premier enseignement : on a peut-être enterré l’automobile un peu vite, puisqu’elle reste au cœur des pratiques de déplacements de 96 % des français, dont 63 % disent même l’utiliser tous les jours, même si la prééminence de la voiture patrimoniale commence à être chahutée. « la mobilité est sans conteste un des terrains d’expression de la consommation collaborative,analyse philippe moati, également professeur d’économie à l’université paris diderot. mais en dépit du développement des offres automobile en partage, la voiture personnelle représente encore 93 % des kilomètres parcourus dans l’année. cela signifie tout de même que 7 % relèvent d’autres formes, c’est donc bien le début de quelque chose ». cependant, ces pratiques émergentes sont généralement très concentrées dans les centres des grandes agglomérations, la championne toute catégorie étant la capitale. on assiste donc à un creusement de la différenciation entre une avant-garde urbaine et le reste du pays. et ce, même si toutes zones géographiques confondues, on note des signes d’un fort désinvestissement dans la voiture : « baisse du kilométrage moyen annuel depuis 1995, allongement de la durée de possession du véhicule, pérférence pour l’occasion et le bas…