Étiquette : coronavirus

  • Occitanie. Services bus non effectués rémunérés, réseau toulousain gratuit

    Occitanie. Services bus non effectués rémunérés, réseau toulousain gratuit

    En Occitanie, la circulation des TER est réduite comme dans les autres régions, conformément aux directives du gouvernement et évoluera progressivement selon les besoins, en lien avec la SNCF. Sur le réseau d’autocars liO, un service minimum est assuré avec un maintien partiel des lignes à raison de 1 à 3 allers-retours par jour. Pour soutenir les entreprises de transport, la Région a annoncé que « les services liO non exécutés seront tout de même rémunérés sur la base des charges fixes intégrant notamment les salaires ».
    A Toulouse, Tisséo a annoncé la mise en place, à compter de vendredi 20 mars et jusqu’à la fin de la période de confinement, de la gratuité des transports en bus, tram et métro ainsi que sur les services Mobibus, « afin de faciliter les déplacements des personnes qui travaillent dans les services vitaux, le confinement étant la règle pour tous les autres voyageurs ». Tisséo a estimé le 18 mars la baisse de la fréquentation du métro, tram et bus entre 90 et 95 %.
    Catherine Stern

  • La Normandie abaisse ses dessertes TER à un niveau minimum

    La Normandie abaisse ses dessertes TER à un niveau minimum

    La Normandie a annoncé avoir réuni le 18 mars les équipes régionales de la SNCF et les services régionaux chargés de la mobilité « pour établir un plan de transport adapté à la situation de crise que traverse le pays du fait de l’épidémie de COVID-19 ».

    Soucieuse de maintenir un nombre minimum de dessertes en train et en bus « afin que puissent être assurées les missions de service public », tout particulièrement celles des soignants, « ainsi que les activités essentielles à la vie du pays, en particulier l’industrie agroalimentaire, la fourniture d’eau, d’énergie et les commerces autorisés à poursuivre leur activité (magasins alimentaires, pharmacies, banques, bureaux de tabac/presse et stations-service) », la région a décidé de ne plus faire assurer que 20 à 30 % des dessertes aujourd’hui, et environ 10 à 15 % à compter de jeudi.

    Pour prendre en compte la baisse de fréquentation dans les trains, « un matériel moins capacitaire sera utilisé, plus adapté aux besoins et laissant en maintenance le matériel à grande capacité afin que la reprise habituelle du service ferroviaire puisse se faire le temps venu dans les meilleures conditions », souligne la région.

    Hervé Morin, le président de la région, a également demandé à la SNCF d’étudier les modalités de remboursement des abonnés des TER normands. Sont notamment évoqués : un remboursement ou une suspension des abonnements pour la deuxième quinzaine de mars, voire pour le mois d’avril si la situation devait se prolonger.

    M.-H. P. 

  • La SNCF réduit son trafic grandes lignes à 30 %

    La SNCF réduit son trafic grandes lignes à 30 %

    Direction et organisations syndicales de la SNCF échangent régulièrement lors de téléconférences sur les mesures à mettre en place pour adapter les plans de transport et protéger voyageurs et salariés. Voici les principales mesures décidées le 17 mars, selon Didier Mathis, le secrétaire général de l’Unsa-Ferroviaire :

