Wi-fi + confort : comment la DB veut résister à l’autocar

Branle-bas de combat chez Deutsche Bahn. En annonçant le 18 mars dernier « la plus grande offensive… en direction des clients de son histoire », le groupe allemand a souligné son intention de prendre à bras-le-corps des résultats décevants et de rattraper son retard face à l’inexorable progression des autocars longue distance. Une concurrence qui, si elle met d’abord la pression sur les tarifs, se joue aussi sur le confort. Et sur ce plan, la Deutsche Bahn entend également avancer ses pions, alors que le groupe a annoncé qu’en dépit d’un chiffre d’affaires en hausse de 1,5 % à 39,7 milliards d’euros, son résultat d’exploitation avait reculé de 5,7 % (avant impôts).

Premier axe, le réseau mobile en cabine sera mis à niveau. Et la gratuité du wi-fi se généralisera. Un domaine dans lequel le groupe avait pris un retard certain sur ses concurrents autocaristes chez qui le wi-fi va depuis longtemps de soi. La DB a dès décembre dernier mis en place celui-ci en première classe dans un nombre restreint de lignes. Le système devrait y être étendu. L’accès à une connexion internet en deuxième classe se généralisera à l’horizon 2016. En outre, 24 gares devraient également en être équipées.

L’association de défense des intérêts des usagers Pro Bahn a jugé que la nouvelle stratégie présentée par Deutsche Bahn représentait un pas dans la bonne direction. Tout en ajoutant, au sujet de l’amélioration des rames : « Il reste beaucoup de temps d’ici à 2030. Mais il est certain que, seuls, les signes extérieurs de confort ne suffiront pas », a estimé son porte-parole fédéral Gerd Aschoff : l’occasion pour l’association de souligner dans un communiqué de presse que « l’acceptation des nouveaux trains à étage Inter-City dépend aussi de la place laissée pour les bagages volumineux et de l’offre de restauration ».

Les prochains trains de la Deutsche Bahn deviendront plus spacieux : d’un côté des nouveaux trains ICx, produits par Siemens, qui disposent d’une lumière modulable en fonction de l’heure de la journée et de la luminosité extérieure. D’une capacité de 456 places pour sept voitures, ils sont justement conçus pour permettre l’embarquement de vélos à bord, ce qui n’était pas possible jusqu’ici dans les ICE (Inter-City-Express).

Les 130 premiers trains commandés (pour une facture de 5,3 milliards d’euros) doivent être livrés à partir de la fin 2017.

Le IC Dosto de Bombardier, à deux niveaux, dont Deutsche Bahn a commandé 44 exemplaires, est plus simple et plus étroit (il ne prévoit pas de place pour un restaurant de bord, par exemple, seulement un service ambulant). Le magazine Wirtschaftswochenotait récemment qu’ils étaient dans « l’ambiance bleu velouté d’un Intercity ». Coût de l’investissement : 660 millions d’euros. Ceux-ci doivent entrer en service à la fin de l’année.

Gilles BOUVAIST, à Berlin

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