Étiquette : Intermodalité

  • Grands Prix des Régions 2014. Les Grands Prix thématiques

    Grands Prix des Régions 2014. Les Grands Prix thématiques

    Huit catégories font l’objet de prix thématiques cette année. Pour chacunes d'elles, nous avons demandé aux régions de présenter leurs réalisations des années 2012-2013, avant d’inviter les membres de notre panel d’experts (consultants, représentants d’usagers, du Gart et de l’ARF ainsi que la rédaction de Ville, Rail & Transports) à choisir les réalisations les plus dignes d’être mises en valeur. Les résultats ont été très serrés dans les catégories « gare intermodale », « services voyageurs », « mobilité durable » et « communication ».  

    Innovation Bretagne

    Comptage à bord des trains

    Pour mieux connaître la fréquentation de son réseau et continuer de développer l’offre en répondant aux besoins réels de déplacements, le conseil régional a décidé de se doter d’un système de comptage automatique de voyageurs. En effet, le dispositif existant, qui s’appuie sur trois vagues de comptage manuel par an, est nettement insuffisant pour appréhender la performance et la pertinence du transport régional de voyageurs (vision ponctuelle, données peu fiables et ne permettant pas ou peu de comparaison d’une année sur l’autre).

    L’approche retenue est inédite au niveau national : c’est la région elle-même qui a passé un marché public pour l’acquisition et l’exploitation du système de comptage (septembre 2011), s’assurant ainsi un contact direct avec le prestataire et un accès aux données brutes. Pour autant, l’ensemble du projet a été mené en lien étroit avec la SNCF, qui s’est vu confier la prestation d’assistance à maîtrise d’ouvrage afin de définir les spécifications fonctionnelles du système en lien avec le respect de l’environnement ferroviaire du matériel (17 rames de trois types), ainsi que l’intégration (2012) et la maintenance des capteurs de comptage dans les trains. Les premières données de comptage partielles ont été obtenues en septembre 2012.

     

    Gares intermodales Rhône-Alpes

    Pôle d’échanges d’Annecy

    Avec deux millions de voyages par an, la gare d’Annecy est la sixième de Rhône-Alpes. Un remodelage de ce pôle intermodal a été jugé nécessaire, car depuis la constitution du centre d’échanges des bus en face de la gare, le bâtiment voyageurs et les services étaient mal situés par rapport aux principaux flux. Les galeries souterraines reliant la gare et les quartiers proches étaient également moins fréquentées, les usagers préférant cheminer en surface. L’implantation des services offerts aux voyageurs au niveau -1 ne se justifiait donc plus.

    Au premier semestre 2007, un jury retenait la proposition d’aménagement du pôle d’échanges réalisée par le bureau d’études de la SNCF, Arep, et par son architecte en chef Jean-Marie Duthilleul. Objectifs : une nouvelle halle de 800 m² regroupant l’ensemble des services aux voyageurs (SNCF, autocars et vélostation de 350 places) au niveau de la voirie, le déplacement de la gare routière départementale sur l’ancien site de la Sernam, l’aménagement d’un parvis piéton et d’une traversée apaisée de l’avenue face à la gare, la reconversion de l’ancien bâtiment voyageurs en vue d’accueillir une enseigne de restauration après une remise aux normes et le réaménagement d’un parking au nord des voies ferrées. L’ensemble, qui comprend également une « boutique du quotidien » (journaux, petite restauration…), a été inauguré en décembre 2012 et complété en 2013. 

     

    Accessibilité Alsace

    Objectif accessibilité totale des gares en 2015

    Le Schéma directeur pour les personnes à mobilité réduite (SDPMR), élaboré avec l’ensemble des partenaires concernés, a retenu un scénario de déploiement progressif pour rendre accessible pour tout type de handicap, entre 2009 et 2015, les 19 gares avec personnel du réseau TER Alsace, conformément aux obligations réglementaires, mais aussi 17 haltes fortement fréquentées et deux lignes routières. Le rythme de réalisation des aménagements est conforme au calendrier prévisionnel du SDPMR, en privilégiant à terme et dès que possible l’autonomie des personnes dans leur déplacement,  plutôt que la mise en place de services d’assistance nécessitant une réservation préalable.

