Étiquette : coronavirus

  • Des malades du Grand Est embarqués dans le TGV sanitaire

    Des malades du Grand Est embarqués dans le TGV sanitaire

    Chargé de matériel médical, un TGV sanitaire a quitté la gare de Paris Est le 25 mars à 17 h 05, puis a passé la nuit à Strasbourg. Ce matin, de 6 heures à 11 heures, devait débuter la longue opération d’embarquement des malades. Vingt malades devaient arriver de plusieurs hôpitaux, notamment de Mulhouse, pour être acheminés vers des hôpitaux de l’ouest du pays moins touché par l’épidémie. A bord du train également, 50 personnes, personnels médicaux et logisticiens et un conducteur.

    Visionnez ci-dessous les images du TGV sanitaire et l’embarquement des malades :

    Et la seconde vidéo (trop lourde pour être intégrée directement sur notre site) : https://bit.ly/tgv-medicalise-26-mars_v2

     

  • Les premières images du TGV médicalisé qui évacuera des malades du Grand Est

    Les premières images du TGV médicalisé qui évacuera des malades du Grand Est

    C’est une première : comme le font les avions ou les hélicoptères, un TGV médicalisé est utilisé pour la première fois pour transporter des malades atteints du coronavirus.

    Chargé de matériel médical, le TGV a quitté la gare de Paris Est le 25 mars à 17 h 05, puis a passé la nuit à Strasbourg. Ce matin, de 6 heures à 11 heures, devait débuter la longue opération d’embarquement des malades. Une vingtaine de malades devaient arriver de plusieurs hôpitaux, notamment de Mulhouse, pour être acheminés vers des hôpitaux de l’ouest du pays moins touché par l’épidémie. A bord du train également, 50 personnes, personnels médicaux et logisticiens, 2 agents ASCT et un conducteur.

    Le TGV doit s’arrêter à Angers, où des malades seront réceptionnés puis répartis dans différents hôpitaux. Il gagnera ensuite sa destination finale : Nantes.

    Un concept validé en mai 2019

    Cette rame Duplex, qui sert habituellement au transport de voyageurs, est aménagée pour recevoir des brancards. Elle avait déjà servi lors d’un exercice de crise, le 21 mai dernier lors d’une simulation d’attentat réalisée avec les équipes du Samu. Il s’agissait alors de « valider le concept » et de transformer rapidement, en deux heures, une rame pour la rendre apte au transport de blessés et permettre leur évacuation de centre-ville à centre-ville, vers des « plateaux hospitaliers lourds », explique le directeur du Samu de Paris, le professeur Pierre Carli, dans une vidéo mise en ligne par l’AP-HP (voir : ici ).

    L’exercice, baptisé « Chardon », avait alors mobilisé 400 personnes et nécessité un travail de presqu’un an, en partenariat avec la SNCF. « L’exercice Chardon revisite le concept du train sanitaire », indiquait alors le professeur Carli, qui évoquait aussi la possibilité d’utiliser ce TGV médicalisé pour d’autres types de scénario comme une épidémie…

    Avantage du train, explique Lionel Lamhaut du Samu de Paris, « on peut mettre plus de patients » que dans les hélicoptères. De plus, « les patients ne bougent pas car il n’y a pas de décélération. Pour travailler, c’est mieux« , ajoute-t-il.

    Visionnez ci-dessous les images de préparation du TGV sanitaire qui évacue des malades du coronavirus vers des hôpitaux de l’ouest de la France, et écoutez les explications de participants à cette première opération sans doute appelée à se renouveler si tout se passe bien :

     

     

  • La SNCF réduit drastiquement les circulations de train

    A partir de vendredi 27 mars, la SNCF va totalement interrompre la circulation des TGV Ouigo et maintenir seulement 40 circulations quotidiennes de TGV InOui (ce qui représente 7 % des circulations en temps normal). Jusqu’à présent, 90 circulations de TGV InOui étaient programmées chaque jour (soit 15 % des circulations normales). Les circulations des Intercités sont également ramenées à 7 %.

    Les voyageurs qui ont laissé leurs coordonnées seront avertis et tous les billets annulés seront remboursés sans frais, précise la SNCF.

