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Grève à la SNCF. Valls ne cède pas
Si la question avait été toute la semaine dernière, week-end compris, jusqu’où ira la détermination du gouvernement ? La réponse est venue, claire et nette directement de Matignon. Manuel Valls ayant repris les commandes du dossier. Il l’assurait sur l’antenne de France Info ce matin 16 juin : la grève des cheminots qui dure depuis six jours contre le projet de loi de réforme ferroviaire « n’est pas responsable ». Ni « comprise par les Français ». Le débat devant l’Assemblée nationale constituant deux Epic, SNCF Mobilités et SNCF Réseau sous l’égide d’un Epic de tête SNCF doit donc débuter bien comme prévu selon le calendrier du gouvernement ce mardi 17 juin. Et il l’a écrit en réponse au courrier de Thierry Lepaon, le patron de la CGT, envoyé samedi pour dire que la grève devait « s’arrêter ».
Un certain nombre d’amendements sont prévus pour renforcer notamment le rôle de contrôle de l’Epic de tête et offrir des garanties sociales aux cheminots. Dans quelles proportions ? Cela revient désormais aux seuls députés qui doivent examiner le texte en procédure accélérée ces 17, 18 et 19 juin. Alors que rien n’indique ce matin que la grève soit levée dans ces prochaines heures.
Reste que la SNCF se trouve sur le grill. Elle doit d’abord réussir l’exercice qui consiste à amener à bon port tous les matins de ces mêmes jours, grâce à un dispositif exceptionnel, les centaines de milliers de lycéens comptant sur les trains pour rejoindre les centres d’examen du bac. Mais Frédéric Cuvillier l’a aussi invitée explicitement dès vendredi matin sur à « une meilleure pratique » du dialogue interne. Et à réunir d’urgence des Etats généraux du dialogue social au sein de la SNCF. Des Etats généraux aujourd’hui annoncés pour dès juillet.
Pour la première fois depuis le début du conflit, la direction a reçu ce matin CGT et SUD-Rail. Les deux syndicats sont porteurs "d'un ensemble de revendications portant sur divers aspects de la politique sociale de l'entreprise : augmentations de salaires, temps de travail, embauches…" dont la direction souligne dans un communiqué « l’absence de relation avec le projet de loi" qui motive la grève. Pour l’instant le dialogue de sourds semblent continuer. Mais la direction propose aux quatre syndicats représentatifs "d’élaborer au plus vite un agenda social répondant aux urgences exprimées par le secrétaire d’Etat aux Transports ».
Chantal Blandin
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