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Étiquette : Occitanie

Le grand retour du train à Luchon dix ans après la fermeture de la ligne
Dix ans qu’Ulrich Louche n’avait pas fait rouler de train entre Montréjeau-Gourdan-Polignan et Luchon ! Le cheminot natif de la vallée y avait conduit des trains pendant quinze ans avant la fermeture, en novembre 2014, de la ligne devenue dangereuse après des inondations exceptionnelles un an plus tôt. « Le rail n’avait pas la même qualité et générait des vibrations entraînant des chutes de rochers, d’où des limitations de vitesse à 10 km/h qui donnaient un temps de trajet de 60-65 mn. Aujourd’hui celui-ci est de 35 mn ! », se félicite celui qui vient de se former pendant trois mois, avec une centaine de ses collègues agents de conduite, pour reprendre le service.
Booster l’économie
Dimanche 22 juin sera le grand jour de la réouverture au public : six allers-retours quotidiens seront assurés, dont un direct depuis Toulouse en semaine et deux le week-end. 60 000 voyageurs sont attendus par an d’ici 2030, contre 40 000 en 2013. « Grâce à cette liaison ferroviaire, les habitants comme les visiteurs bénéficient d’offres attractives vers les thermes, les stations de ski ou les grands événements comme le Tour de France (1). Cela va booster l’économie locale et l’emploi », espère Carole Delga, la présidente de la Région Occitanie.
Lors des Etats généraux du Rail et de l’Intermodalité organisés en 2016, la population d’Occitanie avait classé cette ligne en deuxième des cinq lignes régionales à sauver en priorité, après la rive droite du Rhône qui a rouvert en 2022. « Cette ligne fait partie de l’histoire et de l’identité du pays depuis 1873 et sa fermeture en 2014 a été vécue comme un véritable abandon », a rappelé l’enfant du pays se souvenant avoir pris ce train lorsqu’elle était adolescente.
Face aux « multiples difficultés politiques, techniques et administratives rencontrées l’Etat et la SNCF » entre 2018 et 2022, l’Occitanie a demandé à récupérer la gestion de la ligne (ce qui a nécessité une modification de la loi) afin d’accélérer sa réouverture et investi 67 M€, sans aucune aide de l’Etat. Jusqu’à 250 personnes ont travaillé sur ce chantier afin de réhabiliter totalement les 36 km d’infrastructure ferroviaire, la gare de Luchon et les trois haltes intermédiaires.
Expérimentations
La ligne n’étant pas électrifiée, la Région a annoncé sa volonté d’y faire rouler à terme des rames à hydrogène. « Mais Alstom a du retard et l’autonomie ne serait pas suffisante, a reconnu la présidente, qui l’annonce maintenant pour fin 2026. La Région mène deux autres expérimentations : « une rame hybride avec batteries rechargeables au freinage qui rouleront sur cette ligne cet été, explique Gaël Barbier, directeur régional de SNCF voyageurs. Et des rames à batteries rechargeables par caténaires qui y seront testées en 2026. » D’ici là, les rames utilisées sur Montréjeau-Luchon sont des bi-modes qui rouleront avec un biocarburant HVO (huile végétale hydrotraitée) dont la cuve a été mise en service à Rodez mi-juin.
Une troisième ligne bientôt rouverte
Carole Delga a profité de l’événement de cette réouverture pour rappeler son appel à la mobilisation pour sauver les petites lignes et la pétition proposée sur le site de la Région (laregion.fr/petitiontrain) qui a recueilli près de 15 000 signatures en quelques jours. 54% du réseau occitan est classé « secondaire » et 984 km de lignes menacées en Occitanie (4 000 km sur la France entière) avec un besoin d’investissement évalué à près de 800 M€ entre 2026 et 2032. D’ici la fin de mandat, une troisième ligne devrait être récupérée par la Région et rouverte : Alès-Bessèges, dans les Cévennes gardoises.
(1) Deux étapes auront lieu à proximité : un contre-la-montre Loudenvielle-Peyragudes le 18 juillet et l’étape Pau-Luchon-Superbagnères le 19.