    Cette décision répond à la demande des pouvoirs qui veulent limiter les déplacements des Français aux seuls titulaires d’une attestation de déplacements obligatoires. Et notamment éviter un nouvel exode de Parisiens tentés de partir à la campagne. Interrogé par le journal Le Monde, Jean-Baptiste Djebbari a expliqué qu’il avait demandé qu’à partir du 26 mars, « les réservations des grandes lignes soient bloquées pour le week-end afin d’éviter les dérives que nous avons connues« .

    Selon le secrétaire d’Etat chargé des transports, l’offre de trains grandes lignes atteint désormais un niveau « plancher correspondant aux besoins essentiels de déplacements lointains de la population« . Et d’ajouter : « Nous procédons à une diminution rapide mais précautionneuse de l’offre. Il s’agit de faire les choses au mieux pour éviter les engorgements des quais et des trains« .

    Un filtrage est organisé à l’entrée de toutes les gares, indique de son côté la SNCF qui précise que « seuls les voyageurs munis d’un billet, de leur attestation de déplacement dérogatoire et d’un justificatif de déplacement pourront monter à bord des trains ».

    MH P 

     

  • Des solutions au cas par cas pour les trajets domicile-travail en Occitanie

    Des solutions au cas par cas pour les trajets domicile-travail en Occitanie

    Depuis le 24 mars, l’opérateur liO TER Occitanie consulte, via un service téléphonique (0800 31 31 31) et un formulaire en ligne, les personnes qui doivent continuer à se rendre à leur travail. Son objectif est d’adapter au mieux le service de transports à leurs besoins, alors que l’offre TER a été réduite à 15 % du trafic normal et les bus liO entre 6 et 10 %.

    « Celles et ceux qui ont l’obligation d’aller travailler quand les autres sont confinés doivent avoir des transports », affirme Jean-Luc Gibelin, le vice-président en charge des mobilités et des infrastructures transports de la région Occitanie. « C’est le rôle d’une collectivité et des transports en commun d’être à leur disposition. Mais plutôt que de faire de grandes annonces, nous avons voulu avoir une démarche pragmatique en demandant leur avis aux personnes concernées ».

    Les solutions proposées seront décidées au cas par cas, selon les besoins qui auront été formulés, à partir du milieu de la semaine prochaine. Par ailleurs, la mensualité d’avril des personnes abonnées annuelles ne sera pas prélevée et des titres de transport gratuits (ou un remboursement) seront proposés aux personnes ayant l’obligation de se déplacer (personnels soignants et salariés des secteurs essentiels de l’économie).

    Catherine Stern

  • Le premier TGV sanitaire va évacuer des malades du Grand Est

    Le premier TGV sanitaire va évacuer des malades du Grand Est

    Il n’y a pas que des avions sanitaires qui peuvent évacuer des malades. Pour la première fois, un TGV médicalisé est utilisé pour transporter des malades atteints du coronavirus. Il les évacuera du Grand Est vers des territoires moins touchés par cette épidémie.

    Chargé de matériel, le TGV doit quitter aujourd’hui la gare de Paris-Est pour rejoindre Mulhouse et Strasbourg. Il transportera demain une trentaine de malades vers des hôpitaux où il y a de la place dans l’ouest de la France.

    Un concept validé en mai 2019

    Cette rame Duplex, qui sert habituellement au transport de voyageurs, est aménagée pour recevoir des brancards. Elle avait déjà servi lors d’un exercice de crise, le 21 mai dernier lors d’une simulation d’attentat réalisée avec les équipes du Samu. Il s’agissait alors de « valider le concept » et de transformer rapidement, en deux heures, une rame pour la rendre apte au transport de blessés et permettre leur évacuation de centre-ville à centre-ville, vers des « plateaux hospitaliers lourds », explique le directeur du Samu de Paris, le professeur Pierre Carli, dans une vidéo mise en ligne par l’AP-HP (voir : ici ).

    L’exercice, baptisé « Chardon », avait alors mobilisé 400 personnes et nécessité un travail de presqu’un an, en partenariat avec la SNCF. « L’exercice Chardon revisite le concept du train sanitaire », indiquait alors le professeur Carli, qui évoquait aussi la possibilité d’utiliser ce TGV médicalisé pour d’autres types de scénario comme une épidémie…

    L’utilisation de ce TGV sanitaire est aujourd’hui une première en Europe, a de son côté affirmé le ministre de la Santé, Olivier Véran, qui était interrogé le 24 mars à l’Assemblée nationale lors des questions d’actualité.

