Étiquette : métro

  • Sans voitures et presque sans métro dimanche dernier à Paris

    Sans voitures et presque sans métro dimanche dernier à Paris

    Comme elle le fait depuis cinq ans, la Ville de Paris organisait sa journée sans voitures, dimanche 22 septembre. Cette date coïncidait avec la Journée du patrimoine qui ouvre aux visiteurs un grand nombre de sites généralement fermés. Problème, craignant des débordements comme la veille lors des manifestations des « gilets jaunes » et de la « Marche pour le climat », la préfecture de police de Paris a demandé la fermeture de plusieurs stations de métro dans le quartier des Champs-Elysées, de l’Etoile, de la Concorde et la Madeleine.

    Le préfet a joué la prudence ; mais son initiative tombait plutôt mal, le jour où les élus locaux souhaitent promouvoir le transport public. Eric Azière, conseiller à la mairie de Paris a critiqué cette décision sur Twitter. « Ce dimanche matin, sept stations de la ligne 1 fermées sur ordre de la préfecture de la police ! Le jour de la journée sans voitures. On craint quoi ? Les piétons ? » Tweet aussitôt relayé par Anne Hidalgo accompagné d’un « Je partage ». Invitée de France Inter le lendemain, la maire de Paris a indiqué que le préfet de police sera « sans doute interrogé » sur ces fermetures de métro.

    Big Bang des bus

    Anne Hidalgo qui n’est officiellement pas encore candidate à sa réélection aux prochaines municipales de mars 2020, présentait à l’antenne son livre Le Lieu des possibles (coécrit avec le journaliste Antoine Leiris). Interrogée par un auditeur sur la réorganisation complète du réseau de bus de la RATP en avril dernier, Anne Hidalgo a réfuté toute « précipitation » dans le déploiement du nouveau réseau, indiquant que cela répondait aux nouveaux besoins de dessertes des arrondissements de l’Est parisien.

    S. S.

  • Nuits blanches et hydrogène dans les transports franciliens

    Nuits blanches et hydrogène dans les transports franciliens

    Nuits blanches une fois par mois à partir du 14 septembre et pendant six mois dans les métros, bus et tramways d’Ile-de-France, mais pas dans les RER. Lancement de Véligo, le service de location longue durée de vélos électriques le 11 septembre, et mise sur route des deux premiers bus à hydrogène dans les Yvelines (photo) le 12 septembre. La rentrée démarre sur les chapeaux de roues dans les transports franciliens.

    Seule ombre au tableau, le vendredi noir, comme n’en n’avaient pas connu les Franciliens dans les transports depuis plus de dix ans, le 13 septembre sur le réseau RATP. A l’appel de l’ensemble des syndicats pour protester contre la réforme des retraites et la suppression des régimes spéciaux.

    Dix lignes de métro ont purement et simplement été fermées (excepté les lignes 1 et 14 automatiques), un service très réduit sur les RER A et B, le réseau de tramway et de bus ont été perturbées. Les lignes SNCF Transilien dont les RER C et D n’étaient pas concernées par ce mouvement social.


    Fini le dernier métro

     

    Une fois ce vendredi noir passé, les transports ont été à la fête : pour la première fois, les lignes de métro 1, 2, 5, 6, 9 et 14 sont ouvertes toute la nuit les 14 septembre, 19 octobre, 9 novembre, 18 janvier, 15 février, 14 mars et comme toujours, le 31 décembre et le 21 juin pour la fête de la Musique. Les rames passent toutes les 10 minutes mais ne s’arrêtent qu’à certaines stations. « La ligne 4 n’est pas retenue compte tenu des lourds travaux de modernisation en cours », précise Ile-de-France Mobilités (IDFM), l’autorité organisatrice des transports de la région Capitale.

    Les lignes de bus Noctilien et les tramways sont aussi inclus dans cette expérimentation de nuits blanches qui doit s’étendre jusqu’en mars 2020. Sept ans agents RATP seront  mobilisés pour ces nuits festives. « La vie nocturne dans la capitale a besoin d’être redynamisée, notamment en hiver […] Les nuits festives vont venir soutenir l’économie du monde de la nuit en permettant aux Franciliens de profiter pleinement de leur soirée, sans avoir les yeux rivés sur leur montre de peur de rater le dernier métro », déclare dans un communiqué Valérie Pécresse, la présidente de Région et d’IDFM. Un pavé dans le jardin d’Anne Hidalgo, la maire de Paris.