Inauguration de la gare de Bagnères-de-Luchon
Carole Delga, la présidente de l’Occitanie, inaugure aujourd’hui la gare de Bagnères-de-Luchon. Entre mars 2024 à janvier 2025, les locaux voyageurs ont été rénovés, ainsi que la façade et les marquises. « Après la gare de Figeac en 2023, c’est la deuxième gare ferroviaire que la Région rénove en maîtrise d’ouvrage directe afin d’améliorer l’accueil des usagers« , indique l’Occitanie dans un communiqué.
La présidente de la région a également annoncé que la ligne Montréjeau-Luchon rouvrirait le 22 juin, soit dix ans après sa fermeture. « Il s’agit de la deuxième réouverture de ligne décidée par la Région à la suite des Etats Généraux du Rail et de l’Intermodalité, après celle de la Rive Droite du Rhône en 2022. L’Occitanie devient aussi la première Région à devenir gestionnaire d’une ligne ferroviaire pour accélérer sa mise en service« , souligne la région.
Six allers-retours quotidiens sont prévus pour relier en 35 minutes Montréjeau à Luchon.

CPER : 1,5 milliard d’euros pour les mobilités en Occitanie
Philippe Tabarot, ministre chargé des Transports, Pierre-André Durand, préfet de la région Occitanie, préfet de la Haute-Garonne, et Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, ont signé le 4 avril l’avenant relatif au volet mobilités 2023-2027 du Contrat de Plan Etat-Région (CPER) : plus d’1,5 milliard d’euros seront investis dans les mobilités en Occitanie.
Plus précisément, l’Etat et la Région investiront respectivement 656 et 532 millions d’euros pour entretenir et moderniser les infrastructures de transports d’ici 2027. « 70 % de ces investissements seront dédiés aux transports ferroviaires et collectifs en intégrant les projets de services express régionaux métropolitains (SERM) ainsi que le vélo », indique le ministère des Transports dans un communiqué.
Un budget de 240 millions d’euros est notamment prévu de développer des Serm (services express régionaux métropolitains) à Toulouse et à Montpellier. 164 millions seront consacrés à la modernisation des pôles de Toulouse Matabiau et l’Arc méditerranéen et 382 millions financeront des travaux pour mes lignes de desserte fine du territoire. Ou encore 50 millions d’euros seront investis dans des aménagements pour des vélo‑routes.

L’Occitanie expérimente de nouvelles solutions pour le vélo
Après avoir présenté un plan vélo à 100 M€ l’an dernier, le vice-président aux mobilités de la Région Occitanie Jean-Luc Gibelin a annoncé le déploiement ou l’expérimentation de plusieurs solutions élaborées en concertation avec les acteurs du vélo, tout en rappelant que « la solution n’est pas d’emporter son vélo dans le train car ce n’est pas possible en termes de places ».
Locations longue durée
Pour limiter le nombre de vélos dans les trains, la Région a annoncé une expérimentation de location longue durée (de 6 à 12 mois) pour 200 abonnés et usagers fréquents de ses lignes Toulouse-Montauban et Montpellier-Sète : 60 vélos musculaires et 140 à assistance électrique pour un tarif de 15€ à 25€ par mois incluant antivol, casque et box sécurisé. Le budget est de 250 000€ HT pour l’acquisition de vélos made in Occitanie, 127 000€ HT/an pour une gestion confiée à l’entreprise Koboo et 210 000€/an pour le stationnement.
Côté cyclotourisme, l’Occitanie a noué un partenariat avec 40 loueurs de cycles proches de ses gares afin de proposer des réductions à ses voyageurs. Elle va aussi décliner le concept à succès Skirail avec une offre combinée train+vélo de deux jours sur l’itinéraire Toulouse-Carcassonne le long du Canal des deux mers (V80) et de quatre jours entre Sète et Avignon sur la ViaRhôna (EV7), en partenariat avec le réseau de location de vélo Paulette.
Vélos à bord
Pour les cyclistes souhaitant embarquer leur vélo dans un TER, l’accès « Vélo serein » expérimenté depuis deux ans va être déployé sur toutes les lignes non seulement en juillet et août mais également durant les week-ends de mai et juin : il est toutefois nécessaire de réserver (gratuitement), via le site trainlio.sncf.com, une des six places proposées par train.