    • Le plan de transport va être globalement abaissé à 30 % sur les grandes lignes d’ici le 19 mars, peut-être avant en fonction des réservations.
    • IDFM, l’autorité organisatrice des transports, a demandé un plan de transport abaissé à 50 % sur Transilien.
    • Les contrôleurs sont chargés d’assurer prioritairement la sécurité dans les trains et de ne plus procéder aux contrôles.
    • Le nettoyage est renforcé dans les trains, notamment les poignées de porte, les barres d’appui…
    • Les guichets seront fermés s’il n’est pas possible de respecter les consignes de protection et de respect des distances.
    • Le service de réservations via le 3635 devait fermer à midi. Il sera assuré par télétravail par ceux qui le peuvent, ce qui implique des temps d’attente allongés.
    • Les technicentres continueront à fonctionner uniquement pour assurer la maintenance des pièces essentielles au fonctionnement des trains en circulation.
    • Le même principe s’applique aux chantiers : tous les grands chantiers de RVB (renouvellement des voies) vont s’arrêter. Tous les sous-traitants vont donc se retrouver au chômage technique. Les chantiers seront également arrêtés en Ile-de-France. Seuls les chantiers nécessaires à la sécurité seront assurés. Des agents seront également maintenus sur site en cas d’incident.
    • Les acheminements d’agents sont aussi limités, à deux agents dans les taxis ou dans les voitures de service.
    • Les circulations de trains de fret sont maintenues au maximum pour approvisionner le pays.
    •   Les séjours en résidences sont limités au strict minimum. 
    • Les formations et les recrutements sont stoppés pour tous. 
    • Des flacons de gel hydroalcooliques sont distribués aux agents, prioritairement à ceux qui n’ont pas accès à des points d’eau.
    • Les restaurants d’entreprise doivent être fermés.
    • Report de trois mois de toutes les visites médicales « aptitudes ».
    • Le télétravail est généralisé pour ceux qui le peuvent et le confinement est de rigueur. 

    Propos recueillis par Marie-Hélène Poingt

  • Coronavirus. La SNCF propose aux voyageurs de reporter ou d’annuler leurs voyages sans frais

    Coronavirus. La SNCF propose aux voyageurs de reporter ou d’annuler leurs voyages sans frais

    La SNCF a annoncé le 9 mars avoir décidé de permettre aux  voyageurs de reporter ou d’annuler leurs déplacements en TGV ou en trains Intercité sans frais d’échange ou de remboursement jusqu’au 30 avril en raison de l’épidémie de coronavirus. La mesure s’applique également aux TER en correspondance.

    Tous les TGV et Intercités font l’objet d’un « nettoyage quotidien renforcé et minutieux depuis plusieurs jours déjà, afin d’éliminer au maximum les risques de contamination« , rappelle aussi la compagnie ferroviaire.

  • Coronavirus. Quels scénarios pour assurer la continuité de service dans les transports

    Coronavirus. Quels scénarios pour assurer la continuité de service dans les transports

    « Nous sommes au tout début de l’épidémie », a prévenu Emmanuel Macron ce matin lors d’une visite à l’hôpital Necker. Le président de la République a aussi demandé à ceux qui se savent malades « de ne pas aller dans les transports en commun » pour protéger les autres.

    La crise du coronavirus pourrait entraîner des adaptations dans la desserte de la SNCF et de la RATP, a de son côté prévenu le secrétaire d’État aux Transports, qui s’exprimait ce matin sur RTL. Jean-Baptiste Djebbari a toutefois écarté une suspension pure et simple des transports en commun. « On peut s’attendre avec le pic épidémique à avoir plus de personnes absentes dans ces deux grandes entreprises publiques, d’avoir peut-être 15 ou 20 % de gens absents », a-t-il estimé. « Et comme on l’avait fait pendant la grève, nous gérerons l’absentéisme, peut-être en réduisant la fréquence sur certaines lignes, peut-être en priorisant certaines autres lignes », a-t-il précisé. Lors de la grève contre la réforme des retraites, la RATP avait ainsi concentré ses forces sur les lignes structurantes, tout particulièrement les lignes 1, 14, 7 et les RER A et B. Ces mesures d’adaptation sur lesquelles la SNCF et la RATP travaillent, se feront « au jour le jour, en fonction des gens disponibles », a ajouté Jean-Baptiste Djebbari.

    Les deux entreprises préparent depuis de longs jours des plans de continuité de l’activité, en fonction de l’ampleur de l’absentéisme des agents. La SNCF a notamment mis sur pied une « task force », réunissant des spécialistes (production, ressources humaines, médecins…) pour se préparer aux décisions que le gouvernement pourrait prendre. Le secrétaire d’État a toutefois précisé qu’il ne s’attendait pas à un « degré de dégradation » du service similaire à celui observé lors de la grève. Le but est d’assurer une continuité du service public et d’éviter que « le pays ne se retrouve à l’arrêt ».

