il y a une semaine, la commission européenne publiait son rapport bisannuel sur l’évolution du marché ferroviaire européen. simple compilation de données ? « s’il peut sembler être un exercice purement descriptif et statistique, ce rapport est en fait porteur d’un message politique clair », nuance dan wolff, consultant spécialisé dans le transport ferroviaire. de fait, la commission établit un lien très clair entre concurrence, qualité des services et prix. « avec des phrases comme "l'autriche, l'italie et la république tchèque, où la concurrence s'exerce à présent sur des lignes intérieures longue distance, ont enregistré une augmentation vigoureuse du trafic" ou "les taux d'insatisfaction les plus bas sont observés au royaume-uni, en suède" – deux pays ayant ouvert leur marché –, c’est bien un plaidoyer en faveur de l’ouverture des marchés qu’elle sert ici à un moment clé du parcours législatif du 4e paquet ferroviaire européen, note le consultant. idem lorsqu’elle souligne que, pour la grande vitesse, "les fréquences les plus élevées sont enregistrées sur les lignes ayant plus qu'un opérateur". pas un hasard, donc, si le commissaire aux transports, siim kallas, a commenté le rapport en estimant que «…