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La SNCF veut accélérer la réduction des coûts
Premières tendances avant la publication officielle le 12 février prochain des résultats 2014 de la SNCF : la compagnie publique présentera… class= »MsoNormal »>
un chiffre d’affaires en hausse de 2,3 % comparé à 2013, « si on neutralise l’effet de la grève », a indiqué le 21 janvier lors des vœux à la presse, Guillaume Pepy. Le coût de ce conflit est évalué à 200 millions d’euros. Lié à la réforme ferroviaire, il a duré une dizaine de jours en juin dernier,
L’activité en 2014 a été tirée par Geodis, Keolis et l’international. « Ce sont ces nouveaux territoires qui tirent le ferroviaire », a commenté le président de la SNCF. Geodis affiche environ 100 millions d'euros de marge supplémentaire, tandis que "Fret SNCF a réduit sa perte, à environ 100 millions d'euros, contre 483 millions il y a 5 ans", a-t-il précisé.
Cette année, le mot d’ordre de la SNCF, c’est : accélération. L’accélération doit tout particulièrement porter sur la compétitivité et sur les coûts. « Il faut baisser les coûts pour faire baisser les prix », a expliqué Guillaume Pepy.
Selon lui, « la révolution des transports en cours est féroce et menace nos parts de marchés ». Le train a de nouveaux concurrents : le covoiturage, l’auto-partage et très prochainement les cars longue distance. Sans oublier la révolution digitale qui supprime tous les intermédiaires traditionnels.
Parmi les chantiers pour y faire face, le président de la SNCF cite les plans de performance tant côté Réseau que côté Mobilités qui doivent être réalisés année après année, ainsi que le nouveau cadre social cheminot qui reste à élaborer.
C’est aussi cette année que seront construits les nouveaux modèles économiques des transports interurbains et intercités. Des questions actuellement étudiées dans le cadre de la Commission Duron qui a six mois pour présenter ses recommandations sur l’avenir des TET (trains d’équilibre du territoire).
Côté infrastructures, Jacques Rapoport évoque aussi une accélération des travaux pour 2015, notamment en Ile-de-France, où 900 millions d'euros ont été investis pour rénover le réseau en 2014, contre 600 millions en 2013.
En Ile-de-France, un investissement de près d'un milliard d'euros en 5 ans doit être réalisé pour rénover la ligne du RER C, vieillissante dont la caténaire est quasi centenaire.
Le trafic particulièrement perturbé depuis l'incendie du poste d'aiguillage des Ardoines à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) en juillet 2014, ne devrait pas revenir à la normale avant 2017,.
Pour 2015, deux projets très importants sont retenus par la SNCF. Le premier c’est le prolongement du RER Eole vers l'ouest. « Les travaux doivent être engagés dès la fin 2015", insiste Jacques Rapoport. Second projet : la ligne entre Paris et l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, CDG Express, pour laquelle "les pouvoirs publics devraient arrêter une décision" puisque les études qui ont été lancées « sont en cours de finition ».
Cette année aussi, la SNCF va devoir définir son programme d'exploitation de la pour la future ligne SEA (Sud Europe Atlantique, quelque 300 km entre Tours et Bordeaux) qui doit entrer en service en 2017. La SNCF doit présenter ses demandes de sillons-horaires d'ici à juillet. Or, la société nationale, qui n'a jamais caché ses réticences à exploiter cette ligne dont les péages devraient êre élevés, n'arrive pas à s'entendre avec les collectivités locales sur le niveau de dessertes. Pour trouver une solution avec les collectivités locales qui ont participé au financement de la ligne, Guillaume Pepy a expliqué à VRT qu'il avait confié depuis le 1er janvier une mission de concertation à Jean Auroux. Le temps est compté pour l'ancien ministre socialiste du Travail qui dispose de six mois pour proposer une solution.
Enfin, après les attentats du début de l’année, "la sécurité sera l'un des fils rouges de l'année 2015", a rappelé Guillaume Pepy.
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