    Vélos électriques en location longue durée

    Valérie Pécresse, a enchaîné cette semaine riche en nouveautés avec le lancement à Châtillon (Hauts-de-Seine) du service de location longue durée de vélos à assistance électrique (VAE), Véligo. Présent dans 65 villes du Grand Paris, le système propose de louer un vélo pour six mois, moyennant 40 euros par mois. Objectif, augmenter la part modale des deux-roues (hors motos et scooters) dans les trajets quotidiens qui ne représente aujourd’hui que 1,6%. Les premiers clients peuvent retirer leur VAE dans l’un des 250 points de location : bureaux de Poste, parkings Urbis Park, enseignes de distribution, magasins de vélos indépendants. IDFM a ouvert 7 000 places dans les Véligo stations à proximité des gares pour inciter les Franciliens à sauter du vélo au RER, Transilien et plus tard métro dans celui du Grand Paris. A condition que les aménagements cyclables soient au rendez-vous.

    Le groupement La Poste, Transdev, Velogik, Cyclez réunis dans la société Fluow a remporté le contrat d’exploitation et d’entretien de Véligo Location. Au total, 10 000 vélos électriques sont à louer. La location longue durée existe déjà à Grenoble et Strasbourg, mais avec un parc de 20 000 comme le promet IDFM, cela ferait de Véligo le plus grand parc de VAE à louer au monde.

    Bus à hydrogène

    Deux premiers bus à hydrogène, de la marque belge Van Hool, circulent depuis le 9 septembre sur la ligne 264 du réseau Optile, entre Jouy-en-Josas et Versailles Chantiers (12,5 km), dans la grande couronne ouest de Paris. Ils seront officiellement inaugurés le 12 septembre par les élus locaux et Air Liquide, qui investit dans la filière et a construit une station à hydrogène sur une commune voisine (Loges-en-Josas) où les conducteurs vont se ravitailler en 20 minutes. Avec cinq bouteilles permettant d’emporter un total de 39 kg d’hydrogène pour une autonomie annoncée de 300 km, ces deux bus seront testés pendant sept ans.

    « Valerie Pécresse souhaite soutenir la filière hydrogène  [une technologie qui se développe doucement en France car encore très chère, NDLR] qui présente deux intérêts majeurs : écologique et industrielle », indique l’autorité organisatrice dans un communiqué. Ile-de-France Mobilités finance près de 60% de l’achat et l’exploitation par le transporteur, la Savac, des deux bus carburant à l’hydrogène, qui ne rejettent que de la vapeur d’eau. Un autre tiers est financé dans le cadre du programme européen 3Emotion, 9% par la communauté d’agglomération de Versailles Grand Parc.

    N. A.

  • Le métro, le tramway et le RER tirent les résultats de la RATP

    Le métro, le tramway et le RER tirent les résultats de la RATP

    Les chiffres du trafic sur les lignes RATP ont de quoi ensoleiller la rentrée de Catherine Guillouard, reconduite en juillet dernier à la tête de la RATP : +2,5 % de voyages supplémentaires enregistrés au cours des six premiers mois de l’année, soit 1,78 milliard de voyages. Cette croissance de clientèle tire le chiffre d’affaires de l’entreprise publique à près de trois milliards d’euros sur six mois, une poussée de 6,4 %.

    Le résultat opérationnel progresse de 14,5 %, à 242 millions, du fait des efforts de productivité notamment sur les fonctions support (sans licenciement) en vue de l’ouverture à la concurrence du marché des bus franciliens en 2021. Le bénéfice net, à 126 millions d’euros, affiche lui aussi une belle progression (+10,5 %).

    Le bus à la traîne, le tram accélère

    Ces bons résultats se concentrent sur l’activité métro et RER qui affichent de belles performances. A l’inverse, les bus parisiens sont à la traîne malgré la restructuration complète du réseau en avril. Sur les six premiers mois de l’année, la fréquentation a reculé de 8,7 % par rapport à la même période en 2018. Deux explications pour ce recul selon la RATP : « Les mouvements sociaux des week-ends », comprenez : l’effet des manifestations des « gilets jaunes » chaque samedi depuis fin 2018, qui ont mené la Régie à fermer des lignes pour des raisons de sécurité ; et « l’ampleur des travaux de voirie dans Paris », avec un impact important sur la vitesse commerciale des bus. A 10,8 km/h en moyenne, parfois moins dans les quartiers compliqués, elle décourage leurs fidèles qui comme en 2018 (- 0,6 %), ont privilégié d’autres modes de transport dans Paris intra-muros.


