Solliciter les autoroutes pour compenser les recettes du péage de transit qui devraient être bien plus faibles que celles attendues avec l'ex-écotaxe (500 millions d'euros avec le péage de transit contre plus du double pour l’écotaxe) ? Pierre Coppey, le président de l’association des autoroutes et ouvrages concédés (Asfa), n’y est « pas opposé sur le principe », confiait-il, en marge d’un colloque sur la mobilité périurbaine qui était organisé à Paris le 25 juin. « Nous sommes capables de mobiliser, par anticipation, des finances que le secteur public ne peut réunir dans l’immédiat. » Evidemment, cela ne pourrait se faire qu’en échange d'aménagements de concessions. Avec deux options possibles : l’augmentation des péages, ou l’allongement de la durée de concession. La première solution « c’est politiquement impossible », confie un spécialiste de la question qui préfère garder l’anonymat. L’avis semble partagé par tous. « L’allongement de la durée de concession, c’est indolore. » Ça tombe bien, puisque du côté « autoroutiers », on imagine plutôt un allongement de la durée de concession. D'autant plus que les dernières années de concessions sont les plus lucratives, les dettes contractées par les…