    L’Alsace se présente aujourd’hui comme « la plus avancée au plan national en matière de mise en accessibilité des gares inscrites à son schéma directeur ». Au 1er janvier 2014, le taux d’avancement en nombre de gares sur le périmètre RFF (quais, franchissements) atteint 80 %, représentant 12 gares et 18 haltes rendues accessibles. Au 1er février 2015, 100 % du périmètre SNCF (parking, bâtiments voyageurs…) des haltes et gares devrait également être rendus accessibles.

     

    Services voyageurs Pays de la Loire

    Train des plages

    Le Train des plages a circulé du 7 juillet au 25 août 2013 entre Saumur et Les Sables-d’Olonne. Cette première action, visant à redynamiser une ligne dont la fréquentation était très faible et en recul par rapport à la fin des années 1990, a consisté à faire circuler un train les samedis et dimanches matin de Saumur aux Sables-d’Olonne, un train les samedis soirs des Sables-d’Olonne à Saumur et un train les dimanches en fin d’après-midi des Sables-d’Olonne à Saumur. Sur ce trajet, le train met une heure de moins qu’un autocar, permettant de faire l’aller-retour dans la journée. Chacune des circulations offre des correspondances à Saumur avec des trains de ou vers Tours ou Orléans.

    La mise en place du Train des plages, service expérimental ayant bénéficié d’un financement européen dans le cadre du projet Interreg IV B « Citizens Rail », a fait l’objet d’un accord entre les régions Pays de la Loire et Poitou-Charentes. Le service s’est accompagné d’une démarche tarifaire (forfait Tribu jusqu’à cinq personnes) et d’une communication efficace (affiche à l’ancienne, sacs à pain…) Le succès a été au rendez-vous, avec plus de 5 300 voyages : alors que la SNCF avait estimé qu’il y aurait 20 voyageurs par train, la fréquentation moyenne a été de 171, avec un maximum de 359. Par conséquent, l’opération doit être reconduite en 2014, étendue cette fois de mai à septembre.

     

    Mobilité durable Aquitaine

    Contrats d’axe

    Le 16 décembre 2013, le conseil régional a approuvé les deux premiers Contrats d’axe ferroviaire aquitains, de la Vallée de l’Isle (région plus 19 partenaires pour 43 engagements) et du Béarn (région plus 27 partenaires pour 105 engagements). Ces démarches sont parmi les toutes premières abouties en France en matière d’articulation des politiques de transports ferroviaire et d’urbanisme. Ces Contrats d’axe ferroviaire s’inscrivent dans le Schéma régional des infrastructures, des transports et de l’intermodalité (Srit) de juillet 2009, qui décline de grandes orientations de mobilité durable à l’horizon 2020-2025, répondant ainsi aux objectifs prônés par les lois Grenelle de 2009 et 2010.

    Cette démarche consiste à accompagner l’adaptation et le renforcement de l’offre TER Aquitaine sur un axe ferroviaire donné, par des politiques vertueuses en matière d’intermodalité et d’urbanisme. Sous l’égide de la région, qui s’engage sur une offre de transport renforcée à un horizon « moyen-terme » (5 à 8 ans), les autres AOT et les collectivités compétentes en matière d’aménagement et d’urbanisme s’engagent à leur tour, dans leurs champs de compétences respectifs, à mener un certain nombre d’actions qui visent un développement territorial favorisant l’usage du train.

     

    TER routier Lorraine

    Desserte Sarreguemines – Bitche

    A la suite d’un éboulement survenu en décembre 2011, des ralentissements ont été mis en place par RFF sur plusieurs tronçons de la voie ferrée Sarreguemines – Bitche, ne permettant plus une desserte optimale par le rail. Et vu l’état fortement dégradé de cette infrastructure ferroviaire, de l’importance des coûts annoncés pour sa remise en état et du niveau de fréquentation de l’offre ferroviaire, la Lorraine a fait le choix, après une période de services de substitution SNCF, d’organiser directement la desserte routière par l’attribution d’un marché de prestation en août 2013. Ceci en s’inscrivant dans le maillage régional et en offrant des besoins non couverts jusqu’à présent (desserte du centre de formation militaire de Bitche-Camp et de la base de rattachement du seizième bataillon de chasseurs).