    M.-H. P. 

  • L’AFRA demande que le fret ferroviaire soit déclaré d’intérêt vital

    L’AFRA demande que le fret ferroviaire soit déclaré d’intérêt vital

    Le transport routier n’est pas le seul maillon de la chaîne de transport, particulièrement sollicitée en ces temps de confinement. En effet, la filière de fret ferroviaire joue également un rôle vital dans « le transport massif de carburant, la circulation des caisses mobiles la nuit, le transport frigorifique des produits destinés à la grande distribution, ou bien des céréales pour la fabrication de la farine et du pain », comme l’a rappelé, le 23 mars, l’Association Française du Rail (Afra), qui rassemble les opérateurs alternatifs à la SNCF.

    C’est pourquoi l’Afra demande que le fret ferroviaire soit « déclaré d’intérêt vital par le gouvernement ». Ce qui nécessite, selon l’association, « la mise en place de mesures spécifiques de sauvegarde telles que le maintien des circulations la nuit par SNCF Réseau, la mise à disposition de chambres pour le repos des conducteurs en repos hors résidence, et la fourniture de moyens de protection pour assurer la sécurité sanitaire des personnels des entreprises de fret ferroviaire ».

    Assurer l’activité transfrontalière

    On peut y voir une allusion aux mesures récemment prises en faveur des chauffeurs routiers sur les aires d’autoroutes en matière d’hygiène et de services. Par ailleurs, l’Afra juge impératif que « tout soit mis en œuvre pour assurer le maintien en toute sécurité de l’activité transfrontalière de fret ferroviaire ». Pour Pascal Sainson, président d’Europorte et de la Commission fret de l’Afra, « dans la crise sans précédent que nous vivons, l’activité de fret ferroviaire est stratégique pour éviter une rupture dans la chaîne d’approvisionnement des entreprises. Le gouvernement doit sans tarder adopter des mesures concrètes de sauvegarde en faveur des entreprises engagées dans le fret ferroviaire, pour assurer la continuité du service ».

    P. L.

  • Après la crise, les contrats des opérateurs de transport public devront être rediscutés

    Après la crise, les contrats des opérateurs de transport public devront être rediscutés

    Face à la crise, comment s’adaptent les réseaux en province ? « La situation évolue de jour en jour. Tout dépend des choix locaux », répond Frédéric Baverez. « Nous avons commencé à ajuster nos offres quand le gouvernement a annoncé la fermeture de tous les établissements scolaires et des universités », ajoute le directeur exécutif France de Keolis.

    La filiale de transport public de la SNCF s’est d’abord calée sur les plans de transport qu’elle met en œuvre durant les vacances d’été, période où les élèves ne vont plus en cours. Ce qui correspond en moyenne à une diminution de 30 % des transports publics dans les grandes villes.

    Une fréquentation en baisse de près de 80 %

    Puis, après la décision gouvernementale de confinement, la fréquentation des transports publics a chuté de 70 à 80 %. Du coup, les Autorités organisatrices des transports (AOT) ont demandé à leurs délégataires de réduire leur offre. De 50 à 60 % selon les collectivités, estime Frédéric Baverez. « Nous avons aussi modifié certaines dessertes, en particulier pour mieux desservir les hôpitaux. C’est une des demandes fortes des pouvoirs publics locaux pour permettre aux soignants de mieux se déplacer », précise-t-il.

    Selon lui, les AOT veulent que les transports publics continuent à fonctionner. D’où son sentiment que le niveau de desserte minimal est désormais atteint, permettant d’assurer les déplacements nécessaires aux activités d’une importance vitale.

    Une contestation systématique du droit de retrait

    L’absentéisme, hétérogène d’une filiale à l’autre, n’a pas perturbé le maintien du service, puisque le niveau de l’offre a diminué, indique Frédéric Baverez qui continue toutefois à demander au gouvernement des mesures pour la garde des enfants des conducteurs puisque ceux-ci assurent selon lui une activité essentielle.

    Par ailleurs, Keolis conteste systématiquement les droits de retrait que pourraient faire valoir ses salariés car ils ne sont pas justifiés, affirme Frédéric Baverez. En cas de retrait, les salariés ne sont pas payés. « Si un salarié veut le contester, il doit aller aux prud’hommes. Aucun ne l’a fait », précise-t-il.