    Relire notre article sur le retard des chantiers parisiens : ici


    Pas d’effet « gilets jaunes » en revanche dans le métro, même si les manifestations ont entraîné la fermeture de plusieurs stations certains samedis. En sous-sol, le nombre de clients de la RATP a progressé de 1,8 % dans le métro, et respectivement de 2,7 % et 13,4 % sur les portions des RER A et B exploitées par la RATP. Dans le tramway, le nombre de clients bondit de 10,7 %.

    Les filiales en bonne forme

    La filiale RATP Dev qui conquiert des marchés en province et à l’international a vu son chiffre d’affaires progresser de +8,6 % hors effet de conversion des devises au premier semestre 2019, soit +48 millions d’euros. Avec notamment le démarrage de contrats remportés en 2018 aux Etats-Unis (Washington DC, Santa-Maria, Yuma), au Moyen-Orient (métro de Riyad, mise en service de la première ligne du métro de Doha) et en Italie.

    En France, les réseaux d’Angers, Saint-Malo, Brest Métropole, Creil (Oise) et CDG Express (en joint-venture avec Keolis) sont tombés dans l’escarcelle de RATP Dev qui été renouvelée aux Etats-Unis pour les contrats de Tucson (Arizona) et de Charlotte (Caroline du Nord). Les contrats d’exploitation de la ligne 1 du métro de Mumbai et de la ligne 9 du métro de Séoul sont arrivés à leur terme en juin 2019.

    L’activité de RATP Smart Systems, filiale numérique, est aussi dans le vert avec une hausse de 30 % de son chiffre d’affaires au premier semestre. RATP Real Estate (immobilier) enregistre une hausse de +9 % de son chiffre d’affaires brut avec notamment le programme de conversion des centres bus à l’énergie électrique.

    Systra, société d’ingénierie, participation conjointe de la SNCF et la RATP, a vu son carnet de commandes gonfler, à 316 millions d’euros (+12 millions d’euros par rapport à 2018).

    N. A.

  • RATP : le viaduc de Passy fait peau neuve sur la ligne 6

    RATP : le viaduc de Passy fait peau neuve sur la ligne 6

    Edifiés il y a près de 115 ans, les viaducs de la partie aérienne de la ligne 6 du métro parisien ont besoin d’une cure de rajeunissement. Au fil du temps, la corrosion a attaqué les structures métalliques et les maçonneries ont souffert du passage répété des trains. Depuis 1997, la RATP a entamé la rénovation des ouvrages aériens des trois lignes circulant en viaduc, les 2, 5 et 6. La toute dernière vague concerne la section de la ligne 6 comprise entre Pasteur et Passy, avec quatre stations aériennes et le majestueux viaduc de Passy érigé face à la tour Eiffel.

    En 2014 déjà, une première série de travaux a été réalisée sur cette portion : reprise de l’étanchéité (réfection des maçonneries et traitement de la corrosion) suivie d’une remise en peinture. Ces chantiers réalisés l’été à la faveur d’une interruption de trafic sur une période de deux mois ont laissé place de 2015 à 2018 aux travaux de renouvellement voie ballast du RER A, sachant qu’une partie des voyageurs du RER impactés se reportent sur la ligne 6.

    Interruption de trafic

    Cette année, alors que les travaux du RER sont moins pénalisants, une seconde phase de rénovation a été entreprise. Une ultime campagne est prévue pour l’été 2020. Cet étalement des travaux est indispensable, sachant qu’il est impossible de réaliser simultanément étanchéité et remise en peinture. Le chantier est donc découpé en sections où l’une ou l’autre opération est réalisée. A Bir-Hakeim en revanche, les escaliers d’accès aux quais, totalement corrodés, ne seront pas rénovés mais remplacés.