Une rame X73500 réaménagée offrira par ailleurs 13 places au lieu de 6 (comme le demande la Lom) sur la ligne Toulouse-Figeac-Aurillac en juillet et août afin de desservir quatre itinéraires touristiques vélo (V80, V85, V86 et V87) puis circulera sur la ligne des Cévennes les week-ends de septembre.

La liaison entre Montréjeau et Luchon rouvrira en mai 2025
Lors d’une réunion publique le 18 avril à Loures-Barousse dans les Hautes-Pyrénées, Carole Delga a dressé un point d’étape du projet de réouverture de la ligne ferroviaire entre Montréjeau et Luchon. À cette occasion, la présidente de l’Occitanie a annoncé la réouverture en mai 2025 de cette liaison à voie unique, longue de 36 km et fermée à la circulation depuis 2014.En 2016, la région avait demandé et obtenu auprès de l’État le transfert de la ligne afin de pouvoir maitriser les coûts et le calendrier de réalisation. La région prévoit un investissement de 67 M€.Les travaux comprennent aussi la réhabilitation de quatre haltes ferroviaires (Bagnères-de-Luchon, Loures-Barousse, Saléchan-Siradan et Marignac-Saint-Béat), la suppression de 11 passages à niveau et la sécurisation de ceux qui seront conservés.
Transports gratuits pour les 12-26 ans en Occitanie
La région Occitanie franchit une nouvelle étape pour inciter ses habitants à utiliser les transports en commun : les trains et les cars régionaux des 370 lignes LiO seront gratuits dès le 22 décembre pour les jeunes de 12 à 26 ans en fonction de leur usage. Le dispositif « + = 0 », qui permettait déjà aux 16-26 ans de bénéficier de la gratuité à bord des trains et des cars régionaux liO depuis le 1er septembre, s’ouvre donc à tous les jeunes de 12 à 26 ans sur l’ensemble du réseau de transport liO (21 lignes de train et 370 lignes de car).Le système est construit sur une tarification dégressive allant jusqu’à la gratuité, rappelle la région. Il offre une réduction de 50 % dès le premier trajet, puis la gratuité des voyages à partir du 10e trajet, et la possibilité, dès le 20e trajet, de disposer d’une cagnotte pour le mois suivant. A partir de 30 trajets réalisés dans le mois, la gratuité devient totale le mois suivant. L’application Fairtiq, qui permet de calculer les montées et descente à bord des rames LiO, a été téléchargées 90 000 fois par les 16-26 ans depuis septembre, date à laquelle cette tranche d’âge a pu en bénéficier.« Un million d’habitants sur les six que compte la région » devrait en profiter , précise Carole Delga, la présidente de l’Occitanie. La fréquentation des cars LiO a augmenté de 25 % en un an. Celle des TER de + 20 % par rapport à 2022 et même + 44 % par rapport à 2019. Ce qui permet d’éviter la circulation de 108 000 véhicules, chaque jour, sur les routes régionales, toujours selon la collectivité.En 2024, l’Occitanie étendra son soutien à d’autres modes de transports. Au premier semestre 2024, elle multipliera par deux ses aides au covoiturage pour les 18 à 26 ans. « Les conducteurs seront assurés de percevoir au moins deux euros, même pour les courses de petites distances. Pour les usagers, le coût du trajet sera aussi plafonné à deux euros », explique Carole Delga.La région va également expérimenter, en septembre 2024, un service de prêt d’une trentaine de vélos dans six lycées de la région (Sommières, Canet-en-Roussillon, Saint-Clément-de-Rivière, Caussade – Monteils, Pamiers et Cazères), et un deuxième modèle s’appuyant sur une flotte de vélos pour tous les usages y compris les sorties scolaires, et tous les publics (élèves, enseignants, administratifs) du lycée Paul Mathou à Gourdan-Polignan. Déjà, depuis octobre, la région prend en charge 50 % de l’achat d’un vélo pour les élèves en classe de seconde, une aide plafonnée à 200 euros.Yann Goubin
L’Occitanie commande 11 rames Regio2N
Les élus de l’assemblée régionale d’Occitanie ont voté, le 20 octobre, la commande de 11 nouvelles rames Regio2N pour un montant de plus de 142 millions d’euros. Les premières seront livrées en 2026.Cette commande s’inscrit dans la convention d’exploitation des trains régionaux liO, signée avec SNCF Voyageurs pour la période 2023-2032. Elle prévoit non seulement l’acquisition mais aussi la rénovation du matériel roulant, notamment des AGC, pour un montant de plus de 540 millions.Les Regio2N commandées par l’Occitanie sont des versions périurbaines régionales courtes des automotrices électriques, composées de 6 caisses, mesurant 83 mètres et offrant une capacité de 503 places dont 343 assises. Ces rames permettent une réduction de consommation d’énergie de 30 % par rapport aux anciennes rames. Les matériaux qui les constituent sont recyclables à 95 % et leur profil aérodynamique permet de réduire leur consommation énergétique.L’année prochaine, la région devrait passer une nouvelle commande de sept rames Regio2N. Avec cette nouvelle commande, elle pourra proposer plus de 9 000 places supplémentaires. Son ambition est de transporter au plus vite 100 000 voyageurs quotidiennement dans les TER, contre 80 000 aujourd’hui.Y.G
