La SNCF tentée par le TGV jetable

Alors que Rachel Picard, directrice de SNCF Voyages,  s’apprête à rendre publiques le 11 mars certaines options…  

commerciales de la SNCF sur la grande vitesse de demain, on commence à voir se dessiner assez précisément le portrait robot du futur TGV. Car si la SNCF n’est pas pressée de commander et le fait largement savoir, elle ne pourra pas repousser sine die la date de renouvellement de son parc. Et il est temps de penser au cahier des charges. Des indications ont déjà été données par Guillaume Pepy, par exemple devant l’Assemblée nationale, en évoquant un coût à la place inférieur de 30% à celui du TGV actuel. On entend même parler aujourd’hui de 40%. Comment y parvenir ? Suppression des voitures-bars pour gagner de la place, recours à de matériaux légers. Les trains ainsi conçus consommeraient nettement moins d’énergie. Pas question qu’ils durent 30 ans et plus, comme ceux d’aujourd’hui (ce qui, soit dit en passant, rend un sacré service à la SNCF aujourd’hui). On parle de 15 à 20 ans. Quasiment deux fois moins que les rames actuelles. Pas la peine de s’embarrasser avec la rénovation à mi-vie. Le train une fois obsolète est bon  à jeter. A vrai dire, ce ne sera pas une invention de la SNCF. C’est la conception des Shinkansen depuis les années 90. De plus, fait remarquer un observateur, on a vu apparaître des caractéristiques semblables en Grande-Bretagne il y a plus de cinq ans quand a été conçu le cahier des charges des trains intercités. Un appel d’offres remporté par le Japonais Hitachi. Si  ces options sont confirmées, Alstom, qui à la différence des Japonais n’a pas développé de tels trains, va se retrouver sous pression. 

FD

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