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Le succès de Megabus dépasse les espérances
Lancé le 7 juillet, Megabus, le service d’autocars low cost quotidien entre Barcelone et Toulouse…
connecté à Paris et Londres, dépasse les espérances de son opérateur écossais Stagecoach qui a lancé un deuxième service quotidien le 8 août. Si la direction refuse de communiquer des chiffres précis pour des raisons de concurrence, Elisabeth Esnouf, directrice générale de la division Coach de Stagecoach UK et Europe, indique que « les autocars étaient presque pleins chaque jour dans les deux sens ». C’est sur Toulouse-Barcelone et Paris-Londres qu’ils étaient le plus remplis, Megabus n’ayant pas l’autorisation de faire du cabotage donc de prendre des passagers pour un trajet national, entre Toulouse et Paris. « Nous nous attendions à atteindre cette fréquentation à Noël et pas dès cet été, se réjouit la directrice. Le choix de Toulouse-Barcelone était bon car il y a beaucoup d’étudiants et des liens forts entre les universités de Toulouse et Barcelone. » Les deux services quotidiens seront donc maintenus au-delà de l’été, les étudiants remplaçant les vacanciers en sac à dos.
Le concept Megabus lancé en 2003 au Royaume-Uni y transporte 5 millions de passagers par an et 10 millions aux Etats-Unis. Proposant des bus modernes à deux étages, avec une capacité de 72 à 78 places, accessibles aux personnes à mobilité réduite, équipés de wifi et de prises électriques, Megabus ne capte pas qu’une clientèle désargentée : si 25% des passagers sont des jeunes et des étudiants, 25% sont des seniors, 50% des couples ou des familles et la formule commence même à séduire pour des déplacements professionnels. Ses tarifs d’appels de 1€ le trajet (plus 0,50€ de réservation) fonctionnent selon le principe du yield management qui permet d’ajuster les tarifs en fonction de la demande. « S’il y a toujours quelques places à 1€ dans chaque autobus, le prix moyen pratiqué est de moins de 12€ », affirme Elisabeth Esnouf. Le groupe espère atteindre rapidement une fréquentation de 35 000 passagers par an sur la nouvelle ligne et poursuivre son développement, en espérant l’ouverture au cabotage en France.
Catherine Sanson-Stern
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