    L’interruption de trafic est également mise à profit pour réaliser des travaux annexes préparatoires à l’arrivée des rames MP89 de la ligne 4 en remplacement des actuelles MP73 en service depuis 1974. Certains quais sont ainsi adaptés comme à Passy, alors que de nouvelles traverses sont posées et la voie remplacée, seule étant conservée la piste de roulement. Du 15 au 18 août, la ligne sera fermée entre Etoile et Trocadéro pour remplacer un aiguillage à Kléber, station à quatre voies qui sert à réguler la ligne.

    Ces travaux d’un montant de 44 millions d’euos  sur la période 2019 – 2020 assurent une sécurisation totale des ouvrages pour les 20 prochaines années.

    Philippe-Enrico Attal

  • Une nuit blanche par mois sur les lignes de la RATP

    Une nuit blanche par mois sur les lignes de la RATP

    Il y avait déjà la nuit de la Saint-Sylvestre (31 décembre) et celle de la Fête de la musique (21 juin). A partir de mi-septembre, les lignes de métro, de bus et de tramway de la RATP et de la SNCF en grande couronne parisienne  resteront ouvertes une nuit par mois, pendant une période expérimentale de six mois.

    Quand ? Les nuits du samedi au dimanche, les 14 septembre, 19 octobre, 9 novembre, 18 janvier, 15 février et 14 mars.

    Quelles lignes ?

    Métro : 1, 2, 5, 6, 9 et 14 de la RATP avec une fréquence de 10 minutes.

    Noctilien renforcées : LN01-N02 (rocades parisiennes) avec un intervalle de cinq minutes ; N43-N44-N45 (au départ de gare de l’Est) avec un intervalle de 15 minutes ; 13 lignes Noctilien SNCF renforcées (toutes les 30 minutes) : N130, N131, N132, N133, N134, N140, N141, N142, N150, N151, N152, N154 ; la N135 toutes les heures.

    Tramway : T2, T3a et T3b avec une fréquence de 20 minutes.

    Cette décision est actée par Ile-de-France Mobilités (IDFM), suite à des échanges entre les représentants du monde de la nuit et les élus de Paris et de la proche couronne parisienne. « Augmenter l’offre de transport en commun de nuit constitue un levier de l’attractivité économique et touristique de Paris et de l’Ile-de-France. Toutefois c’est également la nuit, lorsque le train et le métro sont fermés au public, que se font l’essentiel des travaux de maintenance et la modernisation des infrastructures qui sont nécessaires à leur bon fonctionnement », précise l’autorité organisatrice des transports franciliens dans un communiqué.

    Voilà pourquoi la ligne 4 du métro (Mairie-de-Montrouge – Porte-de-Clignancourt) qui fait l’objet de gros travaux de modernisation, ne compte pas parmi les happy few.


    Descente à la demande sur 60 lignes de bus en Ile-de-France
    Testé pendant six mois sur 11 lignes de bus de Seine-Saint-Denis et de Seine-et-Marne, le service de descente à la demande, à partir de 22 heures, est étendu à 50 autres lignes depuis le 1er juillet. Objectif, améliorer le sentiment de sécurité des voyageurs, et notamment des femmes, qui utilisent les bus et qui rentrent tard le soir. Sur six mois, 250 personnes ont utilisé ce service, soit une à deux personnes par soir en moyenne.


  • Travaux d’été en Ile-de-France : « Nuits longues » sur le RER A, coupures ailleurs

    Travaux d’été en Ile-de-France : « Nuits longues » sur le RER A, coupures ailleurs

    Pour le cinquième été consécutif, le renouvellement de la voie et du ballast sur le RER A, cette fois entre Auber et Vincennes, sera le plus grand des chantiers lancés par la RATP. Mais contrairement aux fois précédentes, pas d’interruption totale du trafic : les travaux s’effectueront en « nuits longues », avec fin de service dès 21 ou 22h en semaine et interruption totale les week-ends et du 10 au 18 août.

    Travaux estivaux sur le RER B également, tant côté RATP (entre Lozère et Saint-Rémy-lès-Chevreuse du 20 au 28 juillet) que SNCF (deux voies sur quatre fermées entre La Plaine-Stade-de-France et Aulnay-sous-Bois du 27 juillet au 18 août). Ceci pour créer des retournements supplémentaires à Orsay et au Bourget, tout en renouvelant les voies et les aiguillages.

