ce retour de la route tient à la fois à la nécessité d’envisager la mobilité globalement, quel que soit le mode de transport, et à la crainte que la route ne suive le même chemin que le fer : les infrastructures délaissées durant de longues années nécessitent désormais une remise à niveau urgente et onéreuse. « on a payé cher le fait de ne pas avoir entretenu les infrastructures ferroviaires. on risque de payer encore plus cher pour la route, à un niveau multiplié par 20 ou 30 en raison de son poids dans l’économie », a affirmé yves krattinger, le sénateur et président du conseil général de haute-saône lors de cette même rencontre. et de rappeler que 86 % environ du fret passe par la route, de même que 80 % des déplacements individuels. côté gouvernement, puisque l’heure est aux économies, on plaide pour le développement d’outils de gestion de trafic, qui ont l’avantage d’être moins coûteux que la réalisation de nouvelles infrastructures. ils permettent d’augmenter la capacité en gérant mieux les trafics. le ministère des transports mise notamment sur les outils numériques et insiste sur les nouveaux usages…