L’Occitanie signe à nouveau pour dix ans avec la SNCF
Le temps presse pour les régions qui ne l’ont pas encore fait : à la fin de l’année, il ne sera plus possible de signer des contrats TER de gré à gré avec la SNCF. La mise en concurrence des contrats de TER deviendra en effet la règle. L’Occitanie, qui ne souhaite pas ouvrir ses lignes à la concurrence, a donc signé le 5 septembre, la nouvelle convention d’exploitation de TER avec la SNCF. Elle avait été votée par les élus régionaux en mars dernier.La région s’engage avec la SNCF pour une période de dix ans – la précédente convention n’avait duré que cinq ans (2018 – 2023) –, pour un montant de 4 milliards d’euros, avec l’objectif de transporter 100 000 voyageurs par jour « dès que possible » contre 80 000 aujourd’hui.Pour atteindre ce chiffre, la SNCF devra augmenter l’offre de TER de 24 %, « soit 110 trains supplémentaires par jour », a indiqué Carole Delga, la présidente de l’Occitanie. Cela correspond à 51 000 places supplémentaires par jour mises à disposition (+ 27 %).Plus fortes pénalités de France
L’offre tarifaire « très attractive », selon Carole Delga va se poursuivre. Par exemple, l’abonnement “+=Flex“ ( au tarif de 90 euros, mais seulement 45 euros pour les salariés lorsque le reste est pris en charge par l’employeur) « a été souscrit par plus 2000 personnes pendant les mois d’été », a souligné Carole Delga. L’élue a aussi annoncé la gratuité, à partir de septembre, pour les 12 à 26 ans avec le forfait “+= 0“. Offre qui devrait concerner un million de jeunes.Cette nouvelle convention est plus exigeante, estime la présidente de région qui met en avant « les plus fortes pénalités de France ». Le plafond de ces pénalités sera augmenté chaque année pour atteindre près de 9 millions d’euros par an en 2032, contre 4,2 millions par an aujourd’hui. La SNCF s’est engagée à réduire de 9 % les trains supprimés, ce qui représente 1 500 trains maintenus en plus par an. Et de 26 % les retards (avec 33 000 trains de plus qui devront arriver à l’heure).Les pénalités qui pourraient atteindre l’équivalent de 2 mois d’abonnement seront reversées aux abonnés des trains régionaux liO. Au cours de la précédente convention (5 ans), la région avait perçu 22,5 millions de pénalités.Enfin, l’engagement de ponctualité a été signé à l’échelle du groupe SNCF, et pas seulement SNCF Voyageurs. « C’est une première en France. Dès le début des discussions, je l’avais dit à Jean-Pierre Farandou. Pas question qu’on me réponde que les retards étaient dus aux infrastructures. Le contrat concerne le groupe SNCF dans son ensemble », précise Carole Delga.Yann Goubin
L’Occitanie et la Nouvelle-Aquitaine s’allient pour mieux gérer leurs TER
Optimiser les coûts et mutualiser les moyens. C’est l’objectif de la Société Publique Interrégionale pour les Investissements dans les Transports (la SPIIT), qu’ont créées conjointement, le 13 juillet, les régions Occitanie et Nouvelle-Aquitaine.Renaud Lagrave (vice-président de Nouvelle-Aquitaine chargé des mobilités), a été élu président de la SPIIT, Jean-Luc Gibelin (vice-président aux mobilités et aux infrastructures de transport), a été élu vice-président, et Cécile Bichon (directrice générale adjointe du pôle transports de Nouvelle-Aquitaine), nommée directrice générale.Désormais propriétaires de leur matériel de transport ferroviaire, les deux régions voisines ont décidé de créer cette Société publique locale pour « constituer une ingénierie technique régionale dédiée, être force de propositions pour la maintenance et d’innovations technologiques en vue d’accélérer la décarbonation des TER, et lisser les investissements dans le temps », a expliqué Alain Rousset président du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, dans un communiqué. «Nous financions à 100 % l’achat de rames et leur entretien, sans avoir la main sur le choix des prestataires ou les calendriers. En mutualisant les moyens entre nos deux régions, nous pourrons optimiser les coûts et rationaliser nos investissements pour des trains plus modernes, plus confortables et de plus grande capacité, toujours au bénéfice des conditions de voyage des usagers », a ajouté Carole Delga, présidente de la région Occitanie – Pyrénées-Méditerranée.Y. G.
