
- CGT, UNSA-Ferroviaire, SUD-Rail et CFDT ont recueilli au moins 10% des voix, sont donc représentatives sur la SNCF dans son ensemble.
- CFDT est représentative dans 28 CSE pris isolément.
- SUD-Rail est représentative dans 27 CSE pris isolément.
- FO est représentative dans 9 CSE, la CFE-CGC dans 3 CSE.
Un second tour sera organisé du 8 au 15 décembre prochain, dans certains collèges de trois CSE où le quorum n’a pas été atteint.
N.A
[1] Les résultats de la CFE-CGC sont calculés sur les collèges maîtrise et cadres, en excluant le périmètre exécution.