    Dès l’attribution du marché, l’offre a pu être développée de 45 % (de 34 à 49 allers-retours par semaine), tout en maintenant des temps de parcours « attractifs », équivalents à ceux des services ferroviaires avant les ralentissements. Des correspondances sont assurées à Sarreguemines pour les liaisons vers Metz-Strasbourg et Sarrebruck, ainsi qu’avec la ligne Bitche – Niderbronn – Haguenau pour permettre également un accès vers Strasbourg.

     

    TER 2.0 Paca

    Centrale de mobilité « Paca mobilité »

    Guichet unique d’information multimodale sur 37 réseaux de transport (TER, LER et CP, ainsi que les réseaux urbains et interurbains), la centrale de mobilité à l’échelle régionale est accessible sur Internet (pacamobilite.fr), par widgets et via des applications smartphone (iPhone et Android), téléchargeable par QR code sur les supports de communication de la région. Développée en partenariat entre 16 collectivités, dont la région (porteuse du projet), les six départements et l’ensemble des agglomérations du territoire, cette centrale comprend un calculateur d’itinéraire, mais aussi les fiches horaires, les informations tarifaires, l’accessibilité PMR, les perturbations (flux automatisés et saisie manuelle) des lieux touristiques à proximité et des services cartographiques. Le tout en cinq langues (français, anglais, italien, allemand et espagnol).

    La région travaille pour que d’ici la fin de l’année soit également accessible des informations événementielles sur les destinations de la recherche d’itinéraire, en lien avec le site régional « Sortir en Paca ». Des partenariats sont également développés avec les projets européens AlpInfoNet (tourisme alpin) et InfoRailMed (transports transfrontaliers entre Paca et la Ligurie).

     

    Communication Aquitaine

    Présentation du Régiolis

    En tant que première région livrée en rames Régiolis, l’Aquitaine a organisé une présentation en avant-première de ce nouveau matériel le 4 juillet 2013, avant sa mise en circulation effective intervenue en avril 2014. La matinée a été consacrée aux institutionnels (élus, partenaires, presse, associations…) qui, après les discours, ont été conviés à un Run Presse entre Bordeaux et Langon, aller et retour. Puis en soirée, le grand public a été convié en gare de Bordeaux-Saint-Jean « dans un cadre festif et convivial » pour une visite de la rame et des animations en présence d’un orchestre et du personnel Alstom.

    Cette manifestation s’est accompagnée d’une campagne médias (affichage, presse, web, réseaux sociaux, radio…), de street marketing (flyers et ballons gonflables), d’une animation dans le hall de l’hôtel de région (maquette du Régiolis, kakémonos…), du lancement d’un jeu concours pour les abonnés TER (les prix étant de participer au premier run du Régiolis et d’un teasing à Bordeaux-Saint-Jean). Enfin, un livre et un film souvenir ont été réalisés.

    Patrick Laval

  • Facilité de voyage entre Rhônexpress et la compagnie aérienne Hop!

    Facilité de voyage entre Rhônexpress et la compagnie aérienne Hop!

    Désormais il est possible de réserver son billet de tramway Rhônexpress sur le site de la compagnie  aérienne low cost Hop! Les voyageurs pourront ainsi se rendre directement au tram à la sortie de leur avion et rejoindre le centre-ville. En moins de 30 minutes, la navette relie tous les jours  l'aéroport au centre d'affaires Lyon Part-Dieu, au centre historique de la ville en passant par la presqu'île, et à l'ensemble des infrastructures de transport de l'agglomération lyonnaise.

    Rhônexpress a transporté 1 170 000 passagers en 2013. C'est le premier partenariat d'intermodalité pour  Rhônexpress.

