La Chine veut passer sous l’Everest

 

A défaut de déplacer les montagnes, on peut passer dessous. Littéralement. Car il faudra creuser sous les plus hauts sommets himalayens…  

pour réaliser le nouveau rêve chinois : ni plus ni moins qu’une ligne nouvelle entre Lhassa, au Tibet, et Katmandou, au Népal. Selon Wang Mengshu, expert ferroviaire à l’Académie chinoise des sciences de l’ingénieur cité le 15 avril par le quotidien officiel en anglais China Daily, la demande vient du Népal et la Chine a commencé des travaux préparatoires. L’idée serait de prolonger vers le sud de l’Everest la ligne ouverte vers le Tibet en 2006. Une ligne qui était déjà un exploit en soi avec des passages à plus de 5 000 m d’altitude. Cette fois, « il se peut que les travailleurs aient à creuser de très longs tunnels » estime l’expert ferroviaire. Mais l’effort serait payant pour développer « les échanges bilatéraux », en particulier « l’agriculture et le tourisme ».

Ce projet est-il à prendre au sérieux ? Dans un contexte où la Chine est de plus en plus présente au Népal (investissements, télécommunications, énergie et tourisme), contrebalançant la traditionnelle influence indienne, on peut penser que oui. Après tout, la Chine a recouvert son territoire de milliers de kilomètres de lignes à grandes vitesses en quelques années seulement. Mais au rayon des annonces, la Chine évoquait il y a un an la possibilité de rejoindre à grande vitesse les Etats-Unis via la Sibérie et le détroit de Behring. Depuis, plus de nouvelles…

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