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L’exploitation de CDG Express fera l’objet d’un appel d’offres
C’est une grande satisfaction pour Augustin de Romanet. Le président d’Aéroports de Paris qui class= »rtejustify »>
a fait de CDG Express un des dossiers phare de son mandat, a reçu confirmation de la relance du projet. A l’occasion de la cérémonie des vœux d’ADP, le 23 janvier, Frédéric Cuvillier, le ministre des Transports, a annoncé qu’une filiale constituée d’ADP et de RFF allait concevoir, construire, financer et entretenir cette infrastructure.
Pour remettre sur les rails le projet, la déclaration d’utilité publique qui datait du 18 décembre 2008 (devenue caduque en décembre 2013) a été prorogée pour cinq ans par arrêté interpréfectoral le 2 décembre dernier.
Le tracé reste donc inchangé : d’une longueur de 32 kilomètre, la liaison doit relier directement en 20 minutes l’aéroport de Roissy à la gare de Paris-Est et utiliser au mieux les infrastructures existantes du RER B en empruntant des voies dédiées. A la sortie de la gare de l’Est, il faudra réaliser une « virgule » permettant de rejoindre le réseau ferroviaire Nord jusqu’à Mitry-Mory. Huit kilomètres seront construits le long de la LGV d’interconnexion jusqu’à l’aéroport. Le coût de l’investissement est de l’ordre de 1,8 milliard d’euros.
Il est prévu qu’un train soit à quai en permanence en gare de l’Est et un autre au terminus de l’aéroport CDG2. Les départs se succéderont tous les quarts d’heure. Le prix du billet tournerait autour de 23 ou 24 euros.
Ces principes étant confirmés, restent de nombreuses zones d’ombre sur les modalités de financement. C’étaient déjà ces questions (et le fait que toute subvention publique soit interdite, rendant le projet très risqué) qui avaient conduit Vinci à jeter l’éponge en 2011, alors que le groupe privé avait été sélectionné par l’Etat pour réaliser et exploiter la liaison aéroportuaire.
Le montage financier ne semble en effet toujours pas complètement arrêté. Le gouvernement estime que le projet sera financé par les recettes ultérieurement apportées par cette navette ferroviaire. Il envisage, si cela ne suffit pas, de mettre en place une taxe sur les billets aériens pour boucler les comptes. Ce qui est plus que probable compte tenu du taux de rentabilité interne très faible du projet, qui tournerait autour de 6 %.
La nouvelle filiale créée par RFF et d’ADP va mener des études jusqu’à la fin 2014. Les travaux pourraient démarrer vers 2017 pour une mise en service pas avant 2023.
L’exploitation de la ligne sera confiée à « un opérateur économique choisi après mise en concurrence en application de la loi Sapin », affirme un document de travail du ministère des Transports. Le gouvernement veut s'assurer auparavant de la compatibilité de son projet avec le droit européen. Il va mener des consultations à Bruxelles vers la fin du premier trimestre.
La RATP a déjà fait savoir qu’elle était partante : « J’ai proposé de créer une entité commune 50-50 avec la SNCF » pour la conduite des trains, a confié Pierre Mongin, son président, alors qu’il présentait le 23 janvier ses vœux à la presse. Avant d'ajouter : « Guillaume [Pepy, ndlr] est d’accord ! »
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