    Du 15 juillet au 24 août, la traversée parisienne du RER C connaîtra sa 22e interruption estivale, pour 100 m de jet grouting au Pont de l’Alma et des remplacements de rails. Alors que sur le RER E, le trafic sera interrompu du 15 juillet au 25 août entre Haussmann-Saint-Lazare et Gare-du-Nord-Magenta pour adapter les hauteurs de quais et préparer le prolongement vers l’ouest. D’autres travaux impacteront les lignes H, J, L, N, P, R et U.

    Côté métro, la ligne 6 sera fermée du 1er juillet au 1er septembre entre Montparnasse et Trocadéro pour la réfection du viaduc. Et les tramways auront leur lot de chantiers (T1, T2 et T3a).

    Enfin, les chantiers en cours se poursuivront, comme l’électrification Paris – Troyes (coupure sur la ligne P du 12 juillet au 24 août) et le renouvellement de la caténaire au sud de Bibliothèque-François-Mitterrand (RER C). Dans le métro, l’automatisation de la ligne 4 et la préparation du prolongement de la 11 se poursuivent. Et le tram-train T4 devrait rouvrir en septembre.

    P. L.

     

  • Maîtrise d’œuvre de la troisième ligne de métro de Toulouse : choix des entreprises

    Maîtrise d’œuvre de la troisième ligne de métro de Toulouse : choix des entreprises

    Trois groupements d’entreprises ont été retenus pour la maîtrise d’œuvre des trois tronçons de la troisième ligne de métro de Toulouse. Le 5 juin, Tisséo a annoncé les deux groupements choisis pour les parties aériennes situées aux extrémités de la ligne : Arcadis ESG/Oteis/Séquences pour le sud-est, de la station Montaudran au terminus à Labège, pour 13 millions d’euros ; Artelia/BG ingénieurs-conseils/AR Theme associés/Harter Architecture pour l’extrémité nord, de la station Jean-Maga jusqu’à Colomiers, pour 11,7 millions d’euros.

    En avril, Tisséo avait choisi Systra, Arcadis, Richez_associés, Séquences et Taillandier Architectes associés pour le tronçon central du projet (tunnel entre les station Jean-Maga et Montaudran) estimé à 50 millions d’euros. Ce marché de maîtrise d’œuvre avait été divisé en trois après que l’appel d’offres avait été jugé infructueux à cause d’une proposition commune des concurrents habituels Systra et Egis à l’automne dernier, entraînant une année de retard sur la livraison de la ligne annoncée en 2025.

    D’ici fin 2019, Tisséo choisira les entreprises pour le matériel roulant entre Alstom Transport, Ansaldo-Hitachi, CAF avec Thalès et Siemens Mobility.

    C. S.

     

  • Et voici le MP14, premier métro parisien de 120 mètres

    Et voici le MP14, premier métro parisien de 120 mètres

    Ce sera le plus long des métros parisiens, avec ses huit voitures qui en font une rame de 120 mètres. Cette version longue et à conduite automatique du métro sur pneus MP14 d’Alstom, que la RATP compte mettre en service à fin 2019 ou début 2020, est destinée à la ligne 14, mais c’est sur la ligne 1 qu’elle effectue, de nuit, des essais de type depuis janvier. Un choix qui se justifie à deux titres au moins.

    D’une part, la plus ancienne ligne parisienne est équipée pour la circulation des métros sur pneus et présente les caractéristiques géométriques les plus exigeantes du réseau (courbes très serrées à la Bastille, rampes prononcées au Pont de Neuilly), qui permettront de vérifier la conformité du nouveau matériel pour ce qui est de ses performances. C’est ainsi qu’après des essais statiques, visant à valider les fonctionnalités de base du matériel, les essais dynamiques sont menés en ligne jusqu’à l’été prochain, avec pour but de vérifier plus précisément le freinage, la traction, la compatibilité électromagnétique ou le confort acoustique, mais aussi climatique.

    D’autre part, les ateliers de la ligne 1 situés à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne) sont actuellement les seuls adaptés à l’accueil et à la maintenance d’une rame de 120 mètres pendant les essais, en attendant l’achèvement du nouveau site de maintenance et de remisage de la ligne 14, à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). Un site que le MP14 rejoindra d’ici la fin de l’année, lorsque débuteront les essais portant cette fois sur le système de conduite automatique et les moyens audiovisuels embarqués, cette fois-ci sur la ligne 14. Ce n’est qu’une fois ces essais réalisés et l’autorisation de mise en service obtenue que la première rame, entièrement équipée et aménagée par son constructeur Alstom, pourra accueillir ses premiers voyageurs.

