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Le Mexique attribue sa LGV aux Chinois… et annule le contrat
Le Mexique a annulé brusquement le vendredi 7 novembre le contrat attribué le lundi précédent…
à un consortium chinois pour un train à grande vitesse entre Mexico et Querétaro. Le président mexicain Enrique Pena Nieto a dit qu’il souhaitait dissiper « tout doute sur la légitimité et la transparence » de cette attribution. Le gouvernement avait été accusé par des parlementaires d’avoir favorisé le consortium chinois. Les offres avaient été ouvertes en juillet pour une remise le 15 octobre. « Un délai de trois mois, c’est trop court pour un contrat clé en main de ce type, pour lequel il faut environ six mois » nous précise-t-on chez Alstom. Le groupe français, ainsi que Bombardier et Siemens avaient selon la presse demandé un délai supplémentaire qui n’avait pas été accordé. Et, le 15 octobre, seul le consortium emmené par le chinois CRCC, avec CSR avait soumissionné.
Dans la foulée, le 3 novembre, le ministère fédéral des communications et des transports du Mexique avait attribué le contrat de construction, exploitation et maintenance de la ligne à grande vitesse entre Mexico City et Querétaro au consortium emmené par le groupe de génie civil chinois CRCC (China Railway Construction Corp.) avec le constructeur de matériel chinois CSR. Le montant du contrat pour cette ligne de 210 km s’élevait à 50,82 milliards de pesos (4,9 milliards d’euros), compte tenu du matériel roulant et de l’ensemble des équipements ferroviaires. Le consortium CRCC pourrait être indemnisé à la suite de cette annulation. La nouvelle procédure devrait être relancée le 15 novembre pour une durée de 6 mois, de source gouvernementale mexicaine. Chez Alstom, on attend la notification officielle pour prendre position sur le nouvel appel d’offres.
La LGV entre Mexico et Querétaro devrait être la première du continent américain, après les divers reports d’offres de la LGV brésilienne et le renoncement de l’Argentine à son projet. Huit rames, d’une capacité de 426 passagers chacune, devraient circuler à la vitesse commerciale maximale de 300 km/h. Le train à grande vitesse devrait transporter 27000 passagers par jour lors de la première année d’exploitation, jusqu’à présent annoncée en 2017. A raison de 18000 automobiles de moins chaque jour sur l’autoroute entre les deux villes, les émissions de CO2 seraient diminuées de 95000 tonnes par an.
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