    Le dirigeant rappelle que les mesures de protection des salariés et des voyageurs ont été déployées conformément au décret du 19 mars et ont même été anticipées : les véhicules et les stations sont désinfectés, il n’y a plus de ventes à bord, les conducteurs sont protégés par un dispositif maintenant à distance les voyageurs (vitres anti-agressions, marquage au sol ou rubalise), ou encore les portes avant peuvent être fermées.

    La majorité des agences commerciales est fermée, tandis que les services d’information à distance par Internet ou par téléphone sont renforcés. Enfin, le contrôle a été « adapté » avec des équipes de contrôleurs présents pour faire de la dissuasion et de l’assistance.

    Des contrats à rediscuter

    Lorsque la période de confinement sera terminée, viendra le temps des discussions entre AOT et opérateurs. « Il faudra discuter des conditions économiques de réalisation des contrats », note Frédéric Baverez. Avec près de 80 % de trafic en moins, les recettes vont s’en ressentir. « Ce cas de figure n’est pas prévu dans nos contrats. A la fin de la période, il faudra évaluer la diminution de l’offre, les mises en chômage partiel des salariés et les aides de l’Etat… », poursuit-il. L’incidence économique et financière sera forte. Il faudra donc innover car on n’avait jamais connu de telles conditions depuis la fin de la deuxième guerre mondiale.

    Marie-Hélène Poingt

  • Gratuité et lignes dédiées pour les soignants

    Gratuité et lignes dédiées pour les soignants

    Des mesures tous azimuts se mettent en place dans différents réseaux de transports pour faciliter les déplacements des soignants et de tous ceux qui occupent des métiers essentiels pour faire fonctionner notre société. La SNCF a ainsi annoncé le 23 mars que les personnels médicaux et paramédicaux (médecins, infirmiers, aides-soignants) pouvaient désormais utiliser gratuitement les trains grandes lignes.

    La gratuité sur présentation de la carte professionnelle

    « Cette gratuité est valable pour les trains TGV (InOui et Ouigo) et les Intercités sur stricte présentation de leur carte professionnelle ou attestation de leur employeur donnant droit de se déplacer, auprès des agents SNCF présents sur les quais et dans les trains », précise la SNCF dans un communiqué, en précisant qu’il s’agit « d’une décision de solidarité nationale du monde cheminot, lui-même sur le pont face à l’ampleur de l’épidémie Covid-19 ». Désormais, dans les TGV, seul un siège sur deux est occupé par une personne, dans le but de respecter les consignes de distanciation sociale.

    Avant la SNCF, dès le 20 mars, la région Grand Est avait mis en place une mesure similaire de gratuité des transports publics (TER et bus interurbains) en faveur des soignants, leur demandant simplement de présenter un document justifiant de leur fonction. Cet exemple a ensuite été décliné par d’autres régions comme Sud, Auvergne-Rhône-Alpes ou Normandie qui offrent à partir du 24 mars la gratuité aux soignants dans tous les transports régionaux. La Normandie étend cette mesure aux pompiers, policiers et à tous les personnels mobilisés pendant la crise, sur présentation d’une attestation de l’employeur. La région annonce aussi suspendre le prélèvement annuel des abonnements TER et cars interurbains en avril.

    Sur d’autres réseaux de transport public comme Tisseo à Toulouse ou Transville, le réseau du Valenciennois et du Hainaut, la gratuité s’applique aussi à tous pour faciliter les déplacements de ceux qui continuent de travailler.

    20 lignes de bus exclusivement pour les soignants à Paris

    D’autres transporteurs enfin ont revu leurs plans de transport pour coller, au mieux, aux besoins de déplacements des soignants. Ainsi, la RATP annonce le lancement à partir du 24 mars de 20 lignes de bus exclusivement réservées aux personnels soignants. La RATP et Ile-de-France Mobilités indiquent avoir travaillé avec l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) pour mettre au point ce service en fonction des besoins. Il est réservé exclusivement aux personnels hospitaliers, avec un intervalle de passage des bus toutes les 30 minutes sur chaque ligne.

    « Ce service s’inscrit en complément de la continuité de service sur le réseau francilien qui a maintenu une offre, même réduite, pour permettre les déplacements des salariés », précise un communiqué de la RATP. Toutes les fiches horaires des lignes sont disponibles sur www.ratp.fr/personnels-hospitaliers.

