MyFerryLink pourrait disparaître à la fin de l’année

Mêrme si l’autorité britannique de la concurrence et des marchés (CMA) n’aura pas forcément… class= »MsoNormal »>
 

le dernier mot, la compagnie maritime transmanche née des cendres de SeaFrance pourrait cesser ses activités à la fin de l’année. C’est ce qu’a expliqué Jacques Gounon, le PDG d’Eurotunnel en présentant le 22 juillet les résultats de son groupe.

La CMA a en effet confirmé il y a un mois environ sa décision selon laquelle « Eurotunnel ne doit plus être autorisé à exploiter le service de MyFerryLink depuis Douvres ». Ceci pour des raisons de concurrence déloyale totalement contestées par le gestionnaire du Tunnle sous la Manche.

"L'hypothèse la plus vraisemblable pour la fin de l'année est que MyFerryLink soit arrêté", a indiqué Jacques Gounon dont le groupe loue les bateaux à la Scop (société coopérative ouvrière) qui gère la compagnie de ferries. Eurotunnel va faire appel en demandant que son appel soit suspensif. « Mais nous avons peu de chances d'obtenir gain de cause", a poursuivi Jacques Gounon.

Pourtant, estime-t-il, la compagnie a de bonnes chances de gagner. Mais comme il est probable que la décision sera rendue après l'échéance de six mois au terme de laquelle la compagnie devrait cesser son activité. "L'activité risque de s'arrêter alors qu'on n'a pas encore les résultats de l'appel", s’alarme-t-il.

Or, selon lui, cette activité maritime est complémentaire de celle du Tunnel. En cas d’incident technique par exemple, les clients d’Eurotunnel peuvent être pris en charge par MyFerryLink. "Tant que nous n'aurons pas épuisé toutes les voies de recours, on garde les bateaux. Nous prévoyons de redémarrer une exploitation parce que c'est une action stratégique de permanence de nos obligations de service public, souscrite il y a 25 ans", assure-t-il.         

Les bateaux seront mis en cale sèche. Quant au personnel de la compagnie, qui n'est pas salarié d'Eurotunnel (Eurotunnel est seulement propriétaire des bateaux), ce sera à la Scop de voir ce qu’elle peut faire. Avec éventuellement l’aide de l’Etat dans le cadre d’une cessation d'activité, ajoute Jacques Gounon. MyFerryLink compte 533 emplois en France et 71 en Grande Bretagne.

Côté Eurotunnel, les pertes de MyFerryLink (14 millions d’euros) pèsent sur les comptes puisque le groupe affiche une perte nette d'ensemble de 11 millions d'euros sur le premier semestre. Comme l’activité transmanche est fortement saisonnière, le gestionnaire du Tunnel sous la Manche s’attend à des résultats bien meilleurs au cours du second semestre habituellement plus dynamique. Rappelons qu’après une perte nette de 18 millions durant le premier semestre 2013, Eurotunnel avait dégagé en fin d'exercice un bénéfice net de 101 millions d'euros. Selon Jacques Gounon, du fait de l’achat des bateaux, MyFerryLink pèserait autour de 150 millions d’euros dans les comptes d’Eurotunnel.

          

 

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