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Grande-Bretagne : un repreneur américain pour Freightliner
Très convoité, le numéro deux du fret ferroviaire britannique change d’actionnaire principal. Au total, 95 % du…
capital de Freightliner doivent être repris d’ici la fin mars, pour 490 millions de livres (680 millions d’euros), à l’investisseur américano-bahreïni Arcapita et à d’autres actionnaires par le groupe ferroviaire américain Genesee & Wyoming (G&W), qui a également repris 8,5 millions de livres (11,8 millions d’euros) de dettes et emprunts. Les membres de la direction de Freightliner garderont les 5 % restants du capital dans un premier temps, G&W se donnant jusqu’à 2020 pour mettre la main sur 100 % des actions en 2020.
Cette acquisition, qui n’est pas la première en Europe pour G&W, complètera les activités actuelles de ce groupe, qui comprennent du fret de proximité (shortlines) et régional en Amérique du Nord, tant aux Etats-Unis qu’au Canada, ainsi que du fret longue distance en Australie (entre autres sur la ligne transcontinentale nord-sud entre Darwin et Adélaïde) et de l’open access en Europe (Belgique et Pays-Bas après la reprise de Rotterdam Rail Feeding en 2008). Avec quelques doublons, qui devraient « débloquer des synergies » autour de Rotterdam et en Australie.
En effet, les activités de Freightliner ne se limitent pas au réseau britannique, où cette entreprise a repris les activités de transport combiné de BR lors de la privatisation en 1995, avant d’être reprise par Arcapita en 2008. Car entre temps, Freightliner s’est diversifié dans le fret lourd en Grande-Bretagne et a pris pied en open access en Europe continentale, tant entre la Pologne et l’Allemagne (2007) que sur les corridors rayonnant des ports de Rotterdam, Bremerhaven et Hambourg (ERS Railways BV repris à Maersk en 2013), ainsi qu’en Australie (depuis 2009).
La nouvelle acquisition de G&W permet enfin à ce dernier de prendre pied dans un projet prometteur. Aux côtés de Serco et de Network Rail Consulting, Freightliner fait partie d’un consortium britannique qui a récemment signé un contrat de plus de 120 millions de livres (plus de 160 millions d’euros) avec les Chemins de fer d’Arabie Saoudite (SAR) pour la gestion et l’assistance
technique de l’exploitation de la ligne nouvelle fret Nord-Sud.
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