    Sur toutes les lignes, les mesures de précaution restent les mêmes, avec montée des voyageurs par l’arrière, porte-avant fermée, ou encore rubalise à l’arrière de la cabine de conduite.

    M.-H. P. 

  • Les circulations de trains à un très bas niveau

    Les circulations de trains à un très bas niveau

    Le nombre des trains en circulation a été abaissé progressivement. Depuis le 23 mars, il ne représente plus que 15 % du total pour les grandes lignes (TGV et Intercités, les trains de nuit ont été supprimés), et 30 % pour les Transilien. Sur les liaisons internationales, Thalys et Eurostar assurent 20 % des circulations.

    Selon Didier Mathis, la baisse de la fréquentation est désormais très forte : « Dans la gare de Paris Saint-Lazare, on a constaté un taux de fréquentation de 10 à 15 % par rapport à d’habitude. Et même de 5 % en dehors des heures de pointe », indique le secrétaire général de l’Unsa-Ferroviaire.

    Dans les régions, le taux de TER en circulation atteint 25 % (dont 5 % assurés par car). En dehors de l’Ile-de-France, quasiment toutes les régions ont mis en place un plan de transport « pandémie », indique une porte-parole de la SNCF. Ces scénarios sont définis en amont avec le secrétariat d’État aux Transports pour être appliqués en cas d’urgence sanitaire, précise-t-elle.

    Le transport ferroviaire de fret est moins impacté : 65 % des trains circulaient la semaine du 23 mars. Les plans de transport sont adaptés en fonction du personnel disponible, notamment des horairistes qui doivent, de surcroît, s’assurer de respecter les gestes barrière, notamment les distances de sécurité, ajoute le responsable syndical.

    M.-H. P. 

    Rappel des mesures mises en place pour protéger les voyageurs et ses salariés, selon Didier Mathis :

    • « Les contrôleurs sont chargés d’assurer prioritairement la sécurité dans les trains et de ne plus procéder aux contrôles.
    • Le nettoyage est renforcé dans les trains, notamment les poignées de porte, les barres d’appui…
      Les guichets seront fermés s’il n’est pas possible de respecter les consignes de protection et de respect des distances.
    • Des flacons de gel hydroalcoolique sont distribués aux agents, prioritairement à ceux qui n’ont pas accès à des points d’eau.
    • Les acheminements d’agents sont aussi limités, à deux agents dans les taxis ou dans les voitures de service.
    • Les formations et les recrutements sont stoppés pour tous.
    • Report de trois mois de toutes les visites médicales « aptitudes ».
    • Le télétravail est, bien sûr, appliqué lorsque c’est possible.
    • Par ailleurs, les technicentres continueront à fonctionner uniquement pour assurer la maintenance des pièces essentielles au fonctionnement des trains en circulation.
      Le même principe s’applique aux chantiers : tous les grands chantiers de RVB (renouvellement des voies) vont s’arrêter. Tous les sous-traitants vont donc se retrouver au chômage technique. Les chantiers seront également arrêtés en Ile-de-France. Seuls les chantiers nécessaires à la sécurité seront assurés. Des agents seront également maintenus sur site en cas d’incident ».
  • Les grands chantiers franciliens sont suspendus

    Les grands chantiers franciliens sont suspendus

    La majorité des grands chantiers sont stoppés en Ile-de-France, notamment sur le réseau ferré (à l’exception des travaux nécessaires à la sécurité) et sur le Grand Paris Express.

    Rappelons que le Grand Paris Express représente 150 chantiers –parmi lesquels 34 gares– comptant plus de quinze tunneliers, qui étaient, jusqu’à, il y a quelques jours, en phase de creusement ou en cours de montage. La Société du Grand Paris a décidé le 17 mars la suspension de travaux, après avoir consulté les entreprises qui réalisent les chantiers dont elle est maître d’ouvrage. Elle leur a demandé de se « concentrer sans attendre leurs moyens sur la mise en sécurité de leurs chantiers », a expliqué la SGP.

    Selon un porte-parole, il s’agit de protéger la santé et la sécurité des compagnons, car il est très compliqué de respecter un mètre de distance sur les chantiers, et encore plus dans un tunnelier. La profession demande des garanties pour assurer la sécurité des salariés.

    M.-H. P.