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RATP : niveau record de profitabilité
A la RATP, les filiales sont devenues des relais de croissance. « Tirant profit de la dynamique des filiales, deuxième pilier du groupe, et notamment à l’international ainsi que des efforts d’optimisation opérationnelle des équipes, le groupe RATP atteint un niveau record en Europe de profitabilité avec un Ebit à 10,3 % du chiffre d’affaires, tout en améliorant constamment la qualité du service délivré à ses clients. » C’est ainsi que Pierre Mongin, le PDG de la RATP, a commenté les comptes du groupe arrêtés par le conseil d’administration du 14 mars. Avec Epic et filiales confondus, un chiffre d’affaires de 5,143 milliards d’euros – en hausse de 4,2 % – , un Ebit récurrent de 530 millions d’euros (+7,3 %) et un résultat net part du groupe récurrent de 304 millions d’euros, qui enregistre une progression de plus de 14 %, les résultats sont jugés excellents.
En Ile-de-France, le niveau des investissements au service des voyageurs atteint un niveau record à plus de 1,5 milliard d'euros « et ce désormais sans peser sur la dette »,souligne le PDG. Des investissements qui, semble-t-il, commencent à être perçus par les voyageurs, puisque l'enquête perception de la qualité de service du Stif, montre une amélioration de 0,5 point de la satisfaction des voyageurs, avec 80,4 % en moyenne. Le trafic voyageurs renoue avec la croissance, même faible (+ 1 %) et les recettes s’en ressentent : à 2,250 milliards d’euros, elles sont en hausse de 2,6 % en 2013. Enfin, le contrat liant la RATP au Stif lui permet d’engranger un bonus de 5,4 millions d’euros, grâce notamment au métro, qui enregistre un niveau de production historique de 97,6 % de trains en heure de pointe et de 101 % en heures creuses.
Côté filiales, c’est principalement RATP Dev qui tire la dynamique vers le haut : une activité de 835 millions d’euros – en deçà de l’objectif symbolique du milliard assigné l’an passé – réalisée aux deux tiers à l’international, un Ebit de 22,7 millions d'euros, et surtout une rentabilité en forte croissance (+52 %), qui passe de 1,8 à 2,6 % du chiffre d’affaires. « Pour la première fois de son histoire, RATP Dev dégage du cash flow positif lui permettant de verser un dividende à sa maison mère »,souligne d’ailleurs François-Xavier Perin, le président du directoire de RATP Dev. Au total, la contribution des filiales (RATP Dev, Systra, Promométro, Ixxi…) représente 17,2 % de l’activité totale du groupe, contre 15,5 % en 2012. Une proportion jugée en phase avec l’objectif de 30 % dans six ans fixé au plan « Vision 2020 ».
Par ailleurs, 2014 doit marquer la première concrétisation du Nouveau Grand Paris, avec le début des travaux de prolongement de la ligne 14 vers Mairie-de-Saint-Ouen. Mais la RATP ne s’arrête pas là : elle lance en ce début d’année une somme de projets regroupés sous le titre de « Métro 2030 », visant à renouveler le matériel roulant, les stations, l’information aux voyageurs… Bref, c’est pour le métro « la plus importante phase de modernisation depuis sa création », souligne-t-on à la RATP. Une façon aussi de contribuer au Grand Paris Express, dont elle devra vraissemblablement partager l’exploitation avec d’autres opérateurs.
Cécile NANGERONI
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