Alain Le Vern, nouveau Monsieur antifraude à la SNCF

En plus d’être devenu le 1er décembre directeur général Régions et Intercités à la SNCF, après avoir démissionné de son mandat de président socialiste du conseil régional de Haute-Normandie, Alain Le Vern vient aussi de coiffer la casquette de Monsieur antifraude SNCF au niveau national. « Je vais faire toute une série de propositions dans les semaines qui viennent pour mettre fin à ce qui s’appelle du vol : la fraude représente un manque à gagner de 300 millions d’euros pour la SNCF », indique Alain Le Vern. Un chiffre, selon lui, « sous-évalué » et qui pourrait permettre d’acheter « 20 trains par an », ajoute-t-il. « C’est intolérable ! »

Parmi les pistes envisagées, la SNCF pourrait raccourcir la durée de validité des billets, actuellement de deux mois, à 7 jours « pour commencer ». Le but est d’empêcher les voyageurs qui pourraient être tentés d’utiliser plusieurs fois un même billet non composté, une pratique courante, selon la SNCF. Cette idée n’a pas les faveurs de la Fnaut (Fédération nationale des associations d’usagers des transports), qui estime que le déplacement en train doit rester souple.

Le montant de l’amende pourrait également être augmenté (Alain Le Vern a indiqué au Parisien qu’il songeait à un montant dépassant les 100 euros) tandis que le dispositif de recouvrement des amendes sera amélioré (actuellement un PV sur 10 serait effectivement acquitté).

Enfin l’ « accueil-embarquement » devrait être généralisé à chaque fois que cela sera possible. Le nouveau dispositif antifraude devrait être annoncé à la rentrée. Le but est de faire reculer le niveau de la fraude de 35 % d’ici à 2020.

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