    En attendant, les mesures de prévention se poursuivent. La RATP par exemple désinfecte régulièrement ses rames et distribue des gels hydroalcooliques à ses agents qui n’ont pas accès à des points d’eau. Elle met aussi à disposition des kits contenant une paire de gants, des lingettes désinfectantes et des sachets pouvant servir de poubelle au cas où l’un d’eux devrait venir en assistance auprès d’un usager présentant des symptômes de la maladie. Une « levée de doute » est par ailleurs systématiquement réalisée en cas de suspicion, dans le but d’éviter toute propagation du virus. Et des messages sont régulièrement diffusés pour rappeler les comportements à observer : lavage régulier et correct des mains, toux dans le coude, usage unique de mouchoirs jetables…

    M.-H. P.

  • Les transports face au coronavirus

    Quel scénario adopter dans les transports alors que les foyers de contamination du coronavirus se multiplient en France? Jusqu’alors «en veille », la SNCF a annoncé le 27 février avoir « renforcé son dispositif de précaution et de protection » en fournissant des masques à ses personnels de bord sur les liaisons vers l’Italie du Nord ou en correspondance, ainsi que des flacons de gel désinfectant. La compagnie ferroviaire a également suspendu les voyages professionnels vers un certain nombre de pays et régions à risque, a-t-elle indiqué sur son canal d’informations internes. « Les agents de la Sûreté ferroviaire vont également en disposer », a-t-elle ajouté.

    De son côté, Thello, filiale de la compagnie italienne Trenitalia qui assure des trains de nuit Paris –Milan – Venise et des trains de jours Marseille – Nice – Gênes – Milan, fournit aussi des masques et des gants jetables à ses personnels et assure sur son site internet mettre du gel antibactérien à la disposition des passagers.

    La SNCF affirme également se tenir « prête, dans le cadre de son plan de continuité d’activité, à mettre en œuvre, à la demande des autorités publiques, toute nouvelle mesure permettant de lutter contre la dissémination du virus ». Interrogé en marge de la présentation des résultats 2019 de la SNCF, le PDG du groupe, Jean-Pierre Farandou, a insisté sur le fait que « c’est au gouvernement d’évaluer les risques d’épidémie dans le pays et de nous dire ce qu’il faut faire. C’est d’abord l’affaire des médecins, des spécialistes. Et nous nous adaptons ». Et le PDG du groupe de rappeler que « ce qui guide la SNCF, c’est la protection de ses clients et de ses salariés ».

    Même tonalité du côté de la RATP où, après avoir fait l’inventaire des stocks (gants, masques, gel antibactérien… ), on est en train relayer plus largement des messages d’information et de prévention sur les canaux de communication habituels. Dès cet après-midi, des annonces sonores seront diffusées dans le métro. « Il s’agit de rappeler les bons gestes, se laver régulièrement les mains, tousser dans son coude, d’éviter de serrer les mains… », commente un porte-parole. « C’est au gouvernement qu’il appartient de décider de toute mesure supplémentaire« , ajoute-t-il.

    Elisabeth Borne a d’ailleurs reçu les entreprises du secteur le 2 mars pour faire le point. L’occasion de confirmer que l’essentiel des dispositifs mis en œuvre pour le moment concerne des mesures d’information, d’anticipation et de prévention. « Il ne s’agit pas d’arrêter le pays » quand bien même des restrictions de circulation dans les transports publics seraient décidées si le coronavirus continuait de s’étendre en France, a assuré la ministre de la Transition écologique. « Différents scénarios sont envisagés » dans le cas d’un éventuel passage au « stade 3 » de l’épidémie, mais « il n’est pas question d’arrêter de faire rouler les trains« , a-t-elle ajouté. Il s’agit en « stade 3 » de « s’assurer que le personnel peut assurer le maximum de continuité des services de transports dans un contexte où on suppose que le virus circule plus largement dans la population« , a-t-elle encore expliqué.

    Toutefois, l’inquiétude gagne certains salariés, comme dans l’Essonne où des chauffeurs ont exercé leur droit de retrait sur des lignes de bus exploitées par les opérateurs Keolis et Transdev. La ministre a souligné que les entreprises de transport recevaient des consignes des pouvoirs publics. « Quand les entreprises respectent ces consignes, le droit de retrait ne s’applique pas« , a-t-elle estimé, renvoyant au dialogue social.

    MH P