    Car dans son état actuel, cette première rame est pour l’essentiel dépourvue de son aménagement intérieur qui, lorsqu’il sera en place, offrira de nouveaux sièges à l’ergonomie revue et davantage de places aux personnes à mobilité réduite que l’exige la réglementation en vigueur. Indispensable pendant la phase d’essais sur la ligne 1, en conduite manuelle, le pupitre de conduite du premier MP14 (qui sera escamoté quand il sera en service) est actuellement l’équipement qui se fait le plus remarquer à l’intérieur ! L’éclairage de la rame est également en place ; à base de LED, il a été entièrement repensé et contribue à réduire de 20 % la consommation énergétique du MP14 par rapport au MP05, modèle sur pneus le plus récent actuellement. Une autre réduction promise par le nouveau matériel est celle du bruit intérieur, à hauteur de 40 %.

    Le MP14 n’est pas uniquement destiné à la ligne 14, il doit équiper à partir de 2021 la ligne 4 en version à six voitures, après son passage en mode automatique, ainsi que la ligne 11 à partir de 2022, en version à 5 voitures avec conduite manuelle (qui pourra par la suite être convertie pour la conduite automatique). Au total, 72 nouvelles rames doivent être livrées ces cinq prochaines années par Alstom, pour un coût de 1 096,22 millions d’euros, entièrement financé par Ile-de-France Mobilités. « Plus de 2 000 emplois seront pérennisés en France chez Alstom et ses fournisseurs » rappelle le constructeur, dont huit sites participeront à ce projet : Valenciennes (conception et fabrication), le Creusot (bogies), Ornans (moteurs), Villeurbanne (électronique embarquée), Tarbes (traction), Aix-en-Provence (informatique de sécurité), Reichshoffen (études de collision) et Saint-Ouen (design).

    Patrick LAVAL

     

     

  • Ixxi se renforce en Amérique latine

    Ixxi se renforce en Amérique latine

    Ixxi, la filiale de la RATP, vient de remporter à la fin de l’année dernière un contrat d’assistance technique pour réaliser l’interopérabilité de la carte de transport public à Saint-Domingue (République Dominicaine). Mi-2018, un seul titre donnera accès à l’intégralité du réseau de transport de Saint-Domingue (métro, bus et téléphérique). Ce nouveau contrat s’inscrit dans la politique de modernisation du réseau menée par l’Autorité du transport de la capitale de la République Dominicaine. De son côté, la société française enregistre ainsi un second succès dans le domaine de l’interopérabilité, peu de temps après avoir déployé, à l’automne 2017, un système similaire pour le réseau de métro et de tramway d’Alger.

    C’est aussi un nouveau succès en Amérique latine où Ixxi est présent, via sa filiale Setim, au Mexique, en Equateur et en Colombie.

    En plus d’une activité de conseil, Setim propose des solutions dans le domaine de la billettique, des systèmes d’aide à l’exploitation et à l’information voyageurs.

  • La RATP affiche un résultat semestriel en forte hausse

    La RATP affiche un résultat semestriel en forte hausse

    Sur les six premiers mois de l’année, la RATP a vu son résultat net bondir de plus de 50 % à 132 millions d’euros. Sa capacité d’autofinancement s’élève à 488 millions d’euros (en hausse de 57 millions d’euros par rapport à juin 2016).

    En revanche, son chiffre d’affaires ne s’accroît que légèrement : +1,1 % (plus de 2,8 milliards de chiffres d’affaires sur les six premiers mois 2017). Mais il s’inscrit en positif après une année de recul : en 2016, le chiffre d’affaires avait régressé de 2 % comparé à l’année précédente.

    La croissance de l’activité est homogène entre la RATP et ses filiales, note le groupe. En Ile-de-France, le trafic augmente légèrement de 0,7 %, essentiellement grâce au RER et au tramway. « Le retour des touristes et occasionnels est également notable par rapport à 2016 », indique encore la RATP dans un communiqué.

    Le groupe, qui s’est fixé l’objectif d’un chiffre d’affaires de sept milliards d’euros en 2020, attend d’ici à la fin de l’année le résultat d’appels d’offres importants, notamment ceux relatifs aux métros de Doha et de Riyad.