L’Occitanie investit dans le rail
La ligne Alès – Bessèges sera désormais gérée par la région Occitanie. C’est le sens du vote des élus régionaux, le 7 juillet, en commission permanente Transport et mobilités. La loi d’orientation des mobilités (LOM) adoptée en 2019, permet en effet aux régions de demander le transfert de gestion de lignes régionales. Après Montréjeau – Luchon dont elle a approuvé le transfert de gestion en mars dernier (pour une réouverture en 2024), la région Occitanie devrait donc reprendre Alès – Bessèges fermée depuis 2012 pour raison de sécurité. Ce transfert, une fois validé, permettra à la région de piloter directement la poursuite des études et des travaux sur le périmètre dont elle aura la responsabilité, et qu’elle financera en totalité pour près de 67 millions d’euros.La région prévoit ainsi d’engager les travaux en 2026 pour une réouverture de la ligne attendue en 2028. Elle consacre déjà près d’1,2 million à des études de projet pour la section au tout début de la ligne demeurant dans le périmètre de SNCF Réseau.Poursuite du Plan Rail
La commission permanente a aussi validé de nouvelles études et programmes de travaux afin de poursuivre le Plan rail (1,6 milliard dont la moitié apportée par l’Occitanie) adopté en 2020. Ils seront réalisés jusqu’en 2026 pour un montant total de financements régionaux de près de 22 millions d’euros. Ils concerneront la ligne Saint-Césaire – Le Grau-du-Roi (5,1 millions sur 7,7 millions de travaux au total), Perpignan – Villefranche-Vernet-les-Bains (3,1 millions sur 4,7 millions), la ligne du Train Jaune (8,1 millions sur 8,8 millions), et les lignes dites du quart nord-est toulousain, Toulouse – Figeac, Toulouse – Rodez, Brive – Rodez et Toulouse – Mazamet, (5,6 millions sur 8,5 M€).Côté matériel, l’Occitanie prévoit notamment d’engager 540 millions, sur la période 2023-2032, pour la rénovation ou l’achat de matériel roulant, comme prévu dans la nouvelle convention SNCF signée cette année. La rénovation du parc régional des 83 AGC a commencé l’année dernière par les 15 premières rames et se poursuivra, à partir de 2024, par 22 autres, jusqu’en 2027, pour plus de 97 millions. La rénovation des 46 rames restantes sera engagée par la suite.18 nouvelles rames Regio2N
L’Occitanie prévoit également d’acheter 18 nouvelles rames Regio2N, pour 225 millions d’euros. Les premières commandes sont programmées cette année, pour une livraison attendue en 2026 ou 2027. Ces nouvelles rames nécessitent de faire évoluer l’organisation de la maintenance sur le territoire régional en créant un troisième de centre de maintenance et de remisage régional à Narbonne, au croisement des axes de Toulouse, Nîmes et Perpignan. Il permettra d’augmenter le maillage des installations de maintenance dans la région et de réduire les parcours d’acheminement vers les ateliers.La commission transport a voté le financement (400 000 euros) d’études préliminaires qui seront menées en 2023 et 2024. Elles permettront d’affiner le projet en termes de délais, de coût et d’impact environnemental, pour une mise en service à l’horizon 2027.Yann Goubin