2014, année cruciale pour le Regiolis

Cette année est importante à plusieurs titres pour Alstom et son tout nouveau Regiolis, son train régional à accès surbaissé. D'abord parce que, selon le constructeur, autour du 25 mars, l'EPSF (Etablissement public de sécurité ferroviaire) doit accorder l'autorisation d'exploitation commerciale à ce matériel roulant commandé pour le moment par 12 régions françaises. Ce qui permettra aux rames de commencer à être mises en service début avril. « Pour l'heure, une quinzaine de rames roulent en formation conducteurs », précise Jérôme Wallut.

Le directeur général d’Alstom Transport France espère que la mise en service du Regiolis permettra de donner un coup d'accélérateur aux commandes. Présenté en juillet dernier en Aquitaine, le Regiolis, qui peut rouler à 160 km/h, se décline en deux modes de traction (automotrice électrique et automoteur bimode) avec une priorité donnée à l’accessibilité et le confort, assure Alstom.

« Nous avons constaté à plusieurs reprises que la mise en exploitation commerciale d'un nouveau train est l'occasion de confirmer des commandes car le public peut constater les atouts du matériel. » Une accélération des commandes est en effet vitale avant la fin de l'année pour le Régiolis. « Il faut commencer à lever des options dès cette année », reconnaît Jérome Wallut. Faute de quoi, le contrat pourrait s'arrêter. « Ce qui priverait les régions de recevoir à l’avenir ce matériel », ajoute Jérôme Wallut.

Rappelons qu'un contrat-cadre conclu en 2009 prévoit la commande de 1 000 Regiolis par les régions françaises. Mais pour l'heure, seulement 182 Régiolis ont effectivement été commandés, auxquels se sont ajoutés 34 Coradia Liner commandés par l'Etat pour les trains d'équilibre du territoire.

Ces commandes permettent de maintenir le contrat jusqu'à la fin 2015. Après, la pérennité du contrat tel qu’il a été négocié n’est plus assurée. « Des travaux ont été engagés avec l'aide du gouvernement pour mettre à disposition des régions une partie des fonds d'épargne leur permettant de bénéficier de taux d'emprunt plus performants et à une durée similaire à la durée de vie du matériel qui est de 30 à 40 ans. Les financements existent », rappelle Jérôme Wallut. A bon entendeur…

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