  • Palmarès des mobilités. Prix Intermodalité : Belfort, vélos et voitures aux portes du bus

    Palmarès des mobilités. Prix Intermodalité : Belfort, vélos et voitures aux portes du bus

    Un bon réseau de bus, c’est la base de l’intermodalité. Le Syndicat mixte des transports en commun du Territoire de Belfort a lancé le sien, Optymo, en 2007, avec d’ambitieux objectifs de conquête de voyageurs. Et, de fait, les habitants ont suivi. En 2011, la fréquentation avait augmenté de 66 %, passant de 3,5 millions de voyages en 2007 à 6,3 millions en 2011. Un bon réseau de bus, c’est la base de l’intermodalité. Le Syndicat mixte des transports en commun du Territoire de Belfort a lancé le sien, Optymo, en 2007, avec d’ambitieux objectifs de conquête de voyageurs. Et, de fait, les habitants ont suivi. En 2011, la fréquentation avait augmenté de 66 %, passant de 3,5 millions de voyages en 2007 à 6,3 millions en 2011. Parmi les raisons de ce succès, un maillage très fin de l’agglomération, s’appuyant sur des correspondances efficaces entre les lignes, mais aussi quelques outils mis à la disposition des usagers, comme le postpaiement (50 000 habitants détiennent un Pass Optymo), les tickets par SMS ou l’information en temps réel. Autant de services qui font toute la philosophie du réseau : rendre les transports plus simples, plus facile et plus agréable, pour convaincre les habitants de l’agglo de les emprunter au détriment de leur voiture. En septembre 2013, le réseau évolue pour devenir Optymo 2. Deux lignes principales de bus voient leur fréquence passer à 5 min, les autres lignes restant à 10 min, une cadence plutôt correcte dans une agglomération de taille moyenne comme Belfort. Mais surtout, Optymo 2 intègre les vélos en libre service déployés en avril 2013, avec un succès rapide. Parfaitement adaptées aux trajets courts, de un à deux kilomètres, les bicyclettes jouent pleinement leur rôle dans l’offre de transports que Belfort nomme Triple play, en référence aux offres des opérateurs téléphoniques. Quant au troisième mode d’Optymo, les autos en libre service actuellement testées, il sera lancé mi-décembre. Et le triple-play sera au complet.                           

    Y. G.

    Les autres nominés étaient :

    Auvergne-mobilité.fr, un calculateur d’itinéraires pour toute l’Auvergne
    Les acteurs des transports publics auvergnats, soit 13 AOT, ont lancé ensemble auvergne-mobilité.fr en décembre 2012. Le site permet de calculer son itinéraire sur toute la région, en utilisant une chaîne continue de transports collectifs (TER, cars départementaux, tramway, bus urbains). Il intègre aussi quelques solutions de covoiturage. Le calcul se fait de porte à porte et précise l’impact écologique du déplacement en TC et en voiture. Le site regroupe de plus les informations (plans, tarifs, coordonnées des guichets) de chacun des 13 réseaux urbains. Initiée trois ans auparavant, la centrale de mobilité a coûté 293 500 euros, dont 240 500 euros financés par la région Auvergne. Au-delà, les AOT ont décidé d’initier une étude de tarification intégrée multimodale et de billettique commune visant à étendre la carte à puce Tandem qui fonctionne déjà dans les TER et les réseaux urbains de Clermont-Ferrand et Moulins.    

    C. N.

    Zou ! Paca élargit les frontières
    Lancée en septembre 2011 en Provence-Alpes-Côte d’Azur, Zou !, la carte d’abonnement valable sur l’ensemble des réseaux dont la région a la charge, a élargi ses services et franchi des frontières au fil du temps, permettant au plus grand nombre de passer d’un mode de transport à un autre. Elle facilite l’accès au train grâce à la technologie sans contact et contribue à fidéliser de nouveaux clients attirés par un réseau de meilleure qualité et des tarifs préférentiels. Au printemps 2013, une offre originale a été mise en place avec Zou ! Alternatif. Cette carte mensuelle est un efficace outil de report modal puisqu’elle permet, moyennant un modeste surcoût de 1,50 euro, de voyager entre Marseille et Aix-en-Provence ou Marseille et Aubagne. Cet abonnement, lancé après une concertation fructueuse entre les AOT concernées, permet d’utiliser indifféremment les TER ou cars interurbains (Cartreize) du conseil général des Bouches du Rhône.  Le dispositif s’est encore enrichi cet été avec les Zou Pass spécialement destinés aux touristes (forfait de 24 heures donnant un accès illimité au réseau). La carte Zou ! a trouvé son public : près de 100 000 personnes l’utilisent aujourd’hui.     

    C. N.