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Huchon veut doubler le nombre d’agents de médiation
Le Stif a annoncé le 1er avril son intention de financer le doublement du nombre d’agents de médiation dans les gares et les trains sur des tronçons ciblés de six lignes Transilien. Et l’extension de leur mission jusqu’aux derniers trains de soirée et du week-end. Moins fréquentés mais d’autant plus sensibles.
Une annonce qui intervient alors que le Stif est lancé dans la renégociation de sa convention avec la SNCF. Mais aussi au lendemain de récents faits divers : agression d’une jeune femme dans un Paris – Melun, voyageurs dévalisés par une bande de jeunes gens… Des faits impressionnants qui, faisant la une des médias, posent de nouveau la question du niveau de la sûreté des personnes et des biens. Mais rappellent aussi qu’une présence humaine rassurante au quotidien lutte contre le « sentiment d’insécurité ressenti» par les Franciliens.
Pour Jean-Paul Huchon, président de la région et du Stif, venu annoncer ces mesures et rencontrer ces médiateurs en gares d’Evry-Courcouronnes et Juvisy, ce « sentiment de sécurité » passe, a-t-il répété à l’intention de l’exploitant, par une présence humaine suffisante.
Depuis 1998, et « alors que toutes ces mesures ne font pas partie de ses missions obligatoires », rappelle-t-il, c’est le Stif qui finance avec la région, outre les 1 200 agents de la Suge, ces 122 médiateurs.
Aucune mission répressive mais une première assistance au voyageur en difficulté. Et surtout un recours au dialogue pour limiter les incivilités, désamorcer les conflits. Si, rappelle encore Jean-Paul Huchon, les 350 millions d’euros engagés par le Stif depuis dix ans pour la sécurité à la SNCF et à la RATP ont notamment permis l’installation de 10 000 caméras, l’accent doit être mis aussi sur la prévention.
Ces agents en parka couleur brique, circulant toujours sur les mêmes sections, se font connaître. Ils se déplacent en groupe de quatre. Employés de l’association Promévil, qui intervient aussi dans des quartiers difficiles, ils reçoivent une formation aux transports. Grâce à un accord passerelle, 10 % d’entre eux intègrent chaque année la SNCF.
Selon les chiffres donnés par Alain Krakovitch, le directeur général de Transilien, grâce à l’ensemble de toutes les mesures, les « atteintes aux clients » auraient baissé de 33 % entre 2013 et 2014. Le groupe UMP du conseil régional estime lui qu’elles ne répondent « en rien à la gravité de la situation dans les transports » et réclame plus de policiers.
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