Votre panier est actuellement vide !
CGT Transports contre CDG Express
A peine refait-il surface que le projet CDG Express essuie de nouvelles torpilles. « Des trains réservés aux touristes et aux hommes d’affaires…
et toujours des galères pour les banlieusards. » La CGT Transports, mais aussi certains élus de communes concernées et associations d’usagers, dénoncent une réalisation qui nuirait au RER B, déjà bondé en pointe, et où le trafic va continuer de croître.
« Si nous partageons la nécessité d’améliorer la desserte publique de l’aéroport, cela ne doit pas se faire au détriment du service public et du fret », argumentent dans un communiqué commun le syndicat, le Comité des Usagers RER B Nord et Naturellement l’environnement.
Leur crainte : voir CDG Express imposé par l’Etat. Il est en effet sur la liste de courses d’Emmanuel Macron qui a mis dans sa loi un projet de décret permettant la construction de cette liaison directe entre Paris et Roissy. Portée par une société de projet réunissant ADP et RFF (aujourd’hui SNCF Réseau) à la recherche d’autres co-financeurs, la création d’une liaison rapide entre Paris et Charles-de-Gaulle est estimée entre 1,7 et 1,9 milliard d’euros. Ses partisans l’estiment indispensable pour une capitale de l’importance de Paris. A l’instar de Londres, Hong-Kong ou Tokyo. Qui plus est pouvant prétendre à l’organisation des JO et de l’Exposition Universelle. Elle est au contraire taxée de doublon ferroviaire par ses détracteurs : pour eux le RER B dessert déjà l’aéroport et il le sera aussi grâce la future ligne 17 (Saint-Denis Pleyel – Le Mesnil-Amelot) inscrite dans la loi du Grand Paris.
Prévus pour 19 000 voyageurs par jour selon les projections et avec un tarif à 24 euros le parcours, les CDG Express ne seraient pas accessibles aux porteurs de pass Navigo, dénoncent ces opposants. Mais ils s’interrogent au delà sur la viabilité du projet. « En son état actuel, avec notamment une seule gare « centrale » prévue à Roissy qui n’assurerait pas un ramassage de tous les terminaux de l’aéroport, au contraire de ce que font très bien de telles dessertes réussies à travers le monde », constate un spécialiste de ces infrastructures, le projet est critiquable ».
Lancé pour la première fois dès 1988, régulièrement remisé puis remis sur les rails en 2005, CDG Express, on s’en souvient, avait été porté un temps par un groupement autour de Vinci. Qui en l’absence de garantie de l’Etat prenait finalement la tangente en 2011. Les détracteurs du projet d’aujourd’hui redoutent un scénario à la Orlyval de Matra, fiasco financier dont la RATP avait dû assumer la dette et reprendre l’exploitation.
Laisser un commentaire